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	<title>Julie Bordenave, auteur/autrice sur Journal Zebuline</title>
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	<title>Julie Bordenave, auteur/autrice sur Journal Zebuline</title>
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		<title>Toustes dehors (enfin) !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Julie Bordenave]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Jun 2026 07:22:14 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Tour de chauffe de cette 13e édition de Toustes dehors (enfin) ! le vendredi 5 juin, avec deux formes très différentes. Dès 16h30 en centre-ville, Adrien M &#38; Claire B inventent avec Faune un jeu de piste virtuel, à reconstituer via 10 affiches grand format placardées sur les murs de la ville. Une application en [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Tour de chauffe de cette 13<sup>e</sup> édition de<em> Toustes dehors (enfin) !</em> le vendredi 5 juin, avec deux formes très différentes. Dès 16h30 en centre-ville, <strong>Adrien M &amp; Claire B</strong> inventent avec <em>Faune </em>un jeu de piste virtuel, à reconstituer via 10 affiches grand format placardées sur les murs de la ville. Une application en réalité augmentée leur donnent vie, pour reconstituer une faune imaginaire. À 19 h, direction le stade Paul Givaudan pour une grande forme participative : le <em>Ballet jogging</em> ! Tout est dit, il vous appartient de vous en remettre au chorégraphe <strong>Pierre Rigal</strong>, qui impulse in situ une chorégraphie avec plus de 100 coureurs amateurs des Hautes-Alpes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Les pépites</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Aux petits matins, loin du tumulte, ce sont des pépites qui se révèlent, qu’elles soient des créations récentes, ou plus matures faisant partie du répertoire des arts de la rue. Dimanche à 9h30, sur le parvis du lycée, moment de grâce avec la compagnie <strong>Paon dans le ciment</strong>. Avec beaucoup de justesse, de pudeur et d’inventivité, le duo fait d’un escalier son espace scénographique. Prétextes à mille métaphores, les marches deviennent aussi terrain de jeu, entre souvenirs lointains, ascension sociale et rêves déchus. Suspendu aux pas du duo, comme à ses lèvres, on embarque dans l’histoire de ce binôme d’amis, que la vie séparera. Bien tourné, bien écrit, bien joué. Touché ! (<em>Hune</em>, les 6 et 7 juin).</p>



<p class="wp-block-paragraph">En matinée aussi, dans la quiétude du jardin du Centre Diocésain, c’est avec ferveur qu’on retrouve les liturgies païennes d’<strong>Olivier Debelhoir</strong>. Seul en piste, l’acrobate très concentré s’attelle à l’accomplissement de son rituel, dans ses lointaines contrées imaginaires où il nous embarque avec une intense poésie très pince-sans-rire (<em>L’Ouest loin</em>, <strong>Compagnie d’un Ours</strong>).Quant à <strong>Nicolas Heredia</strong>, sa qualité est tout autre : tout aussi narquois, mais plus prolixe. Le comédien s’est fait une spécialité de décrypter la sémiologie du quotidien, pour nous rappeler combien tout est signifiant – de la relecture gonflée de <em>L’origine du monde</em> à l’art de légender un environnement pour des visiteurs de passage (<em>Légendes</em> à la gare Saint Charles en octobre 2025). Avec <em>La Fondation du Rien</em>, il propose cette fois de remplir notre planning… d’activités exclusivement annulées, pour nous rendre le temps que l’on nous vole incessamment (<strong>La Vaste Entreprise</strong>, Jardin du Centre Diocésain, en matinée les 6 et 7).</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Cirque indiscipliné</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ailleurs en ville, on glanera des déambulations mêlant parkour et cirque indiscipliné, sur les pas de 5 acrobates et d’un <em>musicien-sprinteur</em> (<em>Impact d’une course</em> <strong>La horde dans les pavés</strong>) ; ou encore les envolés oniriques et fantaisistes du bluffant mentaliste <strong>Kurt Demey</strong>, qui s’adjoint ici les services du chorégraphe <strong>Christian Ubl</strong>, pour le mariage hautement improbable de la magie mentale et de la danse contemporaine sur gazon synthétique (<em>Garden of Chance</em>, Cour de l’école Porte-Colombe). Dans le parc de la Pépinière, des formes tous publics se succèdent durant tout le week-end : marionnettes à doigts sans paroles, donnant vie à d’attachants et ingénieux personnages – chien espiègle, danseurs de claquettes, chœur d’enfants (<em>Hands Up !</em>, <strong>Lejo</strong>) ; ballet tournoyant de deux acrobates à la roue Cyr, sur des notes de violoncelle (<em>Solstice</em>, <strong>Cie Contrepoint</strong>)&#8230; Toujours, le Kiosque de la Pépinière constitue le point de ralliement du festival, son coeur battant, où l’on se ressource et se restaure, avant un tour de chant le soir venu (buvettes, food trucks, espace jeux, lecture, concerts et DJ sets).</p>



<pre class="wp-block-verse">JULIE BORDENAVE<br><br><a href="https://www.theatre-la-passerelle.eu/Toustes-dehors-enfin-26" type="link" id="https://www.theatre-la-passerelle.eu/Toustes-dehors-enfin-26">Toustes dehors (enfin) !<br></a><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Du 5 au 7 juin<br></strong></mark>Divers lieux, Gap</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/societe/escapade/">Escapade </a>Ici<br><br></p>
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		<title>Au revoir et merci</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Julie Bordenave]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 May 2026 08:01:31 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis plus de 30ans, au sein de sa compagnie Mécanique vivante, Franz Clochard dompte le mécanisme des sirènes d’alerte des villes, pour les installer ensuite sur des dispositifs monumentaux : c’est bel et bien le travail d’une vie, pour cet ingénieur musicologue, ancien punk chez Archaos &#8211; son fameux numéro de tronçonneuse ascensionnelle a fait [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Depuis plus de 30ans, au sein de sa compagnie <strong>Mécanique vivante</strong>, <strong>Franz Clochard</strong> dompte le mécanisme des sirènes d’alerte des villes, pour les installer ensuite sur des dispositifs monumentaux : c’est bel et bien le travail d’une vie, pour cet ingénieur musicologue, ancien punk chez Archaos &#8211; son fameux numéro de tronçonneuse ascensionnelle a fait date &#8211; émérite inventeur, ingénieur, poète, tout ceci à la fois. Quel meilleur écrin que le Grand Port Maritime de Marseille pour cette <em>Symphonie portuaire</em>, qui a vu ses instruments fantasmagoriques mixés, le temps d’une soirée, aux envolées jazzy de <strong>Raphaël Imbert</strong>, et aux échos de toutes les musiques des pays maritimes que les fanfares, les percussionnistes et les voix évoquaient ? Un véritable morceau de patrimoine des arts de la rue, mêlé aux forces vives locales. Et si l’on peut regretter que la sirène n’y ait pas trouvé son total épanouissement &#8211; ses mélopées déchirantes sont plus prégnantes dans des pièces du répertoire de la compagnie comme <em>Le chant des sirènes</em> &#8211; c’était un ravissement de les voir à l’œuvre ce soir-là, pour cette symphonie collective unique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Comme un grand coquelicot</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><br></mark></strong>Un hors-d’oeuvre de choix avant le set époustouflant du musicien libanais <strong>Rayess Beck</strong>, qui constituait une bande-son galvanisante pour les chorégraphies participatives des danseurs de la compagnie marseillaise <strong>Shonen</strong> originaires d’Égypte, de Palestine et du Liban. Les danseurs bondissaient de plots en plots au milieu du public, pour y délivrer les gestes à reproduire, inspirés de danses traditionnelles telles que la dabkeh et la taa’kib.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’une ampleur inégalée ce soir-là &#8211; jusqu’à 4 200 spectateurs au plus fort de la soirée -, cette version XXL de <em>Tarab </em>constituait un mets de choix pour clôturer cette semaine de lancement de la Saison Méditerranée. Rassemblé depuis le début de la soirée, le public ne s’y est pas trompé, badant le long de cet espace d’ordinaire privé, ravivant les belles heures de Marseille-Provence 2013 en mirant le somptueux J1 lui faisant face.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le soleil couchant, cette immense esplanade hébergeant grandes tablées et coquelicots géants &#8211; un espace public éminemment marseillais, entre mer scintillante et embrasement de l’horizon &#8211; était de bon augure pour le reste de la programmation de la Saison Méditerranée, qui va essaimer dans toute la France jusqu’à la fin du mois d’octobre. Le choix fait par l’Institut Français de délocaliser ce temps fort d’ouverture en plein air et à Marseille, donnant tout son sens à cet événement d’ampleur, allant puiser à la source-même de sa raison d’être, entre mythes fondateurs, histoire tantôt intime tantôt universelle, et drames humains terriblement contemporains.<br></p>



<pre class="wp-block-verse">JULIE BORDENAVE<br><br>Une nuit au Grand Port se tenait<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong> le 23 mai</strong></mark> au Grand Port Maritime de Marseille.</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/on-y-etait/"><em>On y était</em> ici</a></p>
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		<title>« Wishes Tree » : les vœux colorés de Raeda Saadeh </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Julie Bordenave]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 May 2026 09:38:07 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>D’un bord de la Méditerranée à l’autre, Raeda Saadeh déploie régulièrement autour d’elle son immense robe blanche de vestale, pour recueillir les voeux et souhaits des passants. En 2012, c’était à l’orée de la médina de Tunis durant le festival Dream City, dans une capitale bouleversée par la récente révolution. Au printemps suivant, c&#8217;était à [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">D’un bord de la Méditerranée à l’autre, <strong>Raeda Saadeh</strong> déploie régulièrement autour d’elle son immense robe blanche de vestale, pour recueillir les voeux et souhaits des passants. En 2012, c’était à l’orée de la médina de Tunis durant le festival Dream City, dans une capitale bouleversée par la récente révolution. Au printemps suivant, c&rsquo;était à l’Estaque dans le cadre de Marseille-Provence 2013. Pour sa deuxième venue à Marseille, c’est sur le Vieux-Port que l’artiste palestinienne a posé son dispositif, dans le cadre d’un temps fort de l’ouverture de la <em><a href="https://saisonmediterranee2026.culture.gouv.fr">Saison Méditerranée,</a></em> fomenté notamment par Lieux Publics. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Sublime point de vue, qui magnifie et décuple la portée de sa performance <em>Wishes Tree</em>. Interpellés par l’installation, les badauds de passage se voyaient invités à écrire leurs voeux sur des papiers de tissus colorés, puis à les déposer aux pieds de l’artiste. Peu à peu, la robe immaculée se parait ainsi de pigments, récoltant symboliquement les aspirations d’une communauté à un instant T. Un instantané poétique, un rituel psychomagique appelant à conjurer le sort, comme l’espace public sait en inventer pour faire communion de manière éphémère.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En matière de symbole, Raeda Saadeh s’y connaît, elle dont la vidéo <em>Vacuum</em> a déjà fait le tour du monde : véritable Sisyphe moderne, l’artiste y passe l’aspirateur en plein désert, dans une boucle spatiale suspendue, entre Jéricho et la mer Morte, s’attelant avec ténacité à une tâche perdue d’avance. Rappelons qu’une poignée de semaines auparavant, c’était dans les jardins du Pharo que l’artiste <strong>Ari Hamot</strong>, dans le cadre de la Biennale des arts du réel, procédait à la lecture de lettres rédigées par des spectateurs à l’adresse de leurs ancêtres, avant de les envoyer à la mer (une étape du cycle <em>Mange tes maux</em>, création 2027). Face à elle et aux spectateurs assemblés, la flottille en partance pour Gaza, faisant escale temporairement dans le bassin du J4, donnait une résonance particulière à ces actes artistiques prenant la Méditerranée comme miroir, en appelant à la résistance comme à la réconciliation. </p>



<p class="wp-block-paragraph">JULIE BORDENAVE&nbsp;</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Whishes Tree</em> se tenait le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">17 mai </mark>sur le Vieux-Port de Marseille</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/"><em>Scènes </em>ici </a></p>
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		<title>Le hip-hop dans la 6e dimensionLes Élancées</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Julie Bordenave]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Feb 2026 10:21:23 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le hip-hop et Séverine Bidaud, c’est une histoire de longue date. Quand la gamine de Drancy traverse l’Atlantique dans les années 1990 à la rencontre des pionniers de cette danse, elle se mue en Lady Severine puis revient prêcher la bonne parole en France, contribue à l’organisation des premières battles, fonde sa compagnie 6e Dimension&#8230; [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Le hip-hop et <strong>Séverine Bidaud</strong>, c’est une histoire de longue date. Quand la gamine de Drancy traverse l’Atlantique dans les années 1990 à la rencontre des pionniers de cette danse, elle se mue en Lady Severine puis revient prêcher la bonne parole en France, contribue à l’organisation des premières battles, fonde sa compagnie <strong>6e Dimension</strong>&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est par ce petit bout de lorgnette, dont on sent la passion toujours chevillée au corps, que la chorégraphe nous agrippe avec son spectacle <em><strong>Hip-hop, est-ce bien sérieux ?</strong></em>. Une heure durant, épaulée par son équipe de haute voltige &#8211; époustouflants danseurs, tous champions dans leur domaine -, elle nous fait naviguer à travers les évolutions du mouvement : l’imparable émission <em>Soul Train</em>, le Campbell locking, le popping…</p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Une narration efficace</strong></mark></p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’écran, images d’archives et mots pixélisés appellent une époque. En filigrane, l&rsquo;évocation d’un contexte socio-culturel, le respect gagné par une jeunesse de banlieue, revendiquant ce fameux <em>Peace Unity Love and Having Fun</em> comme un slogan farouchement fédérateur. C’est tout l’historique &#8211; lumineux, documenté et fourmillant d’anecdotes -, de la danse hip-hop qui se déroule devant nous, de la Californie &#8211; Original Lockers ou Electric Boogaloos et leur inspiration protéiforme mêlant postures d’animaux, dessins animés, gestes du quotidien ou démarches de passants… &#8211; à la côte Est, avec l’émergence du breakdance à New-York, porté par les BBoys et Bgirls des blocks parties du Bronx.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La narration, très efficace, mêle démonstration de pas, récit de leurs origines et tuto d’apprentissage &#8211; une démarche ludique qui culmine dans le grand bal participatif proposé à l’issue du spectacle : “<em>le but de ce spectacle, c’est quand même que vous repreniez le flambeau !</em>” Si c’est une gageure de verbaliser le mouvement, c’est bel et bien une évidence pour le festival des arts du geste, qui démontrait une fois de plus avec ce galvanisant spectacle intergénérationnel la pertinence de ses partis pris !</p>



<pre class="wp-block-verse">JULIE BORDENAVE<br><br>Hip-hop, est-ce bien sérieux ? jouait le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">7 février</mark> à l’<a href="https://www.scenesetcines.fr/les-cinemas/espace-gerard-philipe/" type="link" id="https://www.scenesetcines.fr/les-cinemas/espace-gerard-philipe/">espace Gérard Philipe</a> d’Istres, dans le cadre des <a href="https://www.scenesetcines.fr/les-theatres/les-elancees/" type="link" id="https://www.scenesetcines.fr/les-theatres/les-elancees/">Elancées.</a></pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/"><em>Scènes</em> ici</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Élan vital</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Julie Bordenave]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Jan 2026 08:25:09 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Malgré la douloureuse défection d’une tête d’affiche attendue de cette 28e édition – Entre chiens et loups du Théâtre du Centaure, annulé pour cause de blessure à quelques jours du lancement du festival – cette nouvelle cuvée des Élancées s’annonce trépidante. L’énergie furibonde de grandes troupes internationales promet des étincelles sur la piste : bande [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Malgré la douloureuse défection d’une tête d’affiche attendue de cette 28<sup>e</sup> édition – <em>Entre chiens et loups</em> du <strong>Théâtre du Centaure</strong>, annulé pour cause de blessure à quelques jours du lancement du festival – cette nouvelle cuvée des <em>Élancées</em> s’annonce trépidante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’énergie furibonde de grandes troupes internationales promet des étincelles sur la piste : bande son électro pour les spectaculaires portés de la Cie australienne <strong>Circa </strong>(le 31 janvier au Théâtre de Fos-sur-Mer), fantaisie sur les notes de Bach avec la compagnie espagnole <strong>Aracaladanza </strong>(le 8 février à la Colonne, Miramas)&#8230; Avec <em>Moya </em>du <strong>Zip Zap Circus</strong>, école implantée au Cap depuis 30 ans, dix jeunes acrobates sud africains content leur envies d’émancipation, mêlant la tradition – pantsula, acro-danse, gumboots –, aux techniques circassiennes – sangles aériennes, roue Cyr, jonglage, tissu, trapèze… (le 27 janvier à l’Usine, Istres).</p>



<p class="wp-block-paragraph">En tournée depuis 10 ans à travers l’Europe, <em>Mad in Finland</em> pose son chapiteau à Miramas : 7 acrobates finlandaises y conjuguent leurs disciplines évocatrices – suspension capillaire, antipodisme, rola-bola, danse sur fil… – pour se jouer des clichés entourant le folklore de leur pays d’origine, entre nuit polaire, bûcherons et saunas (du 11 au 15 février, sous chapiteau à Miramas).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les fidélités régionales, on aura plaisir à retrouver les plus récentes créations de <strong>Michael Kelemenis</strong> ou encore de <strong>Josette Baïz</strong>, qui revisite le mythe de Don Juan entre krump et hip-hop (<em>Cinq versions de Don Juan</em>, le 10 février à la Colonne, Miramas). Au rayon des pépites, des valeurs sûres – <em>Hourvari</em> de Rasposo, impertinent charivari tissant une vénéneuse fable autour de l’enfance et de la désobéissance (du 13 au 15 février sous chapiteau à Istres) – ou prometteuses : un montage de meuble Ikea qui s’annonce savoureux, aux côtés de <strong>Mathieu Despoisse</strong> et <strong>Etienne Manceau</strong> (sortie de résidence de <em>Pling-Klang</em>, le 14 février au Citron Jaune, Port-saint-Louis-du-Rhône).<br><br><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jeux à danser</mark></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ajoutons un soupçon de magie pour parfaire le paysage : close-up de <strong>Julien Becquelin</strong>, mentalisme de <strong>Scorpène</strong>, ou magie plus visuelle avec <em>Ballroom</em>, digression jonglée dans un camion théâtre, avec la compagnie belge <strong>Post uit Hessdalen </strong>(du 4 au 8 février à Istres et Fos).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, pour honorer sa ligne éditoriale dédiée aux arts du geste dans leur pluralité, le festival consacre cette année un focus à «&nbsp;<em>la danse et l’enfant</em>&nbsp;». À glaner, une table ronde en matinée le 7 février, un jeu de société grandeur nature imaginé par <strong>Christine Fricker </strong>(<em>Labyrinthe de l’oie</em>, le 7 février à la Maison de la danse, Istres), une immersion ludique et documentée dans le mouvement hip-hop, de ses origines à nos jours avec la compagnie <strong>6</strong><sup><strong>e</strong></sup><strong> Dimension</strong> (le 7 février à l’espace Gérard Philipe de Port-saint-Louis-du-Rhône), suivi d’un bal urbain ; ou encore <em>P.I.E.D.#Format de poche</em>, espiègle chorégraphie dédiée à ces membres parfois mal aimés, par la chorégraphe <strong>Bérénice Legrand</strong> (le 4 février à l’Oppidum de Cornillon-Confoux). Avec toujours des tarifs accessibles – de 5 à 8 euros – fidèles à l&rsquo;éthique déployée tout au long de ces années par Anne Renault, ancienne directrice de Scènes &amp; Cinés, qui signe ici sa dernière édition.</p>



<pre class="wp-block-verse">JULIE BORDENAVE<br><br><a href="https://www.scenesetcines.fr/les-theatres/les-elancees/" type="link" id="https://www.scenesetcines.fr/les-theatres/les-elancees/">Les Élancées<br></a><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 3 au 15 février</mark><br>Istres et alentour</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/"><em>Scènes</em> ici</a></p>
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		<title>Du cirque en rab</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Julie Bordenave]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Jan 2026 08:46:11 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Cet Entre2 Biac, c’est l’occasion d’opérer une navigation parmi les propos et esthétiques de la création circassienne contemporaine, entre compagnies locales et internationales, du 15 janvier au 15 février. Avec Anitya («&#160;non-éternité&#160;» ou «&#160;impermanence&#160;»)dans la philosophie bouddhiste, les arts plastiques s’invitent au plateau. Seule en scène, l’acrobate Inbal Ben Haim se déploie lentement au sein [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Cet <em>Entre2 Biac</em>, c’est l’occasion d’opérer une navigation parmi les propos et esthétiques de la création circassienne contemporaine, entre compagnies locales et internationales, du 15 janvier au 15 février. Avec <em>Anitya</em> («&nbsp;<em>non-éternité&nbsp;</em>» ou «&nbsp;<em>impermanence&nbsp;</em>»)dans la philosophie bouddhiste, les arts plastiques s’invitent au plateau. Seule en scène, l’acrobate <strong>Inbal Ben Haim </strong>se déploie lentement au sein d’une monumentale scénographie defils entrelacés, que le public est invité à lentement déconstruire (les 6 et 7 février chez Archaos, Marseille).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un camion aménagé, les jongleurs <strong>Stijn Grupping</strong> et <strong>Ine Van Baelen </strong>explorent quant à eux une chorégraphie hypnotique de balles rebondissantes qui semblent défier les lois de la gravité, aidées d’une pointe de magie (<em>Ballroom</em> <em>– Post uit Hessdalen</em> le 21 janvier, Domaine de Fontblanche, Vitrolles).</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est l’occasion aussi pour les spectateurs de retrouver des artistes locaux, qui ont tissé une complicité au long cours avec le festival : les 13 et 14 février, double programmation chez Archaos, avec les compagnies <strong>Libertivore</strong> et <strong>La Mondiale Générale</strong>. En première partie de soirée, <strong>Fanny Soriano</strong> présentera <em>Faune</em>, sa plus récente création axée une nouvelle fois autour d’un cirque chorégraphié et organique. Manipulant des bois de cerfs, trois circassiennes y incarnent des figures férales, entre puissance et délicatesse, parade et prédation (à retrouver aussi le 6 février au Théâtre Comoedia, Aubagne). En deuxième partie de soirée, <strong>La Mondiale générale </strong>propose une nouvelle digression autour de son agrès préféré, le bastaing de bois – ici, deux acrobates en bien mauvaise posture nous livrent leurs irrésistibles tergiversations via des murmures amplifiés.<br><br></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Haut les coeurs</mark></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au rayon des inclassables, on retrouve avec délectation une nouvelle errance de la <strong>Cie L’Immédiat</strong>. Qui a déjà croisé la route de <strong>Camille Boitel</strong> sait qu’ici, l’accident se fait poésie, l’aléa force de loi. Sa nouvelle pièce sans titre, pensée avec <strong>Sève Bernard</strong>, se présente comme une suite de catastrophes, de lévitations et autres figures en (dés)équilibre (les 5 et 6 février au Bois de l’Aune à Aix).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autres motifs, celui de la peur – angoisse de l’acrobate comme vertige du quotidien – que le fil-de-fériste <strong>Lucas Bergandi </strong>sonde en mots et en gestes aux côtés du jongleur <strong>Clément Dazin</strong> (<em>A.N.G.S.T.</em>, <strong>La Main de l&rsquo;Homme</strong>, les 7 et 9 février, salle Guy Obino, Vitrolles), ou encore l’introspection de la contorsionniste <strong>Katell Le Brenn</strong>, dans un <em>auto-corps-trait</em> entre beat boxing et Schubert (<em>Des nuits pour voir le jOur</em>, du 22 au 24 janvier, chez Archaos).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec les enfants, on retrouvera les acrobaties sur ballons de baudruche de la <strong>Cie SCOM</strong> (<em>Baoum!</em>, du 28 janvier au 14 février, à Berre l’Etang et Marseille), ou encore les échanges entre circassienne et contrebassiste, dans un espace tapissé de papier kraft de la <strong>Compagnie Lunatic </strong>(<em>Dans les grandes lignes</em>, les 9 et 10 février, Archaos).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les grands spectacles sont à glaner du côté des <em>Élancées</em>, qui pose à Istres sa 28<sup>e</sup> édition du 3 au 15 février : suspension capillaire avec le <strong>Galapiat Cirque</strong> (<em>Mad in Finland</em> du 11 au 15 février, La Colonne, Miramas) ; disciplines circassiennes mêlées aux danses traditionnelles et contemporaines sud africaines avec <em>Moya</em> de <strong>Zip Zap Circus</strong> (le 27 janvier, Théâtre de l&rsquo;Olivier à l&rsquo;Usine, Istres) ; meute de loup campée par les 10 acrobates de <strong>Circa</strong> (<em>Wolf</em>, le 31 janvier au Théâtre de Fos-sur-Mer) ; mais aussi le magistral <em>Hourvari</em> de la <strong>Cie Rasposo</strong>, pour ceux qui l’auraient raté l’an dernier (du 13 au 15 février, Théâtre de l&rsquo;Olivier à l&rsquo;Usine, Istres) !<br><br></p>



<pre class="wp-block-verse">JULIE BORDENAVE<br><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><a href="https://biennale-cirque.com/">Entre2 Biac<br></a></mark><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 15 janvier au 15 février</mark><br>Marseille, Aix, Aubagne, Vitrolles…</pre>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Petite Touche</strong><br>En 2016, l’auteur de bande dessiné Frédéric Clément créait le personnage de Petite Touche. Une jeune fille, qui ne voit pas, et qui faisait la rencontre de Corbillard, un corbeau, qui n’entend pas. Quelques années plus tard, la compagnie (régionale) du Théâtre Désaccordé reprend ce texte, et ces images, pour en faire un spectacle à la fois accessible aux voyants et non voyants. Dans ce théâtre de chair et de marionnettes, on suit ces deux personnages qui s’allient pour vaincre l’affreux Marabout. <em>N.S.</em><br>17 janvier<br><strong>Théâtre Le Pôle</strong>, Le Revest-les-Eaux</pre>
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		<title>Un bulle éclatante</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Julie Bordenave]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Jan 2026 10:05:52 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Une once de psychédélisme, une expérience multisensorielle, une grande audace formelle :mi-décembre à Marseille, du Théâtre Massalia au Mucem, Galaxie provisoire donnait une très vive expression de ce parti pris éditorial. Seule en scène, usant de son saxophone avec parcimonie, Maguelone Vidal y revisite l’art ancestral des bulles de savon. Pour créer des planètes colorées [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Une once de psychédélisme, une expérience multisensorielle, une grande audace formelle :<br>mi-décembre à Marseille, du Théâtre Massalia au Mucem, <em>Galaxie provisoire</em> donnait une très vive expression de ce parti pris éditorial. Seule en scène, usant de son saxophone avec parcimonie, <strong>Maguelone Vidal</strong> y revisite l’art ancestral des bulles de savon. Pour créer des planètes colorées et irisées, petits foyers iridescents s’agrégeant peu à peu aux quatre coins de la scène plongée dans le noir, l’artiste use de divers outils – calumet télescopique, pipe à bulles, ou ses simples mains en alcôve.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En évolution perpétuelle, le dispositif est évocateur, propice à délier l’imagination dans une ambiance hypnotique. On y devine comètes, constellations, nébuleuses et arcs en ciel éphémères, les enfants sont subjugués – «&nbsp;<em>de l’eau à couleur de paillettes, ça n’existe pas normalement !</em>&nbsp;». Un crépitement d’ébullition, caractéristique de la rencontre de l’air et de l’eau, suivi d’aspersion et brumisation ; des bulles emplies de fumée qui éclatent en s’envolant… Il s’agit quasi de théâtre noir, dans lequel la démiurge s’efface et réapparait, laissant toute la place aux métamorphoses en cours, ordonnant son rituel sibyllin à l’aide d’artefacts et accessoires minimalistes, se passant volontairement de toutes nouvelles technologies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La bande son est organique – inspiration, expiration, discrètement soulignée de compositions contemporaines. Les actions sont parfois sonorisées, quand un lasso lumineux tournoie à bout de bras. L’interaction entre air et eau se fait espiègle, le quatrième mur se dissout instantanément quand les bulles envahissent les gradins dans une tempête de savon ! L’immersion est totale, ravissante pour tous les âges, nous plongeant dans un agréable état d’apesanteur entre clarté et lumière, dans une <em>Galaxie provisoire</em> qui porte bien son nom.</p>



<pre class="wp-block-verse">JULIE BORDENAVE<br><br> Galaxie provisoire a été donné le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">samedi 13 décembre</mark> au <a href="https://www.theatremassalia.com/">Théâtre Massalia</a>, Marseille.</pre>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Tous à l’Opéra<br></mark></em></strong><br>Le 15 décembre, le festival Tous en son ! invitait à un concert pédagogique à l’Opéra de Marseille. De Schumann à Schubert en passant par Brahms, Mozart ou encore Benjamin Britten, cette promenade musicale à travers les siècles proposée par un trio échappé de l’Orchestre philharmonique de Marseille – Cécile Florentin (alto), Cécile Freyssenède (violon) et Véronique Gueirard (violoncelle) –, se commentait en direct, pour mieux discerner par exemple les pizzicati symbolisant les gouttes d’eau chez Vivaldi. Deux expériences fidèles à l’éclectisme échevelé de Tous en sons !, excellent festival brillant toujours par son audace et son grand écart entre musiques dites savantes et populaires, pour décomplexer les escourdilles dès le plus jeune âge. J.B.</pre>
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		<title>Le cirque, vent debout</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Julie Bordenave]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Nov 2025 10:01:40 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Du 14 au 16 novembre, La Nuit du cirque entame son nouveau marathon créatif pour promouvoir le cirque contemporain en France et dans le monde Un marathon de trois jours et trois nuits en faveur du cirque contemporain, l’opération est vivifiante. On la doit à Territoires de cirque – association regroupant une soixantaine de structures, [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 14 au 16 novembre, La Nuit du cirque entame son nouveau marathon créatif pour promouvoir le cirque contemporain en France et dans le monde</mark></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Un marathon de trois jours et trois nuits en faveur du cirque contemporain, l’opération est vivifiante. On la doit à Territoires de cirque – association regroupant une soixantaine de structures, dont les 14 pôles nationaux – qui organise depuis 2019 cet événement, partie émergée d’actions au long cours, menées sur le papier et sur le terrain pour faire reconnaître les droits et spécificités du cirque contemporain, un secteur plus que jamais précarisé et malmené. Pour cette 7<sup>e</sup> édition, plus de 400 rendez-vous se tiennent simultanément sur 24 territoires.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">À voir en Région Sud</mark></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À Istres, la compagnie québécoise <strong>Machine de cirque</strong> resserre son savoir faire exubérant autour du duo d’acrobates <strong>Maxim Laurin</strong> et <strong>Guillaume Larouche</strong>, à la planche coréenne (<em>Ghost light : Entre la chute et l&rsquo;envol</em>, le 14 novembre à L&rsquo;Usine). Chez Archaos à Marseille, <strong>Marianna de Sanctis</strong> examine sa condition d’artiste, entre cirque et stand up:le poids du regard de l’autre, les affres de la création, la difficulté de concilier sa vie de mère et d’artiste, tout en déjouant les préjugés et la discrimination (<em>Mother.Woman.Artist</em>, <strong>Cie MDS</strong>, le 14 novembre).<br><br>À La Seyne-sur-Mer, c’est <strong>Katell Le Brenn </strong>qui nous livre son «<em>auto-corps-trait</em>&nbsp;» : contorsionniste et équilibriste, elle explore sa pratique en mots et en gestes, dans une création revendiquée comme «&nbsp;<em>une grande respiration partagée</em>&nbsp;» visant à sublimer le quotidien (<em>Des nuits pour voir le jOur</em>, <strong>Cie Allégorie</strong>). Les 14 et 15 novembre, elle partage l’affiche avec <em>Le bruit</em> du <strong>Cirque des Petites Natures</strong>, grande fête carnavalesque animée par une quinzaine d’artistes évoluant dans une imagerie proche de Fellini et d&rsquo;Almodovar : homme-oiseau, prêtresse extatique, centaure…</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a></a> À Grasse enfin, une étonnante expérience : <em>On purge bébé</em>, ou la relecture d’un classique du vaudeville par <strong>Karelle Prugnaud</strong>, qui convie notamment sur scène le brillant et truculent <strong>Nikolaus Holz</strong>, spécialité en «&nbsp;<em>ingénierie du ratage</em>&nbsp;» (le 14 novembre au Théâtre de Grasse).</p>



<pre class="wp-block-verse">JULIE BORDENAVE<br><br>La nuit du cirque<br>Du <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">14 au 16 novembre</mark><br>Divers lieux, Région Sud et ailleurs</pre>
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		<title>U-Day à la Cité </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Julie Bordenave]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Oct 2025 14:24:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Escapade]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
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		<category><![CDATA[Un Dimanche aux Aygalades]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Comme chaque début de mois, la Cité des arts de la rue ouvre ses portes pour une programmation dominicale fédératrice  Connu des initiés sous l’acronyme UDAY, l’événement Un dimanche aux Aygalades accueille en chaque début de mois les visiteurs à la Cité des arts de la rue. Tel un rituel concocté par les structures résidentes, [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Comme chaque début de mois, la Cité des arts de la rue ouvre ses portes pour une programmation dominicale fédératrice </strong></mark></p>



<p class="wp-block-paragraph">Connu des initiés sous l’acronyme <em>UDAY</em>, l’événement <em>Un dimanche aux Aygalades</em> accueille en chaque début de mois les visiteurs à la Cité des arts de la rue. Tel un rituel concocté par les structures résidentes, le programme dominical n’est à chaque fois ni tout fait le même, ni tout à fait un autre : marché de producteurs locaux (de 10 h à 14 h sous la grande halle), balade dans le jardin des Aygalades à la découverte de sa cascade insolite, conférence sauvage <em>Voix d’eaux</em> autour d’enjeux environnementaux (à 11 h, organisé par Les Gamarres)&#8230;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les plus matinaux, Jean-François Marc propose une visite guidée de la Cité des arts de la rue et de sa fantasque histoire, dès 10 h. A 12h30, place à l’artistique : Lieux Publics programme cette fois une compagnie régionale, <strong>Les hommes de mains</strong>. Juché sur un tapis roulant de 5 mètres de long, le duo d’acrobates – <strong>Nicolas Moreno</strong> et <strong>Magdalena Hidalgo</strong>, mis en scène par <strong>Joris Frigerio</strong> – éprouvent un chemin de vie mouvant. Sur un sol en perpétuel déséquilibre, tour à tour contrainte à déjouer ou allié ludique, le main à main prend une dimension supplémentaire. Malicieusement nommée <em>Immobiles</em>, la performance rejoue durant 30 minutes la vie qui s’écoule, entre petits défis absurdes et temps qui se joue de nous, même quand nous tentons de le défier.<br></p>



<pre class="wp-block-verse">JULIE BORDENAVE <br><br>Un dimanche aux Aygalades<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">2 novembre<br></mark><a href="https://www.lacitedesartsdelarue.net/">Cité des arts de la rue</a>, Marseille</pre>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<dc:creator><![CDATA[Julie Bordenave]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Oct 2025 13:20:07 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph">Protéiforme et inventive, <a href="https://lameandre.org/">La Méandre</a> n’est décidément jamais où on l&rsquo;attend. Après un ciné-concert monumental de plein air, qui s’est attirée les faveurs des festivals les saisons passées (<em>Fantôme</em>), un duo de danse uppercut au milieu de la foule (<em>Bien Parado</em>) ou encore du mélancolique dessin animé sous caravane (<em>Avion papier</em>), le collectif chalonnais renoue avec ses premières amours : les entresorts un peu falabracks. Inspiré du livre de Clémentine Mendois et Rudy Spiessert, <em>Radio Banane</em> se présente comme une radio pirate participative, animée par un singe et un toucan depuis une vieille carcasse d’avion au fond de la jungle. Une nouvelle expérience immersive au plus près des artistes, pour une folle aventure partagée ! Gratuit dès 6 ans, réservation obligatoire.</p>



<pre class="wp-block-verse">J.B. <br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">22 et 24 octobre </mark><br><a href="https://www.lacitedesartsdelarue.net/">Cité des arts de la rue</a>, Marseille </pre>



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