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	<title>Michel Flandrin, auteur/autrice sur Journal Zebuline</title>
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	<title>Michel Flandrin, auteur/autrice sur Journal Zebuline</title>
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		<title>Pas de voix au chapitre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Michel Flandrin]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Jul 2026 07:33:31 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>François Gremaud revient au Festival d’Avignon, non plus en compagnie d’une héroïne tragique façon Phèdre ou Carmen&#160;mais avec Christian, son frère cadet. Celui-ci occupe le centre de la scène. François se tient côté jardin. Entendre ou ne pas entendre&#160;? Là n’est pas la question. La surdité n’est pas vécue comme une perte, mais comme une [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">François Gremaud revient au Festival d’Avignon, non plus en compagnie d’une héroïne tragique façon Phèdre ou Carmen&nbsp;mais avec Christian, son frère cadet. Celui-ci occupe le centre de la scène. François se tient côté jardin. Entendre ou ne pas entendre&nbsp;? Là n’est pas la question. <em>La surdité n’est pas vécue comme une perte, mais comme une autre organisation du monde.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, les fraters s’éloignent de l’approche entendante et redéfinissent la surdité. Celle-ci s’affirme comme une minorité linguistique avec sa propre existence. En s’appuyant sur les témoignages de résistance de la communauté sourde et sur les écrits de penseuses&nbsp;: Isabelle Stengers, Cynthia Fleury.. , Christian et François célèbrent l’amour du théâtre et de la puissance expressive de la langue des signes, à laquelle le théâtre de François Grémaud doit beaucoup.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car la LSF n’est pas une adaptation gestuelle du français, mais une langue à part entière qui fonctionne sur la spatialité et la morphologie visuelle. Christian s’exprime dans un langage qui <em>articule la pensée dans l’espace</em>. Mais alors, comment signer un calembour&nbsp;? La problématique surgit dans <em>Mon Frère</em>, un dialogue qui souligne<em> la difficulté de ne pas entendre dans un monde d’entendants</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Chambre sans écho</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Boris Charmatz donne un prolongement à <em>Somnole</em>, un autre solo baigné de joie enfantine. <em>Muette</em> est né de moments passés dans des pièces sans écho, telle la chambre anéchoïque de l’Institut de Recherche et Coordination Acoustique/Musique (IRCAM).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le danseur, l’absence de réverbération délimite «&nbsp;<em>un laboratoire de silence, propice à une chorégraphie du souffle&nbsp;»</em>. Pourtant, le corps fait du bruit et le solo est beaucoup moins muet qu’il n’y paraît.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Muette </em>parcourt la lisière infranchissable de ce qui n’arrive pas à dépasser les lèvres.<em> «&nbsp;Il y a quelque chose de politique à forcer l’écoute par le silence</em>.&nbsp;» Suite aux fastueux <em>Cercles</em> et au bouleversant <em>Forever</em> (2024), Boris Charmatz revient au Festival avec cette forme simple, aller-retour entre «&nbsp;<em>les voix que l’on n’entend pas et celles qui n’arrivent pas à parler.&nbsp;»</em></p>



<pre class="wp-block-verse">MICHEL FLANDRIN<br><br><strong>Mon frère<br></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Du 7 au 13 juillet à 12h<br></strong></mark><br>relâche le 10<br><br><strong>Muette<br></strong><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 17 au 24 juillet à 18h30<br></mark></strong><br>relâche le 20<br><br><a href="https://festival-avignon.com/index.php/fr/lieux/chartreuse-de-villeneuve-lez-avignon-1187" type="link" id="https://festival-avignon.com/index.php/fr/lieux/chartreuse-de-villeneuve-lez-avignon-1187">Tinel, Chartreuse de Villeneuve-lez-Avignon</a></pre>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Marjoline</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Michel Flandrin]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Jul 2026 07:26:43 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Marjoline est comme un castelet rechapé d’une brocante. Dans cette boîte à extravagances de la compagnie avignonnaise Deraïdenz, une étonnante épopée s’entreprend. Précisons qu’au départ, la Marjoline en question est plutôt sédentaire. Des accords de guitare sans lendemain, des lectures vite délaissées, rien ne résiste au carré de verre auquel elle accorde l’essentiel de son [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><em>Marjoline</em> est comme un castelet rechapé d’une brocante. Dans cette boîte à extravagances de la compagnie avignonnaise Deraïdenz, une étonnante épopée s’entreprend. Précisons qu’au départ, la <em>Marjoline</em> en question est plutôt sédentaire. Des accords de guitare sans lendemain, des lectures vite délaissées, rien ne résiste au carré de verre auquel elle accorde l’essentiel de son attention.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À tel point que survient l’inévitable&nbsp;: la gamine est si accaparée qu’elle finit absorbée de l’autre côté de l’écran. Dans ce nouveau pays des merveilles, la geek en herbe devient une figurine manipulée, face à des créatures plus ou moins avenantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lewis Carroll côtoie le mythe de Narcisse dans cette fable picaresque, imaginée par ses interprètes. Marjorie Pagliai et Coline Agard dessinent et animent cette suite de mésaventures bigarrées. Les précipices de l’ignorance virtuelle, le désarroi de la solitude numérique se matérialisent au fil d’une odyssée bariolée d’illusions à vue et de fantasmagories bidouillées. Face à la froide bêtise algorithmique, <em>Marjoline</em> brandit une fantaisie artisanale, une inspiration iconoclaste, servies avec élégance, sans baisse de rythme et 100&nbsp;% à la main.</p>



<pre class="wp-block-verse">MICHEL FLANDRIN<br><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">du 4 au 12 juillet à 10h<br></mark></strong><br>relâche le lundi<br><br><a href="https://leveilleur-scop.fr/" type="link" id="https://leveilleur-scop.fr/">L’Éveilleur</a></pre>



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		<title>La Fileuse de nuit</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Michel Flandrin]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Jul 2026 07:26:19 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La Fileuse de nuit est une partition qui jongle avec les mots et leurs acceptions. La proposition se double d’un ravaudage mémoriel, au fil duquel une retoucheuse aussi intrépide qu’indécise, s’efforce de combler, voire de masquer, les trous et les béances qui mitent son récit familial. Donc, on serait dans un conte, un tâtonnement erratique, [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><em>La Fileuse de nuit</em> est une partition qui jongle avec les mots et leurs acceptions. La proposition se double d’un ravaudage mémoriel, au fil duquel une retoucheuse aussi intrépide qu’indécise, s’efforce de combler, voire de masquer, les trous et les béances qui mitent son récit familial.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Donc, on serait dans un conte, un tâtonnement erratique, qui s’amorce au fond d’une grotte. Une spéléologue tente de frayer dans l’obscurité. Plus avant, se devinent des portes qui ouvrent sur des <em>placards à silence</em>. Comme dans toute fable, l’héroïne croise des ogres, certains avec une longue barbe bleuâtre, d’autres perclus de croix gammées. Elle côtoie encore des monstres d’autant plus terribles qu’ils respirent l’ordinaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le travail relève d’un rafistolage dramatique à la fois subtil et échevelé, brodé par une petite main qui finit par méditer en compagnie de Tchekhov. Le chroniqueur fataliste la pousse à admettre, qu’au-delà de les réparer, il est encore possible d’embrasser les vivants. En points universels,&nbsp;Elsa Rozenkop et son équipe reprisent le théâtre en une tapisserie artisanale, couturée en majesté.</p>



<pre class="wp-block-verse">M.F.<br><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 4 au 25 juillet à 15h50<br></mark></strong><br>Relâche le dimanche<br><br><a href="https://www.artephile.com/" type="link" id="https://www.artephile.com/">Artéphile Théâtre</a></pre>



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		<title>Le clown comme un poème</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Michel Flandrin]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Jul 2026 07:25:39 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que son Entreprise fête son quarantième anniversaire, François Cervantes monte au plateau. Une table, une chaise, quelques notes et c’est parti pour un récit-conférence. Il revient sur son entrée en théâtre : la création de sa compagnie, la recherche collective, le premier spectacle synonyme de succès. Ne pas paresser, explorer de nouvelles voies. D’où [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Alors que son <em>Entreprise</em> fête son quarantième anniversaire, François Cervantes monte au plateau. Une table, une chaise, quelques notes et c’est parti pour un récit-conférence. Il revient sur son entrée en théâtre : la création de sa compagnie, la recherche collective, le premier spectacle synonyme de succès.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ne pas paresser, explorer de nouvelles voies. D’où le recours aux masques, puis l’apparition du clown, <em>cet étranger qui vient de l&rsquo;intérieur. </em><em>Ainsi</em> advint Catherine Germain, ainsi surgit son clown Arletti, en lice dans 6 des 19 spectacles créés par <em>L’Entreprise</em>. L’apparition de la dame-clown, toute en espiègle spontanéité, tourneboule et enrichit l&rsquo;exposé. Dans un troisième et dernier temps, Catherine reviendra au naturel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le spectacle tient d&rsquo;une masterclass, avec son chapelet d’anecdotes et d’enseignements. Il relève encore d’une leçon gesticulée et d&rsquo;un dialogue complice qui agrègent les paroles explicatives à de ravissantes démonstrations. Finalement, au bout du conte, <em>Le Clown comme un poème</em> se résume en une indéfectible et scintillante histoire d’amour.</p>



<pre class="wp-block-verse">M.F.<br><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 4 au 25 juillet à 19h<br></mark></strong><br>relâche le mercredi<br><br><a href="https://www.theatredeshalles.com/" type="link" id="https://www.theatredeshalles.com/">Théâtres des Halles</a></pre>



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		<title>L’Étrangère</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Michel Flandrin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Jul 2025 12:32:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
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		<category><![CDATA[Fabrice Lebert]]></category>
		<category><![CDATA[Festival Off d’Avignon]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>S’il n’est reste qu’une&#8230; Marie reste la dernière élève d’un enseignant en littérature, à la pédagogie trop conventionnelle. Quoi qu’il en soit Marie est là, avec en mains un exemplaire annoté de L’Étranger.  Pourquoi Meursault a-t-il vidé une arme qui ne lui appartient pas, sur un homme qu’il ne connaissait pas ? L’énigme amorce une enquête de voisinage au fil de [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">S’il n’est reste qu’une&#8230; Marie reste la dernière élève d’un enseignant en littérature, à la pédagogie trop conventionnelle. Quoi qu’il en soit Marie est là, avec en mains un exemplaire annoté de <em>L’Étranger</em>. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourquoi Meursault a-t-il vidé une arme qui ne lui appartient pas, sur un homme qu’il ne connaissait pas ? L’énigme amorce une enquête de voisinage au fil de laquelle l’on croise Sintès, le voisin souteneur, un juge perplexe, un aumônier prosélyte. Et Marie Cardona. A l’investigation se greffe un jeu de rôle où l’étudiante endosse le seul personnage féminin du roman. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans toutes les grandes œuvres, l’on ne sait pas tout.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jean-Baptiste Barbuscia confie à Marion Bajot et <a href="http://www.fabricelebert.fr/">Fabrice Lebert</a> son approche oblique et féminine d’une œuvre phare de la littérature du XXe siècle. L’ardeur tenace et frémissante de Marion-Maria, l’utilisation d’accessoires basiques à l’image du vocabulaire propre à Camus, agrémentent ce suspense littéraire, doublé d’une entrée originale pour les publics adolescents et adultes, déroutés face à cet<em> Étranger </em>et sa complexe simplicité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Se dessine encore un éloge de la transmission qui, au-delà du savoir, éveille la curiosité et stimule l’intelligence.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">MICHEL FLANDRIN</p>



<pre class="wp-block-verse"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 5 au 26 juillet à 13h30</mark><br>Théâtre du Balcon </pre>



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		<title>Le Canard Sauvage</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Michel Flandrin]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Jul 2025 13:00:54 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Régulièrement, Thomas Ostermeier retrouve son Opéra d’Avignon. En 2004, un salon était surplombé par aquarium géant pour Nora et la Maison de poupée d’Ibsen. En 2012, Ibsen encore : le quatrième mur s’effondrait pour les besoins d’une assemblée générale scène-salle dans Un ennemi du peuple . En 2015, un détour par Shakespeare : au sein d’une boîte noire, cernée de mignardises à l’italienne, rôdait le plus sociopathe des monarques, Richard III.  Cette année Ostermeier retrouve Henrik Ibsen pour&#160;Le Canard Sauvage.&#160;Au même titre que&#160;Un ennemi du peuple,&#160;publié deux ans plus tard, la [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Régulièrement, Thomas Ostermeier retrouve son Opéra d’Avignon. En 2004, un salon était surplombé par aquarium géant pour <em>Nora </em>et<em> </em>la<em> Maison de poupée</em> d’Ibsen. En 2012, Ibsen encore : le quatrième mur s’effondrait pour les besoins d’une assemblée générale scène-salle dans <em>Un ennemi du peuple</em> . En 2015, un détour par Shakespeare : au sein d’une boîte noire, cernée de mignardises à l’italienne, rôdait le plus sociopathe des monarques, <em>Richard III. </em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette année Ostermeier retrouve Henrik Ibsen pour&nbsp;<em>Le Canard Sauvage</em>.&nbsp;Au même titre que&nbsp;<em>Un ennemi du peuple</em>,&nbsp;publié deux ans plus tard, la pièce questionne la vérité.&nbsp;Au culte&nbsp;de&nbsp;la&nbsp;loyauté, exalté par le héros&nbsp;<em>Un ennemi</em>, le protagoniste central du&nbsp;<em>Canard</em>&nbsp;répond par le bon usage du mensonge.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une fois encore, le&nbsp;co-directeur de la&nbsp;Schaubühne-<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Berlin">Berlin</a>&nbsp;écaille&nbsp;le vernis&nbsp;qui enlumine une famille en apparence sans histoire.&nbsp;Fidèle à ses&nbsp;approches, le dramaturge s’approprie le texte original dont il resserre la durée et actualise le vocabulaire.&nbsp;D’autre part, les caractères féminins sont étoffés, en harmonie avec les inclinations du moment.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">De quelle manière Thomas-le rusé aborde-t-il un&nbsp;espace&nbsp;qu’il connaît mieux que jamais&nbsp;?&nbsp;On n’en dira pas plus, sinon que ça tourner et tournebouler, cet été à l’Opéra du Grand Avignon. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">MICHEL FLANDRIN</p>



<pre class="wp-block-verse"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 5 au 16 juillet, 17h</mark><br><a href="https://www.operagrandavignon.fr/#">Opéra du Grand Avignon</a></pre>



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		<title>Le temps des Rencontres</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Michel Flandrin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Jun 2025 08:06:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
		<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Cyrille Atlan]]></category>
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		<category><![CDATA[Léa Katherine Meier]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’émotion s’affiche comme la priorité des Rencontres d’été de La Chartreuse de Villeneuve-lez-Avignon. Directrice du monument qui abrite le Centre national des écritures du spectacle, Marianne Clevy signe un calendrier estival qui juxtapose des spectacles, lectures, séminaires et exposition du 5 au 25 juillet.  En scène Cet été, il sera possible d’enchaîner les représentations des trois spectacles, hôtes de la Chartreuse. Accompagné par La Suisse en Avignon, Tous [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">L’émotion s’affiche comme la priorité des <strong><em>Rencontres d’été de La Chartreuse</em></strong> de Villeneuve-lez-Avignon. Directrice du monument qui abrite le Centre national des écritures du spectacle, <strong>Marianne Clevy</strong> signe un calendrier estival qui juxtapose des spectacles, lectures, séminaires et exposition du 5 au 25 juillet. </p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">En scène</mark></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Cet été, il sera possible d’enchaîner les représentations des trois spectacles, hôtes de la Chartreuse. Accompagné par La Suisse en Avignon<em>,</em> <em>Tous les sexes tombent du ciel</em> désigne le « <em>conte pour enfant à destination des adultes </em>», écrit et interprété par <a href="https://www.instagram.com/leakatharinameier/"><strong>Léa Katherine Meier</strong> </a>(par ailleurs signataire de l’affiche des Rencontres). </p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Affaires familiales</em>&nbsp;de&nbsp;<strong>Émilie Rousset</strong>&nbsp;réitère le partenariat historique avec le&nbsp;<em>Festival d’Avignon</em>. La proposition restitue le quotidien d’un cabinet d’avocates spécialisées en droit des familles. Réaménagé, le&nbsp;tinel&nbsp;devient une cour d’assises où les conflits intimes se diluent dans les dossiers judiciaires (9-17 juillet,18&nbsp;h).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Retour&nbsp;au&nbsp;seule en scène à 22 h. Une maison de poupée devient l’asile où Henriette passera une large partie de son existence. Rédigée (à La Chartreuse), dirigée et interprétée par&nbsp;<strong>Cyrille Atlan</strong>,&nbsp;<em>Henriette ou la fabrique des folles</em>, combine texte et théâtre d’objets. Cette réflexion sur l’enfermement et l’art brut confirme le partenariat avec&nbsp;<em>Villeneuve en scène</em>, en lice du&nbsp;8 au 20 juillet.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Des lectures et une exposition</mark></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs,<em>&nbsp;</em>La Chartreuse affiche quatre&nbsp;«&nbsp;Grandes lectures&nbsp;». En lien avec la langue arabe, invitée par le&nbsp;<em>Festival d’Avignon</em>.&nbsp;<em>Le Mur ou l’éternité d’un massacre</em>&nbsp;de&nbsp;<strong>Hatem&nbsp;</strong><strong>Hadawi</strong>&nbsp;évoque les exactions commises en 2012 par l’armée du régime de&nbsp;Bachar&nbsp;el-Assad contre les rebelles de Deir ez-Zor (15 juillet).&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Marseille et la Camargue demeurent le point d’attache de <em>65 rue d’Aubagne</em> et <em>L’Hacienda</em> signées <strong>Laurie Guin</strong> et <strong><a href="https://www.instagram.com/mathildeaurier/">Mathilde Aurier</a></strong>. Enfin, le 19 juillet, <em>Déclaration d’amour de Louis Hee à John Ah-Oui</em>, texte du chorégraphe-dramaturge Nicolas Barry, sera restitué dans un espace plongé dans le noir, avec comme seul repère une signeuse ou un signeur. Ce rendez-vous immersif entre en résonance avec <em>Déranger l’écriture</em>, colloque autour de l’accessibilité. (22 et 23 juillet). </p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin une exposition. Celle de <strong><a href="https://www.instagram.com/jimmy_richer/">Jimmy Richer</a></strong>, dessinateur-tatoueur, qui dispose dans l’abbatiale ses <em>Étranges Pulpes</em>, où se croisent iconographie médiévale, figures du tarot et ornements de science-fiction. </p>



<p class="wp-block-paragraph">MICHEL FLANDRIN</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Rencontres d’été</em></strong> <br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 5 au 25 juillet</mark><br>La Chartreuse, Centre national des écritures du spectacle<br>Villeneuve-lez-Avignon</pre>



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		<title>Les brèches de l’hospitalité provençale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Michel Flandrin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Apr 2025 13:07:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Alpilium]]></category>
		<category><![CDATA[Baptiste Zsilina]]></category>
		<category><![CDATA[Cie Les Deraïdenz]]></category>
		<category><![CDATA[Coline Agard]]></category>
		<category><![CDATA[Festival Off d’Avignon]]></category>
		<category><![CDATA[Léa Guillec]]></category>
		<category><![CDATA[Sarah Rieu]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un chemineau au cœur d’un paysage rocailleux, patiné par le soleil, abrasé par le vent. Un soir, Pierre pose sa solitude dans un village, comme il s&#8217;en trouve dans les crèches ou les romans de Giono. Synonyme de convivialité et de réconfort, le séjour est tourneboulé par des&#160;Brèches Noires&#160;qui fracassent l’hospitalité sur des traumas intimes. [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Un chemineau au cœur d’un paysage rocailleux, patiné par le soleil, abrasé par le vent. Un soir, Pierre pose sa solitude dans un village, comme il s&rsquo;en trouve dans les crèches ou les romans de Giono. Synonyme de convivialité et de réconfort, le séjour est tourneboulé par des&nbsp;<em>Brèches Noires</em>&nbsp;qui fracassent l’hospitalité sur des traumas intimes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Imaginée, écrite par&nbsp;<strong>Baptiste&nbsp;</strong><strong>Zsilina</strong>, animée par quatre manipulatrices, la proposition réunit quelque&nbsp;trente&nbsp;figurines, au gré d’une histoire en&nbsp;dix&nbsp;tableaux. Le récit se déploie au sein d’un castelet monumental, dans lequel évoluent des poupées à fil long.&nbsp;<em>Le dernier jour de Pierre</em>, donné ces 24 et 25 avril à l’Alpilium&nbsp;de Saint-Rémy-de-Provence,&nbsp;synthétise la démarche de ces jeunes artistes multifonctions, qui allient invention esthétique, défi technique et rigueur d’exécution.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au delà des gageures formelles, cette&nbsp;fable sur le réel et désirable&nbsp;reste au diapason de l’esprit&nbsp;de la compagnie&nbsp;<strong>Deraïdenz&nbsp;[lire ci-quelque chose]</strong>, attachée&nbsp;à l’expression de l’imaginaire et la fantaisie, avec ça et là, de syncopes&nbsp;intempestives&nbsp;où le quotidien côtoie le bizarre ; l&rsquo;ordinaire l&rsquo;extravagance ; l&#8217;empathie la fantasmagorie.&nbsp;</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Le dernier jour de Pierre</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Les 24 et 25 avril </mark><br>Alpilium, Saint-Rémy de Provence.<br><br><strong>Et aussi :</strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 5 au 19 juillet </mark><br><a href="https://www.festivaloffavignon.com">Festival Off d’Avignon</a><br>Théâtre du Train Bleu hors les murs, Sauveterre</pre>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Les&nbsp;Deraïdenz</strong><br><br>Iels&nbsp;sont plutôt&nbsp;discret·e·s&nbsp;mais&nbsp;hyperactifs·ives.&nbsp;À&nbsp;leur sortie de la classe théâtre du Conservatoire d’Avignon, Léa&nbsp;Guillec, Sarah Rieu, Coline&nbsp;Agard&nbsp;et Baptiste&nbsp;Zsilina&nbsp;fondent&nbsp;Deraïdenz&nbsp;(traduire tohu-bohu), compagnie dédiée au théâtre marionnettique.&nbsp;<br><br>Huit ans plus tard, le collectif affiche une douzaine de créations pour la boîte noire (<em>Les souffrances de Job, Biba&nbsp;Youv&nbsp;la sorcière</em>…) ou l’espace public (<em>La Dame blanche, Noël, le père</em>…), et ont installé sur l’île de la&nbsp;Barthelasse&nbsp;leur&nbsp;Pôle Théâtre et Marionnette<em>,&nbsp;</em>où se succèdent stages professionnels, ateliers d’initiation et de construction.&nbsp;<em>.</em></pre>



<p class="wp-block-paragraph">MICHEL FLANDRIN</p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Sourire en hiver</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Michel Flandrin]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Feb 2025 11:00:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Ambra Senatore]]></category>
		<category><![CDATA[Anne Le Batard]]></category>
		<category><![CDATA[Avignon]]></category>
		<category><![CDATA[Boris Charmatz]]></category>
		<category><![CDATA[Danse]]></category>
		<category><![CDATA[Erika Zanueli]]></category>
		<category><![CDATA[Ex Nihilo]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Antoine Bigot]]></category>
		<category><![CDATA[Les Hivernales]]></category>
		<category><![CDATA[Pierre Pontvianne]]></category>
		<category><![CDATA[Sandrine Lescourant]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Peuple de la danse «&#160;Sourire encore, sourire toujours&#160;». Tel était le mot d’ordre en exergue du programme des&#160;Hivernales de la danse. En conséquence, l’allégresse habitait la horde de danseurs amateurs et professionnels réunis par&#160;Sandrine&#160;Lescourant&#160;à La Garance, scène nationale de Cavaillon. À&#160;son affaire dans les mouvements de masses, la chorégraphe catalyse avec&#160;Blossom&#160;le désir de partage qui [&#8230;]</p>
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<h3 class="wp-block-heading"><strong>Peuple de la danse</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Sourire encore, sourire toujours&nbsp;</em>». Tel était le mot d’ordre en exergue du programme des&nbsp;<em>Hivernales de la danse</em>. En conséquence, l’allégresse habitait la horde de danseurs amateurs et professionnels réunis par&nbsp;<strong>Sandrine&nbsp;</strong><strong>Lescourant</strong>&nbsp;à La Garance, scène nationale de Cavaillon. À&nbsp;son affaire dans les mouvements de masses, la chorégraphe catalyse avec&nbsp;<em>Blossom</em>&nbsp;le désir de partage qui anime les publics qui s’obstinent&nbsp;à&nbsp;peupler les salles de spectacles.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une création dévoilée</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">La fantaisie trônait, immanente, dans les tableaux composés par le quintet de danseurs-acteurs-chanteurs chapeautés par&nbsp;<strong>Erika&nbsp;</strong><strong>Zanueli</strong>. Toiles de plastiques, fripes vestimentaires,&nbsp;<em>Le&nbsp;</em><em>Margherite</em><em>&nbsp;</em>feuillette les postures, dilemmes et brèches intimes qui traversent notre temps en réchauffement perpétuel. L’entrain des interprètes, le patchwork musical orchestré par&nbsp;<strong>Sébastien Jacobs</strong>, aussi à l’aise dans&nbsp;ses contre-ut baroques&nbsp;que dans les riffs mélancoliques de Niagara, emportent cette sortie de résidence&nbsp;écoresponsable&nbsp;plus que prometteuse.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Danser la colère</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Ça papote, ça tricote, ça crochète dans&nbsp;le&nbsp;seule-en-danse d’<strong>Ambra&nbsp;</strong><strong>Senatore</strong>. La performeuse brode sur le tricot, qui en Iran, en Afghanistan…&nbsp;reste l’ultime tâche accordée aux femmes. Dans le pur esprit italien, l’artiste assaisonne ironie et gravité, colère et fantaisie. Le corps se plie, se cambre face aux assignations affectées au féminin. Sur les parois de la boîte noire, les lignes s’entrecroisent telles un tissage dont les mailles se métamorphosent au «&nbsp;fil&nbsp;» de la proposition, en cage, en prison.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="600" height="399" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/02/16598.jpeg?resize=600%2C399&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-127710" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/02/16598.jpeg?w=600&amp;ssl=1 600w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/02/16598.jpeg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/02/16598.jpeg?resize=150%2C100&amp;ssl=1 150w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /><figcaption class="wp-element-caption">© Serge Bachère </figcaption></figure>
</div>


<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un solo-bulle</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">L’enfermement enserre&nbsp;<em>Jimmy</em>, solo conçu pour Jazz Barbé par&nbsp;<strong>Pierre&nbsp;</strong><strong>Pontvianne</strong>. Sous une bôme où se décrypte en chiffres romains un énigmatique 1981, un corps se courbe, s’écrase, se love dans la peau de chagrin de son espace vital. Edgar Poe, son Puits et son Pendule hantent cette bulle aussi mentale que hiératique, qui envoûte et titille les imaginations.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Boris et Odile&nbsp;</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les têtes d’affiche, <strong><a href="https://www.borischarmatz.org">Boris Charmatz</a></strong> revient à Avignon à la<a href="https://festival-avignon.com/fr/lieux/la-fabrica-1169"> FabricA,</a> qu’il avait enchanté et embouteillé l’été dernier avec <em>Forever</em>, majestueux hommage à Pina Bausch, dont il dirige depuis 2021, le Tanztheater Wuppertal. Aux côtés de Emmanuelle Huynh, au centre d’un vaste tapis blanc, Boris-danseur salue Odile Duboc (1941-2010) à travers les effusions cérémonieuses du <em>Boléro 2.</em> <em>Étrangler le temps</em> ralentit Ravel et décortique l’attraction, la communion, les frottements et érosions qui accompagnent les corps en couple et en duo. Délicat et magistral !  </p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Joyeux anniversaire</strong><strong>&nbsp;Ex Nihilo</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le trentième anniversaire de la compagnie marseillaise&nbsp;<strong><a href="https://www.exnihilodanse.com">Ex Nihilo</a></strong>,&nbsp;<em>Les Hivernales</em>&nbsp;ontoffert à ses fondateurs, Anne le&nbsp;Batard&nbsp;et Jean-Antoine Bigot, une résidence et une installation.&nbsp;<em>Apparemment, ce qui ne se voit pas</em>, compile de courts solos tournés dans 11 villes&nbsp;du monde.&nbsp;Et&nbsp;<em>Arpentages # 11_Vitry-sur-Seine</em>, qui&nbsp;accroche les photographies, témoins d’un&nbsp;Contrat local d’éducation artistique, au sein de cette cité de la région parisienne. Agencé&nbsp;dans une intelligente épure, l’ensemble raconte l’inclusion de la poésie du mouvement au sein de l’architecture urbaine. En place jusqu’au 28 février à L’Espace pluriel sur la Rocade et au Grenier à sel en centre ville, voilà l’occasion idéale de mesurer les synergies entre des artistes et des collectivités publiques, attentives aux activités non productives et néanmoins essentielles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">MICHEL FLANDRIN</p>



<pre class="wp-block-verse"><em><strong><a href="https://www.hivernales-avignon.com/autour/arpentages-11-vitry-sur-seine-368">Les Hivernales</a></strong></em>&nbsp;se sont&nbsp;tenues du <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">30 janvier au 15 février</mark>, à Avignon et alentours.&nbsp;</pre>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Afropéens</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Michel Flandrin]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Jan 2025 12:31:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
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		<category><![CDATA[Forum Jacques Prévert]]></category>
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		<category><![CDATA[Lamine Diagne]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
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		<category><![CDATA[Théâtre de Grasse]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ça commence par une descente à la cave, histoire de fêter une rencontre autour d’une dive bouteille. Lamine Diagne est auteur, conteur, metteur en scène et musicien. Raymond Dikoumé, joue, dirige et écrit. Les deux lascars traquent un bon cru au milieu d’un magma de cartons. Lettres, photographies et&#8230; un crâne, accessoire de jeu et [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Ça commence par une descente à la cave, histoire de fêter une rencontre autour d’une dive bouteille. <a href="https://www.enelle.org">Lamine Diagne</a> est auteur, conteur, metteur en scène et musicien. Raymond Dikoumé, joue, dirige et écrit. Les deux lascars traquent un bon cru au milieu d’un magma de cartons. Lettres, photographies et&#8230; un crâne, accessoire de jeu et symbole funèbre : on extirpe souvent d’insolites objets du fond des vieux emballages.  </p>



<p class="wp-block-paragraph">Les deux artistes sont «&nbsp;français du sol&nbsp;». Lamine est né à Lyon, d’une mère métropolitaine et d’un père sénégalais. Raymond a vu le jour en banlieue parisienne, de parents camerounais.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Leur recherche met à jour un bric-à-brac mémoriel où les réminiscences intimes se confrontent aux balafres de l’Histoire. Où le sort abject des tirailleurs sénégalais croise l’ascension sociale d’un français d’origine camerounaise, au cœur des gisements miniers de la terre des ses ancêtres. Il est encore question de «&nbsp;regard qui tâche&nbsp;», de mirage consumériste, de «&nbsp;rêver français&nbsp;», même si l’on «&nbsp;mange camerounais&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au centre d’un périmètre lumineux dont la couleur varie au gré des douleurs, indignations, et quelques bribes d’espérance, les cubes de cartons s’éventrent ou se sédimentent. Des tréfonds des ténèbres s’érige un édifice schizophrénique, sur les pierres duquel se projettent des yeux, des visages, des images d’actualités. Conçu par Emmanuelle Yacoubi, chanteuse-comédienne franco-togolaise, l’environnement documentaire contextualise les propos, à l’écart de toute lourdeur didactique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Notre héritage nous rattrape toujours, pour le meilleur et pour le pire ». Porté par deux « hommes passerelles », « Françé » place l’assimilation au défi des secrets familiaux et des zones d’ombre diachroniques. Lamine Diagne et Raymond Dikoumé dotent d’un corps tonique et instillent une verve distanciée à cette dialectique vertigineuse, propre à ces « familles décomposées où tout reste à composer ». </p>



<p class="wp-block-paragraph">Michel Flandrin</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Françé</em> a été joué au<a href="https://www.theatredeshalles.com"> Théâtre des Halles</a>, Avignon, le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">8 janvier.</mark><br>Un spectacle soutenu par la Fondation pour la mémoire de l’esclavage, en partenariat avec<br>l’Agence Française de Développement</pre>



<pre class="wp-block-verse"><strong>A venir<br></strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">les 23 et 24 janvier<br></mark><a href="https://www.theatredegrasse.com">Théâtre de Grasse</a><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">le 31 janvier<br></mark><a href="https://forumcarros.com"> Forum Jacques Prévert</a>, Carros</pre>



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