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	<title>Archives des Thibault de Montalembert - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Thibault de Montalembert - Journal Zebuline</title>
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		<title>L’histoire avec un grand Iel </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 May 2024 13:45:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’est par un procès que s’ouvre et se ferme, le premier long métrage de Jean-Claude Monod, Un jour fille. Le premier intenté à Anne Grandjean, née fille et garçon – intersexe comme on dit aujourd’hui, hermaphrodite, comme on disait alors, et qui aboutit à une condamnation. Le second, en appel, dont on ne dévoilera pas [&#8230;]</p>
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<p>C’est par un procès que s’ouvre et se ferme, le premier long métrage de <strong>Jean-Claude</strong> <strong>Monod</strong>, <em>Un jour fille</em>. Le premier intenté à Anne Grandjean, née fille et garçon – intersexe comme on dit aujourd’hui, hermaphrodite, comme on disait alors, et qui aboutit à une condamnation. Le second, en appel, dont on ne dévoilera pas l’issue. Entre les deux, un long flash back reconstitue l’histoire d’Anne.&nbsp;</p>



<p>Déclarée fille par les médecins à sa naissance, en 1732, élevée comme telle, Anne Grandjean revêt l’habit d’homme à l’adolescence sur ordre de son confesseur (<strong>André</strong> <strong>Marcon</strong>) à qui elle avoue son attirance pour les femmes. Elle devient alors Jean-Baptiste. Mais sa vie se complique au village : sa mère (<strong>Isild Le Besco</strong>) croit sa fille possédée par le Diable et son père (<strong>Yannick Renier</strong>) bien qu’aimant, demeure incapable de protéger son nouveau garçon des moqueries des autres. Jean-Baptiste fuit. </p>



<p>C’est en homme qu’il s’installe à Lyon comme apprenti tailleur. Cachant sa «&nbsp;particularité&nbsp;», il épouse l’innocente Mathilde (<strong>Iris Bry</strong>), fille de son employeur avec laquelle il forme un couple amoureux et heureux. C’est pour cet acte-là qu’Anne/Jean-Baptiste Grandjean, dénoncé·e, est traîné·e devant le tribunal. Dans ce XVIII<sup>e</sup> siècle où les Lumières peinent à percer l’obscurantisme religieux, un hermaphrodite doit avoir une «&nbsp;dominante&nbsp;» certifiée par la Faculté. Incapables de penser autrement que binaire, les juges et les religieux raisonnent simplement&nbsp;: si physiologiquement Grandjean est plus femme qu’homme, alors «&nbsp;elle&nbsp;» ne peut épouser une femme car ce serait légaliser le lesbianisme.&nbsp;</p>



<p>Bien sûr, cette incroyable affaire que Jean-Claude Monod a trouvée dans un des cours de Michel Foucault résonne très fort avec les débats récents sur le mariage pour tous, le droit à la parentalité pour les couples de même sexe et avec notre réflexion contemporaine sur le genre. Le XVIII<sup>e</sup> siècle qui bouscule toutes les notions données comme immuables, habille les hommes de dentelles et de satin, cultive le libertinage, entérine avec Rousseau le droit aux larmes pour tous, questionne avec d’Alembert et Diderot la perméabilité entre masculin et féminin, a un côté «&nbsp;<em>gender fluid&nbsp;</em>» face à un puissant ordre moral encore très rigide qui s’exprime encore hélas aujourd’hui.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Héro-ïne</mark></strong></p>



<p>Le réalisateur reconstitue par la lumière un décor à la Watteau, travaillant son héro-ïne comme un personnage de son temps et de son milieu, pieux, respectueux des institutions, sans revendications autre que celle de vivre caché et heureux. Dans le rôle principal, <strong>Marie Toscan</strong> rayonne d’innocence, nous offrant son visage de chérubin, sa douceur solaire et ses yeux presque transparents. Anachronique par nature, le film d’époque pense et parle au présent. Vermeil, l’avocat d’Anne (<strong>Thibault de Montalembert</strong>) dans son procès en appel, finira sa plaidoirie en citant – à notre grande surprise –, Paul Eluard et la terrible image de la «&nbsp;<em>victime raisonnable au regard d’enfant perdu</em>.&nbsp;». Se rappellent alors à notre souvenir, toute la haine et la violence, passées et présentes, qui ne cessent de se déployer partout et toujours contre l’amour.</p>



<p>ELISE PADOVANI</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Un jour fille</em>, de <strong>Jean-Claude</strong> <strong>Monod</strong><br>En salles depuis le<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> 8 mai</mark></pre>
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		<title>CARRÉ SAINTE-MAXIME : Sous le signe du Carré</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Voiry]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 Sep 2023 08:34:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[Axel Bauer]]></category>
		<category><![CDATA[Blanca Li]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au Carré Sainte-Maxime, la première partie de saison invite Mourad Merzouki, Chimène Badi, Luc Langevin, Axel Bauer, Thibault de Montalembert, Gaspard Proust, Blanca Li, Les Chiens de Navarre et Fary ! Un anniversaire qui ne va pas attendre pour organiser sa fête&#160;: les 29 et 30 septembre, Nuits singulières #1, de 19h30 jusqu’au bout de [&#8230;]</p>
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<p>Au <strong>Carré Sainte-Maxime</strong>, la première partie de saison invite <strong>Mourad Merzouki</strong>,<strong> Chimène Badi</strong>,<strong> Luc Langevin</strong>,<strong> Axel Bauer</strong>,<strong> Thibault de Montalembert</strong>,<strong> Gaspard Proust</strong>, <strong>Blanca Li</strong>,<strong> Les Chiens de Navarre</strong> et <strong>Fary</strong> ! Un anniversaire qui ne va pas attendre pour organiser sa fête&nbsp;: les 29 et 30 septembre, <em>Nuits singulières #1</em>, de 19h30 jusqu’au bout de la nuit, bar géant et garden-party, auxquelles se mêleront les 25 danseurs et les musiciens de la Cie <strong>Käfig</strong>, de Mourad Merzouki, figure pionnière et incontournable de la scène hip-hop française. Il recrée pour l’occasion <em>Kaléidoscope</em>, melting-pot spectaculaire embrassant trente ans de ses chorégraphies, créée l’année dernière à l’occasion de son départ du CCN de Créteil.&nbsp;</p>



<p><strong>Humour vache et chansons d’auteur</strong></p>



<p>Les adeptes de comédie grinçante et/ou délirante vont être servis&nbsp;: <em>Demain la revanche</em> (10 novembre) de l’auteur «&nbsp;moliérisé&nbsp;» <strong>Sébastien Thiéry</strong> s’amuse avec un quadra paumé et amnésique qui débarque une nuit chez ses parents pour régler ses comptes&#8230; Joué par l’humoriste Gaspard Proust (son premier rôle au théâtre) avec <strong>Jean-Luc Moreau</strong> et <strong>Brigitte Catillon</strong>. <em>Dans l’embarras du choix</em> (9 décembre – nomination Molière 2022 de la meilleure comédie), de <strong>Sebastien Azzopardi</strong> et <strong>Sacha Danino</strong>, c’est un trentenaire tout aussi paumé, paralysé à l’idée de faire les mauvais choix de vie, qui s’en remet totalement aux avis du public pour influer sur son avenir, ses amours, son travail, ses relations amicales et familiales&#8230; Chalenge d’impros en vue&nbsp;! Quant aux Chiens de Navarre, ils sont lâchés dans l’univers psychiatrique&nbsp;: <em>La vie est une fête</em> (13 janvier), ça fait mal et ça fait rire. Côté concerts, de la chanson française avec Axel Bauer (20 octobre), qui a signé les années 1980 avec son méga-tube <em>Cargo</em>, et vient de sortir son septième opus <em>Radio Londres</em>, en compagnie notamment de <strong>Boris Bergman</strong>, parolier historique d’Alain Bashung. Chimène Badi interprétera elle ses reprises des chansons cultes d’Edith Piaf (17 novembre), à qui elle rend un hommage vibrant dans son dernier album.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Inspiration Shakespeare</mark></strong></p>



<p>Shakespeare est dans la place&nbsp;! Le cirque contemporain du collectif québécois <strong>Les 7 Doigts</strong>, <em>Duel Reality</em> (3 novembre) revisite à la croisée du cirque, du théâtre et de la danse le mythe shakespearien de <em>Roméo et Juliette</em>. <strong>Olivier Saccomano</strong> et <strong>Nathalie Garraud</strong> traversent d’interrogations politiques et théâtrales contemporaines les figures d’Hamlet et d’Ophélie, avec <em>Un Hamlet de moins</em> (22 novembre), quatre jeunes gens coincés sur un escalier et dans la pièce de Shakespeare depuis 420 ans, cherchent leur chemin&nbsp;; et <em>Institut Ophélie</em> (25 novembre) que les deux co-directeurs du théâtre des 13 vents de Montpellier décrivent comme un « <em>espace-temps réglé comme une montre folle, voué sans doute à la liquidation, où on fomente encore des œuvres et des batailles… </em>».</p>



<p>MARC VOIRY</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Le Carré</strong><br>Sainte-Maxime<br>04 94 56 77 77 <br><a href="http://carre-sainte-maxime.fr">carre-sainte-maxime.fr</a></pre>
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