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	<title>Archives des Valeria Bruni Tedeschi - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Valeria Bruni Tedeschi - Journal Zebuline</title>
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		<title>Il n&#8217;y a pas d&#8217;ombre dans le désert</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Feb 2024 08:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Films]]></category>
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		<category><![CDATA[Yossi Aviram]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il n’y a pas d’ombre dans le désert est le deuxième long métrage de Yossi Aviram. Coécrit par Valeria Bruni Tedeschi et Alexandre Manneville, c’est un drôle de film qui nous trimballe de Paris à Tel Aviv, entre villes et désert, passé et présent, morts et vivants, fantasmes et réalité. Un film de procès qui [&#8230;]</p>
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<p><em>Il n’y a pas d’ombre dans le désert</em> est le deuxième long métrage de <strong>Yossi Aviram</strong>. Coécrit par <strong>Valeria Bruni Tedeschi</strong> et<strong> Alexandre Manneville</strong>, c’est un drôle de film qui nous trimballe de Paris à Tel Aviv, entre villes et désert, passé et présent, morts et vivants, fantasmes et réalité. Un film de procès qui bascule dans la romance entre deux descendants de déportés. </p>



<p>Anna (<strong>Valeria Bruni-Tedeschi</strong>) est une écrivaine française, hantée par l’histoire de ses parents rescapés d’Auschwitz. Cette obsession nourrit son œuvre et gâche sa vie. Elle vit avec sa fille et son père (<strong>Jackie Berroyer</strong>) qui a choisi de ne rien lui raconter et voudrait qu’elle laisse les morts tranquilles. Il rechigne à aller en Israël témoigner contre un ancien nazi&nbsp;: «&nbsp;<em>à quoi ça sert tous ces vieillards pour identifier une ordure&nbsp;?</em>&nbsp;» Anna, elle, y sera et l’attendra.</p>



<p>Ori (<strong>Yona Rozenkier</strong>) est israélien, traîne une quarantaine dépressive et suicidaire. Son couple se délite. Il se réfugie dans le désert pour calmer ses angoisses. Il y a trouvé un squelette que les autorités tardent à identifier. Mais le leur a-t-il vraiment signalé&nbsp;? Il est écrivain, lecteur d’Anna qu’il est certain d’avoir rencontrée et aimée follement à Turin, 20 ans auparavant, aux obsèques de Primo Levi. D’ailleurs, elle a évoqué cette passion-là dans un de ses romans. Mais cela a-t-il vraiment eu lieu&nbsp;? Ce qui est avéré, c’est le massacre pour lequel le criminel de guerre est jugé. La mère d’Ori (<strong>Germaine Unikovsky</strong>), survivante des camps témoigne à charge dans le procès en cours.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Se reconnaître…</mark></strong></p>



<p>C’est au tribunal qu’Anna et Ori se croisent. Elle le vouvoie. Il la tutoie. Elle affirme ne pas le connaître. Il affirme le contraire. Est-elle dans le déni&nbsp;? Est-il dans l’illusion&nbsp;? Sur l’image se superpose le dessin animé de leur rencontre turinoise. Imaginaire contre imaginaire. Ori dont la mère a parlé, Anna dont le père s’est tu, unis par une inexplicable culpabilité, incapables d’être heureux, «&nbsp;<em>écrasés par une souffrance qui n’est pas&nbsp;la leur&nbsp;</em>». On va suivre leur périple jusque dans le désert loin d’un monde oublieux et indifférent – déjà occupé à générer d’autres récits, d’autres souffrances, d’autres traumatismes.</p>



<p>Il est souvent question d’identification dans ce scénario. Identifier un nazi, un squelette, la douleur éprouvée par ceux de la deuxième ou troisième génération après la Shoah. L’essentiel sera finalement d’identifier un amour révélé dans la lumière implacable du désert. Un amour qui donnera une chance à l’avenir et à la vie.</p>



<p>ÉLISE PADOVANI</p>



<p><em>Il n’y a pas d’ombre dans le désert</em>, de <strong>Yossi Aviram</strong></p>



<p>En salles le 28 février</p>
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		<title>Ligne de fuite</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Jan 2023 11:59:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Elli Spagnolo]]></category>
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		<category><![CDATA[India Hair]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-François Stévenin]]></category>
		<category><![CDATA[La Ligne]]></category>
		<category><![CDATA[Stéphanie Blanchoud]]></category>
		<category><![CDATA[Ursula Meier]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Comme dans une chorégraphie au ralenti, un petit groupe essaie de calmer, retenir, repousser hors d’une maison, une jeune femme déchainée. Margaret (Stéphanie Blanchoud, co-scénariste, actrice et chanteuse) vient d’agresser Christina (Valeria Bruni Tedeschi) sa mère, qui va porter plainte. Une mesure d’éloignement empêche désormais la jeune femme de s’approcher de la maison, des membres [&#8230;]</p>
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<p>Comme dans une chorégraphie au ralenti, un petit groupe essaie de calmer, retenir, repousser hors d’une maison, une jeune femme déchainée. Margaret (<strong>Stéphanie Blanchoud,</strong> co-scénariste, actrice et chanteuse) vient d’agresser Christina (<strong>Valeria Bruni Tedeschi</strong>) sa mère, qui va porter plainte. Une mesure d’éloignement empêche désormais la jeune femme de s’approcher de la maison, des membres de sa famille, non seulement de sa mère mais aussi de ses sœurs, Louise (<strong>India Hair)</strong> et Marion (<strong>Elli Spagnolo</strong>). Une frontière d’abord virtuelle, à 100 mètres, que cette dernière, douze ans, va matérialiser, peignant minutieusement une ligne bleue, trace de la limite à ne pas franchir. Elle se charge de veiller au respect de la loi. Une ligne «&nbsp;Maginot&nbsp;» coupant route, parking, champ et même un canal. Margaret ne renonce pas pour autant à rejoindre le cercle familial dont elle est exclue. Elle ne parvient pas à prendre le large, ni à se libérer de la colère qui l’habite. Car elle tape, cogne, se bat tel un animal blessé, privée depuis toujours de l’amour de celle qui l’a mise au monde et l’accuse d’avoir brisé sa carrière de pianiste soliste.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Mère immature</mark></strong></p>



<p>Il lui faudrait guérir de la douleur infligée par une mère immature qui a négligé ses enfants, ne pensant qu’à sa carrière. Une mère qui culpabilise ses filles et met Margaret en quarantaine. Sur la ligne-frontière, Margaret donne des cours de chant à Marion qui se réfugie de plus en plus dans la prière et les chants religieux pour tenir le coup. Christina a perdu 50% de son audition mais personne, ni Marion ni Louise, la sœur cadette sur le point d’accoucher, n’ose le lui dire. Comme elle ne peut plus donner ses cours, le piano est vendu. «&nbsp;<em>On m’a retiré ce que j’avais de plus cher au monde&nbsp;!</em>&nbsp;», déplore-t-elle. La musique est le seul héritage transmis par cette mère, dysfonctionnelle, fragile, <em>borderline</em>, qui n’accepte pas de vieillir. Impudique, aussi parfois.<br>Une mise en scène au cordeau, des paysages superbement cadrés par la directrice de la photo, <strong>Agnès Godard, </strong>une interprétation sans faille, en particulier des actrices, font de <em>La Ligne,</em> le dernier film d’<strong>Ursula Meier, </strong>un petit bijou. Par petites touches effleurées, la cinéaste nous donne à voir, sans explications psychologisantes, une famille à la marge, nous embarque peu à peu dans son histoire et nous permet de revoir, dans un de ses derniers rôles &#8211; celui d’un pêcheur qui donne une chance à Margaret &#8211; <strong>Jean-François Stévenin</strong>, présent dans tous les films d’Ursula Meier dont <em>Home </em>en 2008 et <em>L&rsquo;Enfant d&rsquo;en haut </em>(Ours d&rsquo;argent à la <em>Berlinale</em> 2012).</p>



<p>ANNIE GAVA</p>



<p></p>



<pre class="wp-block-verse"><em>La Ligne</em>, d’<strong>Ursula Meier</strong>
En salle le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">11 janvier</mark>
En compétition à la dernière <em>Berlinale</em></pre>



<p></p>
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		<title>Les Amandiers : douceur et amertume</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Nov 2022 10:35:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Film]]></category>
		<category><![CDATA[Les amandiers]]></category>
		<category><![CDATA[Louis Garrel]]></category>
		<category><![CDATA[Valeria Bruni Tedeschi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>«&#160;Pourquoi veux-tu rentrer à l’école de théâtre des Amandiers&#160;?&#160;» À cette question posée par le jury, les jeunes candidats face caméra proposent des explications diverses&#160;et triviales : le prestige de Chéreau, la gratuité, le stage Actors Studio à New York prévu au programme. À celle plus fondamentale&#160;: «&#160;Pourquoi veux-tu être acteur·rice&#160;?&#160;» les réponses se font [&#8230;]</p>
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<p>«&nbsp;Pourquoi veux-tu rentrer à l’école de théâtre des Amandiers&nbsp;?&nbsp;» À cette question posée par le jury, les jeunes candidats face caméra proposent des explications diverses&nbsp;et triviales : le prestige de Chéreau, la gratuité, le stage Actors Studio à New York prévu au programme. À celle plus fondamentale&nbsp;: «&nbsp;Pourquoi veux-tu être acteur·rice&nbsp;?&nbsp;» les réponses se font plus intimes&nbsp;: rendre sa mère fière, donner sens à sa vie, parler avec les mots des autres, s’en servir de remparts, être aimé.&nbsp;</p>



<p><em>Les Amandiers, </em>dernier film de <strong>Valeria Bruni Tedeschi</strong>, coécrit avec <strong>Noémie Lvovsky</strong> et <strong>Agnès de Sacy</strong>, sélectionné en compétition officielle à Cannes en mai 2022, se situe à la fin des années 1980, à Nanterre, dans l’école de théâtre des Amandiers, dirigée par Patrice Chéreau et Pierre Romans. Il explore ce rapport au jeu dramatique des jeunes apprenti·e·s acteurs·trices, dont elle fait partie. Retour à un moment fondateur de son existence de comédienne, retour sur l’histoire de cette école mythique. Sélective puisque sur la masse des candidats, on ne retient que douze élus. Atypique car selon son directeur, on n’y apprend pas, on cherche.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">La mort n’est pas loin</mark></strong></p>



<p>Le film suit l’ordre chronologique&nbsp;: les deux étapes de sélection, éprouvantes, le stage américain et les répétitions du <em>Platonov </em>de Tchekhov,jusqu’à la représentation finale. L’initiation professionnelle se double des initiations sentimentales de chacun. L’exaltation de la scène se superpose à celle de la jeunesse. Excès de larmes et de rires, le drame se prolonge à la ville. L’amour de Stella (<strong>Nadia Tereszkiewicz</strong>), fille de la haute bourgeoisie et incarnation de la réalisatrice pour le ténébreux prolo héroïnomane, Étienne (<strong>Sofiane Bennacer</strong>). Les échappées belles de toute la bande&nbsp;: Adèle (<strong>Clara Bretheau</strong>), Victor (<strong>Vassili Schneider</strong>), Franck (<strong>Noham Edje</strong>) et les autres. Les bébés qui arrivent, et ceux qui n’arriveront pas. Le Sida qui rôde, au loin Tchernobyl qui brûle.&nbsp;</p>



<p>La mort n’est jamais très loin dans les films de Valeria Bruni Tedeschi. La musique, les chansons de l’époque et d’autres, plus anciennes encore, jalonnent le parcours des protagonistes comme des fantômes familiers. Dans ce kaléidoscope de portraits, le grand Chéreau (<strong>Louis Garrel</strong>) figure sacralisée, considéré par la réalisatrice comme son père de théâtre, apparaît sans fard. Tyrannique, violent, cocaïnomane, draguant les comédiens à leur corps défendant. Travailleur invétéré, metteur en scène génial mais facilement cruel avec son assistante ou méprisant avec Pierre Romans (<strong>Micha Lescot</strong>). Pour Chéreau, l’acteur doit se mettre en danger, savoir qu’il y a nécessité à jouer car sinon à quoi bon&nbsp;?&nbsp;</p>



<p>«&nbsp;Enterrer les morts et réparer les vivants&nbsp;» est-il conseillé à la fin de <em>Platonov</em> – qui n’est sans doute pas une pièce choisie au hasard ici.&nbsp;</p>



<p><em>Les Amandiers</em>, c’est le nom du théâtre et du quartier où il se trouve, mais on ne pourra s’empêcher de penser aux arbres dont la première floraison printanière apporte des fruits doux-amers comme le temps qui passe.&nbsp;</p>



<p>ÉLISE PADOVANI</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Les Amandiers</em> de <strong>Valeria Bruni Tedeschi</strong><br>est sorti en salle le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">16 novembre</mark></pre>
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		<title>Valeria Bruni Tedeschi&#160;: «&#160;Je n’ai rien inventé, tout volé&#160;»</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Oct 2022 08:10:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Entretien]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Les amandiers]]></category>
		<category><![CDATA[Valeria Bruni Tedeschi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Valeria Bruni Tedeschi était à Aix-en-Provence et Marseille les 18 et 19 octobre en compagnie de trois de ses acteurs Vassili Schneider, Léna Garrel et Sarah Henochsberg, pour présenter son dernier long métrage&#160;: Les Amandiers (Cannes 2022). Le film co-écrit avec Noémie Lovsky et Agnès de Sacy, nous plonge dans les années 85-86. Il retrace [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Valeria Bruni Tedeschi</strong> était à Aix-en-Provence et Marseille les 18 et 19 octobre en compagnie de trois de ses acteurs <strong>Vassili Schneider</strong>, <strong>Léna Garrel</strong> et <strong>Sarah</strong> <strong>Henochsberg</strong>, pour présenter son dernier long métrage&nbsp;: <em>Les Amandiers</em> (Cannes 2022). Le film co-écrit avec Noémie Lovsky et Agnès de Sacy, nous plonge dans les années 85-86. Il retrace l’expérience collective et individuelle des jeunes apprentis-comédiens acceptés dans l’école mythique de Nanterre imaginée par Pierre Romans et Patrice Chéreau. Rencontre le temps d&rsquo;une conférence de presse.</p>



<p><strong>Dans votre film <em>Les Amandiers</em> vous retrouvez, à travers Stella et les autres vos 20 ans. Est-ce le plus bel âge&nbsp;de la vie ?</strong></p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Valeria Bruni Tedeschi.</mark></strong> Ah non&nbsp;! A 20 ans, tout est plus intense&nbsp;: l’amour, la mort, et il en est beaucoup question dans le film, mais on n’est pas serein et donc pas complètement heureux. En revanche, c’est un âge très cinématographique. J’ai adoré filmer ces visages même si ceux de la vieillesse peuvent être aussi bouleversants. Le cinéma aime la &nbsp;jeunesse non seulement pour la plastique, mais pour ce qu’elle engage chez l’être humain. Comme lui, elle est liée à la passion.</p>



<p>Je ne me suis jamais droguée mais la drogue a durement touché notre génération. On se passait les seringues. Mon frère est mort du Sida comme Franck et sa femme dans le scenario. Les désirs circulaient librement, tout le monde couchait avec tout le monde souvent sans préservatif. C’était des années dangereuses.</p>



<p><strong>Comme vos personnages, vous avez été l’élève de Romans et Chéreau aux Amandiers et l’Actors Studio à New York.</strong></p>



<p>J’ai fait la deuxième et dernière session de l’école de Chéreau avec entre autres Agnès Jaoui, Vincent Perez, Thibault de Montalembert, Marianne Denicourt, Bruno Todeschini, Laurent Grévill…</p>



<p>Dans le cadre de la formation, on a fait un échange avec une école de Los Angeles. Je suis retournée à New York seule, hors cursus chez <strong>Susan Batson</strong>. J’ai mélangé cette expérience prodigieuse et l’échange collectif des Amandiers. En 80, au conservatoire à Paris, on ne parlait pas de la méthode<strong> Strasberg</strong>. Je voulais rappeler que Chéreau et Romans étaient très novateurs, et pour des raisons romanesques, j’ai voulu que l’histoire d’amour commence à New York entre deux êtres venus de mondes différents&nbsp;: celui très modeste d’Étienne, et celui de la grande bourgeoisie pour Stella.</p>



<p>Les Amandiers, c’était une école gratuite, ouverte à tous les milieux. On avait droit à la carte Orange et on était même un peu payés pour les représentations. Certains comme <strong>Eva Ionesco</strong> étaient boursiers.</p>



<p>Moi, comme la Stella du film, j’avais un peu honte de ma richesse, de l’hôtel particulier où je vivais, servie par un majordome. J’ai eu peur lors de la sélection, de ne pas être retenue en raison de ça&nbsp;; je pensais qu’être nantie était un défaut majeur pour devenir comédienne.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">« Aujourd’hui une telle attitude serait passible de poursuites »</mark></p></blockquote>



<p><strong>Votre film est hanté par des fantômes mais demeurent très vivant, sans nostalgie, sans mélancolie…</strong></p>



<p>Oui, le cinéma est un antidote à la nostalgie. Noémie [Lovsky, ndlr] dit que «&nbsp;seule la fiction permet d’arracher les souvenirs à la nostalgie&nbsp;».</p>



<p>Si je raconte des choses de ma vie à Stella [le double de Valeria dans le film, ndlr] c’est pour faire une scène, pas pour me complaire. Et c’est l’élaboration de la scène qui apporte la gaité. Pour l’écriture du scénario, j’ai eu des entretiens avec les anciens élèves. Parfois un souvenir revenait commun à tous. Par exemple la présence de Deneuve pour la représentation de fin de cycle et le fait qu’elle mangeait un steak frites avec du ketchup. C’est du détail que naît la scène. Étienne regarde Stella et soudain il y a ce faux pistolet sur la tempe, et ça devient une scène. Les souvenirs retenus dans le film ne sont pas forcément les miens. C’est une écriture à trois. Par exemple l’actrice qui vient d’accoucher et tire son lait pour interpréter une Amazone crédible est le souvenir d’une amie d’Agnès.</p>



<p><strong>Vous montez <em>Platonov</em> de Tchekhov avec Chéreau, est-ce un souvenir ou un choix scénaristique&nbsp;?</strong></p>



<p>Je n’ai rien inventé, tout volé. Les décors de Peduzzi aussi&nbsp;: j’ai besoin du parfum de vérité des souvenirs. On a monté plusieurs pièces dont <em>La Petite Catherine</em> à Avignon. À l’écriture du scénario on avait envisagé un Marivaux &#8211; plus léger que le <em>Platonov</em> mais ce dernier s’est imposé et finalement rejoint les thématiques du film.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-black-color">Vous bousculez quelque peu l’icône Chéreau !</mark></strong></p>



<p>Pour respecter Chéreau, il fallait que je sois irrespectueuse. Dans les premières versions du scenario, ses défauts, ses «&nbsp;aspérités&nbsp;» étaient gommés. C’était la valise diplomatique pour lui&nbsp;! Et c’était inintéressant&nbsp;!</p>



<p>Chéreau était un génie mais il se droguait, draguait les élèves hétéros qu’il adorait. Si, jamais il n’a exercé le moindre chantage avec eux, ni a abusé de son autorité, il a pu être insistant. Aujourd’hui une telle attitude serait passible de poursuites mais à l’époque, personne ne s’en formalisait. On était toutes amoureuses de Chéreau, de Romans. Moi j’étais plutôt dépitée que Chéreau ne me drague pas&nbsp;!</p>



<p>Chéreau prenait de la cocaïne, Roman avait été initié à l’héroïne par un de ses élèves. Dans le film, les deux drogues représentent les deux énergies opposées&nbsp;des deux maîtres : la cocaïne qui stimule le travail, l’héroïne qui anéantit toute ambition.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-black-color">Comment l’idée de Louis Garrel dans le rôle de Chéreau s’est-elle imposée à vous&nbsp;?</mark></strong></p>



<p>Ce n’était pas mon premier choix. Il avait refusé de jouer dans <em>Les Estivants</em>. Je lui avais envoyé le scénario mais je sais qu’il ne les lit jamais. J’étais en plein casting pour le rôle. Et il m’a appelée pour me dire qu’il l’avait lu et qu’il voulait absolument le faire. Il n’a jamais travaillé avec Chéreau mais quelque chose l’a toujours fasciné chez lui. La solitude, l’amour des comédiens-iennes. Pour Louis, incarner Chéreau était une nécessité. En tant qu’actrice, je connais ce sentiment, qui me bouleverse quand je le reconnais chez d’autres. Seule cette nécessité-là peut rendre heureux. Il a beaucoup apporté au rôle, se moquant de moi (à son habitude) et des textes proposés. Je l’ai laissé malmener Chéreau et ses improvisations ont largement amélioré le film.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-black-color">Et le choix de Sofiane Bennacer&nbsp;?</mark></strong></p>



<p>Pour le casting, j’avais demandé que les postulants envoient une vidéo où ils racontaient un souvenir heureux et un malheureux. Parmi celles du Théâtre national de Strasbourg, celle de Sofiane m’a bluffée. Il se présentait puis continuait à parler en reprenant un texte de Koltès, sans qu’on puisse au départ différencier les deux récits. La non-frontière entre la vie et le jeu, c’est ce que je recherchais. Sofiane est plus nonchalant que le personnage que nous avions écrit mais il a la brisure, la violence, la tristesse, la complexité d’Étienne. Quand un acteur possède quelques points essentiels du personnage, je peux me déplacer. Et je l’ai fait.</p>



<p>ÉLISE PADOVANI</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Les Amandiers</em> de <strong>Valeria Bruni Tedeschi</strong>
En salle le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">16 novembre</mark></pre>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/valeria-bruni-tedeschi-je-nai-rien-invente-tout-vole/">Valeria Bruni Tedeschi&nbsp;: «&nbsp;Je n’ai rien inventé, tout volé&nbsp;»</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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