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	<title>Nicolas Santucci, auteur/autrice sur Journal Zebuline</title>
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	<title>Nicolas Santucci, auteur/autrice sur Journal Zebuline</title>
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		<title>Festival TPA : la musique s’amplifie en Provence</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Santucci]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Oct 2026 12:31:11 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Donner de la visibilité aux talents locaux et offrir de belles soirées concerts sur le territoire. Voilà les missions que s’est donné l’association Aix’Qui depuis 1989 avec son tremplin Class’Eurock d’une part, et avec son festival TPA d’autre part. Si cette association connaît depuis quelques années des difficultés financières [lire interview ci-dessous], elle tient son [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Donner de la visibilité aux talents locaux et offrir de belles soirées concerts sur le territoire. Voilà les missions que s’est donné l’association Aix’Qui depuis 1989 avec son tremplin Class’Eurock d’une part, et avec son festival TPA d’autre part. Si cette association connaît depuis quelques années des difficultés financières [lire interview ci-dessous], elle tient son cap, et propose cette année encore son événement automnal du <strong><em>Festival TPA</em></strong>. Au programme du 17 au 31 octobre, cinq soirées dans autant de villes provençales – et métropolitaines –, pour une douzaine d’artistes ou groupes accueillis. Des têtes d’affiche et des talents émergents qui proposeront du rap, du rock, du métal et des musiques du monde… le tout à des prix conscients.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Une balade en Métro</mark></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le top départ est donné le 17 octobre à la maison, dans la salle des Arcades d’Aix-en-Provence, avec une affiche rap. La soirée accueille trois artistes émergents&nbsp;: le Sétois/Aixois <strong>Dag Topor</strong>, le collectif alpin <strong>Zbraaa</strong>, et le groupe <strong>Jetsetfucker</strong> de Guillestre. Si le premier reste dans la tradition brute du hip-hop, les deux autres groupes mêlent à leur rap des influences électro.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quelques jours plus tard, on se rend au Portail Coucou de Salon-de-Provence. Dans cet ancien cinéma, une soirée sur-mesure a été prévue par le TPA. <strong>Les Presque Çak</strong> proposent un ciné-concert autour de l’univers d’Ennio Morricone. De la musique live, jouée synchro sur une projection de scènes mythiques de western-spaghetti. Le même soir, on verra le groupe martégal <strong>C-302</strong>, dernier lauréat du tremplin Class’Eurock.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette ville qui aime le flamenco, les cultures gitanes sont à l’honneur le 24 octobre à Aubagne. On y verra <strong>Titi Robin</strong>, et son répertoire qui mêle musiques tziganes, orientales, et occidentales. Puis <strong>Poum Tchak</strong>, groupe de jazz manouche aixois qui a déjà répandu dans le monde entier son swing et son humour.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 30 octobre aux Rallumeurs d’étoiles de Martigues, la Provence est à l’honneur. <strong>Les Cigales Engatsées</strong> n’ont décidément pas fini de chanter, et le groupe fêtera la sortie de son nouvel album <em>La Fiho de l’Estelan</em>. En première partie, on écoutera avec intérêt l’autre lauréat du Class’Eurock 2026, le trio aixois <strong>After Mary</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est du métal qui fera ensuite trembler Vitrolles le 31 octobre. Quatre groupes, et non des moindres, sont à l’affiche&nbsp;: les Niçois de <strong>Messalina</strong>, les Marseillais de <strong>Yarostan</strong>, et les Gardannais de <strong>Butterknife</strong>. Une soirée qui vient clôturer dans un joyeux fracas cette nouvelle édition du TPA, dont on soulignera quand même le manque évident d’artistes femmes cette année au programme, à la différence d’autres années.</p>



<p class="wp-block-paragraph">NICOLAS SANTUCCI</p>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/musiques/">musique ici</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h1 class="wp-block-heading"><strong>Aix’Qui, une asso historique en difficulté  </strong></h1>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Baisse des subventions, retards de paiement… l’association Aix’Qui connaît ces dernières années des difficultés financières. Entretien avec Patrick Daraji, son président-fondateur</mark></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Zébuline. Vous avez alerté la presse il y a quelques semaines sur la situation financière de votre association. Que se passe-t-il&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Patrick Daraji.</strong> On a deux actions qui sont soutenues par les institutions. Le TPA, qui est aujourd’hui quasiment une commande métropolitaine, et notre tremplin Class’Eurock, subventionné depuis très longtemps par la Région et le Département. Mais depuis l’arrivée de Martine Vassal et Renaud Muselier, nos subventions ont presque été divisées en deux. On a aussi un problème avec le rythme des institutions. Aujourd’hui, en octobre, le Département a voté la moitié seulement de notre subvention et à la Région on passera en novembre. Il a aussi fallu attendre juillet 2026 pour recevoir le solde de 2025. On se retrouve à la fin avec un bilan équilibré… mais avec 10 000 euros de frais bancaire&nbsp;! C’est vraiment du sabotage pour moi…</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un bilan à l’équilibre mais vous avez dû faire plusieurs licenciements.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2024, on a viré tout le monde. La totalité de la gestion de l’association – moi y compris – est aujourd’hui bénévole.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Qu’en est-il de la Métropole, dont le budget est pour l’instant bloqué&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">On a eu beaucoup de chance. Sur plus de 200 projets culturels qui lui ont été présentés, 17 sont passés au mois de décembre 2025 dans le budget primitif pour l’année 2026, et on en fait partie. On reste solidaire des autres acteurs culturels, pour qui cette situation est catastrophique, même si l’on doit quand même s’interroger sur l’affectation de certains fonds. Je pense notamment au Delta Festival, dont je ne vais pas pleurer la disparition, bien au contraire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vous avez lancé un appel aux dons il y a quelques semaines.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce sont les associations avec qui on travaille qui nous ont proposé de faire cet appel. Le résultat est vraiment surprenant&nbsp;: des gamins qui ont fait Class’Eurock cette année nous ont donné 5 euros, et certains parents 300… Mais moi qui viens de l’éducation populaire, je trouve ça scandaleux qu’une mission qui relève quasi du service public soit financée par les gens eux-mêmes…</p>



<p class="wp-block-paragraph">ENTRETIEN RÉALISÉ PAR N.S.</p>



<pre class="wp-block-verse">Pour soutenir Aix’Qui, rendez-vous sur <a href="https://www.helloasso.com/associations/aix-qui">Hello Asso</a>.</pre>
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		<title>Musique : des problématiques bien actuelles </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Santucci]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Oct 2026 08:31:42 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. Commençons par une nouvelle rassurante&#160;: il semble que les festivals ont connu cet été une bonne fréquentation&#160;?&#160; Aurélie Hannedouche. Oui. Il n’y a pas de désaffection du public pour les festivals, plutôt une envie. Mais toujours pas de point d’équilibre. Les charges continuent d’augmenter, et les ressources stagnent. Malgré les succès il n’y a [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Zébuline. Commençons par une nouvelle rassurante&nbsp;: il semble que les festivals ont connu cet été une bonne fréquentation&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Aurélie Hannedouche.</strong> Oui. Il n’y a pas de désaffection du public pour les festivals, plutôt une envie. Mais toujours pas de point d’équilibre. Les charges continuent d’augmenter, et les ressources stagnent. Malgré les succès il n’y a pas de modèle économique pérenne…</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’été a été marqué par plusieurs canicules, qui ont touché les festivals. Le SMA travaille sur ces questions depuis plusieurs années, quels constats avez-vous déjà tirés&nbsp;? Et voyez-vous des solutions pour l’avenir&nbsp;?&nbsp; &nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec la fédération des musiques actuelles Fedelima, nous avons initié le projet Déclic <em>Décarbonons le live collectivement</em>, en 2023 et 2024. Cette étude avait démontré que le principal impact carbone provient du déplacement des publics. Certains modèles, comme la résidence de Céline Dion à Paris, sont ce qu’il y a de pire en termes d’impact carbone. L’adaptation au changement est aussi un sujet, mais le problème est systémique et on ne peut pas y répondre seul. Il faut une discussion globale avec l’État, les collectivités, les assureurs…&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">« Plus le secteur se porte bien, plus on déshabille les acteurs les plus précaires »</mark></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vous demandez également le déplafonnement&nbsp;de la taxe CNM. Un sujet plus qu’urgent.&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Oui. Aujourd’hui le Centre national de la Musique (CNM) collecte une taxe de 3,5% qui s’applique à tous les billets de concert. Sur ces 3,5%, 60% reviennent directement à celui qui les a générés. On appelle ça un droit de tirage – c’est un peu comme un système d’épargne forcé. Les 40% restants sont les «&nbsp;aides sélectives&nbsp;», qui vont soutenir les festivals les plus précaires, l’émergence, les projets en faveur de l’égalité femme/homme…&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais cette taxe est plafonnée à hauteur de 58 millions d’euros par la loi de finance. Or aujourd’hui, le marché des concerts est très dynamique, notamment grâce aux grands concerts dans les stades. Cette année, il est probable que l’on collecte autour de 74 millions d’euros. On va donc verser, a minima, 14 millions d’euros à Bercy, à cause de ce plafonnement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette réussite des concerts, qui devrait être une super nouvelle au niveau des financements, ne l’est pas. D’une part on donne de l’argent à Bercy qui devrait nous revenir. D’autre part, le droit de tirage (les 60% restants), reste exigible. Donc sur les 14 millions que l’on verse à Bercy, le CNM doit sortir 9 millions de ses propres fonds pour les reverser aux acteurs.&nbsp; &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce système vide les réserves du CNM, qui doit donc ponctionner sur les aides sélectives, alors qu’elles sont destinées aux acteurs les plus précaires&nbsp;! C’est une situation complètement absurde&nbsp;: plus le secteur se porte bien, plus on déshabille les acteurs les plus précaires&nbsp;! Et si les recettes de billetterie continuent d’augmenter comme c’est le cas ces dernières années, dans trois ans, le CNM n’existe plus.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Et que vous dit le ministère de la Culture&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Qu’il se bat, mais que Bercy bloque.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>À l’approche de l’élection présidentielle, vous avez adhéré à l’association La Digue, un collectif engagé contre l’extrême-droite en France et dans le monde. Une démarche qui va de soi&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Effectivement, on ne peut pas dire qu’il y a une grande histoire d’amour entre les musiques actuelles et l’extrême-droite&nbsp;! Je pense au Sous-marin à Vitrolles qui avait été muré en 1997 par Catherine Mégret. Je pense à toutes les atteintes à la liberté d’expression que peuvent proférer des élus d’extrême droite dès qu’il y a des concerts de rap. Je pense aussi à Marion Maréchal Le Pen, qui rêve d’enterrer le régime de l’intermittence. Ce n’est pas de la parano, notre inquiétude s’appuie sur leurs actes et leurs déclarations…</p>



<p class="wp-block-paragraph">En adhérant à La Digue, nous souhaitons faire corps, parce qu’en face ils sont très organisés. Cette association nous permet aussi d’observer ce qui se passe dans les pays qui ont basculé&nbsp;:&nbsp;en Italie, en Hongrie, aux États-Unis, en Argentine… On discute avec des citoyens et des professionnels de ces pays, pour savoir ce qui pourrait arriver en France, et comment l’anticiper.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vous soutenez aussi la Loi Darcos, qui permettrait de mieux protéger les artistes face à l’Intelligence artificielle, mais qui est actuellement bloquée au Parlement.&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’objectif de cette loi est d’inverser la charge de la preuve. C’est aux IA de démonter qu’il n’y a pas de plagiat dans leur contenu, et non l’inverse. La sénatrice Darcos (Horizon) a eu l’unanimité au Sénat quand elle a présenté cette loi. Mais à l’Assemblée nationale, c’est beaucoup plus compliqué. Il y a une volonté de protéger les IA françaises, au premier rang desquelles Mistral, notamment de la part de Renaissance, qui avait déposé 110 amendements sur un seul article [<em>procédé classique d’obstruction parlementaire… ndlr</em>]. Aujourd’hui, la sénatrice espère passer par une niche parlementaire pour faire passer cette loi.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">ENTRETIEN RÉALISÉ PAR NICOLAS SANTUCCI</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le Café Julien</strong> <strong><em>Virevolte</em></strong> <strong>à nouveau&nbsp;!</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’était une des promesses de la Responsabilité des Rêves à son arrivée à la tête de l’Espace Julien&nbsp;: restaurer et repenser son Café Julien. Ce sera chose faite début octobre, avec plusieurs changements à noter&nbsp;: le Café sera désormais ouvert sur le cours Julien, un accueil de jour sera assuré – avec billetterie physique, café, expositions… – mais aussi des rencontres, ateliers jeune public, émissions de radio…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec sa jauge augmentée, le Café Julien entend « <em>s’ouvrir davantage aux structures du territoire, pour la location d’espaces et l’accueil d’événements </em>». Pour célébrer cette ouverture, le Café Julien accueille le festival maison <strong><em>Virevolte</em></strong> les 2 et 3 octobre. Au programme, de la musique pour danser, avec la pop énervée de <strong>Saint Graal</strong>, de la techno modulaire avec <strong>Jasmine not Jafar</strong>, ou de l’électro rock avec <strong>Île et Vilaine</strong>. Pour bien découvrir les nouveaux espaces du Café, le festival propose en ouverture le spectacle <em>Alto</em>, de la compagnie <strong>Les Oiseaux Perchés</strong>. </p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Festival Virevolte</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">2 et 3 octobre</mark></pre>
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		<title>Utopia Festival</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Santucci]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Sep 2026 09:12:32 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Ce sont les rythmes de la rentrée. Depuis 5 ans, le Cabaret Aléatoire propose son Utopia Festival, rendez-vous électronique à la dimension désormais internationale, qui se tient chez lui, à la Friche de Marseille. Cette année, la bonne dizaine de milliers de festivaliè·res pourront danser sur le large répertoire que peut proposer l’électro : du hardcore [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Ce sont les rythmes de la rentrée. Depuis 5 ans, le Cabaret Aléatoire propose son <em>Utopia Festival</em>, rendez-vous électronique à la dimension désormais internationale, qui se tient chez lui, à la Friche de Marseille. Cette année, la bonne dizaine de milliers de festivaliè·res pourront danser sur le large répertoire que peut proposer l’électro : du hardcore avec Hysta, la hard house de Matrakk, l’EBM de Roüge, ou l’univers plus que singulier – et rappé – d’Urumi. Pendant deux jours à la Friche, le festival ne se cantonne pas au Cabaret Aléatoire, mais investit aussi le Petit Cab et la grande salle Seita. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>N.S.</em></p>



<pre class="wp-block-verse"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">25 et 26 septembre<br></mark><strong>Friche la Belle de Mai</strong>, Marseille</pre>
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		<title>Théâtre du Briançonnais : le directeur accusé de violences</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Santucci]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Sep 2026 13:39:08 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Comportement toxique au travail, violences dans la sphère privée, de multiples accusations graves visent l’actuel directeur du Théâtre du Briançonnais (TDB), Romaric Matagne. Après un signalement de la Drac-Paca au titre de l’article 40 du code pénal, une enquête a été ouverte par la procureure de la République de Gap, et des témoignages ont déjà [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Comportement toxique au travail, violences dans la sphère privée, de multiples accusations graves visent l’actuel directeur du Théâtre du Briançonnais (TDB), Romaric Matagne. Après un signalement de la Drac-Paca au titre de l’article 40 du code pénal, une enquête a été ouverte par la procureure de la République de Gap, et des témoignages ont déjà été recueillis par la justice selon nos informations. Des anciens salariés dénoncent son management toxique, et un article de la radio Ram05 rapporte le témoignage glaçant d’une de ses ex-compagnes, qui se dit victime de violences morales et physique.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">« Une humiliation constante »</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce vendredi 18 septembre, l’ouverture de saison du Théâtre du Briançonnais ne s’est pas passée comme prévu. Quelques heures plus tôt, un article de la radio locale Ram05 révélait que Romaric Matagne était visé par une enquête judiciaire pour des faits de violences et de harcèlement. Ce soir-là sur la scène du théâtre, pas de directeur. Il est tenu éloigné à la demande des équipes et du Conseil d’administration du théâtre. À la place, un collectif d’ancien·nes salarié·es et d’artistes, baptisé «&nbsp;Coulisses solidaires&nbsp;», venu dénoncer le comportement de ce directeur, et la surdité des tutelles pendant plusieurs années.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>C’était une humiliation constante. Le but était de descendre les personnes, de les placardiser.&nbsp;</em>» Voilà comment cette ancienne salariée, membre du collectif Coulisses solidaires, décrit les années passées aux côtés de Romaric Matagne. Un témoignage loin d’être isolé selon le communiqué lu sur scène par le collectif&nbsp;: «&nbsp;<em>Plusieurs salarié·es du TDB on dû quitter leur emploi au théâtre dans des conditions difficiles et d&rsquo;autres personnes ont pu souffrir des agissements de Romaric Matagne alors qu&rsquo;il était administrateur et responsable des ressources humaines, puis directeur-adjoint, puis directeur du théâtre.&nbsp;</em>»&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des faits de harcèlement au travail, qui ont été dénoncés à la Drac Paca au moins une fois il y a deux ans, dans un long courrier que <em>Zébuline</em> a pu lire. Il y est rapporté de nombreux problèmes de gouvernance, une ambiance toxique et une succession de licenciements, démissions, arrêts maladies qu’a connus le théâtre ces dernières années. Ce témoignage, méticuleux et fouillé, n’aurait pourtant engendré aucune réaction de la part de la Drac, pas même un coup de fil, explique le collectif à <em>Zébuline</em>. Du côté du Conseil d’administration, il n’aurait pas non plus pris la peine d’écouter la détresse des équipes&nbsp;: «&nbsp;<em>Le CA a toujours filtré les demandes, malgré mes sollicitations. Jamais personne n’a voulu nous écouter</em>&nbsp;», souffle cette ancienne salariée.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">« Sans témoins »</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Un comportement qui a touché les équipes du théâtre, mais aussi des artistes passé·es par Briançon, selon cette autre membre du collectif Coulisses solidaires, artiste elle aussi. «&nbsp;<em>Les agissements étaient toujours psychologiques. Il était dans le rabaissement de la personne, avec des propos extrêmement violents. En prenant soin, toujours, qu’il n’y ait pas de témoins.&nbsp;</em>» Des artistes, souvent des femmes, qui n’ont pas osé prendre la prendre la parole publiquement, de peur de mettre leur carrière ou leur compagnie en danger.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais selon le média Ram05, qui cite une ex-conjointe de Romaric Matagne, son comportement aurait été encore plus violent en privé. L’ex-compagne, prénommée Valentine dans l’article, «&nbsp;<em>aurait été</em> <em>plaquée au sol, maintenue par le cou, et frappée à plusieurs reprises sur la tête</em>. […] Le <em>dernier tournant d’un continuum de violences qu’elle dit avoir vécu pendant deux ans et demi avec Romaric Matagne&nbsp;</em>», décrit Ram05. À la suite de ces violences, la plainte que dépose Valentine sera classée sans suite quelques mois plus tard.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Un comportement finalement signalé</strong></mark></p>



<p class="wp-block-paragraph">En août dernier, Romaric Matagne se rend au Festival d’Aurillac, où il se fait remarquer en discutant bruyamment avec deux femmes, alors qu’un spectacle se tient. Bastien Salanson, artiste des arts de la rue, intervient et lui demande de partir. Ce dernier rapporte cette interaction, et les suspicions qui pèsent contre Romaric Matagne dans un post sur Facebook. Un post qui trouvera un important écho, et libérera la parole de nombreuses victimes présumées du directeur.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plusieurs signalements sont alors transmis par le collectif #MetooThéâtre à la Drac Paca, et c’est elle qui saisira la justice au titre de l’article 40 du code pénal, rapporte encore Rom05. Depuis, la procureure de la République de Gap a ouvert une enquête, et des auditions se sont déjà tenues. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">NICOLAS SANTUCCI</p>
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		<title>Festival du Moulin</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Santucci]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Sep 2026 10:15:36 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>À la rentrée, c’est à Bormes-les-Mimosas que se cache l’un des plus beaux rendez-vous des musiques actuelles. Organisé par la municipalité, l’association Global-Art, et la scène de musiques actuelles du Var Tandem83, il réunit chaque année une programmation attentive aux airs du temps. Cette année, les 4 et 5 septembre, le gros de la programmation [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">À la rentrée, c’est à <strong>Bormes-les-Mimosas</strong> que se cache l’un des plus beaux rendez-vous des musiques actuelles. Organisé par la municipalité, l’association Global-Art, et la scène de musiques actuelles du <strong>Var Tandem83</strong>, il réunit chaque année une programmation attentive aux airs du temps. Cette année, les 4 et 5 septembre, le gros de la programmation est assuré par la scène rock marseillaise : Sasha Vaughan, Jules Henriel, Brother Junior, La Flemme et Tessina. Pas marseillais mais tout aussi intéressant, le festival accueillera également la pop-jazz du groupe Camille &amp; Les Garçons.</p>



<p class="wp-block-paragraph"> <em>N.S.</em></p>



<pre class="wp-block-verse">4 et 5 septembre<br><strong>Place Saint-François</strong>, Bormes-les-Mimosas</pre>
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		<title>Hip Hop Non Stop : La Ville dit stop</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Santucci]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Aug 2026 08:56:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ce 31 juillet sur le Vieux Port, le Rat Luciano, Rim K, ou Don Choa enflamment la scène flottante, face à la mairie de Marseille, et face à une foule composée de milliers de Marseillais et de touristes mélangés. La ferveur des images fait vite le tour des réseaux sociaux, et Marseille se voit une [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Ce 31 juillet sur le Vieux Port, le Rat Luciano, Rim K, ou Don Choa enflamment la scène flottante, face à la mairie de Marseille, et face à une foule composée de milliers de Marseillais et de touristes mélangés. La ferveur des images fait vite le tour des réseaux sociaux, et Marseille se voit une fois encore en capitale incontestée du rap en France. Pourtant, quelques jours plus tôt, la Ville venait de saborder un des rendez-vous qui maillaient l’année hip-hop marseillaise, <em><a href="https://hiphop-nonstop.fr">Hip Hop Non Stop</a></em>. Une coupe sèche et tardive des subventions pour un événement qui prônait la gratuité, l’émergence et la parité dans sa programmation depuis 2021. Plusieurs semaines après l’annonce de cette annulation, <a href="https://urbanprod.net">Urban Prod,</a> l’association organisatrice, explique à <em>Zébuline</em> n’avoir toujours pas reçu d’explications concrètes sur les raisons de cette décision. <br></p>



<p class="wp-block-paragraph">La sixième édition de <em>HHNS</em> devait se tenir du 10 au 13 septembre, avec comme chaque année, un parcours dans plusieurs lieux de Marseille, principalement du centre ville et des quartiers Nord. Des concerts de rap, mais aussi de la danse, et du graff, le plus souvent portés par des jeunes talents et collectifs de Marseille et sa proche région. Mais cette promesse tenait grâce au soutien de la Ville, qui en assurait presque exclusivement le financement. Pour un budget de 145 000 €, 120 000 était abondé par la mairie centrale et plusieurs mairies de secteur (1/7, 2/3, 4/5 et 6/8).&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après les élections, cette même architecture devait être reconduite dans les grandes lignes pour l’édition 2026. «&nbsp;<em>On a fait une réunion avec toutes les mairies concernées en mai. Toutes sont présentes, à l’exception de la mairie des 2/3, qui ne vient pas. Quant à la mairie centrale, elle affiche son soutien a priori</em>&nbsp;», explique Cédric Claquin, directeur adjoint de l’association Urban Prod.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le vote de la subvention est prévu quelques semaines plus tard, le 26 juin, mais Cédric Claquin affirme n’avoir plus aucune nouvelle de la mairie, malgré ses relances. C’est finalement le 15 juillet qu’on lui indique que la subvention a été retirée du vote. Le sort de l’édition 2026 est scellé, malgré une programmation déjà largement ficelée.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Allô Mairie </mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En privé, on lui indique que la mairie «&nbsp;<em>se pose des questions&nbsp;</em>» sur le modèle économique original de cet événement, qui repose à la fois sur des subventions de la mairie centrale et des marchés des mairies de secteur. Original peut-être, mais rien d’illégal assure Cédric Claquin.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En public, les raisons de ce retrait sont différentes. Après l’annonce de l’annulation de l’édition 2026 par <em>Hip Hop Non Stop</em> sur les réseaux sociaux, la presse demande une réaction à la Ville, qui se contente d’un communiqué de presse nébuleux. Il y est notamment écrit que «&nbsp;<em>comme à chaque début de mandature, les politiques publiques sont réévaluées afin de répondre aux nouvelles priorités fixées par la municipalité. Cette démarche conduit à faire évoluer les dispositifs de soutien : certains projets arrivent à leur terme, tandis que de nouvelles initiatives émergent pour accompagner les transformations du paysage culturel marseillais.</em> Ou, plus loin, que «&nbsp;<em>cette décision s’inscrit dans une volonté de réorienter les politiques en faveur des cultures urbaines afin de leur donner un nouvel élan&nbsp;</em>».&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Une réponse lénifiante dans la novlangue politique&nbsp;</em>»&nbsp;tacle Cédric Claquin, pour qui le communiqué n’est que du «&nbsp;<em>bullshit, qui donne les mauvaises raisons&nbsp;</em>». Pour lui, une des raisons est la défiance que porte la mairie centrale pour cet événement, lancé en début de première mandature par les mairies de secteur, et qu’elle ne contrôle donc pas, n’impulse pas.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis le coup de fil du 15 juillet, Cédric Claquin n’a presque plus eu aucun contact avec la mairie, sinon une promesse de rendez-vous à la rentrée, déjà repoussé une fois. C’est d’ailleurs en lisantla presse, qui relaie le communiqué de la Ville, qu’il apprend que la mairie s’engage à payer les sommes déjà engagées. «&nbsp;<em>Ce qu’en privé on ne m’avait pas confirmé&nbsp;</em>», explique-t-il. Côté mairie, on joue du scratch, et le même communiqué paru dans la presse quelques semaines plus tôt est envoyé à <em>Zébuline</em>. Aucun élu ne prendra la parole jusqu’au moment où l’on écrit article.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Non stop ? </mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Reste que les nombreux messages de soutien reçus par Urban Prod les invitent à ne pas baisser les bras, et n’excluent pas un retour en 2027. «&nbsp;<em>Même si la Ville dit que “certains projets sont arrivés à leur terme”, nous on n’est pas arrivé à notre terme&nbsp;!&nbsp;</em>», poursuit Cédric Claquin, qui a déjà quelques idées pour le futur : «&nbsp;<em>On a un espace de mutualisation pour faire un truc, peut-être qu’en 2027, on peut arriver groupé à la mairie, et leur demander s’ils sont intéressés par le hip-hop&nbsp;?</em>&nbsp;»&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">NICOLAS SANTUCCI</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/societe/politique-culturelle/"><em>Politique culturelle</em> ici </a></p>
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		<title>5 ans après, toujours barré</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Santucci]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Jul 2026 07:51:30 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Du rire, de la musique, à côté du joli village d’Anduze. C’est la bonne idée qu’ont eue GiedRé et Pierre-Emmanuel Barré, qui venaient de s’établir dans le coin. Une édition zéro en 2021 avait lancé la machine, et voilà désormais ce rendez-vous bien installé dans ses Cévennes gardoises, de retour pour une sixième édition du [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Du rire, de la musique, à côté du joli village d’Anduze. C’est la bonne idée qu’ont eue GiedRé et Pierre-Emmanuel Barré, qui venaient de s’établir dans le coin. Une édition zéro en 2021 avait lancé la machine, et voilà désormais ce rendez-vous bien installé dans ses Cévennes gardoises, de retour pour une sixième édition du 30 juillet au 1<sup>er</sup> août.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Lol</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Côté rires, le premier soir est marqué par la venue d’<strong>Amandine Lourdel</strong>. Chroniqueuse à France Inter, beaucoup l’ont découverte pour ses pastilles sur Instagram, où elle joue une trentenaire désabusée, qui boit peut-être trop et cherche l’amour&nbsp;: une Bridget Jones à la sauce bistrot parisien, et à la punchline cinglante. Le même soir, le festival accueille <strong>Marine Leonardi</strong>, qui, elle, nourrit son spectacle <em>Mauvaise graine</em> non pas de ses frasques célibataires, mais de son couple, et de la maternité. Avec cynisme, et humour noir. La soirée invite aussi le jeune humoriste <strong>Esteban Roza</strong>, dont on a pu découvrir le talent lors d’une chronique dans La Dernière il y a quelques jours.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le lendemain, c’est le principal temps fort du week-end, avec un plateau humour XXL&nbsp;: <strong>Doully</strong>, <strong>Greg Duth</strong>, <strong>Camille Fievez</strong>, <strong>Babor</strong>, <strong>JB Diallo</strong>, <strong>Audrey Baldassare</strong>… et très attendus, l’hôte <strong>Pierre-Emmanuel Barré</strong> accompagné d’<strong>Aymeric Lompret</strong>, fidèle du rendez-vous. Pour le dernier soir, pas d’humour au programme pour l’instant, mais avec cette bande, on n’est jamais à l’abri d’une surprise.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Lalala</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Avant et après les comédiens, il y a donc de la musique. Parmi les artistes invités, <strong>Mambo Chick</strong>, la DJ tropicale qui mixe tout en vinyle&nbsp;; de la chanson avec <strong>Sacha Maffli&nbsp;</strong>; la pop liégeoise de <strong>François Bijou</strong> ou l’Avignonnais <strong>David Lafore</strong>, qui à l’image du festival, sait manier l’humour à la musique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des humoristes bien connu·es se cachent aussi dans la programmation musicale&nbsp;: dans le groupe <strong>Supersobre</strong>, on retrouve un certain <strong>Thomas VDB</strong> au chant. Et derrière les DJs <strong>Rideau</strong> et <strong>Dr. Love</strong>, se cachent en fait Aymeric Lompret et GiedRé.</p>



<pre class="wp-block-verse">NICOLAS SANTUCCI<br><br><strong>Lol &amp; Lalala<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">30 juillet au 1er août<br></mark></strong><br><a href="https://mairie-anduze.fr/le-parc-des-cordelliers/" data-type="link" data-id="https://mairie-anduze.fr/le-parc-des-cordelliers/">Parc des Cordeliers, Anduze</a></pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/"><em>Scènes</em> ici</a></p>
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		<title>Face au RN, Les Arts Éphémères vont voir ailleurs</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Santucci]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Jul 2026 07:50:18 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Chaque printemps depuis 2009, des folies artistiques s’installaient dans le parc de Maison Blanche. Des œuvres créées pour l’occasion par les jeunes artistes des Beaux-arts de Marseille, comme d’autres artistes déjà reconnus. Mais Les Arts Éphémères au parc de Maison Blanche, c’est terminé. Les dernières élections municipales ont vu le secteur passer à l’extrême droite [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Chaque printemps depuis 2009, des folies artistiques s’installaient dans le parc de Maison Blanche. Des œuvres créées pour l’occasion par les jeunes artistes des Beaux-arts de Marseille, comme d’autres artistes déjà reconnus. Mais Les Arts Éphémères au parc de Maison Blanche, c’est terminé. Les dernières élections municipales ont vu le secteur passer à l’extrême droite avec Éléonore Bez comme nouvelle maire d’arrondissements. Impossible pour la direction des Arts éphémères de poursuivre ce partenariat historique&nbsp;: «&nbsp;<em>Cela n’avait plus de sens</em>&nbsp;» souffle Martine Robin, qui assure le co-commissariat de l’événement. Même constat du côté d’Isabelle Bourgeois, l’autre commissaire, qui explique qu’il n’y avait pas de «&nbsp;<em>volonté partagée</em>&nbsp;» de continuer ensemble.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Rester dans le secteur</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Si le parc de Maison Blanche ne sert plus de «&nbsp;maison mère&nbsp;», la manifestation reste tout de même dans le secteur des 9/10. Elle s’est installée le 24 juin dernier dans un autre jardin, celui de l’hôpital Salvator, sur le boulevard Sainte-Marguerite. Pas un point de chute pour autant signale la direction des Arts Éphémères, puisque sa venue était déjà actée avant les élections.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une première pour les <em>Arts éphémères</em>, une première aussi pour cet hôpital spécialisé dans la psychiatrie infanto-juvénile. Les groupes d’adolescents peuvent visiter les œuvres présentes au pied de l’hôpital, et «&nbsp;<em>des liens se créent entre les artistes et les ados</em>&nbsp;» explique Martine Robin, qui se réjouit également que ce lieu «&nbsp;<em>offre plus d’espace pour les artistes</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette année dans le jardin, huit pièces sont présentées au public. Sous la thématique de la «&nbsp;vibration&nbsp;», on peut y voir les photos grand format de <strong>Lucie Etna Lefebvre-Hawthorne</strong>&nbsp;; une installation en frêne monumentale de <strong>Julien Cordier Klée</strong>&nbsp;; ou encore la sculpture en matières recyclées, aux allures de cerf-volant, de l’artiste <strong>Sonsonz</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Itinérances</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Sans son lieu de repli, <em>Les Arts Éphémères</em> optent sur l’itinérance pour son futur, et voient loin. Déjà cette année, la manifestation a inauguré ce printemps une exposition à Istres , mais s’installera ensuite à Port-de-Bouc, Plan de Cuques et Chateauneuf-le-Rouge. L’année prochaine, de nouveaux partenariats devraient voir le jour. Avec le musée international de la parfumerie de Grasse, et son jardin classé remarquable. Avec de nouvelles écoles d’art aussi. Les Beaux-arts d’Aix-en-Provence, de Toulon et la Villa Arson (Nice) devraient rejoindre l’aventure. Une aventure qui change de nom : finis les Arts Éphémères, qui deviendront <em>Itinérances Arts Éphémères</em> à partir de 2027.</p>



<p class="wp-block-paragraph">NICOLAS SANTUCCI</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Une mairie qui fait déjà parler d’elle</strong><br>Tout juste élue à la mairie des 9/10, Éléonore Bez s’est distinguée en refusant d’approuver plusieurs subventions à des associations de son secteur. <em>La Marseillaise</em> expliquait le 25 juin que le conseil d’arrondissement avait bloqué les délibérations pour Les Petits débrouillards, qualifiée de « <em>structure hautement politisée sous couvert d’animation scientifique</em> » par Guil Darmon, délégué à la santé-recherche. Même finesse concernant Les Rencontres tziganes « <em>qui s’illustrent en encourageant l’occupation illégale de terrains publics</em> » selon le conseiller d’arrondissement Rahym Debiane… la foudre est tombée aussi sur la Ligue de protection des oiseaux « <em>qui s’est éloignée depuis longtemps de sa mission d’observation de la faune pour se transformer en officine d’extrême-gauche</em> », renchérissait Yannick Drayon, une autre conseillère RN. Des décisions qui n’ont pas empêché le conseil municipal, réuni quelques jours plus tard, de voter ces subventions. <em>N.S.</em></pre>



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		<title>Ghana : la photo décolonisée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Santucci]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Jul 2026 07:43:06 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph">Voilà maintenant plusieurs années que cette exposition était dans les tuyaux. Prévue initialement en 2020, elle avait dû être déprogrammée en raison du Covid, qui rendait impossible son montage. Il a donc fallu attendre 2026 pour que cette histoire soit présentée au public d’Arles, dans une édition qui lui sied particulièrement bien. Jamais peut-être les <em>Rencontre</em>s n’auront autant soulevé les questions post-coloniales dans leurs accroches, que ce soit avec Paul Kodjo, Katia Kameli ou Samy Baloji. Dans <em>Ghana !</em>, présentée au palais de l’Archevêché, la commissaire <strong>Damarice Amao</strong> raconte comment un jeune pays, sous l’impulsion de son leader Kwame Nkrumah, a utilisé la photographie pour s’affirmer en tant que nation, et se débarrasser des clichés coloniaux racistes et paternalistes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Nkrumah à la D.A.</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le début de l’histoire a une date bien précise, le 6 mars 1957 : exit l’empire britannique, la Côte de l’Or devient le Ghana, indépendant après plus de 80 ans de colonisation. À la tête de ce jeune pays, Kwame Nkrumah, premier ministre aux idées socialistes, qui mena la lutte pour libérer son pays. C’est ce dernier, et son administration, qui invitent deux photographes américains à venir documenter ce pays : <strong>Paul Strand</strong> et <strong>Willis E. Bell</strong>. Les deux sortiront chacun un livre, <em>Ghana : An African Portrait</em> et <em>The Roadmakers</em>, qui sont à la fois le cœur et le point de départ de cette exposition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur les murs de la salle principale, il y a donc les tirages issus de ces livres pionniers. D’un côté celui Bell, et en face celui de Strand. Le premier, co-écrit avec l’écrivaine ghanéenne <strong>Efua Sutherland</strong>, rassemble une centaine de photos prises en 1959 au moyen format. On y voit le récit d’un pays qui s’industrialise et se reconstruit&nbsp;; un tableau noir devant lequel un homme s’instruit ; une rangée d’infirmières effectuant une tournée d’inspection ; un autobus flambant neuf qui passe un pont métallique. Dans le livre, les photos sont ponctuées de textes et d’adages ghanéens qui «&nbsp;<em>viennent renforcer un récit faisant subtilement écho au programme politique de Nkrumah</em>&nbsp;» écrit pudiquement l’exposition, qui ne lâchera jamais le terme de propagande.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En face, l’exposition présente le travail de Paul Strand. Il est arrivé au Ghana seulement quelques années après Bell, en 1964. Mais son livre ne sortira qu’en 1976, peu de temps avant sa mort, et quatre ans après celle de Nkrumah. Sur les photos capturées à la chambre, Paul Strand évoque, avec ce crâne d’éléphant ou cet arbre, le Ghana des temps anciens, bien avant la parenthèse coloniale. Architecture et savoir-faire traditionnels traversent d’ailleurs son livre, offrant au Ghana une image positive de son histoire, après une colonisation qui ne cessera, ici ou ailleurs, de la dénigrer.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Une œuvre qui infuse</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Outre les deux auteurs américains, cette exposition est aussi l’occasion de retrouver le photographe ghanéen <strong>James Barnor</strong>, déjà présent à Arles en 2022 pour une grande exposition monographique. Dans ses clichés, on voit le premier ministre de retour de Londres après la conférence des Premiers ministres du Commonwealth, accueilli en héros et au milieu de son peuple. Ou un autre, de ce même Kwame Nkrumah, en famille, sur un simple sofa. Mais la puissance de ses photos réside dans ce qu’elle montre de la société ghanéenne, avant ou après son indépendance. Des scènes de joie lors de fiançailles, un petit déjeuner en famille, ou le portrait d’une jeune employée pensive, dans des tirages grands formats à la vitalité saisissante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À côté de la figure tutélaire de James Barnor, le parcours met en lumière la scène artistique ghanéenne contemporaine. Intimité et histoires familiales se retrouvent dans l’œuvre de <strong>Denyse Gawu-Mensa</strong> intitulée <em>Nsasawa</em>. L’artiste rassemble des portraits de sa famille dans le Ghana post-indépendance qu’elle vient découper, coller, imprimer sur textile. 600 portraits, parfois les mêmes personnes répétées, forment ensemble un impressionnant motif, à la fragilité soignée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La même énergie, le même aller-retour entre le passé et le présent, se retrouvent dans les photos-tableaux de <strong>Carlos Idun-Tawiah</strong>. Des mises en scène qui jouent des codes du passé, mais qui respirent le présent. Comme sur cette photo où un adulte cire les chaussures d’un enfant en costard bien trop large ; avec au premier plan ce jeune homme à vélo, tout sourire, qui regarde vers l’avant. Vous l’avez certainement reconnue, c’est la photo qui signe l’affiche de cette édition des <em>Rencontres</em> 2026. Une image qui résume beaucoup de propositions à découvrir cette année, où le passé, même désagréable, s’installe dans notre présent. Mais avec joie, il était temps.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="696" height="557" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/01_GHANA_02.jpg?resize=696%2C557&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-137554" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/01_GHANA_02-scaled.jpg?resize=1024%2C819&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/01_GHANA_02-scaled.jpg?resize=300%2C240&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/01_GHANA_02-scaled.jpg?resize=768%2C614&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/01_GHANA_02-scaled.jpg?resize=1536%2C1229&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/01_GHANA_02-scaled.jpg?resize=2048%2C1638&amp;ssl=1 2048w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/01_GHANA_02-scaled.jpg?resize=150%2C120&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/01_GHANA_02-scaled.jpg?resize=696%2C557&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/01_GHANA_02-scaled.jpg?resize=1068%2C854&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/01_GHANA_02-scaled.jpg?resize=1920%2C1536&amp;ssl=1 1920w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/01_GHANA_02-scaled.jpg?resize=525%2C420&amp;ssl=1 525w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/01_GHANA_02-scaled.jpg?w=1392&amp;ssl=1 1392w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">Carlos Idun-Tawiah, Many Reasons to Live Again [De nombreuses raisons de vivre à nouveau], 2022<br>Avec l’aimable autorisation de l’artiste et de la Galería Alta.</figcaption></figure>



<pre class="wp-block-verse">NICOLAS SANTUCCI<br><em><strong>Ghana&nbsp;!<br>Rêver l’indépendance 1957-1976</strong></em><br><a href="https://www.rencontres-arles.com/fr/lieux/palais-de-l-archeveche" data-type="link" data-id="https://www.rencontres-arles.com/fr/lieux/palais-de-l-archeveche">Palais de l’Archevêché</a></pre>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>« La photo doit proposer des lectures alternatives »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Santucci]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Jul 2026 07:37:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. Dès votre arrivée en 2020, vous vous étiez donné comme ligne un festival ouvert sur le féminisme, l’histoire post-coloniale et l’écologie. C’est presque le programme de cette édition 2026 non&#160;? Christoph Wiesner. Tout à fait&#160;! Ce sont des points d’ouverture que je voulais développer, sans renier le reste. Les grands noms de la photographie [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Zébuline. Dès votre arrivée en 2020, vous vous étiez donné comme ligne un festival ouvert sur le féminisme, l’histoire post-coloniale et l’écologie. C’est presque le programme de cette édition 2026 non&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Christoph Wiesner.</strong> Tout à fait&nbsp;! Ce sont des points d’ouverture que je voulais développer, sans renier le reste. Les grands noms de la photographie sont aussi célébrés cette année, avec les monographies sur Ming Smith, Martine Barrat, William Klein, Harry Gruyaert, Edward Steichen…</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Depuis 2020 les </strong><em><strong>Rencontres</strong></em><strong> donnent plus de places aux femmes photographes.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Oui, au-delà de la parité et de la répresentation des femmes, c’est une scène qui m’a toujours intéressé. Tout comme l’ouverture sur les relectures postcoloniales, que je trouve passionnantes. Quand on suit la jeune production artistique actuelle, on voit que ces questionnements sont très présents, et cela génère des œuvres remarquables.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Je vous ai souvent entendu dire que la photographie devait être résistante. Mais à quoi doit-elle résister aujourd’hui&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle doit au moins résister aux discours dominants, et proposer des lectures alternatives de sujets sociétaux, comme c’est le cas cette année avec le post-colonialisme ou le vivant. Au-delà d’une approche purement documentaire, la photographie peut être un outil de témoignage, de résistance, de questionnement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sur le post-colonialisme justement, vous proposez une grande exposition sur le Ghana. Pourquoi avoir choisi ce pays en particulier&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il se trouve que la commissaire de cette exposition, Damarice Amao, est française d’origine ghanéenne, et elle avait déjà proposé une exposition sur le regard décolonial au Centre Pompidou. L’exposition présente notamment le travail de Paul Strand, photographe américain que l’on connaît pour ses photos documentaires. Il avait dû quitter les États-Unis au moment du Maccarthysme et est venu s’installer en France à la fin des années 1950. Au moment de l’indépendance du Ghana, son nouveau président Kwame Nkrumah a invité Paul Strand à venir faire un reportage sur son pays, libéré du joug colonial.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui est intéressant dans le travail de Damarice Amao, c’est qu’elle a reconstruit ce trajet et a étudié la scène locale au moment de l’indépendance. Elle montre comment la photographie a servi à (ré)écrire l’histoire d’une nouvelle nation indépendante. Et comment cette histoire, du début des années 1960, a infusé jusqu’à la production artistique contemporaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cette année marque aussi le bicentenaire de la photographie. Pour le célébrer, vous avez choisi une grande exposition sur les animaux. C’est étonnant, ou audacieux, comme choix.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est plutôt un avant-goût, puisque le bicentenaire sera officiellement lancé début septembre à Paris. En 2027, il y aura une multitude de rendez-vous autour de cet événement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette année il y en a deux. D’une part, l’exposition <em>Modèle Animal</em>. <em>200 ans de photographie</em>&nbsp;; fruit de notre formidable collaboration avec le musée Photo Élysée de Lausanne. Cette exposition retrace 200 ans d’histoire, et montre à quel point la photographie couvre tous les champs. D’autre part le spectacle pendant la semaine d’ouverture produit par Les Rencontres et écrit et réalisé par Laurent Perreau avec la musique de Christophe Chassol, un ciné-concert sur les premières images de la photographie.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’édition précédente a été marquée par une petite polémique autour d’une première œuvre réalisée avec l’intelligence artificielle. Elle sera de nouveau présente cette année dans au moins trois expositions. J’imagine que la question de l’IA dans les </strong><em><strong>Rencontres </strong></em><strong>a été débattue. Quelle est votre position sur ce sujet&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les œuvres que l’on présente, l’IA est utilisée comme un outil, au même titre que les couleurs ou les pinceaux du peintre. Je vais prendre le cas de Lisa Oppenheim, qui présente des « hybrides hypothétiques » d’une fleur qu’un botaniste français avait créé au début du XX<sup>e </sup>siècle aujourd’hui disparu. Cela montre que l’intelligence artificielle permet de combler des manques, des choses pour lesquelles on n’a pas de représentations. C’était le cas l’an dernier, avec des œuvres sur des absences historiques, des choses qui n’ont jamais été documentées, des communautés qui n’ont jamais été photographiées. Mais ça n’enlève pas toutes les questions sur le rôle que l’on doit concéder à l’intelligence artificielle. Tant que c’est maitrisé, qu’elle est utilisée comme un outil, il n’y a pas de problème. L’enjeu c’est que l’IA ne remplace pas la création humaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>De nombreux festivals connaissent des tensions budgétaires avec les baisses de subvention. </strong><em><strong>Les Rencontres</strong></em><strong> se portent-elles bien&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme pour tous les événements de notre envergure, la Région a opéré une baisse forfaitaire de 4%. Notre chance, c’est que notre modèle repose majoritairement sur nos fonds propres. La billetterie, les stages photos et les catalogues, représentent un peu plus de 50% de notre budget. On peut remercier le public d’être fidèle car c’est grâce à lui que l’on peut continuer à faire ces <em>Rencontres</em>. Notre budget compte aussi un peu moins de 20% de mécénat.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une anxiété avec le changement climatique aussi&nbsp;? Les </strong><em><strong>Rencontres d’Arles</strong></em><strong> doivent-elles déjà s’adapter&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est évidemment un enjeu que nous avons anticipé depuis plusieurs années en aménageant les horaires d’ouverture&nbsp;: certains lieux ouvrent désormais plus tôt le matin et ferment plus tard le soir. L’ADN des Rencontres, c’est aussi investir des lieux patrimoniaux qui ne peuvent pas être climatisés. On recommande de venir plus tôt dans la journée, à la fraiche&nbsp;; et nous installons des brasseurs d’air, des ventilateurs, pour rendre l’expérience de visite la plus optimale possible.</p>



<p class="wp-block-paragraph">ENTETIEN RÉALISÉ PAR NICOLAS SANTUCCI</p>



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