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	<title>Nicolas Santucci, auteur/autrice sur Journal Zebuline</title>
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	<title>Nicolas Santucci, auteur/autrice sur Journal Zebuline</title>
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		<title>5 ans après, toujours barré</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Santucci]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Jul 2026 07:51:30 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Du rire, de la musique, à côté du joli village d’Anduze. C’est la bonne idée qu’ont eue GiedRé et Pierre-Emmanuel Barré, qui venaient de s’établir dans le coin. Une édition zéro en 2021 avait lancé la machine, et voilà désormais ce rendez-vous bien installé dans ses Cévennes gardoises, de retour pour une sixième édition du [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Du rire, de la musique, à côté du joli village d’Anduze. C’est la bonne idée qu’ont eue GiedRé et Pierre-Emmanuel Barré, qui venaient de s’établir dans le coin. Une édition zéro en 2021 avait lancé la machine, et voilà désormais ce rendez-vous bien installé dans ses Cévennes gardoises, de retour pour une sixième édition du 30 juillet au 1<sup>er</sup> août.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Lol</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Côté rires, le premier soir est marqué par la venue d’<strong>Amandine Lourdel</strong>. Chroniqueuse à France Inter, beaucoup l’ont découverte pour ses pastilles sur Instagram, où elle joue une trentenaire désabusée, qui boit peut-être trop et cherche l’amour&nbsp;: une Bridget Jones à la sauce bistrot parisien, et à la punchline cinglante. Le même soir, le festival accueille <strong>Marine Leonardi</strong>, qui, elle, nourrit son spectacle <em>Mauvaise graine</em> non pas de ses frasques célibataires, mais de son couple, et de la maternité. Avec cynisme, et humour noir. La soirée invite aussi le jeune humoriste <strong>Esteban Roza</strong>, dont on a pu découvrir le talent lors d’une chronique dans La Dernière il y a quelques jours.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le lendemain, c’est le principal temps fort du week-end, avec un plateau humour XXL&nbsp;: <strong>Doully</strong>, <strong>Greg Duth</strong>, <strong>Camille Fievez</strong>, <strong>Babor</strong>, <strong>JB Diallo</strong>, <strong>Audrey Baldassare</strong>… et très attendus, l’hôte <strong>Pierre-Emmanuel Barré</strong> accompagné d’<strong>Aymeric Lompret</strong>, fidèle du rendez-vous. Pour le dernier soir, pas d’humour au programme pour l’instant, mais avec cette bande, on n’est jamais à l’abri d’une surprise.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Lalala</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Avant et après les comédiens, il y a donc de la musique. Parmi les artistes invités, <strong>Mambo Chick</strong>, la DJ tropicale qui mixe tout en vinyle&nbsp;; de la chanson avec <strong>Sacha Maffli&nbsp;</strong>; la pop liégeoise de <strong>François Bijou</strong> ou l’Avignonnais <strong>David Lafore</strong>, qui à l’image du festival, sait manier l’humour à la musique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des humoristes bien connu·es se cachent aussi dans la programmation musicale&nbsp;: dans le groupe <strong>Supersobre</strong>, on retrouve un certain <strong>Thomas VDB</strong> au chant. Et derrière les DJs <strong>Rideau</strong> et <strong>Dr. Love</strong>, se cachent en fait Aymeric Lompret et GiedRé.</p>



<pre class="wp-block-verse">NICOLAS SANTUCCI<br><br><strong>Lol &amp; Lalala<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">30 juillet au 1er août<br></mark></strong><br><a href="https://mairie-anduze.fr/le-parc-des-cordelliers/" data-type="link" data-id="https://mairie-anduze.fr/le-parc-des-cordelliers/">Parc des Cordeliers, Anduze</a></pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/"><em>Scènes</em> ici</a></p>
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		<title>Face au RN, Les Arts Éphémères vont voir ailleurs</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Santucci]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Jul 2026 07:50:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Chaque printemps depuis 2009, des folies artistiques s’installaient dans le parc de Maison Blanche. Des œuvres créées pour l’occasion par les jeunes artistes des Beaux-arts de Marseille, comme d’autres artistes déjà reconnus. Mais Les Arts Éphémères au parc de Maison Blanche, c’est terminé. Les dernières élections municipales ont vu le secteur passer à l’extrême droite [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Chaque printemps depuis 2009, des folies artistiques s’installaient dans le parc de Maison Blanche. Des œuvres créées pour l’occasion par les jeunes artistes des Beaux-arts de Marseille, comme d’autres artistes déjà reconnus. Mais Les Arts Éphémères au parc de Maison Blanche, c’est terminé. Les dernières élections municipales ont vu le secteur passer à l’extrême droite avec Éléonore Bez comme nouvelle maire d’arrondissements. Impossible pour la direction des Arts éphémères de poursuivre ce partenariat historique&nbsp;: «&nbsp;<em>Cela n’avait plus de sens</em>&nbsp;» souffle Martine Robin, qui assure le co-commissariat de l’événement. Même constat du côté d’Isabelle Bourgeois, l’autre commissaire, qui explique qu’il n’y avait pas de «&nbsp;<em>volonté partagée</em>&nbsp;» de continuer ensemble.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Rester dans le secteur</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Si le parc de Maison Blanche ne sert plus de «&nbsp;maison mère&nbsp;», la manifestation reste tout de même dans le secteur des 9/10. Elle s’est installée le 24 juin dernier dans un autre jardin, celui de l’hôpital Salvator, sur le boulevard Sainte-Marguerite. Pas un point de chute pour autant signale la direction des Arts Éphémères, puisque sa venue était déjà actée avant les élections.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une première pour les <em>Arts éphémères</em>, une première aussi pour cet hôpital spécialisé dans la psychiatrie infanto-juvénile. Les groupes d’adolescents peuvent visiter les œuvres présentes au pied de l’hôpital, et «&nbsp;<em>des liens se créent entre les artistes et les ados</em>&nbsp;» explique Martine Robin, qui se réjouit également que ce lieu «&nbsp;<em>offre plus d’espace pour les artistes</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette année dans le jardin, huit pièces sont présentées au public. Sous la thématique de la «&nbsp;vibration&nbsp;», on peut y voir les photos grand format de <strong>Lucie Etna Lefebvre-Hawthorne</strong>&nbsp;; une installation en frêne monumentale de <strong>Julien Cordier Klée</strong>&nbsp;; ou encore la sculpture en matières recyclées, aux allures de cerf-volant, de l’artiste <strong>Sonsonz</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Itinérances</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Sans son lieu de repli, <em>Les Arts Éphémères</em> optent sur l’itinérance pour son futur, et voient loin. Déjà cette année, la manifestation a inauguré ce printemps une exposition à Istres , mais s’installera ensuite à Port-de-Bouc, Plan de Cuques et Chateauneuf-le-Rouge. L’année prochaine, de nouveaux partenariats devraient voir le jour. Avec le musée international de la parfumerie de Grasse, et son jardin classé remarquable. Avec de nouvelles écoles d’art aussi. Les Beaux-arts d’Aix-en-Provence, de Toulon et la Villa Arson (Nice) devraient rejoindre l’aventure. Une aventure qui change de nom : finis les Arts Éphémères, qui deviendront <em>Itinérances Arts Éphémères</em> à partir de 2027.</p>



<p class="wp-block-paragraph">NICOLAS SANTUCCI</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Une mairie qui fait déjà parler d’elle</strong><br>Tout juste élue à la mairie des 9/10, Éléonore Bez s’est distinguée en refusant d’approuver plusieurs subventions à des associations de son secteur. <em>La Marseillaise</em> expliquait le 25 juin que le conseil d’arrondissement avait bloqué les délibérations pour Les Petits débrouillards, qualifiée de « <em>structure hautement politisée sous couvert d’animation scientifique</em> » par Guil Darmon, délégué à la santé-recherche. Même finesse concernant Les Rencontres tziganes « <em>qui s’illustrent en encourageant l’occupation illégale de terrains publics</em> » selon le conseiller d’arrondissement Rahym Debiane… la foudre est tombée aussi sur la Ligue de protection des oiseaux « <em>qui s’est éloignée depuis longtemps de sa mission d’observation de la faune pour se transformer en officine d’extrême-gauche</em> », renchérissait Yannick Drayon, une autre conseillère RN. Des décisions qui n’ont pas empêché le conseil municipal, réuni quelques jours plus tard, de voter ces subventions. <em>N.S.</em></pre>



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		<title>Ghana : la photo décolonisée</title>
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		<pubDate>Wed, 08 Jul 2026 07:43:06 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph">Voilà maintenant plusieurs années que cette exposition était dans les tuyaux. Prévue initialement en 2020, elle avait dû être déprogrammée en raison du Covid, qui rendait impossible son montage. Il a donc fallu attendre 2026 pour que cette histoire soit présentée au public d’Arles, dans une édition qui lui sied particulièrement bien. Jamais peut-être les <em>Rencontre</em>s n’auront autant soulevé les questions post-coloniales dans leurs accroches, que ce soit avec Paul Kodjo, Katia Kameli ou Samy Baloji. Dans <em>Ghana !</em>, présentée au palais de l’Archevêché, la commissaire <strong>Damarice Amao</strong> raconte comment un jeune pays, sous l’impulsion de son leader Kwame Nkrumah, a utilisé la photographie pour s’affirmer en tant que nation, et se débarrasser des clichés coloniaux racistes et paternalistes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Nkrumah à la D.A.</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le début de l’histoire a une date bien précise, le 6 mars 1957 : exit l’empire britannique, la Côte de l’Or devient le Ghana, indépendant après plus de 80 ans de colonisation. À la tête de ce jeune pays, Kwame Nkrumah, premier ministre aux idées socialistes, qui mena la lutte pour libérer son pays. C’est ce dernier, et son administration, qui invitent deux photographes américains à venir documenter ce pays : <strong>Paul Strand</strong> et <strong>Willis E. Bell</strong>. Les deux sortiront chacun un livre, <em>Ghana : An African Portrait</em> et <em>The Roadmakers</em>, qui sont à la fois le cœur et le point de départ de cette exposition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur les murs de la salle principale, il y a donc les tirages issus de ces livres pionniers. D’un côté celui Bell, et en face celui de Strand. Le premier, co-écrit avec l’écrivaine ghanéenne <strong>Efua Sutherland</strong>, rassemble une centaine de photos prises en 1959 au moyen format. On y voit le récit d’un pays qui s’industrialise et se reconstruit&nbsp;; un tableau noir devant lequel un homme s’instruit ; une rangée d’infirmières effectuant une tournée d’inspection ; un autobus flambant neuf qui passe un pont métallique. Dans le livre, les photos sont ponctuées de textes et d’adages ghanéens qui «&nbsp;<em>viennent renforcer un récit faisant subtilement écho au programme politique de Nkrumah</em>&nbsp;» écrit pudiquement l’exposition, qui ne lâchera jamais le terme de propagande.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En face, l’exposition présente le travail de Paul Strand. Il est arrivé au Ghana seulement quelques années après Bell, en 1964. Mais son livre ne sortira qu’en 1976, peu de temps avant sa mort, et quatre ans après celle de Nkrumah. Sur les photos capturées à la chambre, Paul Strand évoque, avec ce crâne d’éléphant ou cet arbre, le Ghana des temps anciens, bien avant la parenthèse coloniale. Architecture et savoir-faire traditionnels traversent d’ailleurs son livre, offrant au Ghana une image positive de son histoire, après une colonisation qui ne cessera, ici ou ailleurs, de la dénigrer.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Une œuvre qui infuse</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Outre les deux auteurs américains, cette exposition est aussi l’occasion de retrouver le photographe ghanéen <strong>James Barnor</strong>, déjà présent à Arles en 2022 pour une grande exposition monographique. Dans ses clichés, on voit le premier ministre de retour de Londres après la conférence des Premiers ministres du Commonwealth, accueilli en héros et au milieu de son peuple. Ou un autre, de ce même Kwame Nkrumah, en famille, sur un simple sofa. Mais la puissance de ses photos réside dans ce qu’elle montre de la société ghanéenne, avant ou après son indépendance. Des scènes de joie lors de fiançailles, un petit déjeuner en famille, ou le portrait d’une jeune employée pensive, dans des tirages grands formats à la vitalité saisissante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À côté de la figure tutélaire de James Barnor, le parcours met en lumière la scène artistique ghanéenne contemporaine. Intimité et histoires familiales se retrouvent dans l’œuvre de <strong>Denyse Gawu-Mensa</strong> intitulée <em>Nsasawa</em>. L’artiste rassemble des portraits de sa famille dans le Ghana post-indépendance qu’elle vient découper, coller, imprimer sur textile. 600 portraits, parfois les mêmes personnes répétées, forment ensemble un impressionnant motif, à la fragilité soignée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La même énergie, le même aller-retour entre le passé et le présent, se retrouvent dans les photos-tableaux de <strong>Carlos Idun-Tawiah</strong>. Des mises en scène qui jouent des codes du passé, mais qui respirent le présent. Comme sur cette photo où un adulte cire les chaussures d’un enfant en costard bien trop large ; avec au premier plan ce jeune homme à vélo, tout sourire, qui regarde vers l’avant. Vous l’avez certainement reconnue, c’est la photo qui signe l’affiche de cette édition des <em>Rencontres</em> 2026. Une image qui résume beaucoup de propositions à découvrir cette année, où le passé, même désagréable, s’installe dans notre présent. Mais avec joie, il était temps.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="696" height="557" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/01_GHANA_02.jpg?resize=696%2C557&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-137554" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/01_GHANA_02-scaled.jpg?resize=1024%2C819&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/01_GHANA_02-scaled.jpg?resize=300%2C240&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/01_GHANA_02-scaled.jpg?resize=768%2C614&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/01_GHANA_02-scaled.jpg?resize=1536%2C1229&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/01_GHANA_02-scaled.jpg?resize=2048%2C1638&amp;ssl=1 2048w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/01_GHANA_02-scaled.jpg?resize=150%2C120&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/01_GHANA_02-scaled.jpg?resize=696%2C557&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/01_GHANA_02-scaled.jpg?resize=1068%2C854&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/01_GHANA_02-scaled.jpg?resize=1920%2C1536&amp;ssl=1 1920w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/01_GHANA_02-scaled.jpg?resize=525%2C420&amp;ssl=1 525w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/01_GHANA_02-scaled.jpg?w=1392&amp;ssl=1 1392w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">Carlos Idun-Tawiah, Many Reasons to Live Again [De nombreuses raisons de vivre à nouveau], 2022<br>Avec l’aimable autorisation de l’artiste et de la Galería Alta.</figcaption></figure>



<pre class="wp-block-verse">NICOLAS SANTUCCI<br><em><strong>Ghana&nbsp;!<br>Rêver l’indépendance 1957-1976</strong></em><br><a href="https://www.rencontres-arles.com/fr/lieux/palais-de-l-archeveche" data-type="link" data-id="https://www.rencontres-arles.com/fr/lieux/palais-de-l-archeveche">Palais de l’Archevêché</a></pre>



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		<title>« La photo doit proposer des lectures alternatives »</title>
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		<pubDate>Wed, 08 Jul 2026 07:37:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Arles]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Christoph Wiesner]]></category>
		<category><![CDATA[Festival]]></category>
		<category><![CDATA[photographie]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Rencontres d&#039;Arles]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. Dès votre arrivée en 2020, vous vous étiez donné comme ligne un festival ouvert sur le féminisme, l’histoire post-coloniale et l’écologie. C’est presque le programme de cette édition 2026 non&#160;? Christoph Wiesner. Tout à fait&#160;! Ce sont des points d’ouverture que je voulais développer, sans renier le reste. Les grands noms de la photographie [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Zébuline. Dès votre arrivée en 2020, vous vous étiez donné comme ligne un festival ouvert sur le féminisme, l’histoire post-coloniale et l’écologie. C’est presque le programme de cette édition 2026 non&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Christoph Wiesner.</strong> Tout à fait&nbsp;! Ce sont des points d’ouverture que je voulais développer, sans renier le reste. Les grands noms de la photographie sont aussi célébrés cette année, avec les monographies sur Ming Smith, Martine Barrat, William Klein, Harry Gruyaert, Edward Steichen…</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Depuis 2020 les </strong><em><strong>Rencontres</strong></em><strong> donnent plus de places aux femmes photographes.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Oui, au-delà de la parité et de la répresentation des femmes, c’est une scène qui m’a toujours intéressé. Tout comme l’ouverture sur les relectures postcoloniales, que je trouve passionnantes. Quand on suit la jeune production artistique actuelle, on voit que ces questionnements sont très présents, et cela génère des œuvres remarquables.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Je vous ai souvent entendu dire que la photographie devait être résistante. Mais à quoi doit-elle résister aujourd’hui&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle doit au moins résister aux discours dominants, et proposer des lectures alternatives de sujets sociétaux, comme c’est le cas cette année avec le post-colonialisme ou le vivant. Au-delà d’une approche purement documentaire, la photographie peut être un outil de témoignage, de résistance, de questionnement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sur le post-colonialisme justement, vous proposez une grande exposition sur le Ghana. Pourquoi avoir choisi ce pays en particulier&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il se trouve que la commissaire de cette exposition, Damarice Amao, est française d’origine ghanéenne, et elle avait déjà proposé une exposition sur le regard décolonial au Centre Pompidou. L’exposition présente notamment le travail de Paul Strand, photographe américain que l’on connaît pour ses photos documentaires. Il avait dû quitter les États-Unis au moment du Maccarthysme et est venu s’installer en France à la fin des années 1950. Au moment de l’indépendance du Ghana, son nouveau président Kwame Nkrumah a invité Paul Strand à venir faire un reportage sur son pays, libéré du joug colonial.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui est intéressant dans le travail de Damarice Amao, c’est qu’elle a reconstruit ce trajet et a étudié la scène locale au moment de l’indépendance. Elle montre comment la photographie a servi à (ré)écrire l’histoire d’une nouvelle nation indépendante. Et comment cette histoire, du début des années 1960, a infusé jusqu’à la production artistique contemporaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cette année marque aussi le bicentenaire de la photographie. Pour le célébrer, vous avez choisi une grande exposition sur les animaux. C’est étonnant, ou audacieux, comme choix.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est plutôt un avant-goût, puisque le bicentenaire sera officiellement lancé début septembre à Paris. En 2027, il y aura une multitude de rendez-vous autour de cet événement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette année il y en a deux. D’une part, l’exposition <em>Modèle Animal</em>. <em>200 ans de photographie</em>&nbsp;; fruit de notre formidable collaboration avec le musée Photo Élysée de Lausanne. Cette exposition retrace 200 ans d’histoire, et montre à quel point la photographie couvre tous les champs. D’autre part le spectacle pendant la semaine d’ouverture produit par Les Rencontres et écrit et réalisé par Laurent Perreau avec la musique de Christophe Chassol, un ciné-concert sur les premières images de la photographie.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’édition précédente a été marquée par une petite polémique autour d’une première œuvre réalisée avec l’intelligence artificielle. Elle sera de nouveau présente cette année dans au moins trois expositions. J’imagine que la question de l’IA dans les </strong><em><strong>Rencontres </strong></em><strong>a été débattue. Quelle est votre position sur ce sujet&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les œuvres que l’on présente, l’IA est utilisée comme un outil, au même titre que les couleurs ou les pinceaux du peintre. Je vais prendre le cas de Lisa Oppenheim, qui présente des « hybrides hypothétiques » d’une fleur qu’un botaniste français avait créé au début du XX<sup>e </sup>siècle aujourd’hui disparu. Cela montre que l’intelligence artificielle permet de combler des manques, des choses pour lesquelles on n’a pas de représentations. C’était le cas l’an dernier, avec des œuvres sur des absences historiques, des choses qui n’ont jamais été documentées, des communautés qui n’ont jamais été photographiées. Mais ça n’enlève pas toutes les questions sur le rôle que l’on doit concéder à l’intelligence artificielle. Tant que c’est maitrisé, qu’elle est utilisée comme un outil, il n’y a pas de problème. L’enjeu c’est que l’IA ne remplace pas la création humaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>De nombreux festivals connaissent des tensions budgétaires avec les baisses de subvention. </strong><em><strong>Les Rencontres</strong></em><strong> se portent-elles bien&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme pour tous les événements de notre envergure, la Région a opéré une baisse forfaitaire de 4%. Notre chance, c’est que notre modèle repose majoritairement sur nos fonds propres. La billetterie, les stages photos et les catalogues, représentent un peu plus de 50% de notre budget. On peut remercier le public d’être fidèle car c’est grâce à lui que l’on peut continuer à faire ces <em>Rencontres</em>. Notre budget compte aussi un peu moins de 20% de mécénat.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une anxiété avec le changement climatique aussi&nbsp;? Les </strong><em><strong>Rencontres d’Arles</strong></em><strong> doivent-elles déjà s’adapter&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est évidemment un enjeu que nous avons anticipé depuis plusieurs années en aménageant les horaires d’ouverture&nbsp;: certains lieux ouvrent désormais plus tôt le matin et ferment plus tard le soir. L’ADN des Rencontres, c’est aussi investir des lieux patrimoniaux qui ne peuvent pas être climatisés. On recommande de venir plus tôt dans la journée, à la fraiche&nbsp;; et nous installons des brasseurs d’air, des ventilateurs, pour rendre l’expérience de visite la plus optimale possible.</p>



<p class="wp-block-paragraph">ENTETIEN RÉALISÉ PAR NICOLAS SANTUCCI</p>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/societe/politique-culturelle/"><em>Politique culturelle</em> ici</a></p>
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		<title>Un été italien aux Variétés</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Santucci]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Jun 2026 07:46:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Cycle italien]]></category>
		<category><![CDATA[Festival]]></category>
		<category><![CDATA[Isabel Coixet]]></category>
		<category><![CDATA[Les Variétés]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au programme de ce nouveau cycle, qui se tient du 30 juin au 18 août, quatorze films à re-découvrir, du cinéma d’après-guerre jusqu’à nos jours. On verra notamment Hungry Jearts de Saverio Costanzo&#160;; Palerme de Emma Dante&#160;; Rome, ville ouverte de Roberto Rossellini&#160;; ou encore Habemus Papam de Nanni Moretti. Pour la soirée d’ouverture ce [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Au programme de ce nouveau cycle, qui se tient du 30 juin au 18 août, quatorze films à re-découvrir, du cinéma d’après-guerre jusqu’à nos jours. On verra notamment <em>Hungry Jearts</em> de Saverio Costanzo&nbsp;; <em>Palerme</em> de Emma Dante&nbsp;; <em>Rome, ville ouverte </em>de Roberto Rossellini&nbsp;; ou encore <em>Habemus Papam</em> de Nanni Moretti.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a></a> Pour la soirée d’ouverture ce 30 juin, une rencontre à ne pas manquer. La réalisatrice <strong>Isabel Coixet</strong> sera en visio-conférence pour parler de son dernier film <em>Trois adieux</em> – avec Alba Rohrwacher, Elio Germano et Francesco Carril – présenté en avant-première au public marseillais.</p>



<pre class="wp-block-verse">N.S.<br><br>Cycle italien<br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 30 juin au 18 août<br></mark></strong><br>Les Variétés, Marseille</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/cinema/">Cinéma ici</a></p>
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		<title>L’heure de La Dernière tournée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Santucci]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Jun 2026 07:47:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Idées et rencontres]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Aymeric Lompret]]></category>
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		<category><![CDATA[La Dernière]]></category>
		<category><![CDATA[Martigues]]></category>
		<category><![CDATA[Pierre-Emanuelle Barré]]></category>
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		<category><![CDATA[Radio Nova]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. J’ai vu que non content d’écrire des livres, des bandes-dessinées, des spectacles… vous voulez désormais écrire une nouvelle constitution pour la France&#160;! Guillaume Meurice. Tout à fait&#160;! Mais je ne le fais pas tout seul, je le fais avec le peuple de France&#160;! Au départ le projet est né sur Twitch [plateforme de streaming [&#8230;]</p>
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]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Zébuline. J’ai vu que non content d’écrire des livres, des bandes-dessinées, des spectacles… vous voulez désormais écrire une nouvelle constitution pour la France&nbsp;!</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Guillaume Meurice.</strong> Tout à fait&nbsp;! Mais je ne le fais pas tout seul, je le fais avec le peuple de France&nbsp;! Au départ le projet est né sur Twitch [<em>plateforme de streaming en direct, ndlr</em>], avec Eugénie Mérieau qui est constitutionnaliste. Les gens font des propositions, on réfléchit ensemble, on rebondit. On vient aussi de lancer la wikiconstitution sur le site «&nbsp;ecrivonsla.fr&nbsp;»&nbsp;: les gens écrivent, débattent, ça marche tout seul. On va continuer, les gens ont beaucoup d’idées, c’est super enthousiasmant.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Désolé pour cette question faussement naïve, mais qu’est-ce qui ne va pas dans cette V</strong><sup><strong>e</strong></sup><strong> République&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Beaucoup de choses ! Le plus important, c’est le présidentialisme. Le pouvoir qui est donné au président est complétement fou. Il suffit d’aller lire la constitution et voir ses attributions. Il y a bien sûr l’article 16 qui peut lui donner tous les pouvoirs s’il décide que c’est la merde en France. Mais il y a plein d’autres trucs problématiques, notamment sur le plan local. En nommant les préfets, il peut placer ses pions, un peu comme dans le jeu de société Risk&nbsp;! Mais ce n’est pas étonnant, cette constitution a été écrite par de Gaulle, un militaire. Il y a vraiment une stratégie d’occupation de territoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Votre première date de la tournée devait se tenir à Auray (Bretagne), avant que la nouvelle majorité municipale n’annule votre venue. Cette annulation est parlante du climat actuel en France&nbsp;: il y a une bataille culturelle qui se joue, et je crois que vous ne vous cachez pas de la mener.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Oui il y a une offensive réactionnaire. Nous, au départ, on est juste des clowns, pas des soldats dont le but est de mener une bataille. Mais il se trouve qu’il y a une offensive qui se joue contre nous. Je me suis fait virer de France Inter, et Pierre-Emmanuel Barré… je n’en parle même pas. Je croyais que la <em>cancel culture</em> était un problème pour les gens de droite, mais ça ne les dérange de nous <em>cancel</em>&nbsp;! Donc on est plutôt en défense, pas en attaque.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Je ne sais pas si la bataille est gagnée, mais votre succès sur Radio Nova, et le succès de toute la station, est un bon signe non&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Oui&nbsp;! On est même écouté par des gens qui ne nous aiment pas, mais qui nous aiment bien quand même. Je viens de recevoir un message à l’instant qui disait&nbsp;: «&nbsp;<em>vous êtes les gens les plus drôles du moment et pourtant je suis de droite&nbsp;!</em>&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Même Hanouna dit que vous avez beaucoup de talent&nbsp;!</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">J’ai vu ça oui&nbsp;! Il est un peu obligé, puisqu’il fait de la pseudo-analyse de média, et qu’on parle pas mal de nous…</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Faisons nous aussi un peu de pseudo-analyse de média. Comment explique-t-on votre succès&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Je pense qu’il n’y a pas beaucoup d’émissions comme ça. Les gens qui aiment bien ce type d’humour n’ont pas tellement le choix. C’était le cas avant déjà. Les espaces de liberté ont toujours été assez cantonnés. Avant il y avait l’esprit Canal, ensuite France Inter a incarné ça pendant un temps, et maintenant ça s’est déplacé sur Nova. Il y a aussi une uniformisation des médias puisque c’est Cnews qui donne le la. Ils essaient tous de faire du sensationnalisme, des débats, du clash… on n’est pas vraiment là-dedans chez Nova. Peut-être que beaucoup de gens en ont marre du discours ambiant, et veulent entendre d’autres choses.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans cette bataille culturelle, l’extrême droite s’est attaquée à l’audiovisuel public lors de la commission d’enquête. En tant qu’ancien salarié de France Inter, et même si la station vous a viré pour une blague, vous êtes-vous senti solidaire des équipes ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Oui bien sûr. Si je me suis fait virer de France Inter c’est à cause de ces mêmes gens. Si Pascal Praud ne parle pas de moi dans son émission je ne suis pas viré. Eux, leur objectif, c’est de privatiser l’audiovisuel public à leur botte. Donc ils continuent leur offensive.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avant leur seul argument contre nous c’était de dire «&nbsp;<em>c’est avec notre argent </em>», mais maintenant qu’on est sur Nova [<em>une station privée, ndlr</em>], ils se sont niqués le seul argument qu’ils avaient&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pourtant ce serait pas mal l’équipe de la Dernière dans une commission d’enquête non&nbsp;? Toi ou Aymeric Lompret face à Charles Alloncle, on a tous envie de voir ça.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Moi aussi&nbsp;! Il y a eu une rumeur comme quoi j’allais être convoqué. J’avais repassé ma chemise, et j’avais même mis un slip propre&nbsp;! Mais non, ils ne sont pas allés jusque là.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vous partez dans une tournée estivale, dans des villes de moins de 50 000 habitants. Vous voulez prendre le pouls de la France, un peu comme Gabriel Attal&nbsp;quand il va dans l’Aveyron ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Oui c’est ça&nbsp;! Mais on avait surtout envie de partir ensemble en colonies de vacances. C’est Juliette Arnaud qui a eu l’idée. À l’origine, on souhaitait aller seulement dans les petits bleds, et puis on s’est dit que c’était dommage de se couper de villes de banlieue, de préfectures… donc on a limité à 50 000 habitants. On voulait aussi que ce soit gratuit et en plein air. Un peu comme quand on était petits, il y avait les caravanes des plages, c’était Europe 1 qui faisait ça… avant que Bolloré ne rachète tout.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>J’ai lu dans </strong><em><strong>Ouest-France</strong></em><strong> que vous alliez reprendre les micros-trottoirs. Vous allez donner la parole aux Martégaux le 30&nbsp;juin ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Oui c’est la bonne occasion. On arrivera dans chaque ville un jour ou deux avant l’émission, donc ça laisse le temps de discuter, de vadrouiller, et donc d’interroger les gens.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Connaît-on déjà les invités qui seront présents&nbsp;à Martigues ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’invité principale c’est Gwenola Ricordeau, une sociologue qui travaille sur les prisons, et qui va rester avec nous pendant deux heures. On aura aussi une des porte-paroles des Pilotes volontaires&nbsp;: une association qui prend des avions pour faire des rondes, des patrouilles, et repérer les bateaux de migrants en perdition dans la Méditerranée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quand on vous écoute, on ne sent jamais d’inquiétude pour la prochaine élection présidentielle. C’est juste de la façade ou vous êtes sincèrement optimiste&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Je ne me pose pas trop la question. Si les gens ont envie d’avoir un facho à la tête du pays, ils verront ce que ça donne… Après ils seront déçu et ils diront&nbsp;: «&nbsp;<em>je pensais qu’ils allaient mettre tous les immigrés dehors mais en fait il n’y a pas de budget&nbsp;!</em>&nbsp;» Je regarde aussi ce qu’il se passe à l’étranger. À part Trump, qui est complètement zinzin et qui a les moyens de sa folie, les autres dirigeants d’extrême droite, au bout d’un moment, la baudruche se dégonfle. J’ai peut-être un biais optimiste qui me fait dire&nbsp;: «&nbsp;<em>on s’en sortira toujours&nbsp;</em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les scores de l’émission démontrent aussi que ce n’est pas gagné pour les fachos. Plein de gens veulent résister à ça, entendre un autre discours, apprendre de choses, et ne pas être résigné. Ce qui est le plus surprenant, c’est les gens qui sont surpris. Un peu comme les pseudos-observateurs qui étaient étonnés du score du NFP aux législatives. Comme si aujourd’hui il n’y avait plus de gens favorables à plus d’égalité et plus de répartition des richesses. Oui ces gens existent encore, mais ils sont médiatiquement beaucoup moins représentés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">ENTRETIEN RÉALISÉ PAR NICOLAS SANTUCCI</p>



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		<title>Solstice, un voyage en trio</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Santucci]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Jun 2026 07:32:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musiques]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Elise Ungerer]]></category>
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		<category><![CDATA[Victor Moune]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Solstice réunit Victor Moune, Pauline de Almeida et Élise Ungerer autour d’un concert pop orchestral porté par le piano, à découvrir le 22 juillet place de la Libération. Entre chansons intimistes, envolées orchestrales et énergie de comédie musicale, les trois artistes proposent un voyage sensible à travers les relations humaines, les rêves et les souvenirs. Avec [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"> Solstice réunit <strong>Victor Moune</strong>, <strong>Pauline de Almeida</strong> et <strong>Élise Ungerer</strong> autour d’un concert pop orchestral porté par le piano, à découvrir le 22 juillet place de la Libération. Entre chansons intimistes, envolées orchestrales et énergie de comédie musicale, les trois artistes proposent un voyage sensible à travers les relations humaines, les rêves et les souvenirs. Avec des couleurs festives et émouvantes à la fois, Solstice mêle piano, voix et instruments de l’orchestre dans un univers solaire. Un concert vivant comme une traversée musicale pour petits et grands, au cœur de l’été martégal.<br></p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">2 juillet<br></mark>Place de la Libération</strong></pre>



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		<title>Siska, la sister de Marseille</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Santucci]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Jun 2026 07:31:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musiques]]></category>
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		<category><![CDATA[Siska]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Elle a été l’illustre chanteuse du groupe Watcha Clan. Qui a connu le succès bien au delà de Marseille, parcourant le monde avec plus de 100 dates annuelles. Puis Sista Ka, comme on l’appelait alors, a commencé sa carrière solo et est devenue Siska. Changement de rythme – dans la musique et dans la vie [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Elle a été l’illustre chanteuse du groupe Watcha Clan. Qui a connu le succès bien au delà de Marseille, parcourant le monde avec plus de 100 dates annuelles. Puis Sista Ka, comme on l’appelait alors, a commencé sa carrière solo et est devenue <strong>Siska</strong>. Changement de rythme – dans la musique et dans la vie – et voilà que le succès lui sourit encore. Pas étonnant, faut écouter la qualité de la production musicale, le sens de la mélodie, et le charisme de la chanteuse dès le premier album. Fini la jungle et la drum and bass de Watcha Clan, place désormais à une trip-hop lancinante empreinte de soul. Une musique qu’elle compose dans une maison proche de la mer, loin des tumultes du centre-ville.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est pourtant dans le centre-ville de Marseille que tout a commencé pour elle. Native des quartiers Nord, elle s’installe «&nbsp;<em>en communauté&nbsp;</em>» disait-elle à <em>Zébuline</em> en 2022 et rencontre une bande musiciens avec qui elle fonde son premier groupe Axxam. C’est toute cette histoire marseillaise, et tout ce talent, qui attend le public le 13 juillet, pour une des nombreuses belles soirées martégales de l’été.</p>



<p class="wp-block-paragraph">NICOLAS SANTUCCI</p>



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		<title>Le Bien et La Flemme : le rock marseillais prend l’A55</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Santucci]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Jun 2026 07:28:35 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph">Martigues met cet été une fois encore le rock à l’honneur. Tessina et Monoch/Monolyth le 27 juillet [lire précédemment], puis <strong>La Flemme</strong> et <strong>Le Bien</strong> le 10 août. Le premier est désormais une formation bien connue des amateurs du genre dans le Sud et certainement plus loin en France et en Europe. Groupe marseillais à l’énergie punk enthousiasmante, qui mêle sourire, accords de guitares granuleux, et notes incisives de clavier. Monté en une nuit, par Jules Massa, Stella Lopez et Charles Priem, La Flemme a fait depuis pas mal de scènes européennes, et sorti son premier album&nbsp;: <em>La Fête</em>, paru en avril 2025, un neuf-titres puissant, rieur, et élégant.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Marseillais également, Le Bien est aussi de la partie ce 10 août. Voilà un groupe qui sait – ou pas – se définir&nbsp;: «&nbsp;<em>Groupuscule manichéen d’outsiders vouant leur existence misérable à une quête d’absolu illusoire, mais palpitante.&nbsp;</em>» Ou plus loin&nbsp;: «&nbsp;<em>pop de guimauve</em> [&#8230;] <em>sacrifiée sur l’autel de la négation, méticuleusement gâchée par les saillies punk, la sidération des abstractions bruitistes et le vague-à-l’âme kraut tirant vers l’éternel.&nbsp;</em>» Reste que leur musique marque ceux qui ont les croisés dans les salles marseillaises. Objet unique, à la fantaisie soignée, Le Bien est à découvrir sur scène, pourquoi pas en plein air, pourquoi pas gratuitement, pourquoi pas à Martigues ce 10 août.</p>



<p class="wp-block-paragraph">N.S.</p>



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<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="696" height="444" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/08_10_Le-Bien%C2%A9Ludivine-Hamoniaux.jpg?resize=696%2C444&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-137166" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/08_10_Le-Bien%C2%A9Ludivine-Hamoniaux-scaled.jpg?resize=1024%2C653&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/08_10_Le-Bien%C2%A9Ludivine-Hamoniaux-scaled.jpg?resize=300%2C191&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/08_10_Le-Bien%C2%A9Ludivine-Hamoniaux-scaled.jpg?resize=768%2C489&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/08_10_Le-Bien%C2%A9Ludivine-Hamoniaux-scaled.jpg?resize=1536%2C979&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/08_10_Le-Bien%C2%A9Ludivine-Hamoniaux-scaled.jpg?resize=2048%2C1305&amp;ssl=1 2048w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/08_10_Le-Bien%C2%A9Ludivine-Hamoniaux-scaled.jpg?resize=150%2C96&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/08_10_Le-Bien%C2%A9Ludivine-Hamoniaux-scaled.jpg?resize=696%2C444&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/08_10_Le-Bien%C2%A9Ludivine-Hamoniaux-scaled.jpg?resize=1068%2C681&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/08_10_Le-Bien%C2%A9Ludivine-Hamoniaux-scaled.jpg?resize=1920%2C1224&amp;ssl=1 1920w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/08_10_Le-Bien%C2%A9Ludivine-Hamoniaux-scaled.jpg?resize=659%2C420&amp;ssl=1 659w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/08_10_Le-Bien%C2%A9Ludivine-Hamoniaux-scaled.jpg?w=1392&amp;ssl=1 1392w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">Le Bien © Ludivine Hamoniaux</figcaption></figure>
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		<title>Moussu T e Blu</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Santucci]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Jun 2026 08:00:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musiques]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Cité de la Musique de Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[Moussu T e Blu]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Membre fondateur du Massilia Sound System, co-inventeur du reggaemarseillais, Moussu T, ou Tatou, balance ses riddim des scènes de marseille jusqu’au bout du monde – et on ne parle pas de Callelongue ! – depuis quelques décennies. Il a aussi fondé le Moussu e lei Jovents, et ce sont les morceaux de cette formation qu’il vient [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Membre fondateur du Massilia Sound System, co-inventeur du reggaemarseillais, Moussu T, ou Tatou, balance ses riddim des scènes de marseille jusqu’au bout du monde – et on ne parle pas de Callelongue ! – depuis quelques décennies. Il a aussi fondé le Moussu e lei Jovents, et ce sont les morceaux de cette formation qu’il vient jouer le 5 juin à la Cité de la Musique de Marseille avec le musicien Blu. Ensemble ils reprennent les classiques de ce groupe, mais en version acoustique. Poésie, amour et luttes sont attendus. </p>



<pre class="wp-block-verse"><em>N.S.</em><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">5 juin<br></mark><a href="https://www.citemusique-marseille.com/" type="link" id="https://www.citemusique-marseille.com/">Cité de la Musique de Marseille</a></strong></pre>



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