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	<title>Archives des viol - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des viol - Journal Zebuline</title>
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		<title>[BERLINALE 2026] 17 : le cri intérieur</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 22 Feb 2026 19:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la Une]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>A l’écran le haut de trois corps qu’on devine nus, morcelés par les très gros plans. Des baisers qu’on peut, d’abord, croire d’amour. De plus en plus voraces, violents. Une fille sous deux garçons, consommée, dévorée, le visage plaqué au sol. «&#160;Reste tranquille&#160;!&#160;» répète un de ses violeurs. Cette scène qui ouvre le film ne [&#8230;]</p>
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<p>A l’écran le haut de trois corps qu’on devine nus, morcelés par les très gros plans. Des baisers qu’on peut, d’abord, croire d’amour. De plus en plus voraces, violents. Une fille sous deux garçons, consommée, dévorée, le visage plaqué au sol. «&nbsp;Reste tranquille&nbsp;!&nbsp;» répète un de ses violeurs.</p>



<p>Cette scène qui ouvre le film ne sera ni commentée, ni racontée par la victime, Sara. Le crime reste entre elle et nous. On partage ainsi sa lancinante douleur et bientôt son terrible secret, caché sous ses vêtements trop amples. Une tension qui monte crescendo sur les quelques jours que dure l’action.</p>



<p>Autour de la jeune fille, de plus en plus absente, le monde continue de tourner. Sa famille- on ne peut plus « normale », met sa boulimie, son humeur changeante, mélancolique et taciturne, son état de zombie, sur le compte de l’adolescence. Au lycée, ses camarades de classe – dont ses violeurs, sont odieux. Bêtes et méchants. Entre eux. Et avec leurs enseignants, largement débordés. Une meute sauvage qu’un voyage scolaire de fin d’année, de Macédoine en Grèce, révèle dans toute son horreur. Personnages à peine croyables dans leur méchanceté : Filip (<strong>Dame Joveski</strong>), un des agresseurs, manipulateur et menaçant. Ou Nina (<strong>Eva Stojchevska</strong>) la bimbo populaire harceleuse et méprisante.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Sobre et éprouvant</strong></mark></p>



<p>Sara n’est plus avec eux. Regard distancé sur les jeux de prédation des plus forts sur les plus fragiles. Isolée sur des arrière-plans floutés. Récalcitrante aux approches d’un des rares garçons de la classe n’affichant pas une virilité toxique, ou à celles de la timide Lina (<strong>Martina Danilovska</strong>), en quête d’intégration. Lina subit ce que Sara a subi avant elle, dans une scène sidérante, où tandis qu’elle est agressée, les autres continuent à boire, fumer et jouer aux jeux vidéo. Comme si rien ne se passait, ou pire, comme si c’était normal.</p>



<p>Sara et Lina se rapprocheront alors, unies par l’omerta.</p>



<p>La caméra à l’épaule se colle à Sara. Son visage aux traits encore enfantins occupe tout l’écran. Pour faire lire à livre ouvert l’intériorité du personnage qu’elle incarne, la jeune actrice <strong>Eva Kostić</strong> livre ici une performance des plus convaincantes.</p>



<p><em>17</em> est un film sobre, efficace, parfois éprouvant. Un film choc qui hurle en silence comme sa protagoniste, cette lycéenne macédonienne de 17 ans, appartenant à la classe moyenne, bien intégrée, aimée de ses parents, qui n’aurait jamais dû figurer dans un fait divers.</p>



<p>ELISE PADOVANI</p>



<p><em>17 </em>de <strong>Kosara Mitić</strong>/ Prochainement en salle</p>
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		<title>Drame yézidie : les femmes et les enfants d’abord</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Dec 2024 13:20:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En 2014, des milliers de femmes yézidies sont kidnappées par Daesh et recrutées comme esclaves sexuelles. Captives violées collectivement par les djihadistes, elles se retrouvent souvent enceintes. Une fois «&#160;libérées&#160;», les mères sont obligées par la communauté à abandonner ces enfants nés de viols. Ana – ce n’est pas son vrai nom – a accepté [&#8230;]</p>
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<p>En 2014, des milliers de femmes yézidies sont kidnappées par Daesh et recrutées comme esclaves sexuelles. Captives violées collectivement par les djihadistes, elles se retrouvent souvent enceintes. Une fois «&nbsp;libérées&nbsp;», les mères sont obligées par la communauté à abandonner ces enfants nés de viols. Ana – ce n’est pas son vrai nom – a accepté de raconter sa douloureuse histoire.</p>



<p>On ne verra jamais entièrement son visage mais on la suit, en voiture, en de longs travellings, sur des routes de montagne dans le Kurdistan irakien. Ana avait 19 ans quand elle a été enlevée, emmenée à Mossoul, offerte en cadeau à un combattant qui l’a violée. Des viols comme une routine quotidienne. Enceinte, elle a tout fait pour avorter. En vain. Une petite fille est née, Marya, un amour aussi. Mais revenue dans sa communauté à sa libération, elle se voit contrainte par ses parents à abandonner son bébé&nbsp;: chez les yézidis, on n’élève pas les enfants de l’ennemi. Elle confie son regret d’être revenue. Ce n’est pas la seule&nbsp;; certaines ne se remettent jamais, se pendent. Ana, elle, ne baisse pas les bras, ne renonce pas. Aidée par certains, elle retrouve la trace de Marya, dans un orphelinat d’une ville en Irak, y va secrètement…</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Rien n’est réglé</mark></strong></p>



<p>Entre les longs trajets en voiture, on s’arrête avec elle à Lalesh, temple sacré où on assiste au «&nbsp;re-baptême&nbsp;» de ceux enlevés qui sont revenus, à la fête du «&nbsp;Mercredi rouge&nbsp;», leur nouvel an, pleine de couleurs, de chants et de lumière. On accompagne Ana dans les échoppes où elle achète des vêtements pour sa fille. On fait la connaissance de la responsable de l’orphelinat de Hassaké en Syrie qui espère qu’une solution durable sera trouvée pour ces milliers d’enfants abandonnés par leur mère, volontairement ou contre leur gré. On assiste, moment très émouvant, aux retrouvailles d’Ana et de sa fille qu’elle n’a pas vue depuis 4 ans. Un moment de joie, de tendresse éphémère, suivi d’un départ dans les larmes.</p>



<p>Rien n’est réglé&nbsp;: les autorités officielles, yézidies, kurdes, et irakiennes, continuent à nier l’existence de ces bébés. Un millier de femmes, les «&nbsp;disparues&nbsp;»,&nbsp;ont choisi de ne pas retourner dans leur communauté. Il a fallu huit années à la journaliste-documentariste belge, <strong>Pascale Bourgaux</strong> pour faire ce documentaire afin qu’on n’oublie pas. La cinéaste Berivan Binevsa en a fait une fiction, très réussie aussi, <em>La vierge à l’enfant.</em></p>



<p>ANNIE GAVA</p>



<p><em>Hawa, nos enfants bannis</em> de <strong>Pascale Bourgaux</strong> obtenu la mention spéciale ASBU (Union des Radiodiffuseurs des Etats Arabes )au PRIMED  qui s’est tenu à Marseille du 30 novembre au 7 décembre 2024  </p>
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		<title> « Ça arrive », La culture du viol vue du commissariat</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Nov 2024 10:31:09 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Une femme le visage en sang, vêtue de ce qui ressemble à une blouse bleue d’hôpital, nous fait face sans nous regarder. Ses yeux noirs sont fixes, Elle paraît absente à elle-même. Voilà l’affiche-choc du cinquième long métrage de Sabrina Nouchi : Ça arrive, en salle le 27 novembre. Un film marseillais à tout petit budget, [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Une femme le visage en sang, vêtue de ce qui ressemble à une blouse bleue d’hôpital, nous fait face sans nous regarder. Ses yeux noirs sont fixes, Elle paraît absente à elle-même. Voilà l’affiche-choc du cinquième long métrage de <strong>Sabrina Nouchi </strong>: <em>Ça arrive,</em> en salle le 27 novembre.</p>



<p>Un film marseillais à tout petit budget, tourné en une semaine, dans la lignée du cinéma guérilla. Un récit localisé dans un commissariat du 1<sup>er</sup> arrondissement de la cité phocéenne. Dans les rôles principaux, trois comédiens complices&nbsp;: <strong>Andrea Dolente</strong>, <strong>Milo Chiarini</strong> et <strong>Catherine Sorolla</strong> (par ailleurs co-scénariste), tous trois coachs au sein de l’école fondée par la réalisatrice&nbsp;: La Fabrique de l’acteur. Dans les rôles secondaires Sabrina Nouchi elle-même, et des élèves dont le jeu n’a plus rien de scolaire.</p>



<p>Le dispositif est a minima&nbsp;: on restera en huis clos dans les locaux de la brigade des mœurs de Marseille – appelée désormais la Brigade de répression du proxénétisme. Là, Sébastien Virende, officier de police en fin de carrière, remplace son major depuis quelques mois. Il travaille depuis longtemps avec une collègue chevronnée, Johanne Belaga, et depuis peu, avec une nouvelle recrue Anthony Rizzo. Qui «&nbsp;drague&nbsp;» Johanne.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Ça n’arrive pas qu’aux autres</strong></mark></p>



<p>Chaque jour, avec professionnalisme, sans manifester d’affects, ils recueillent les plaintes de victimes de viol, démêlent dans leurs récits ce qui est dit, ce qui est tu, ce qui pourrait être affabulation. Ils gèrent les explosions de violences, les effondrements, les confrontations entre accusé et accusateur. Sans savoir ce que fera la justice des uns et des autres. Malgré l’humour, les fous rires entre deux drames, l’amitié qui les soude, ils sont souvent tentés de démissionner tant il est difficile de prendre sur soi à longueur de journée toute cette souffrance, d’entrer dans cette intimité saccagée. Parfois, comme eux, on hésite devant une histoire d’amour interdite entre une handicapée mentale et son éducateur&nbsp;: la loi est-elle toujours juste&nbsp;? Dans le jeu sexuel consenti, à quel moment les choses peuvent-elles déraper&nbsp;?</p>



<p>La&nbsp; réalisatrice, en juxtaposant les dépositions, donne à entendre la complexité de chaque cas, et à voir l’omniprésence de la violence dans nos sociétés à travers une quinzaine de situations savamment orchestrées. Le titre l’indique bien, <em>Ça arrive</em>, et pas qu’aux autres. Surtout aux femmes, quand même. Ménagère de moins de 50 ans, vieille femme de plus de 80, assistante sociale, marginale, professeure, hétéros, homosexuels, et même policière…</p>



<p>On pense forcément à <em>Police</em> de Maïwenn, en plus modeste et plus concentré sur le sujet du viol. On pense aux chiffres toujours effrayants&nbsp;: 114 000 enregistrements pour violence sexuelles en 2023, sachant que beaucoup de victimes ne portent jamais plainte.</p>



<p>ÉLISE PADOVANI</p>



<p><em>Ça arrive</em>, de <strong>Sabrina Nouchi</strong></p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>En salles le 27 novembre</strong></mark></p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/ca-arrive-la-culture-du-viol-vue-du-commissariat/"> « Ça arrive », La culture du viol vue du commissariat</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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