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	<title>Archives des violence - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des violence - Journal Zebuline</title>
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		<title>« Anna », l’indomptée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Mar 2025 07:42:17 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C’est un fait divers qui a retenu l’attention de Marco Amenta, ancien photojournaliste : un petit paysan de Sardaigne s’est battu jusqu’au bout pour garder sa terre et il a réussi dans une région où, en général, ce sont les forts qui gagnent. Le réalisateur, qui venait de faire un documentaire sur une bergère décide [&#8230;]</p>
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<p>C’est un fait divers qui a retenu l’attention de <a href="https://www.instagram.com/marco.amenta/">Marco Amenta,</a> ancien photojournaliste : un petit paysan de Sardaigne s’est battu jusqu’au bout pour garder sa terre et il a réussi dans une région où, en général, ce sont les forts qui gagnent. Le réalisateur, qui venait de faire un documentaire sur une bergère décide d’écrire une fiction, Anna, qu’il tourne en langue sarde. Le portrait  d’une femme, sauvage, viscéralement attachée à sa terre qui s’engage dans une lutte totale.</p>



<p><strong>David contre Goliath</strong></p>



<p>Anna (<strong><em><a href="https://www.instagram.com/rose_aste/">Rose Aste</a></em>)</strong> vit seule dans une petite ferme, avec ses chèvres auxquelles elle est très attachée, sur sol âpre qui l’a vue naître. Elle vend ses fromages sur les marchés. De temps à  autre, elle va danser, boit et a des aventures qui ne durent pas. Une vie solitaire qu’elle s’est choisie pour échapper à une situation qui la faisait souffrir. Quand un hélicoptère survole ses enclos pour y déposer la statue de la Vierge qui va protéger le futur chantier, rien ne sera plus pareil. Les monstres mécaniques vont violer la terre où elle vit. La mairie a accordé le permis de construire un énorme complexe hôtelier, ce qui réjouit les villageois : promesses d’emplois et de profit. Anna n’a pas de titre de propriété : autrefois les contrats se concluaient oralement. La lutte ne sera pas facile. Isolée, boycottée par tous y compris celles qui lui achetaient ses fromages, Anna ne baisse pas les bras bien que l’avocat, qu’on lui a attribué, lui assure qu’elle ne pourra pas gagner. Même si cette situation éveille en elle des souvenirs très douloureux, rebelle jusqu’au bout, tenace, indomptable, la belle Anna se bat pour sa terre, pour la Terre qu’elle ne veut pas voir dévorée par le béton. Elle ne se laisse pas acheter malgré les 600 000 euros que lui proposent les promoteurs. Un combat de David contre Goliath haletant…</p>



<p>Tourné souvent en longs plans séquences, joué par des comédiens et des non professionnels, Anna est un film éminemment politique, sans didactisme ; il soulève des questions de société : respect de la terre et profit, droit de vivre libre, violences faites aux femmes. La comédienne qui incarne Anna,<strong> Rose Aste,</strong> par son jeu viscéral, animal, est époustouflante et tout au long du film, on aurait envie d’être aux côtés de cette indomptée pour la soutenir.</p>



<p>ANNIE GAVA</p>



<p><em>Anna</em> de Marco Amenta © MACT Productions</p>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/">cinéma ici </a></p>



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		<title>Les Belles Créatures , l&#8217;été meurtrier</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Sep 2024 17:10:26 +0000</pubDate>
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<p>Il était une fois dans une époque récente trois jeunes Islandais qui vivaient dans une périphérie urbaine qu’on ne nommera pas. Le premier, Konni, (<strong>Viktor Benóný Benediktsson</strong>) surnommé « l’animal », chef de la bande, cognait avant de réfléchir et ne craignait que la brutalité de son père. Le second Siggi (<strong>Snorri Rafn Frímannsson</strong>) suivait aveuglément le premier. Quant au troisième, Addi (<strong>Birgir Dagur Bjarkason</strong>), il cohabitait comme sa petite sœur, avec une mère aimante, un peu chamane, à la blondeur de fée illuminée (<strong>Anita Briem</strong>). Le père, alcoolique, ayant été éloigné du foyer. C’est du point de vue d’Addi, de plus en plus empathique, que va se raconter l’histoire.</p>



<p>C’est lui qui intégrera à la bande d’adolescents désœuvrés, prompts à aller bastonner une quatrième «&nbsp;créature&nbsp;», chétive et «&nbsp;puante&nbsp;» Balli (<strong>Áskell Einar Pálmason</strong>), jusqu’alors victime résignée de leur harcèlement quotidien et de leur brutalité. Balli survit, dans un taudis, quasi abandonné. Son beau-père Svenni (<strong>Ólafur Darri Ólafsso</strong> ) véritable ogre incestueux et violent est sur le point de sortir de prison. Sa mère junkie (<strong>Ísgerður Elfa Gunnarsdóttir</strong>) et sa grande sœur, la plupart du temps, s’absentent du «&nbsp;foyer&nbsp;». Et les péripéties s’enchaîneront pour le pire et le meilleur.</p>



<p><em>Les Belles Créatures</em> de <strong>Guðmundur Arnar Guðmundsson</strong>&nbsp;a quelque chose du conte, &nbsp;habité des visions prémonitoires de Danni, héritier, bien malgré lui, des pouvoirs maternels de médium, au pays des sagas légendaires et guerrières. Pays-paysage autour de Reykjavik, qui, &nbsp;s’il n’est pas au premier plan ici, apparaît par moments, dans la beauté âpre et chaotique de l’été islandais. C’est aussi un film social sur la déliquescence des familles, la perte des repères, et des pères absents ou toxiques, sur la représentation mortifère de la masculinité et la défaillance des services de protection. C’est encore un film d’apprentissage qui met en scène très finement les rapports de force et de faiblesse dans un groupe, la logique solidaire de la meute contre d’autres meutes, l’allégeance au plus fort, au plus fou, les prises de risque insensées propres à l’adolescence, le jeu de rôles entre les individus marqués chacun par leur trauma, et traînant leur boulet de souffrances et de peurs. Car la violence n’est pas «&nbsp;gratuite&nbsp;»&nbsp;: elle est rançon à payer pour d’autres violences dans un enchaînement fatal.</p>



<p>Mais <em>Les Belles Créatures</em>, c’est surtout un film qui ne nous conduit jamais vraiment où on croyait aller. Du naturalisme à l’onirisme, de la cruauté à la tendresse, de la haine à l’amitié, d’un tunnel où on se cache des loups qui guettent les tout petits Poucet à un pont qui enjambe les rives et relie les amis. Qui nous plonge, caméra à l’épaule, en immersion dans les rixes, les viols, les agressions, les orgies, les hallucinations. Qui nous renvoie en pleine poitrine, une violence oppressante, parfois à la limite du supportable. Mais capte, inattendus les gestes de tendresse, de fraternité, de fragilité. Qui nous perche avec les garçons sur les toits dans un vertige anticipant à tout moment la chute et nous happe dans le drame par une mise en scène, un casting et une direction d’acteurs impeccables.</p>



<p>«&nbsp;<em>Le tournage était comme une danse entre le chef opérateur, les jeunes et moi,</em> <strong><em>Sturla Brandth Grøvlen</em></strong><em>, notre directeur de la photographie, est génial pour sa manière de lire une scène et d&rsquo;interagir avec l’acteur. Son travail est magique</em>&nbsp;», dit le réalisateur.</p>



<p>En 123 minutes qu’on ne voit pas passer, le film <em>Les Belles créatures</em> redonne à un titre qui s’appréhende au premier abord comme ironique, son sens littéral.</p>



<p>ÉLISE PADOVANI</p>



<p><em>Les Belles Créatures</em>, de <strong>Guðmundur Arnar Guðmundsson</strong>&nbsp;</p>



<p>En salles le 25 septembre</p>
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		<title> Heroico, la fabrique du monstre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 May 2024 06:13:56 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p> Heroico emprunte son titre au nom du  principal établissement militaire du Mexique, fleuron de la formation des futurs cadres de l’armée nationale : l’Heroico Colegio Militar. Interprété par d’anciens cadets, inspiré par leurs témoignages, Heroico s’ancre dans l’authenticité de ses sources pour proposer une vision stylisée, clinique et parfois hallucinée de la société mexicaine infusée par [&#8230;]</p>
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<p><strong><em> </em></strong><em>Heroico</em> emprunte son titre au nom du  principal établissement militaire du Mexique, fleuron de la formation des futurs cadres de l’armée nationale : l’Heroico Colegio Militar. Interprété par d’anciens cadets, inspiré par leurs témoignages,<em> Heroico</em> s’ancre dans l’authenticité de ses sources pour proposer une vision stylisée, clinique et parfois hallucinée de la société mexicaine infusée par la violence.</p>



<p>Luis, (<strong>Santiago Sandoval Carbajal</strong>) un jeune nahua de 18 ans, s’enrôle comme cadet d’infanterie dans la prestigieuse école, Comme pour la plupart de ses camarades, indigènes et pauvres, sa motivation est économique&nbsp;: «&nbsp; dehors, c’est le merdier&nbsp;». &nbsp;Il s’agit pour lui de bénéficier de l’assurance maladie militaire et de payer les dialyses de sa mère diabétique.</p>



<p>Après une sélection qui passe par un interrogatoire individuel intrusif et un examen collectif dégradant, le jeune homme va découvrir les lois de ce monde clos où il ne sera qu’un «&nbsp;poulain&nbsp;», tremblant sur ses pattes, à la merci de l’arbitraire des sergents. Le sien&nbsp; Sierra (<strong>Fernando Cuautie</strong> ) le prend sous son aile lui évitant le pire dans le cycle des bizutages, humiliations et brimades quotidiennes que subissent les nouveaux venus. Mais cette «&nbsp;protection&nbsp;» fait de Luis le complice des expéditions criminelles organisées par le sergent hors de l’école. &nbsp;On assiste au quotidien de Luis et de ses camarades&nbsp;qu’on pousse à la limite de leur force physique et de leurs ressources morales. Quand les discours officiels du général chantent les valeurs de la Patrie et la défense des droits du peuple, Sierra hurle&nbsp;à ses poulains&nbsp;: «&nbsp;On va faire de vous de vrais salauds, de vrais fils de pute&nbsp;».</p>



<p>On assiste au fil des scènes à cette fabrique du monstre.&nbsp; Pour le doux Luis duquel on extirpe l’empathie&nbsp;, la réalité vire au cauchemar et on ne sait plus si ce qu’il vit n’est pas une extrapolation de son esprit vacillant.&nbsp; A chaque instant il peut devenir victime ou bourreau.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Là, tout n’est qu’ordre et horreur</strong></mark></p>



<p>L’essentiel de l’action se déroule dans l’enceinte de l’établissement, figuré ici par le décor impressionnant de style néo-aztèque du centre cérémonial Otomi.</p>



<p>Entouré de montagnes, d’une architecture minimaliste, minérale, géométrique et monumentale, privilégiant la rigueur-raideur, la symétrie. Dominé par l’aigle de Huitzilopochtli, ce lieu semble sorti d’une dystopie et rappelle à la fois l’histoire d’une civilisation exterminée par les colons européens et l’univers fantasmagorique des dieux aztèques avides de sacrifices humains.</p>



<p>Les plans larges en soulignent l’abstraction&nbsp;: les formations des cadets comme des carrés colorés. Les cadrages serrés le caractère oppressif&nbsp;: alignement de crânes rasés et de corps au garde à vous dans l’allée centrale du dortoir, file de ceux vulnérables, nus, pliés en deux, dans l’enfilade des douches. Rien de bien nouveau cinématographiquement dans ces scènes depuis le chef d’œuvre de Kubrick, <em>Full Metal Jacket</em> mais une réelle efficacité.</p>



<p>Le réalisateur maintient une tension permanente et fait entendre la violence quand on ne la voit pas. Cris de douleur des vidéos que des militaires rigolards regardent et dont on imagine l’origine, bruits des coups et hurlements d’un tabassage nocturne, coups de feu d’une exécution. Mais c’est sans doute la froideur qui s’installe dans le cœur de Luis, monstre en devenir, qui est la<a></a> plus terrible.</p>



<p>ELISE PADOVANI</p>



<p><em>Héroïco</em> de <strong>David Zonana</strong> </p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Sortie le  22 mai</strong></mark> © Paname <em>Distribution</em></p>
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		<title>Les mots justes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Apr 2023 06:25:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Édito]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[extrême-droite]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Macronie n’en est plus à une perversion sémantique près. Les accusations en islamo-gauchisme portées sans suite par Frédérique Vidal et Jean-Michel Blanquer avaient déjà considérablement ranci ce qui reste, aujourd’hui, de débat politique. Les procès tous azimuts en wokisme ont fait du paysage politique français la risée, entre autres, de ses voisins européens, bien [&#8230;]</p>
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<p>La Macronie n’en est plus à une perversion sémantique près. Les accusations en islamo-gauchisme portées sans suite par Frédérique Vidal et Jean-Michel Blanquer avaient déjà considérablement ranci ce qui reste, aujourd’hui, de débat politique. Les procès tous azimuts en wokisme ont fait du paysage politique français la risée, entre autres, de ses voisins européens, bien incapables de comprendre ce que ce néologisme franglais pouvait bien signifier, et pourquoi il succédait à la tout aussi obscure panique face à ladite «&nbsp;théorie du genre&nbsp;». Et Gérald Darmanin de s’emparer à nouveau d’une expression venue tout droit de l’extrême-droite&nbsp;: le «&nbsp;terrorisme&nbsp;intellectuel&nbsp;». Victor Hugo, plaidant dans ses <em>Misérables </em>pour un monde idéal, où «&nbsp;ni despotisme, ni terrorisme&nbsp;» ne viendraient menacer un peuple libre, en aurait certainement pleuré, de rage ou de chagrin. Il n’est pourtant pas si loin, le temps où le Robert définissait le terme «&nbsp;terrorisme&nbsp;» ainsi&nbsp;: «&nbsp;gouvernement par la terreur&nbsp;», description bien plus proche de l’obstination sans bornes de l’exécutif que des rares débordements pointés du doigt.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Une histoire de violence</mark></strong></p>



<p>Nul besoin cependant d’observer la surdité criminelle de l’État à des revendications pourtant légitimes, ou l’éternelle violence d’une classe de possédants à l’égard d’un peuple plus paupérisé que jamais, pour constater envers qui la violence symbolique se déploie. Car la violence physique écrase déjà ceux qu’on accuse d’être des «&nbsp;casseurs professionnels&nbsp;»&nbsp;: ce manifestant plaqué au sol et déshabillé par un policier en pleine rue à Lyon, jeudi dernier&nbsp;; ce militant de Sud Rail qui ne recouvrera pas la vue de son œil gauche&nbsp;; ces étudiantes victimes de violences sexuelles à Lyon il y a deux semaines&nbsp;; et le pronostic vital de Serge D., toujours engagé. Pour eux, et pour tant d’autres victimes de violences policières, l’avenir ne pourra se concevoir sans une résistance de la langue, de la littérature, de la culture. De cette culture où les <em>Réactions Françaises </em>habilement dénoncées par François Krug n’ont que trop infusé.</p>



<p>C’est aussi au nom de ces laissés-pour-compte de quartiers isolés et fragilisés qu’il faudra lutter. Pour les morts et blessés, si jeunes, victimes des fusillades de ce dimanche. Contre cette terreur-là, il est urgent d’agir – et de trouver les mots qui s’imposent.</p>



<p>SUZANNE CANESSA</p>
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