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	<title>Archives des Varvara &amp; Mar - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Varvara &amp; Mar - Journal Zebuline</title>
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		<title>Avignon : La dystopie est déjà là ? </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chloé Macaire]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Oct 2024 06:56:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
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<p>Après s’être penché sur les créations contemporaines représentant la nature avec <em>Ce que disent les plantes</em>, l’équipe du Grenier à sel à Avignon poursuit sa trilogie consacré aux <em>Symptômes du vivant </em>et s’intéresse au rapport entre l’humain à la machine avec <em>Le Futur est déjà là</em>. L’exposition tire son nom d’une citation attribuée à l’auteur de science-fiction William Gibson, «&nbsp;<em>le futur est déjà là, il est juste inégalement réparti</em>&nbsp;». Une idée qui dans son entièreté se retrouve assez peu dans l’exposition, malgré la présence de quelques œuvres évoquant l’impact du développement de la robotique dans le monde du travail (<em>Humans Need Not to Count</em>, <strong>Varvara &amp; Mar</strong>). L’exposition est plutôt traversée par des lignes thématiques comme l’hybridation humain-robot, la surveillance, ou encore l’impact général des technologies algorithmiques et des réseaux sociaux sur nos comportements. Des problématiques somme toute assez communes – voir inévitables – dans ce questionnement du rapport homme-machine au XXI<sup>e</sup> siècle.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Une scénographie efficace </mark></strong></p>



<p>Ce qui constitue la force de cette exposition, outre le travail qui y est présenté, c’est sa scénographie qui pousse subtilement à la réflexion par une mise en regard pertinente de certaines œuvres.</p>



<p>Par exemple, le travail de <strong>France Cadet</strong>, qui met en scène les prouesses des IA, leurs dérives et la possibilité d’une indépendance de la machine, est directement suivie de <em>The Punishment </em>de <strong>Filipe Vilas-Boas</strong>, œuvre ironique dans laquelle un bras robotique installé à un bureau d’écolier recopie en boucle «&nbsp;<em>Je ne dois pas faire de mal aux humains&nbsp;</em>». Challengeant ainsi le mythe de la créature qui échappe à son créateur, ce choix apporte de la légèreté dans une exposition qui peut parfois renvoyer à un univers dystopique.&nbsp;</p>



<p>CHLOÉ MACAIRE&nbsp;</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Le futur est déjà là</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’au 31 décembre <br></mark>Grenier à sel, Avignon </pre>



<p></p>
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		<title>Au Miam de Sète : Les codes de l’art</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Alice Rolland]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Feb 2023 10:42:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
		<category><![CDATA[art]]></category>
		<category><![CDATA[Camille Reidt]]></category>
		<category><![CDATA[collectif Sommes]]></category>
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		<category><![CDATA[technologies numériques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au Miam, les expositions collectives se suivent… mais ne se ressemblent pas. Chacune d’entre elles semble nous dévoiler un monde jusque-là inconnu, porté par des hommes et des femmes osant bousculer les normes et repousser les limites. En cela, Fait machine n’échappe pas à la règle. Présentée comme un écho lointain de Fait Maison en [&#8230;]</p>
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<p>Au Miam, les expositions collectives se suivent… mais ne se ressemblent pas. Chacune d’entre elles semble nous dévoiler un monde jusque-là inconnu, porté par des hommes et des femmes osant bousculer les normes et repousser les limites. En cela, <em>Fait machine</em> n’échappe pas à la règle. Présentée comme un écho lointain de <em>Fait Maison</em> en 2000, l’exposition s’intéresse à la façon dont les artistes se sont appropriés le digital et son champ des possibles dans une exploration de la matière inédite. Car si les technologies numériques ont envahi notre quotidien ces vingt dernières années, elles ont aussi révolutionné un grand nombre de procédés créatifs, du design à l’artisanat, en passant par le domaine artistique contemporain. La première partie de l’exposition intitulée Le Laboratoire nous plonge dans un univers où art et technologie sont irrémédiablement liés.&nbsp;</p>



<p>Le rez-de-chaussée du Miam se transforme temporairement en annexe du CCE (Céramique comme expérience), le laboratoire de recherche de l’École nationale supérieur d’art (Ensa) de Limoges, fondé en 2015. Conduit par l’artiste plasticien <strong>Michel Paysant</strong>, on y découvre un travail étonnant autour du principe d’<em>eye-tracking </em>(l’oculométrie en français)<em>. </em>«&nbsp;<em>Des artistes sont régulièrement invités à travailler au sein du laboratoire afin d’expérimenter et produire des pièces en lien avec les étudiants&nbsp;</em>», explique Noëlig Le Roux, l’un des deux commissaires.&nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="696" height="464" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/02/DSC_8256.jpg?resize=696%2C464&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-118286" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/02/DSC_8256.jpg?w=700&amp;ssl=1 700w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/02/DSC_8256.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/02/DSC_8256.jpg?resize=150%2C100&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/02/DSC_8256.jpg?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/02/DSC_8256.jpg?resize=630%2C420&amp;ssl=1 630w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">Vue de l’exposition © Pierre Schwartz</figcaption></figure>
</div>


<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Le monde des «&nbsp;makers&nbsp;»</mark></strong><br>Cette expérimentation sur la céramique se fait grâce aux technologies de l’impression 3D, qui permettent aujourd’hui d’imprimer des matières plastiques comme des matières plus organiques, de la céramique comme de la porcelaine… À condition de savoir adapter la machine à ses besoins. Encore une question de savoir-faire. Car ce qui relie les artistes présentés, c’est qu’ils ont été amenés la plupart de temps à créer leur propre imprimante, leur propre processus de fabrication, leur propre code parfois, dans une pluralité des approches comme des matériaux. Comme <strong>Miguel Chevalier</strong>, dont les <em>Fractal flowers </em>sont à la fois desfleurs du mal virtuelles et des objets dotés d’une existence physique à l’esthétique envoûtante. Elles incarnent à la perfection les liens subtils pouvant se tisser entre algorithme et poésie, structure théorique formelle et beauté du vivant. «&nbsp;<em>Depuis quarante ans, j’utilise les outils numériques pour montrer qu’on peut développer une écriture propre, créer des univers complexes, tout en donnant une matérialité tangible à l’algorithme qui devient source d’émotion&nbsp;</em>», explique Miguel Chevalier.&nbsp;</p>



<p>Quant à <strong>Jonathan Keep</strong>, autre intervenant invité au CCE, il a créé sa propre machine destinée à explorer les formes naturelles, des structures à l’essence même de la céramique, à travers les algorithmes mathématiques. Il propose aussi l’accès gratuit et en <em>open source</em> à ses modèles d’imprimante 3D à l’argile. «&nbsp;<em>C’est le monde des “makers”, l’univers des bidouilleurs, ceux qui expérimentent à l’intérieur des “fablabs”, qui sont avant tout des lieux collaboratifs</em>, note Marguerita Balzerani, l’autre commissaire d’exposition. <em>L’artiste n’est pas forcément seul, c’est un cliché, il peut aussi y avoir toute une mise en partage d’expérimentations communes&nbsp;</em>».</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright size-large is-resized"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/02/Oiling-2012-Faig-Ahmed-c-Courtesy-of-Faig-Ahmed-Studio.jpg?resize=385%2C612&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-118287" width="385" height="612" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/02/Oiling-2012-Faig-Ahmed-c-Courtesy-of-Faig-Ahmed-Studio.jpg?resize=645%2C1024&amp;ssl=1 645w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/02/Oiling-2012-Faig-Ahmed-c-Courtesy-of-Faig-Ahmed-Studio.jpg?resize=189%2C300&amp;ssl=1 189w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/02/Oiling-2012-Faig-Ahmed-c-Courtesy-of-Faig-Ahmed-Studio.jpg?resize=150%2C238&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/02/Oiling-2012-Faig-Ahmed-c-Courtesy-of-Faig-Ahmed-Studio.jpg?resize=300%2C477&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/02/Oiling-2012-Faig-Ahmed-c-Courtesy-of-Faig-Ahmed-Studio.jpg?resize=696%2C1106&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/02/Oiling-2012-Faig-Ahmed-c-Courtesy-of-Faig-Ahmed-Studio.jpg?resize=264%2C420&amp;ssl=1 264w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/02/Oiling-2012-Faig-Ahmed-c-Courtesy-of-Faig-Ahmed-Studio.jpg?w=700&amp;ssl=1 700w" sizes="(max-width: 385px) 100vw, 385px" /><figcaption class="wp-element-caption">Oiling, 2012 &#8211; Faig Ahmed © Courtesy of Faig Ahmed Studio</figcaption></figure>
</div>


<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Plantes d’urgence et cartes perforées</mark></strong><br>La jeune <strong>Camille Reidt</strong> incarne à merveille l’envie de concevoir à plusieurs tout comme celle de s’aventurer sans complexe dans le domaine scientifique. Formée à l’Ensa de Limoges, elle présente deux projets fascinants, deux récits imaginaires très personnels. Ses&nbsp;<em>Plantes d’urgence</em> sont des capsules de verre transformées en chambres de culture rétro-futuristes. Présentées comme des bijoux précieux, ses <em>Strange Seeds</em>&nbsp;sont le fruit d’un long procédé liant sciences et art, démarche structurée mais avec une grande part de hasard. Après avoir numérisé des graines issues de la grainothèque de la Faculté de sciences de Limoges, Camille Reidt les imprime et les moule pour réaliser une première coque de matière, qu’elle remplit ensuite de rebus de porcelaine, de verre et de métal, n’hésitant pas à tester les limites à travers des alliages disparates détonants. Le résultat, après cuisson et découpe précise, est fascinant de beauté et d’aléatoire, géode unique ni vraiment naturelle ni vraiment artificielle. Difficile de s’arrêter sur chaque artiste, chaque procédé créatif, tant cette exposition collective est volontairement foisonnante, jamais didactique, plutôt conçue pour nous surprendre que pour nous affirmer un propos limitant. Petit clin d’œil en passant pour le collectif <strong>Sommes</strong> et ses pièces en céramique et verre réalisées avec l’aide du <em>fablab</em> de la Palanquée à Sète, dans le cadre du Défi de création digitale.</p>



<p>Au premier étage, une grande place est laissée à la matière tissée, dans la deuxième partie de l’exposition bien nommée Le fil du code. À commencer par l’étonnante salle de bain de <strong>Philippe Schaerer</strong> et <strong>Reto Steiner</strong> réalisée grâce à un stylo 3D à filament. Les machines à tricoter de <strong>Jeanne Vicerial</strong> comme du duo <strong>Varvara &amp; Mar</strong> s’exposent au regard, de même qu’un tapis particulier accroché au mur. Une œuvre de <strong>Faig Ahmed</strong> part des techniques traditionnelles du tapis persan, pour s’amuser des altérations du code numérique qui s’insère dans les fils comme un bug détournerait la matrice tissée pour la transformer en tout autre chose, avec ses harmonies particulières, sa logique créative détournée. L’exposition se termine par ce qui aurait pu être son commencement : les cartes perforées des métiers à tisser Jacquard qui ont révolutionné l’industrie textile au XIX<sup>e</sup> siècle. Ces mêmes cartes qui ont grandement contribué aux recherches du mathématicien Charles Babbage sur la création d’une machine analytique… aujourd’hui considérée comme l’ancêtre de l’ordinateur. La preuve que l’art et le code sont plus intimement liés qu’on ne voudrait le croire.&nbsp;</p>



<p>ALICE ROLLAND</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Fait Machine</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’au 12 novembre&nbsp;<br></mark>Miam, Sète&nbsp;<br>04 99 04 76 44<br><a href="http://miam.orgmiam.org">miam.org</a></pre>
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