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	<title>Archives des vieillesse - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des vieillesse - Journal Zebuline</title>
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		<title>Rue Malaga  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Feb 2026 16:02:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis ses premiers opus dont Le Bleu du Caftan, Maryam Touzani filme avec beaucoup de sensibilité, des hommes, des femmes dans leur vie quotidienne. Dans son nouveau long métrage, Rue Malaga, c’est à Tanger qu’elle nous emmène, sa ville natale, une cité où on parle arabe et espagnol. &#160;Maria Ángeles vit depuis toujours dans la [&#8230;]</p>
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<p>Depuis ses premiers opus dont <em>Le Bleu du Caftan,</em> <strong>Maryam Touzani</strong> filme avec beaucoup de sensibilité, des hommes, des femmes dans leur vie quotidienne. Dans son nouveau long métrage, <em>Rue Malaga</em><strong>,</strong> c’est à Tanger qu’elle nous emmène, sa ville natale, une cité où on parle arabe et espagnol.</p>



<p>&nbsp;Maria Ángeles vit depuis toujours dans la rue Malaga, une rue pleine de couleurs, de sons, d’odeurs. Elle compte bien finir sa vie dans sa maison remplie d’objets, de meubles patinés par le temps, de photos, de souvenirs. Jusqu’au jour où Clara (<strong>Marta Etura</strong>), sa fille, une infirmière, qui vit à Madrid, en plein divorce et qui ne s’en sort pas financièrement avec deux enfants, lui rend visite, ce qu’elle fait rarement. Elle vient lui annoncer qu’elle vend la maison&nbsp;; elle en est la propriétaire&nbsp;: c’est ce qu’avait décidé son père, mort il y a une vingtaine d’années. Partir à Madrid chez sa fille ou rester à Tanger dans une résidence seniors&nbsp;: Maria Ángeles doit choisir&nbsp;! Alors que la maison est vidée peu à peu de ses objets familiers et chéris, vendus à un brocanteur, Marie Angeles décide de rester à Tanger, dans une maison de retraite où elle ne fraie avec personne, ne s’adapte pas du tout. Une scène cocasse avec deux coiffeuses venues dans sa chambre «&nbsp;s’occuper&nbsp;» de ses cheveux, lui fera prendre une décision radicale&nbsp;: elle va retourner vivre dans sa maison, vide, et trouver des solutions pour récupérer ses meubles, ses objets, sa vie. Des solutions de plus en plus étonnantes&nbsp;!</p>



<p>C’est <strong>Carmen Maura</strong> qui incarne magistralement cette femme reprenant les rênes de sa vie. (La présidente du Jury du Cinemed, <strong>Ariane Ascaride</strong> lui a d’ailleurs accordé une Mention Spéciale, bien méritée&nbsp;!) Elle est de tous les plans&nbsp;: la caméra de la directrice de la photo, <strong>Virginie Surdej,</strong> ne la lâche pas, saisissant les émotions qui la submergent, captant les changements qui s’opèrent en elle, l’énergie de cette femme qui renait. La plupart de ses amies ont disparu. Seule son amie d’enfance, Josépha (<strong>Maria Alfonsa Rosso</strong>) une religieuse qui a fait vœu de silence mais dont le visage parle, reçoit ses confidences. Les visites à Sœur Josépha scandent le film, comme un refrain&nbsp;: des scènes de plus en plus cocasses au fil de la métamorphose de cette «&nbsp;vieille dame&nbsp;» qui revit.</p>



<p>&nbsp;Maryam Touzani qui a écrit cette histoire à Tanger, pour faire le deuil de sa mère, y a insufflé un vrai souffle de vie. <em>Rue Malaga</em>, tour à tour drôle et émouvant, questionne l’obligation qu’auraient les parents de tout donner à leurs enfants, raconte la vieillesse autrement et sublime les corps qui ont perdu la jeunesse. Un film qui fait chaud au cœur.</p>



<p>Annie Gava</p>



<p><em>Rue Malaga</em> a remporté le Prix du public dans la section Spotlight à la Mostra de Venise 2025.  Il a été choisi pour représenter le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Maroc aux Oscars 2026</mark> et sortira en France le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">25 février</mark></p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Lire <a href="https://journalzebuline.fr/maryam-touzani-a-coeur-ouvert/" type="link" id="https://journalzebuline.fr/maryam-touzani-a-coeur-ouvert/">ICI</a> un entretien avec Maryam Touzani</strong></mark></p>
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		<title>Maryam Touzani à cœur ouvert</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Feb 2026 14:57:52 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Une histoire de transmission Ma mère n&#8217;avait pas pu voir mon film précédent Le Bleu du caftan, parce qu&#8217;elle est décédée juste avant la sortie, de manière totalement inattendue. C&#8217;est de cette blessure qu&#8217;est sortie l&#8217;écriture de Rue Malaga. Ma mère était à moitié espagnole et j&#8217;ai grandi en parlant espagnol. Et quand ma mère [&#8230;]</p>
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<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Une histoire de transmission</strong></mark></p>



<p>Ma mère n&rsquo;avait pas pu voir mon film précédent <em>Le Bleu du caftan</em>, parce qu&rsquo;elle est décédée juste avant la sortie, de manière totalement inattendue. C&rsquo;est de cette blessure qu&rsquo;est sortie l&rsquo;écriture de <em>Rue Malaga.</em> Ma mère était à moitié</p>



<p>espagnole et j&rsquo;ai grandi en parlant espagnol. Et quand ma mère est partie, j&rsquo;ai cherché à garder cette conversation avec elle à&nbsp;travers la langue, inconsciemment. C&rsquo;est pour ça que ce film est en espagnol. C&rsquo;est mon premier film en espagnol. Le film est dédié aussi à ma grand-mère parce qu&rsquo;il y a cette histoire de transmission qui, pour moi, est primordiale. Pour moi, cette transmission est une chose qui est vitale, que j&rsquo;ai envie de raconter. C’est une manière de garder vivantes ces personnes qui ne sont plus là.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Les objets dans le film</strong></mark></p>



<p>C&rsquo;est vrai que je suis attachée aux objets. J&rsquo;ai la sensation que les objets n’ont pas une âme certes mais sont les témoins de notre vie. Dans la vie de Maria Ángeles c&rsquo;est clairement cela. Ce sont comme des marqueurs de sa vie, un ancrage. Ils font partie de son identité. Et quand elle est dépossédée de tous ces objets, &nbsp;c&rsquo;est comme si on lui arrachait une partie de sa vie et de son passé. Et j&rsquo;avais justement envie de mettre la lumière sur ces objets-là et sur ce qu&rsquo;ils peuvent représenter pour certains, pas pour tous. C&rsquo;est comme les lieux, c&rsquo;est comme les maisons. Quand Clara dit à sa mère, ce ne sont que des murs, pour Marie-Angela, ce ne sont pas que des murs, ils sont témoins de toute une vie&nbsp;: ils ont tout vu, ils ont tout entendu, ils ont tout observé et ils font partie de qui elle est. Moi, je me sens beaucoup comme cela. D&rsquo;où l&rsquo;importance quand, petit à&nbsp; petit, elle peut les&nbsp; retrouver et remeubler sa maison. c&rsquo;est une reconstruction,&nbsp; une reprise en main de sa vie, de son identité</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>L’&rsquo;immigration espagnole.</strong></mark></p>



<p>Ma grand-mère est née&nbsp; en 1910, en Andalousie. Elle est venue au Maroc. Elle avait sept ans. Ses parents y sont restés Elle a épousé un Espagnol et a eu trois enfants&nbsp;…, J’ai grandi dans cette famille avec deux cultures. Le regard des autres vis-à vis de ma grand-mère &nbsp;était qu’ils la voyaient comme une étrangère et elle ne se sentait pas étrangère. Et pour moi, déjà, petite, je me suis posé beaucoup de questions sur l&rsquo;identité, &nbsp;sur la manière dont on nous voit de l’extérieur. Ma grand-mère &nbsp;avait des yeux bleus, on voyait très &nbsp;clairement qu&rsquo;elle était étrangère et souvent, on parlait arabe à côté d’elle en pensant qu&rsquo;elle ne comprenait pas. Mais elle comprenait tout, en fait&nbsp;!</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">La ville de Tanger et la mer</mark></strong></p>



<p>J’apprends à me connaître à travers mes films&nbsp;; une fois qu&rsquo;ils sont écrits&nbsp; et même une fois qu&rsquo;ils sont tournés. J’ai besoin de la mer. J&rsquo;ai besoin de voir la mer. J&rsquo;ai besoin de cette proximité à l’Océan.&nbsp; Et je crois que ce n&rsquo;est pas anodin que cela revienne à chaque fois de différentes manières. Dan <em>Le Bleu du Caftan,</em> il y avait déjà l&rsquo;odeur de la mer qui venait dans les narines de ces deux hommes et qui racontait pour moi ce désir de mer, ce désir de liberté aussi</p>



<p>Et à Tanger, c&rsquo;est vrai qu&rsquo;on est à 14 kilomètres de l&rsquo;Espagne et que de notre maison, on voit Cadiz juste en face. C&rsquo;est vrai que j&rsquo;ai toujours grandi avec ces souvenirs par procuration de ma grand-mère, de sa petite ville de Jimena de la Frontera..C&rsquo;est une ville de fusion. C&rsquo;est une ville où il y a toujours eu un vivre-ensemble. Moi, j&rsquo;ai grandi là-dedans et j&rsquo;avais aussi envie de pouvoir raconter ça</p>



<p>Toutes ces cultures qui vivaient ensemble, dans le respect des religions les unes des autres, de la différence. Et c&rsquo;était avant tout une richesse. Moi, je me rappelle justement l&rsquo;Académia Malaga parce que ma mère a vécu là avec ma grand-mère.&nbsp; Et je me rappelle tous les récits, toutes ces cultures différentes qui vivaient ensemble&nbsp; des musulmans, des juifs et des chrétiens, des échanges de nourriture différentes. C’était important de raconter aussi la rue avec ses odeurs, avec ses sens, de sentir le cœur aussi de cette ville, de comprendre l&rsquo;attachement de cette femme à cette ville mais de manière organique, pas de manière intellectuelle. Et quelque part de rendre hommage aussi à cette génération qui est en train de disparaitre. Parce que le cimetière qu’on voit, &nbsp;c&rsquo;est là où¹ ma grand-mère est enterrée. On peut y aller passer toute une journée et ne voir personne. La majorité des gens sont partis. C’est quelque chose qui me touche beaucoup. Garder la mémoire vivante&nbsp;: je pense que le cinéma peut faire cela. Je crois que c&rsquo;est important de ne pas oublier le passé, surtout quand il est beau.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>La scène d’amour</strong></mark></p>



<p>Cette scène d&rsquo;amour était&nbsp; pour moi primordiale. Parce que j&rsquo;avais envie justement de montrer … comment dire&#8230; Je trouve qu&rsquo;il y a tellement d&rsquo;attentes, d&rsquo;injonctions de la société par rapport à la &nbsp;manière dont on doit vieillir, par rapport à la manière dont l’amour, le désir doit &nbsp;évoluer. Déjà très jeune, c&rsquo;est quelque chose qui me touchait beaucoup parce que je me suis toujours dit&nbsp;:je suis la personne que je suis à l’intérieur. Quand j&rsquo;aurai 70 ans, 75 ans, 80 ans, je vais continuer à être la même &nbsp;personne. Donc, si la société nous renvoie une image différente, parce que c&rsquo;est l&rsquo;image qu&rsquo;elle voit en moi, comment faire concilier ces deux choses&nbsp;? Il faut avoir beaucoup de force de caractère parfois pour pouvoir continuer à être qui on est à l’intérieur.</p>



<p>La sexualité et l&rsquo;amour, sont quelque chose de sain, de beau quand on est jeune. Et puis, on arrive à un certain âge, ça commence à devenir quelque part limite, à&nbsp; la limite du respectable comme si c’était &nbsp;quelque chose de moche, dont&nbsp; on ne pourrait pas parler ouvertement. C&rsquo;est quelque chose qui me heurte et qui me blesse, mais vraiment. Et donc, j&rsquo;avais envie de célébrer ces corps, leur sensualité, leur rythme, ces corps vieillissants que je trouve magnifiques. On a vécu, nos corps se sont transformés. On a ressenti des choses<em>. </em>Et je n&rsquo;ai pas envie de cacher. J’ai envie de montrer cela et de le sublimer. C&rsquo;est ce que j&rsquo;avais envie de faire avec ces scènes -là&nbsp;: montrer qu&rsquo;on est capable encore d&rsquo;aimer et qu&rsquo;on doit avoir la liberté de pouvoir désirer. &nbsp;Il n&rsquo;y a pas un moment où ¹ la vie s&rsquo;arrête.</p>



<p>Du coup, j&rsquo;avais envie que Marie-Angela puisse briser toutes ses chaînes, se libérer &nbsp;de tout et se dire &nbsp;et dire&nbsp;: «&nbsp;<em>Voilà, je suis une femme de 80 ans, mon corps est comme il est, il est magnifique comme il est, je choisis de le montrer, je choisis des habiller &nbsp;cet homme, de me déshabiller, de me montrer</em>&nbsp;!&nbsp;» Je trouve que la vieillesse est une vraie force. J&rsquo;avais envie vraiment qu&rsquo;on puisse ressentir cela comme une caresse. J&rsquo;avais envie d&rsquo;être dans un vrai respect des corps, dans un vrai respect de l&rsquo;instant et que la caméra arrive sur le corps juste comme une caresse, sans jamais trop s&rsquo;attarder, sans jamais trop montrer, mais juste pouvoir balayer du regard comme un toucher qu&rsquo;on ressent, qui est là. Et c&rsquo;est complètement éloigné du male gaze, Cela n&rsquo;a rien à voir. Quand Maria Ángeles enlève ses habits, c&rsquo;est vraiment une mise à nu de l’âme, ce n’est pas que du corps.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Travailler avec des femmes</mark></strong></p>



<p>C’est important pour moi de travailler avec des gens qui me comprennent et qui ont la sensibilité que je recherche. Et cette sensibilité-là, j&rsquo;ai pu la trouver chez des hommes comme j&rsquo;ai pu la trouver chez des femmes. Mais c&rsquo;est important pour moi de faire les bons choix et de m&rsquo;entourer de &nbsp;personnes avec lesquelles je me sens alignée, avec qui je me sens en harmonie et qui ont la même vision des choses. Il y &nbsp;ici une équipe féminine, avec des femmes âgées comme&nbsp; la coiffeuse la coiffeuse Romana, qui avait dans les 76 ans et des jeunes. Je choisis en fait les membres de mon équipe par leur talent, par leur humanité et ce que je sens.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Le personnage de Josépha</strong></mark></p>



<p>C&rsquo;est un personnage très important&nbsp;; les dialogues avec Josépha qui n&rsquo;en sont pas, puisqu’ en fait, Marie-Angeles fait tout, les questions et les réponses. &nbsp;Pour Josépha &nbsp;ce fut un casting assez long, parce que je voulais raconter toutes ces expressions- tout ce qu&rsquo;elle exprime. J’avais envie d&rsquo;un visage, d&rsquo;une comédienne qui puisse exprimer tout ça rien qu&rsquo;à travers son regard, à&nbsp;travers ses grimaces et je cherchais un visage qui porte les années qu&rsquo;il a. Pour moi, les rides qui traversent le visage de Josépha dans le film, c&rsquo;est comme des rivières, c&rsquo;est beau, Quand je suis tombée sur <strong>Maria Alfonsa Rosso</strong>, je suis tombée amoureuse d&rsquo;elle. C&rsquo;est une femme qui a une telle énergie&nbsp; de vie aussi, qui est magnifique, très douce, Elle était vraiment la Josépha que j&rsquo;avais imaginée et qui me rappelait des souvenirs d’enfance. Pendant que j&rsquo;écrivais, je n&rsquo;avais pas imaginé le personnage de Josépha, mais je pense aussi que c&rsquo;est venu parce que cette écriture &nbsp;pour moi était très dure, douloureuse aussi, parce que c’était me confronter à l&rsquo;absence de ma mère, à la douleur et tout, donc j&rsquo;ai écrit beaucoup dans les larmes, mais j&rsquo;avais aussi besoin de rire, et donc inconsciemment, je pense que ces dialogues-là ont pris cette tournure- parce que j&rsquo;avais besoin de ça&nbsp;; je me retrouvais à rire en milieu de la nuit, pendant que je me laissais porter par ces conversations-là..</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Carmen Maura</mark></strong></p>



<p>Carmen Maura, elle est capable de tout. Je n&rsquo;avais pas écrit avec Carmen en tète Et quand j&rsquo;e l’ai rencontrée, elle a lu le scenario, elle a adoré &nbsp;le personnage, elle est vraiment tombée &nbsp;amoureuse de Marie-Angéla. Et moi, je suis tombée amoureuse d’elle. Elle a des yeux tellement expressifs. Elle peur raconter tellement sans parler, elle aussi&nbsp;! L&rsquo;émotion, chez elle, est quelque part, elle est présente&nbsp;; dès qu&rsquo;on la touche, elle apparait Et puis elle a cette joie de vivre, cette énergie&nbsp; aussi qui m&rsquo;a beaucoup touchée. Après&nbsp; avoir discuté avec elle pendant quelques heures, j&rsquo;étais certaine qu&rsquo;il n&rsquo;y aurait que Carmen pour interpréter ce rôle-là, pour lui donner chair et la dimension que j&rsquo;avais imaginée&nbsp;; elle traverse tellement d&rsquo;états différents&nbsp;! Quand elle revient chez elle et qu&rsquo;elle se retrouve dans cette maison vide, ce qu&rsquo;on voit dans ses yeux n&rsquo;a absolument rien à voir avec d&rsquo;autres moments. Il fallait qu&rsquo;elle puisse aussi être tellement proche de ses émotions.</p>



<p>Et ça commence avec la coiffeuse. On veut l’obliger à&nbsp; couper des cheveux. Là elle a un déclic et elle dit non&nbsp;; c&rsquo;est un truc qui m&rsquo;agace vraiment quand on se met à infantiliser les personnes âgées&nbsp; C&rsquo;est un truc qui me met hors de moi&nbsp;! Pour moi, cette séquence est vraiment un turning point&nbsp;!</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>&nbsp;Renaissance</strong></mark></p>



<p>La vie ne nous donne pas toujours que de belles choses. C&rsquo;est se reconstruire. C&rsquo;est se repenser.&nbsp; C&rsquo;est aller chercher des ressources qu&rsquo;on ne pense pas. On a en nous parfois&#8230; Marie-Angeles est &nbsp;une femme pleine de vie. Elle va aller chercher d&rsquo;autres ressources. On la voit rajeunir quelque part en se reprenant en main. Et parce qu&rsquo;elle prend conscience du fait qu&rsquo;elle est là, qu&rsquo;elle est encore vivante. Et qu&rsquo;on veut lui enlever des choses. Et elle va redécouvrir l&rsquo;amour physique.</p>



<p>, Clara, sa fille,&nbsp; ne se rend pas compte. Pour elle, la vie de sa mère est derrière&nbsp;: elle devrait accepter d&rsquo;aller s&rsquo;installer avec elle à Madrid.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>La couleur rouge</strong></mark></p>



<p>Ma mère &nbsp;aimait beaucoup le rouge et adorait les fleurs. Je n’ai pas écrit avec cela en tête mais en revoyant le film, et même en l’imaginant car quand j’écris, c’est toujours très visuel, j’avais besoin de revoir ces fleurs&nbsp;; je prenais toujours des photos de ma mère entre les fleurs. Mais je trouve que le rouge s’est installé dans ce film aussi parce qu&rsquo;il a du sens, parce que le rouge est une couleur de vie,&nbsp; qui peut être violente parce que c&rsquo;est la couleur du sang mais c&rsquo;est aussi une couleur pleine de désir de vie</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Des séquence comme des refrains</mark></strong></p>



<p>Les scènes dans le cimetière et les visites à Josépha sont des repères, des parenthèses obligatoires, un équilibre entre la vie et la mort. Une vie faite de routine jusqu’au moment où tout bascule. Une énergie nouvelle et un rapport nouveau à son quartier. L’énergie de la vie rentre chez elle&nbsp;!</p>



<p>Propos recueillis au dernier CINEMED par Annie Gava</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Lire <a href="https://journalzebuline.fr/cinemed-rue-malaga/" type="link" id="https://journalzebuline.fr/cinemed-rue-malaga/">ICI </a>la critique du film</strong></mark></p>



<p></p>
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		<title>Les voyages deTéreza</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Feb 2026 10:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le film de Gabriel Mascaro , Ours d’Argent à la Berlinale 2025,  sort en salles le 11 février Dans une petite ville d’Amazonie Téresa 77 ans qui a toujours travaillé et a élevé sa fille, apprend qu’elle est licenciée. Elle a atteint l’âge limite : le gouvernement impose aux personnes de plus de 75 ans d’aller [&#8230;]</p>
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<p><strong>Le film de Gabriel Mascaro , Ours d’Argent à la Berlinale 2025,  sort en salles le 11 février</strong></p>



<p>Dans une petite ville d’Amazonie Téresa 77 ans qui a toujours travaillé et a élevé sa fille, apprend qu’elle est licenciée. Elle a atteint l’âge limite : le gouvernement impose aux personnes de plus de 75 ans d’aller vivre dans une colonie isolée pour personnes âgées. Pas question pour Teresa d’accepter ce destin imposé ; elle a un rêve : prendre l’avion ; cela se révèle plus difficile que prévu : pour prendre un billet pour n’importe où, il lui faut l’autorisation de sa fille qui ne la lui donne pas. Pas question de baisser les bras.  Embarquée  dans une voiture fourrière jusqu’au bus de transport, munie d’un joli sac à dos fourni aux personnes âgées de la colonie et rempli de couches pour adultes, elle s’échappe pour tenter de ivre son rêve : voler. Elle a appris qu’elle pouvait  trouver un vol illégal à Itacoatiara. Il lui reste à trouver un « passeur ». Ce sera Cadu (<strong>Rodrigo Santoro</strong>) un marin étrange. Quand  il trouve un escargot dont la bave bleue, utilisée comme collyre éclairerait le chemin vers l’avenir, il l’essaye, devient brûlant de fièvre et ne peut plus diriger l’embarcation. Téresa apprend vite et prend le gouvernail quand la voie est libre. Elle va désormais mener sa barque. Elle fait  une rencontre qui va changer sa vie : Roberta (<strong>Miriam Socarrás</strong>), une femme de son âge, exubérante,  libre, athée, qui navigue  le long de l&rsquo;Amazonie et vend des Bibles numériques aux communautés fluviales. Roberta lui apprend à faire des nœuds marins et surtout que  la seule chose en laquelle il vaut la peine de croire est la liberté .Ensemble, elles boivent, dansent, vivent. Le corps même de Teresa semble transformé, lumineux. L’interprétation de <strong>Denise Weinberg  </strong>est superbe et mériterait un prix.Les paysages de ce road movie sont d’une grande beauté ; les jungles verdoyantes, les ondulations du fleuve, les rives sinueuses sont magnifiées par le directeur de la photographie <strong>Guillermo Garza.</strong></p>



<p>&nbsp;On sort rempli d&rsquo;espoir et de foi dans la résilience humaine à tout âge de ce film de <strong>Gabriel Mascaro</strong>,</p>



<p><strong>Annie Gava</strong><strong></strong></p>



<p><strong>© Paname distribution</strong></p>
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		<title>A feu doux.: « Il faut bien que vieillesse se passe »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 Aug 2025 12:22:54 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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<p>Une octogénaire est en plein préparatifs culinaires. Après avoir dressé la table, elle s’habille avec soin et élégance dans une atmosphère feutrée. Elle attend un homme… un rendez vous galant. Lorsqu’il arrive et à sa demande, il se présente Il s’appelle Steeve (<strong>H. Jon Benjamin</strong>) et il est architecte. Il lui demande des nouvelles de sa santé. puis lui annonce qu’ils vont partir : un voyage surprise. Il semble gêné devant les regards et un geste tendre de Ruth. C’est par cette séquence qui met le spectateur un peu mal à l’aise que commence le film de <strong>Sarah Friedland,</strong> A <em>Feu Doux (</em> <em>Familiar touch</em>). Et le voyage surprise en est bien un ! Ruth, qui perd la mémoire, est placée dans un établissement spécialisé, <em>Bella Vista,</em> un lieu où tout est fait pour rendre le plus agréable possible la vie des personnes qui ont perdu leur autonomie. Elle est prise en charge par la douce Vanessa, (<strong>Carolyn Michelle</strong>) et l’équipe médicale. Et c’est cette nouvelle vie que nous fait partager Sarah Friedland qui a écrit son scenario à partir d’expériences à la fois personnelles et professionnelles : la relation avec sa grand-mère et son travail en tant qu’assistante pour  artistes new yorkais en proie à des troubles de la mémoire. «<em>J’’ai compris que si je voulais vraiment faire un film contre l’âgisme, mes méthodes devaient refléter l’éthique du projet. »</em> Elle a donc travaillé avec les résidents de la <em>Villa Gardens Health Center Community</em> qui ont, dit –elle, apporté beaucoup de nuances dans le ton, l’humour, l’absurdité et la bizarrerie du film. Contrairement à nos craintes de spectateur sur le sujet, le placement d’une femme en maison de retraite, on ne sort pas de ce film démoralisé. Car si Ruth, perd la mémoire, elle garde sa vivacité dont vont faire l’expérience soignants et résidents. Les scènes cocasses se succèdent ; recette du bortsch donnée au médecin qui l’examine, préparation, à la place du cuisinier,  d’assiettes alléchantes pour les pensionnaires, atelier de décorations. Ruth est certes déconnectée du réel mais emmène souvent, dans sa réalité à elle,  son entourage, emporté par sa joie de vivre et son sourire. Sur le visage de <strong>Kathleen Chalfant </strong>qui l’interprète superbement passent successivement la joie, l’enthousiasme, l’énergie, le désarroi, la colère, la tristesse parfois  de cette femme qui a vieilli.</p>



<p>Un film dont la mise en scène, en particulier dans la manière de filmer les corps, le cadre, les couleurs,  aborde sans pathos, avec beaucoup d’humanité la question du grand âge et de l’oubli. « <em>J’espère que certains sortiront de la salle plus liés à leur propre incarnation et avec ce que signifie vieillir.</em> » précise Sarah Friedland.  On l’espère…</p>



<p><strong>Annie Gava</strong></p>



<p><strong><em>A feu doux, </em> </strong>qui a obtenu à la dernière Mostra de Venise le Lion du futur du meilleur premier film,  la meilleure réalisation « Orizzonti » et le Prix de la meilleure actrice pour <strong>Kathleen Chalfant</strong> ,sort en salles <strong>le 13 août</strong></p>
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