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	<title>Archives des Toustes dehors - Journal Zebuline</title>
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		<title>Toustes dehors (enfin) !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Julie Bordenave]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Jun 2026 07:22:14 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Tour de chauffe de cette 13e édition de Toustes dehors (enfin) ! le vendredi 5 juin, avec deux formes très différentes. Dès 16h30 en centre-ville, Adrien M &#38; Claire B inventent avec Faune un jeu de piste virtuel, à reconstituer via 10 affiches grand format placardées sur les murs de la ville. Une application en [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Tour de chauffe de cette 13<sup>e</sup> édition de<em> Toustes dehors (enfin) !</em> le vendredi 5 juin, avec deux formes très différentes. Dès 16h30 en centre-ville, <strong>Adrien M &amp; Claire B</strong> inventent avec <em>Faune </em>un jeu de piste virtuel, à reconstituer via 10 affiches grand format placardées sur les murs de la ville. Une application en réalité augmentée leur donnent vie, pour reconstituer une faune imaginaire. À 19 h, direction le stade Paul Givaudan pour une grande forme participative : le <em>Ballet jogging</em> ! Tout est dit, il vous appartient de vous en remettre au chorégraphe <strong>Pierre Rigal</strong>, qui impulse in situ une chorégraphie avec plus de 100 coureurs amateurs des Hautes-Alpes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Les pépites</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Aux petits matins, loin du tumulte, ce sont des pépites qui se révèlent, qu’elles soient des créations récentes, ou plus matures faisant partie du répertoire des arts de la rue. Dimanche à 9h30, sur le parvis du lycée, moment de grâce avec la compagnie <strong>Paon dans le ciment</strong>. Avec beaucoup de justesse, de pudeur et d’inventivité, le duo fait d’un escalier son espace scénographique. Prétextes à mille métaphores, les marches deviennent aussi terrain de jeu, entre souvenirs lointains, ascension sociale et rêves déchus. Suspendu aux pas du duo, comme à ses lèvres, on embarque dans l’histoire de ce binôme d’amis, que la vie séparera. Bien tourné, bien écrit, bien joué. Touché ! (<em>Hune</em>, les 6 et 7 juin).</p>



<p class="wp-block-paragraph">En matinée aussi, dans la quiétude du jardin du Centre Diocésain, c’est avec ferveur qu’on retrouve les liturgies païennes d’<strong>Olivier Debelhoir</strong>. Seul en piste, l’acrobate très concentré s’attelle à l’accomplissement de son rituel, dans ses lointaines contrées imaginaires où il nous embarque avec une intense poésie très pince-sans-rire (<em>L’Ouest loin</em>, <strong>Compagnie d’un Ours</strong>).Quant à <strong>Nicolas Heredia</strong>, sa qualité est tout autre : tout aussi narquois, mais plus prolixe. Le comédien s’est fait une spécialité de décrypter la sémiologie du quotidien, pour nous rappeler combien tout est signifiant – de la relecture gonflée de <em>L’origine du monde</em> à l’art de légender un environnement pour des visiteurs de passage (<em>Légendes</em> à la gare Saint Charles en octobre 2025). Avec <em>La Fondation du Rien</em>, il propose cette fois de remplir notre planning… d’activités exclusivement annulées, pour nous rendre le temps que l’on nous vole incessamment (<strong>La Vaste Entreprise</strong>, Jardin du Centre Diocésain, en matinée les 6 et 7).</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Cirque indiscipliné</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ailleurs en ville, on glanera des déambulations mêlant parkour et cirque indiscipliné, sur les pas de 5 acrobates et d’un <em>musicien-sprinteur</em> (<em>Impact d’une course</em> <strong>La horde dans les pavés</strong>) ; ou encore les envolés oniriques et fantaisistes du bluffant mentaliste <strong>Kurt Demey</strong>, qui s’adjoint ici les services du chorégraphe <strong>Christian Ubl</strong>, pour le mariage hautement improbable de la magie mentale et de la danse contemporaine sur gazon synthétique (<em>Garden of Chance</em>, Cour de l’école Porte-Colombe). Dans le parc de la Pépinière, des formes tous publics se succèdent durant tout le week-end : marionnettes à doigts sans paroles, donnant vie à d’attachants et ingénieux personnages – chien espiègle, danseurs de claquettes, chœur d’enfants (<em>Hands Up !</em>, <strong>Lejo</strong>) ; ballet tournoyant de deux acrobates à la roue Cyr, sur des notes de violoncelle (<em>Solstice</em>, <strong>Cie Contrepoint</strong>)&#8230; Toujours, le Kiosque de la Pépinière constitue le point de ralliement du festival, son coeur battant, où l’on se ressource et se restaure, avant un tour de chant le soir venu (buvettes, food trucks, espace jeux, lecture, concerts et DJ sets).</p>



<pre class="wp-block-verse">JULIE BORDENAVE<br><br><a href="https://www.theatre-la-passerelle.eu/Toustes-dehors-enfin-26" type="link" id="https://www.theatre-la-passerelle.eu/Toustes-dehors-enfin-26">Toustes dehors (enfin) !<br></a><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Du 5 au 7 juin<br></strong></mark>Divers lieux, Gap</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/societe/escapade/">Escapade </a>Ici<br><br></p>
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		<title>Ouste à l’air !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Julie Bordenave]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Jun 2024 10:14:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musiques]]></category>
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<p class="wp-block-paragraph">Comme à chaque édition, <em>Toustes dehors (enfin) !</em> a cherché l’emplacement le plus adapté à chaque proposition, sélectionnée parmi le meilleur du spectacle vivant en extérieur. Pour cette 11e édition, les spectateurs sont cueillis dès 7h du matin au Parc Galleron, le long de la rivière Luye, à deux encablures du centre-ville de Gap. Un petit écrin verdoyant apte à tendre l’oreille à une saga familiale intimiste, dans seul en scène campé par <strong>Laurent Eyraud-Chaume</strong>, de la compagnie veynoise du <strong>Pas de l’oiseau,</strong> qui clôt avec cette date une tournée entamée à vélo depuis Nice.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le festival envahit ensuite les ruelles de la vieille ville et irrigue jusqu’au Parc de la Pépinière,&nbsp; dont l’espace convivialité se renforce cette année, avec des animations jusqu’à 2h du matin (concerts, DJ, bar, foodtrucks…). Parmi les 16 propositions pluridisciplinaires, le théâtre se fait ludique et engagé, via des performances solo campées à la force du poignet. Le charismatique <strong>Brice Lagenèbre</strong> retrace en paroles et actions les luttes homosexuelles depuis les années 60, dans un déambulatoire à mi-chemin entre manif et documentaire (<em>Le Pédé</em>, collectif <strong>Jeanine Machine</strong>). Habituée du festival, <strong>Maëlle Mays</strong> délivre pour sa part de nouvelles <em>Leçons impertinentes de Zou</em>, en duo cette fois avec deux comédiens provisoirement échappés du <strong>Muerto Coco</strong>, pour nous entretenir de la temporalité avec <strong>Maxime Potard</strong> et du rire avec <strong>Coline Trouvé</strong>. <strong>Martin Petitguyot</strong>, émérite comédien de rue, relit quant à lui le mythe <em>Molière !</em>, retraçant la vie du plus fantasmé des metteurs en scène dans une fausse conférence pleine de panache. Quant au geste, il s’invite au milieu du public, qu’il soit dansé (duo de <strong>La Méandre</strong>,mêlant sévillane et électro), circassien (fil tendu entre les spectateurs pour du micro funambulisme avec <strong>La Fauve</strong>), sportif (freestyle sur ballon de football avec Paul Molina, ancien champion du monde ; cirque et parkour avec <strong>Said Mouhssine</strong>).</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Grâce suspendue</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">De plus grandes formes s’échappent du centre ville pour des moments collectifs, tels <strong>Les Urbaindigènes</strong> et leur chantier circassien faussement participatif revisitant l’histoire de l’architecture. Entre chien et loup, c’est un moment littéralement suspendu qui nous est offert avec <em>Ourse</em> de <strong>Bélé Bélé</strong> : une troublante et fascinante ode à la beauté, dans laquelle le talent de <strong>Sophie Deck</strong> &#8211; son goût pour les accessoires incongrus et son irrésistible touche de fantaisie teintée de gravité &#8211; éclatent une fois de plus. De lunaires ours en peluches, des panoplies évolutives et 4 comédiennes nous enchantent via une succession de tableaux oniriques, envoûtants et d’une mélancolique tendresse, à la tombée de la nuit… De ces spectacles qui s’incrustent durablement en nous.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, deux créations s’invitent dans cette 11<sup>e</sup> édition. <em>Failles</em> de <strong>La Féroce</strong>, dans lequel <strong>Laurette Gougeon</strong> laisse éclater son amour des cîmes. Après un 1<sup>e</sup> volet solo &#8211; présenté à Marseille à l&rsquo;orée des calanques en février 2023 -, la circassienne s’adjoint cette fois les services du metteur en scène<strong> Loïc Leviel</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autre première accueillie durant le festival : celle de <em>Tempête</em> du <strong>Collectif du prélude</strong>, une mise en abyme du classique de Shakespeare, dans laquelle s’entrecroisent l’histoire de deux naufrages. Cet accueil est emblématique de l’engagement de La Passerelle en faveur des spectacles en&nbsp; espace public, une démarche que son directeur <strong>Philippe Ariagno,</strong> sur le départ pour d’autres fonctions dès la rentrée prochaine, a eu à cœur de développer au long des 12 ans passés à la tête de la scène nationale : accompagnement en résidence et en coproduction, volet saisonnier <em>Curieux de nature</em>, noyau dur de partenaires privés devenus complices de l’événement, les Mécènes des cîmes… Gageons que son action perdurera, et que nous retrouverons une 12<sup>e</sup> &nbsp;édition du festival l’an prochain!</p>



<p class="wp-block-paragraph">JULIE BORDENAVE</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Toustes dehors (enfin) !</em><br>du<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> 31 mai au 2 juin</mark><br>Scène Nationale la Passerelle, Gap</pre>
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