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	<title>Archives des Cinéma - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Cinéma - Journal Zebuline</title>
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		<title>Home Stories : quelque chose de très spécial</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Jul 2026 09:28:15 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph">On est à Greiz, en Thuringe. La ville du grand père de la réalisatrice. En ancienne RDA. Léa (<strong>Frida Hornemann</strong>) a seize ans. Elle a un petit frère adorable. Se rebelle contre sa mère Reike (<strong>Gina Henkel</strong>), récemment divorcée de son père Matze (<strong>Max Riemelt</strong>), et qui attend un enfant de son nouveau compagnon Arthur (<strong>Florian Lukas</strong>), le directeur du lycée où la jeune fille étudie. Ses grands-parents paternels, Friedrich et Christel (<strong>Peter René Lüdicke</strong> <strong>et Rahel</strong> <strong>Ohm</strong>)&nbsp;peu adaptés au nouveau régime capitaliste, ont bien du mal à tenir à flot leur hôtel restaurant. Ce domaine, au cœur de la forêt, qui accueille conférences, colloques et chevaux, périclite. Sa tante Kati (<strong>Eva Löbau</strong>) qu’elle admire, travaille à la création d’un musée d’histoire locale dans le château de la région, fleuron de la monarchie passée, divisé en logements populaires et flanqué d’une usine sous le régime communiste. Projet patrimonial financé par les capitaux de l’Ouest au grand dam de la grand-mère qui trouve cette dépense scandaleuse au vu des difficultés économiques des entreprises locales. Léa fait du théâtre avec ses camarades de classe, de la musique avec Bonnie, sa meilleure amie et la fête avec son cousin Edgar en pétard contre la société et la montée des idées nazies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Matze a inscrit Léa en cachette de son ex-femme à une émission de télécrochet, The Voice of Germany. Elle vient d’être retenue. C’est ce concours, de la sélection initiale aux auditions et étapes éliminatoires à Cologne, qui réunira la famille et servira de trame narrative. Une trame ténue brodée de fils de traverse, qui se croisent, se nouent, remontent le temps ou dessinent délicatement des motifs inachevés. Les traces des fractures est-ouest, le sentiment de dévalorisation des Allemands de l’Est après la réunification, l’individualisme face au collectif, la société du spectacle triomphante, la place de chacun parmi les siens. Et la quête d’identité. Le titre allemand <em>Quelque chose de très spécial</em> reprend la question d’un journaliste à Léa&nbsp;: <em>Qui es-tu&nbsp;? qu’est-ce qui fait de toi quelqu’un de spécial&nbsp;?</em> L’adolescente ne saura quoi répondre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Home, c’est la maison mais aussi la patrie. Stories est au pluriel&nbsp;: ce sont les histoires bidonnées pour les shows télévisés, celles toujours un peu opaque des romans familiaux, celles plus secrète d’une intimité qu’on ne partage pas, celles du récit national qui se modèle au gré des politiques, et enfin celle parcellaire, sans narrateur principal que nous propose ici la réalisatrice.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le film, tout à la fois, fragmente et tisse des liens. Un bestiaire le jalonne : le paon, le cheval malade, le chat, les oiseaux tués, les massacres aux murs de la salle à manger, les rats morts dans les assiettes d’hôtes indésirables. «&nbsp;<em>Ce n’est pas dans mes habitudes de prendre les spectateurs par la main de manière paternaliste</em>, <em>et de faire comme si j’avais une réponse à leurs questions</em>.&nbsp;» dit Eva Trobisch.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Servi par un casting impeccable, <em>Home story</em> n’est pas un film confortable. Il travaille sur les tensions, le malaise, le mal être mais n’exclut jamais ni la tendresse, ni l’espoir. Un enfant naît et le chant bouleversant de la lumineuse Léa fait presque l’unanimité du jury.</p>



<p class="wp-block-paragraph">ELISE PADOVANI</p>



<p class="wp-block-paragraph">Home Stories d’Eva Trobisch</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sortie le 29 juillet 2026</p>



<p class="wp-block-paragraph">Météore Film Distribution</p>
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		<title>Les Matins merveilleux : les fantômes qui dansent en nous</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Jul 2026 07:08:03 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Charlie (India Hair) emmitouflée dans son manteau, une boîte de gâteaux à la main sur le balcon d’un appartement parisien, enjambe maladroitement la rambarde pour atteindre le balcon voisin et entrer chez sa grand-mère qui ne répond plus. La vieille dame, qui l’a élevée après le décès de sa mère, est morte dans son lit [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Charlie (<strong>India Hair</strong>) emmitouflée dans son manteau, une boîte de gâteaux à la main sur le balcon d’un appartement parisien, enjambe maladroitement la rambarde pour atteindre le balcon voisin et entrer chez sa grand-mère qui ne répond plus. La vieille dame, qui l’a élevée après le décès de sa mère, est morte dans son lit -ou presque. Gesticulation burlesque et ironie d’un Printemps de Vivaldi en boucle sur le répondeur des Pompes funèbres. La scène initiale donne le ton&nbsp;: on gardera cet équilibre fragile entre le sourire et les larmes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quelques ellipses plus tard, voilà notre héroïne trentenaire au cimetière&nbsp;: «&nbsp;pas de thune, pas de mec, pas d’enfant, mais une tombe&nbsp;» et une mission&nbsp;: exécuter les dernières volontés de la défunte pour distribuer ses icônes religieuses et ses vinyles disco. Les disques sont destinés à un certain Titou résidant à Cavalaire. S’en suit un road trip en Twingo vers le sud.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la petite ville de la Côte d’Azur, Charlie rencontre Marina (<strong>Raya Martigny</strong>), une barmaid trans, un peu cabossée par la vie, qui l’héberge et la prend sous son aile. Un copain d’école de Marina. Une ado rebelle et amoureuse. Un vieil homme mourant et le fameux Titou (<strong>Eric Cantona</strong>, toujours improbablement juste, en professeur de danse dans une cave ou sur la piste d’une boîte de nuit, vêtu d’une veste rose à paillettes). Titou, fan de disco, a connu autrefois Florence la mère de Charlie sur le dance floor. L’orpheline Charlie entre dans cette famille « élective », dénoue la raideur de son corps. Pour elle, c’est un voyage libérateur et intime. Elle retrouve via d’anciennes cassettes vidéo, les chorés de sa mère, belle et jeune, en robe à sequins. Les générations se télescopent. La mort, la vie, l’amour aussi. En contrepoint, les chansons populaires -qui disent toujours la vérité, comme écrivait Truffaut.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Feel good music</strong></mark></p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Les matins merveilleux</em>&nbsp;» du titre pour un clin d’œil à «&nbsp;<em>Notre histoire&nbsp;»</em> de Dalida, «&nbsp;<em>Ah que la vie est belle</em>&nbsp;» de Brigitte Fontaine en épilogue et comme une moralité à ce conte. Et puis «&nbsp;<em>Piensa en mi</em>&nbsp;» de Luz Casal pour un clin d’œil peut-être au mélo almodovarien. Sans oublier le bouleversant karaoké de Charlie interprétant «&nbsp;<em>Mon amie la Rose&nbsp;».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">India Hair confirme ici son incroyable talent&nbsp;pour incarner toutes les facettes d’un personnage&nbsp;: candide ou audacieuse, forte ou fragile, engoncée ou libérée, enfantine ou sensuelle, désarmante de sincérité, ouverte à la vie qui vient, et attentive aux blessures des autres.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le film d’Avril Besson, dédié «&nbsp;<em>à tous les fantômes qui dansent en nous</em>&nbsp;»,est un feel good movie. Il n’y a pas de méchants. Les gens y sont bienveillants pour peu qu’on s’ouvre à eux. Les relations se tissent fil à fil, sans grand discours à travers des petits riens. On accepte la maladresse ou la réserve de l’autre. Et si à la fin de cette comédie romantique tendre et attachante, les amant.e.s ne se marient pas et n’ont pas d’enfants, ils-elles essaieront de vivre ensemble pour le meilleur&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph">ELISE PADOVANI</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Les Matins merveilleux</em> d’<strong>Avril Besson</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En salle le 29 juillet 2026</p>
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		<title>Festival Phare : ciné, humour et polar</title>
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		<pubDate>Wed, 15 Jul 2026 14:10:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le festival Phare, comme tous les étés, revient avec une belle sélection de courts métrages à partager sous les étoiles, mais aussi de la musique, offrant, en clôture, le 31 juillet, un ciné-concert porté par Clément Doumic, un des musiciens de Feu&#160;! Chatterton coréalisé avec Antoine Fabry&#160;: Tout un fromage. Un road trip gourmand à [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Le festival Phare, comme tous les étés, revient avec une belle sélection de courts métrages à partager sous les étoiles, mais aussi de la musique, offrant, en clôture, le 31 juillet, un ciné-concert porté par <strong>Clément Doumic,</strong> un des musiciens de <em>Feu&nbsp;! Chatterton</em> coréalisé avec <strong>Antoine Fabry&nbsp;</strong>: <em>Tout un fromage</em>. Un road trip gourmand à la recherche du producteur d’une exceptionnelle tomme de chèvre, arlésienne, bien sûr&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au menu de ces cinq jours, la rencontre de cinéastes chevronnés mais aussi la promotion des créations de l’école du film d’animation MoPA. Deux thématiques structureront le programme : humour et polar. Ce sera d’ailleurs le sujet du <em>ciné-causerie</em> de <strong>Robert Pujade</strong> au Musée Arlaten, le 28 juillet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette année focus sur Taïwan. En partenariat avec le Bureau Culturel de Taïpei à Paris, le prélude inaugural du 6 juillet proposera : <em>The Egret River</em> (<strong>Wan-Ling Liu)</strong>, immersion dans une ville extensible de gratte-ciel et le doc expérimental, <em>Amateur in the moon</em> (<strong>Chunni Lin</strong>, <strong>Pang-Chuan Huang</strong>). Et la soirée d&rsquo;ouverture, le 27 juillet, à l&rsquo;Eden Cinéma de Fontvieille, laissera carte blanche au cinéma taïwanais.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 29, au Théâtre antique, projection du césarisé<em>&nbsp; Au Bain des dames</em> de <strong>Margaux Fournier</strong>. Suivi par cinq autres films qui font sourire&nbsp;: <em>Je veux danser</em> de <strong>Lomane de Dietrich</strong> autour de l’art subtil de la séduction&nbsp;; <em>Veuillez patienter</em> de <strong>Solal Bouloudnine</strong> autour du montage d’un berceau&nbsp;; <em>We were here</em> de <strong>Pranav Bhasin</strong> autour du grand remplacement par l’IA. Un drôle d’accouchement d’ovaires (<em>Ovary-Acting </em>de <strong>Ida Melum</strong>) ou une double rencontre en forêt entre chienne-chien et maîtresse-maître (<em>Saillie</em> de <strong>Aude Thuries</strong>)</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 30, toujours au Théâtre antique, ce seront six fictions explorant l’univers du polar et de l’humour noir&nbsp;: la comédie musicale <em>Rose Tulipe et Pétunia</em> de <strong>Rokhaya Marieme Balde</strong>. Ou <em>Coffin Thérapy,</em> la satire de <strong>Zéré Turlykhanova</strong> dont le personnage principal met en scène ses propres funérailles. Ou encore l’animation taïwanaise de <strong>Joe Hsieh</strong>, <em>Prying Mantis</em> qui imagine une mante religieuse mutante et ses obscurs secrets.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cinq prix seront attribués&nbsp;: public, étudiants, cinéastes, prix Alice Guy et Prix de la Réplique ( interprétation masculine ou féminine) à l’issue de ce parcours cinéphilique et festif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">ELISE PADOVANI</p>
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		<title>Au fil du FID</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Jul 2026 14:15:38 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Quelques films parmi les 133 présentés au FID cette année Tellement de films à voir&#160; à cette 37e édition du FID Marseille qui se tient du 7 au 12 juillet Alors il faut choisir&#160;: en se fiant aux synopsis, optant pour des thèmes, des styles quand on connait le travail de certains cinéastes. Il y [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quelques films parmi les 133 présentés au FID cette année</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Tellement de films à voir&nbsp; à cette 37<sup>e</sup> édition du FID Marseille qui se tient du 7 au 12 juillet Alors il faut choisir&nbsp;: en se fiant aux synopsis, optant pour des thèmes, des styles quand on connait le travail de certains cinéastes. Il y a eu des déceptions, parfois même de petites irritations aussi, mais aussi de bonnes surprises, dont on vous parle ici.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Un mercredi&nbsp; au FID</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>A Requiem in Bishkek</em></strong> <strong>(Compétition Premier film)</strong><br>Dans <em>A Requiem in Bishkek</em>, <strong>Di Sica Ray</strong> nous entraine sur les pas d’un homme déraciné et isolé dans la capitale du Kirghizistan. Il vit dans un hangar en forêt et c’est Di Sica Ray lui même qui le campe, toujours vêtu d’un anorak jaune et coiffé d’une chapka. On le suit dans toutes ses activités quotidiennes, dans ses déplacements dans les rues de Bishkek, au musée où il se sent revivre et surtout on découvre sa créativité à partir d’anciennes pellicules qu’il recycle. De jolies images qu’il fabrique artisanalement, contrastant avec celles, dures, d’une ville et d’un pays en plein troubles. <strong><em>A Requiem in Bishkek</em>, Di Sica Ray a obtenu le Prix de la Fondazione Claudia Cardinale</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Muche dumbre</em></strong><strong> (Compétition Internationale)</strong><br>Une terre marquée par la violence&nbsp;: un village fantôme, un pont suspendu, une chèvre blanche morte, des images récurrentes. Des visages ravagés, certains mutiques, quelques confidences arrachées. Que s’est il passé dans ce village&nbsp;: on apprend qu’un chef d’un groupe paramilitaire Los Chulavitas, Roque Ferreira, y a semé la terreur dans les années 1950. Mais les gens sont comme frappés d’amnésie et méfiants&nbsp;: «<em> Arrêtez de poser des questions. On a déjà fait un film ici. Partez&nbsp;!</em>&nbsp;» lance l’un d’entre eux à <strong>Felipe Rugeles</strong> qui va retrouver ces rushes et mêler passé et présent. Traces de sang, décors en cartons, maquettes de cadavres, reconstitutions&nbsp;: une manière pour le cinéaste de poser la question de la violence en Colombie et de sa représentation.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="696" height="366" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/Muche-dumbre.jpg?resize=696%2C366&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-137652" style="width:351px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/Muche-dumbre.jpg?resize=1024%2C538&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/Muche-dumbre.jpg?resize=300%2C158&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/Muche-dumbre.jpg?resize=768%2C403&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/Muche-dumbre.jpg?resize=150%2C79&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/Muche-dumbre.jpg?resize=696%2C365&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/Muche-dumbre.jpg?resize=1068%2C561&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/Muche-dumbre.jpg?resize=800%2C420&amp;ssl=1 800w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/Muche-dumbre.jpg?w=1200&amp;ssl=1 1200w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">Muche dumbre</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph"><strong>1948&nbsp;<em>: L’Amertume que nous avons connue</em><br></strong>Le premier volet du programme conçu par <strong>Iris Neidhardt</strong>, «&nbsp;1948&nbsp;: L’Amertume que nous avons connue&nbsp;» a permis de voir deux films très forts. Celui du Syrien<strong> Omar Amiralay</strong>, <em>There are so many things still to say</em>&nbsp;(1997) et celui du Palestinien <strong>Michel Khleifi</strong>, <em>Ma&rsquo;loul fête sa destruction</em> (1984).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le premier, le célèbre dramaturge syrien <strong>Saadallah Wannous</strong>, très malade, réfléchit à la question palestinienne et au conflit entre Israël et le monde arabe et parle avec son ami <strong>Omar Amiralay</strong> de la manière dont ce conflit a bâti sa vie et celle de toute une génération. Des moments très touchants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le deuxième film celui de <strong>Michel Khleifi</strong>, nous fait suivre des familles palestiniennes qui pique niquent sur les terres qu’on leur a volées, le seul jour où elles sont autorisées à y retourner, le Jour de l’indépendance de l’État d’Israël. Leur village Maaloul, a été détruit par Israël après la guerre de 1948. Les anciens se souviennent et à partir d’un tableau peint par l’un d’ente eux, revoient leurs maisons et leurs arbres. Un film que tout le monde devrait voir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>El anorak rojo</em> (Compétition Internationale)</strong><br>Un anorak rouge. Un bel inconnu dans un bar à Madrid. Les Visions d’Anne-Catherine Emmerich. La place Furstenberg à Paris, déserte, pendant Mai-68. Une écharpe jaune et bleue. Un homme raconte une succession de rencontres, de rendez-vous manqués avec l’homme à l’anorak rouge dont un dans un cinéma où est projeté <em>Pointilly, </em>un film réalisé en 1972. Le bel inconnu lui a fait avaler une capsule rouge, un philtre d’amour sans doute puisque les effets ont duré trois ans… Puis ce sera au tour de la femme de raconter sur écran noir le chemin du bel inconnu que des images viennent illustrer. Comme un « conte illustré » précise <strong>Adolfo Arrieta</strong> qui a réalisé et auto produit ce film magique, inspiré par une rencontre dans les années 1990, dans la discothèque Pacha de Madrid. Un film qui nous embarque entre rêve et réalité.<strong><em>El anorak rojo:</em> Mention Spéciale du Jury de la Compétition Internationale</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Un jeudi au FID</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Geldikçe Bahar, As the Spring arrives, Water recalls the Nomads</em></strong><strong> (Compétition Premier film)</strong><br>Le tronc d’un hêtre majestueux. Une forêt. La cueillette de thym, Des bergers dans une vallée du sud est de la Turquie. C’est le mode de vie de ces éleveurs nomades que la modernité a fait peu à peu disparaitre que retrace <strong>Dilşad Aladağ</strong>,chercheuse et petite fille de bergers. Elle nous emmène en promenade avec Mahmut, Neva et les autres sur les traces des migrations saisonnière tout comme l’avait fait en 1957 l’ethnologue allemande, Ulla Johansen dont nous découvrons les superbes photos. Longues séquences sur les paysages avec au centre, des mots, comme des notes de terrain et des informations sur la mutation forcée de ce nomadisme agraire.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="696" height="366" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/chicken-soup-1200x630-crop.png?resize=696%2C366&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-137653" style="width:337px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/chicken-soup-1200x630-crop.png?resize=1024%2C538&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/chicken-soup-1200x630-crop.png?resize=300%2C158&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/chicken-soup-1200x630-crop.png?resize=768%2C403&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/chicken-soup-1200x630-crop.png?resize=150%2C79&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/chicken-soup-1200x630-crop.png?resize=696%2C365&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/chicken-soup-1200x630-crop.png?resize=1068%2C561&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/chicken-soup-1200x630-crop.png?resize=800%2C420&amp;ssl=1 800w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/chicken-soup-1200x630-crop.png?w=1200&amp;ssl=1 1200w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">chicken-soup</figcaption></figure>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Chicken soup</em> (Compétitions Française et Premier film)<br></strong>Un groupe d’amies à New York en pleine discussion sur la nécessité d’ôter ses chaussures chez soi et chez les autres. Lili (<strong>Louise Leroy</strong>) française, n’en voit pas la nécessité, ce qui a provoqué la rupture avec son copain. C’est par une vraie séquence de comédie que commence le film de <strong>Caroline Milcent</strong>, <em>Chicken soup.</em> Lili fait du baby sitting pour gagner sa croute et les scènes dans la maison où elle garde deux enfants sont hilarantes. Mais dans un square avec les petits, elle ne peut présenter sa green card à deux policiers et leur résiste. Visa dépassé, travail illégal ! Lili se retrouve embarquée : interrogatoires sans fin, fouilles au corps répétées… Elle n’est plus Lili mais le numéro 72 19 ! On n’est plus dans la comédie mais dans une sorte de cauchemar tragique que la réalisatrice traite avec un humour grinçant. On est en novembre 2024 et Trump va être réélu… Une situation prémonitoire, inspirée par des événements réels. Un film qui fait rire et grincer des dents en même temps. <strong><em>Chicken soup</em> récompensé 3 fois:</strong> M<strong>ention Spéciale du Jury de la Compétition française, Prix Renaud Victor et Prix de L&rsquo;Ecole de la 2e chance</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">ANNIE GAVA ET ELISE PADOVANI</p>
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		<title>Hanami, sous le sable noir du Cap-Vert</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Jul 2026 16:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>«&#160;Hanami, ça ne s’explique pas. Il faut le voir&#160;» dit un vulcanologue japonais à son ami capverdien, en buvant un thé dans un champ de lave noire. Hanami, c’est regarder les fleurs printanières des cerisiers, abricotiers ou pêchers, de leur éclosion à la dispersion de leurs pétales, en pluie rose et blanche. Un rituel célébrant [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Hanami, ça ne s’explique pas. Il faut le voir</em>&nbsp;» dit un vulcanologue japonais à son ami capverdien, en buvant un thé dans un champ de lave noire. Hanami, c’est regarder les fleurs printanières des cerisiers, abricotiers ou pêchers, de leur éclosion à la dispersion de leurs pétales, en pluie rose et blanche. Un rituel célébrant un miracle éphémère, renouvelé de saison en saison, une poésie de l’instant fragile et éternel. Ici, sur l’île aride de Fogo, au sud de l’archipel du Cap-Vert, on est bien loin du Japon pourtant. De pluie il n’y en a pas. Ni florale ni liquide. Les racines nourricières ne trouvent plus l’eau et les paysans migrent vers d’autres pays. L’Atlantique, frère lointain du Pacifique, bat les plages de sable gris. Mais le rapport au monde de ces insulaires qui vivent de peu, fraternise avec celui de leurs homologues japonais&nbsp;: la brisure, la séparation se mettent en scène comme un Kintsugi, cette technique ancestrale qui répare les porcelaines brisées à la poudre d’or pour en faire des objets plus beaux, plus riches d’histoire que les originaux. Les paysages sont d’une sidérante beauté. L’abstraction voisine le prosaïque comme dans un haïku. Le titre du film est programmatique&nbsp;: contemplation, fragilité, cassure, reconstitution, sublimation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au centre, le regard grave et perçant de Nana, fillette (<strong>Dalima Mendes</strong>) puis adolescente ( <strong>Sanaya Andrade</strong>). Le film s’ouvre sur le départ de sa mère, Nia (<strong>Alice da Luz</strong>) vers une vie meilleure loin du sol natal. Et sur «&nbsp;l’abandon&nbsp;» ritualisé&nbsp;de sa fille : le bébé passe de bras en bras dans une file de femmes de plus en plus âgées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nana grandit entourée et aimée par sa famille maternelle&nbsp;: une existence de gestes domestiques simples. La lessive, les repas, les œufs prélevés dans le poulailler qui devient son refuge. Son oncle fait des gâteaux au coco et rêve d’un tiramisu dont aucun des ingrédients n’est disponible sur l’île. Il y a ceux qui sont partis et ceux qui sont restés. La mémoire familiale en photos de pères, mères, enfants, endimanchés pour poser en studio, devant un décor peint. En sourdine et basse continue, la déchirure de l’exil, de l’absence. Les dangers des migrations des hommes et des tortues qui viennent pondre sur les plages de Fogo et dont beaucoup d’œufs puis de bébés sont dévorés par les prédateurs. Le retour des Exilés pour les vacances, déracinés à jamais, étrangers à leur propre culture.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Le chant du monde</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Nana garde ses larmes, apprend à tout faire, joue avec les enfants du quartier, s’applique à l’école&nbsp;; plus tard, elle aidera son oncle qui a réussi à ouvrir une boulangerie. Enfant, son mal intérieur se concrétise par des accès de fièvre et elle ira seule près du grand Volcan chercher auprès d’une guérisseuse, le «&nbsp;savon des sorcières&nbsp;». Un rite de passage suivi d’une ellipse, qui lui ouvre l’adolescence et l’enracine dans son identité capverdienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La langue, les contes anciens où se côtoient pêcheurs et sirènes, le grondement permanent des vagues de l’Océan, la musique des mots créoles, de l’air dans les coquillages collés à l’oreille, ont façonné son imaginaire. La caméra observe Nana qui observe le monde&nbsp;; elle la duplique en jeux de miroirs quand la jeune fille retrouvera Nia, sa mère revenue pour quelques semaines sur l’île.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’effet immersif du film s’opère grâce à une BO subtile et lancinante, aux plans fixes d’une incroyable beauté plastique, composés comme des tableaux par la directrice de la photographie espagnole <strong>Alana Mejía González</strong>. Grâce aussi à un rythme lent et envoûtant qui semble suspendre le temps entre rêves et matérialité essentielle du monde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">ELISE PADOVANI</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Hanami</em> de <strong>Denise Fernandez</strong> Fernandez</p>



<p class="wp-block-paragraph">En salle le 1er juillet</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Ecologie, mon amour</title>
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		<pubDate>Tue, 07 Jul 2026 05:51:04 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph"><em>L&rsquo;Écologie des sentiments, </em>est- ce un nouveau concept philosophique&nbsp;? Non, c’est le titre du premier long métrage d&rsquo;<strong>Alexandre Steiger, </strong>acteur et romancier. Un film qui s’inscrit très naturellement dans la suite de ses courts, <em>Pourquoi j’ai écrit la Bible</em> et <em>De longs discours dans vos cheveux.</em> Une exploration des sentiments dans un monde en crise.</p>



<p class="wp-block-paragraph"> Raconter une histoire de gens que rien ne prédestinait à se rencontrer et qui vont se découvrir. Félix (<strong>Andranic Manet</strong>) le réceptionniste d&rsquo;un petit hôtel parisien, introverti, rêveur, timide, sur couvé par son père, Serge et Lola (<strong>Salomé Rose Stein),</strong> jeune militante écologiste, éprise de liberté, indignée devant un monde qui ne lui convient pas et qu’elle voudrait changer. Lola est venue à Paris pour retrouver des activistes du collectif « Anima » et préparer une action au Salon de l’Agriculture. Et c’est ainsi qu’elle réserve une chambre, si possible écolo, dans l’Hôtel du 1<sup>er</sup> Consul, un hôtel hors du temps, au décor désuet, aux longs couloirs, que tient Serge, le père de Félix. Un hôtel, lieu de tous les possibles, où une erreur d’attribution de chambre peut vous faire découvrir dans la salle de bain, un homme allongé dans la baignoire. Où une panne d’électricité peut provoquer une étincelle et faire se confier deux êtres que tout sépare. Mots qui s’esquissent, gestes maladroits de Félix : voulant éclairer la chambre de Lola avec des bougeoirs, il met le feu aux petits tableaux qu’elle avait peints sur… du papier toilette. Si Félix est timide et malhabile, le « chef » du collectif, Abraham (<strong>Abraham Wapler</strong>), sûr de lui, n’hésite pas à venir retrouver Lola dans sa chambre. « <em>Tu diriges un collectif animaliste ou un collectif de drague ? Je préfère être celle qui drague !</em> lui lance -t-elle, le mettant dans son lit.   Il y a aussi Hélène (<strong>Florence Janas</strong>), la mère de Félix qui s’enferme régulièrement dans un placard ; Corinne (<strong>Charlotte Laemmel)</strong> la femme de ménage, qui allongée dans une chambre, regarde la télé ! Il y a les agriculteurs logeant dans le même hôtel qui boivent et font la fête. Tous dansent, bourrés, au rythme de <em>Cambodia </em>de Kim Wilde même Felix qui tient une vache gonflable. <strong>Alexandre Steiger</strong> filme ses personnages avec douceur.  Son regard ne juge pas, n&rsquo;explique pas. La mise en scène privilégie les circulations, les hésitations, les moments suspendus. Rien ne presse. On sent que ce qui se crée entre Lola et Félix s’inscrit dans ce monde fragile ; ils cherchent une manière plus juste d’y vivre mais aussi de cohabiter avec leurs propres fragilités. Cette double recherche donne au film une tonalité singulière, à la fois légère et mélancolique. « <em>J’ai toujours défini ce film comme un Labiche dans un Rohmer ou un Rohmer dans un Labiche. Dès le début, j’avais le désir de mélanger les tons. À la fois dans l’écriture, mais aussi à l’image »</em> précise le cinéaste <strong>Alexandre Steiger</strong> qui interprète Serge. Tous les acteurs sont excellents.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>L’Ecologie des sentiments</em> est un film qui fait dialoguer la question écologique et la question sentimentale, non pas sur le mode du manifeste, mais à travers les comportements, les maladresses et les contradictions du quotidien. Un film qui ne cherche pas à convaincre, mais à déplacer, peut-être un peu, notre manière de regarder.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il sort en salles le 8 juillet</p>



<p class="wp-block-paragraph">Annie Gava</p>
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		<title>Notre Histoire, Chroniques du Caire : Piano, politique, amour et ballon rond</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Jul 2026 08:04:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le possessif du titre englobe le réalisateur égypto-autrichien, Abu Bakr Shawky, qui s’inspire ici de son histoire familiale et de l’Histoire de l’Egypte de 1967 à 1984. Comme une urgence à faire exister ces petits moments intimes, à transmettre des récits qui se perdent si on ne les raconte pas. A les inscrire dans une [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Le possessif du titre englobe le réalisateur égypto-autrichien, <strong>Abu Bakr Shawky</strong>, qui s’inspire ici de son histoire familiale et de l’Histoire de l’Egypte de 1967 à 1984.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme une urgence à faire exister ces petits moments intimes, à transmettre des récits qui se perdent si on ne les raconte pas. A les inscrire dans une légende se tissant avec celle des grands événements politiques du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Notre Histoire</em> est celle d’un microcosme. Elle commence en 1967. Dans un quartier populaire du Caire. L’été. Il fait chaud. Ahmed (<strong>Amir El-Masry</strong>) joue sur un vieux piano. Le voisin du dessus frappe le sol pour manifester son mécontentement. Le lustre se balance, les murs tremblent. Dehors des supporters de foot cherchent la bagarre. On s’invective d’un balcon à l’autre. Le chaos de la rue prolonge celui des intérieurs étroits. On reçoit les oncles, les voisins. A la télé, toujours allumée, outil de propagande gouvernementale, Nasser Hussein parle de la «&nbsp;grande nation arabe&nbsp;». Le barrage d’Assouan se construit. Les hommes regardent les matchs de football, en respectant, par superstition, une place attitrée dans l’exigu salon. Le verbe est haut. On rit. On râle. Tout le monde se connaît et s’engueule. Chacun tient son rôle. Le père d’Ahmed, Ragheb (<strong>Ahmed Kamal</strong>), modeste fonctionnaire plante des arbres dans le désert et s’est peut-être compromis en prononçant à la télé le mot tabou de corruption. Sa mère Fairouz (<strong>Nelly Karim</strong>), s’occupe du foyer et de sa gazinière récalcitrante, elle est enceinte d’un quatrième fils qui naîtra le jour de la défaite de la guerre des six jours. Son frère jumeau Hassan ( <strong>Ahmed El Azaar</strong>) ne lui ressemble pas&nbsp;; on le surnomme «&nbsp;Hasanov&nbsp;» parce qu’il aime l’URSS et apprend le russe&nbsp;; il attend, inquiet, sa mobilisation pour partir à la guerre. Le cadet Sharaf (<strong>Khalid Mokhtar</strong>), peu doué pour le foot, est fan de ce sport et du club de Zamalek .</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ahmed rêve de devenir concertiste et correspond avec Elisabeth (<strong>Valérie Pachner</strong>), une jeune autrichienne. Muni d’une bourse, il ira à Vienne en 1973 la rencontrer. Un amour jugé impossible par le père autrichien, entre «&nbsp;un poisson et un oiseau&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le maëlstrom politique qui verra la démission d’Hussein, les émeutes contre les réformes libérales, l’assassinat d’El-Sadate en 81, et le début de l’ère Moubarak. Malgré les drames personnels, le deuil d’un frère soldat, la séparation, la concurrence de Sham (<strong>Karim Kassem</strong>) pianiste arriviste piétinant l’honnêteté d’Ahmed, cet amour-là tiendra avec ses rêves «&nbsp;parce qu’il n’est jamais trop tard.&nbsp;» Pour vivre un concert d’Ahmed radiodiffusé et la victoire du football égyptien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Chapitrée en cinq volets, ces chroniques suivent au plus près des gens attachants que le réalisateur regarde avec une tendresse communicative. Les rides se creusent, la calvitie gagne. La télé prend des couleurs. La vie et la mort vont. On pense aux mélodrames égyptiens des années 50-60, à la comédie populaire italienne, parfois même à Pagnol pour les personnages typés, hauts en couleur, à la fois extravertis et pudiques. Un cinéma populaire sans que l’adjectif soit péjoratif, avec ces lieux communs du sentiment où chacun finalement se retrouve.</p>



<p class="wp-block-paragraph">ELISE PADOVANI</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Notre Histoire, Chroniques du Caire</em> de <strong>Abu Bakr Shawky</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>En salle le 1<sup>er</sup> juillet</strong></p>
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		<title>Miss Mermaid, crevettes et paillettes</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Jul 2026 06:18:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pauline Brunner est réalisatrice, scénariste, actrice. Elle a travaillé dans le cinéma d’animation, a prêté sa voix, entre autres, à la souris Célestine face à l’ours Ernest. Marion Verlé, elle, réalise, écrit des doc d’auteur ou des émissions télé. Les deux jeunes femmes unissent leurs multiples talents, en 2019, dans un documentaire épatant&#160;: Miss Mermaid. [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pauline Brunner</strong> est réalisatrice, scénariste, actrice. Elle a travaillé dans le cinéma d’animation, a prêté sa voix, entre autres, à la souris Célestine face à l’ours Ernest.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Marion Verlé</strong>, elle, réalise, écrit des doc d’auteur ou des émissions télé. Les deux jeunes femmes unissent leurs multiples talents, en 2019, dans un documentaire épatant&nbsp;: <em>Miss Mermaid. </em>L’histoire incroyable mais vraie de la cousine de Pauline, Alexia, femme de ménage à Fécamp. Contre une condition qui l’assigne à une vie grise et normée et malgré ceux qui la jugent «&nbsp;excentrique&nbsp;», la trentenaire s’entraîne dur pour devenir une sirène professionnelle et participer au concours de Miss Sirène France. Ce sujet, traité dans la lignée de la célèbre émission Strip-tease devient en 2025, le premier long métrage de fiction de Pauline et Marion. Elles reprennent tous les éléments du documentaire source mais le développent en comédie sociale populaire et poétique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On est au Havre. C’est la fête carnavalesque du hareng, jeux de foire lourdingues comme deviner le nombre de harengs nécessaires pour arriver au poids de la grosse Barbara, beuveries et chants folkloriques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des amies se retrouvent pour un enterrement de vie de jeune fille. Autour de la promise : une femme enceinte, une mère de trois bambins, et Fanny, s’autorisant dans leur quotidien, l’ivresse d’un soir. Fanny (<strong>Aloïse Sauvage</strong>) divorce et ne croit plus trop à la conjugalité comme accomplissement d’une vie de femme. Plus en colère que triste. Elle vit chez ses parents, travaille la nuit dans une usine de crevettes. C’est dégueulasse, pas suffisamment payé pour rembourser ses dettes. Quand elle découvre par hasard à la télé, l’interview d’une sirène professionnelle, Anémone (<strong>Alison Wheeler</strong>), la voilà qui se prend à rêver. Pourquoi ne ferait-elle pas comme elle ? Elle suit alors assidûment les tutos de la star des bassins sur le Net.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Boat movie solidaire</strong></mark></p>



<p class="wp-block-paragraph">Un concours doit se tenir à Bilbao. Aidée par Paulette (<strong>Annie Mercier</strong>) une collègue de travail, ayant passé l’âge de la retraite depuis longtemps, et par Martin (<strong>Thomas VDB</strong>), un marin pêcheur en lutte contre la pratique industrielle du métier, engagé à l’usine après avoir perdu son permis de pêche, Fanny va acheter une queue écaillée à crédit, tourner des vidéos You tube et suivre un entraînement sportif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le trio solidaire est tour à tour émouvant et ridicule, uni dans ce rêve qui, dans un contexte économique et social impitoyable, fait exploser la réalité triviale, et ouvre les possibles. On passe de la saleté d’un appartement à récurer aux ondulations gracieuses des corps immergés parmi les poissons. Des charlottes de protection de l’usine aux couronnes fleuries et aux sequins chatoyants. Le rêve de Fanny, n’est en rien celui d’une midinette&nbsp;: la petite sirène ne souffre pas pour l’amour d’un homme, encore moins d’un prince&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le scénario tend et détend les situations, jusqu’à un boat movie improbable et joyeux. Les réalisatrices s’attachent aux personnages secondaires, cabossés et généreux. Et font de leur héroïne, incarnée avec punch par la comédienne Aloïse Sauvage &#8211; artiste pluridisciplinaire, chanteuse, musicienne, parolière, danseuse, formée aux arts du cirque, une sirène féministe des plus convaincantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">ELISE PADOVANI</p>



<p class="wp-block-paragraph">Miss Mermaid de <strong>Pauline Brunner</strong> et <strong>Marion Verlé</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Sortie&nbsp;: 1er juilllet 2026</p>
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		<title>ENTRONCAMENTO : Les yeux de Laura</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Jun 2026 08:14:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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<p class="wp-block-paragraph">Entroncamendo est une toute petite ville du centre du Portugal à la croisée de deux lignes ferroviaires où les anciennes communautés ouvrières du chemin de fer ont vu arriver d’autres populations fuyant la cherté de Lisbonne. Le réalisateur y a grandi&nbsp;; il en fait le cadre et le substrat de son deuxième long métrage. Un lieu clos de tragédie où on n’échappe pas à son destin. Où s’exacerbent les tensions entre Portugais et Gitans – une guerre entre pauvres attisée par une extrême droite conquérante. Où les rivalités commerciales entre dealeurs se règlent à l’arme blanche, au coup de poing ou de feu. Et où, surtout, triomphent le conservatisme, les préjugés racistes, la misogynie, la masculinité toxique de gros durs sans cervelle. C’est là qu’arrive Laura (<strong>Ana Vilaça</strong>). Visage rond, moue boudeuse, un sourcil coupé et des yeux qui semblent en avoir trop vu. Une maturité qui lui fait voir les mâles du cru, tels qu’ils sont&nbsp;: des gosses inconséquents. Peu de mots. Pas d’effusions. Laura pratique la boxe et ne s’en laisse pas conter. Des ecchymoses sur le corps, entr’aperçues au miroir, laissent imaginer la violence récente qu’elle fuit. Elle est accueillie par son cousin Bruno ( <strong>Sergio Coragem</strong>), père d’une fillette, et séparé de la mère de l’enfant, Nadia ( <strong>Cleo Diára</strong>), une «&nbsp;Noire&nbsp;» qui s’est «&nbsp;mise&nbsp;» avec un Gitan, Gilinho (<strong>Henrique Barbosa</strong>). Le couple est ostracisé par le quartier tout entier, rejeté par leur propre famille. Nadia et Laura se rapprocheront inévitablement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la cité, tous dealent hasch ou coke. Cash compté à l’euro près, comptes-rendus aux boss et règlements de compte quand le compte n’y est pas. «&nbsp;<em>Tout est permis/La loi de la</em> <em>rue/une lame sur la nuque</em>&nbsp;» rapent les jeunes du quartier</p>



<p class="wp-block-paragraph">Laura essaie un travail « honnête » : magasinière dans un supermarché pour 450 € par mois. Bien vite elle rejoindra le trafic de la dope.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Immersion et distanciation</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur ce sujet exploré par nombre de documentaires et de fictions, le jeune réalisateur de 33 ans, assume ses références&nbsp;: &nbsp;<em>Le Prophète</em> de Jacques Audiard, le <em>Shéhérazade</em> de Jean-Bernard Marlin, les plans de Cristian Mungiu et le cinéma guérilla, caméra à l’épaule, laissant une part d’improvisation. Il y apporte son expérience et sa singularité&nbsp;: <em>Entroncamendo</em> est un film de gangsters, sociologique et féministe, qui joue à la fois de l’immersion documentaire et de la mise à distance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La plongée dans la vie du quartier et de cette jeunesse portugaise se fait par le choix du&nbsp; casting mêlant pros et non pros, par la multiplication des trajectoires des personnages, par le réalisme des conversations ordinaires de bistrot ou de discothèque, xénophobes et sexistes. Le réalisateur précise que la présence de gitans sur les plateaux a dû parfois être cachée pour obtenir les autorisations du tournage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La ville se découvre surtout grâce à Laura, venue de l’extérieur. La mise en scène travaille les cadrages, fenêtres ou portes, dans des espaces resserrés. Ou ouvre la nuit interlope aux lumières diffuses. Beau travail de la chef op <strong>Leonor Teles</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On entend la musique des quartiers&nbsp;: techno, rap et morceaux populaires mais c’est Debussy qui accompagne la jeune femme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">ELISE PADOVANI</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Entroncamento</em> de <strong>Pedro Cabeleira</strong> en salle le 1<sup>er</sup> juillet</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Un été italien aux Variétés</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Santucci]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Jun 2026 07:46:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Cycle italien]]></category>
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		<category><![CDATA[Isabel Coixet]]></category>
		<category><![CDATA[Les Variétés]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au programme de ce nouveau cycle, qui se tient du 30 juin au 18 août, quatorze films à re-découvrir, du cinéma d’après-guerre jusqu’à nos jours. On verra notamment Hungry Jearts de Saverio Costanzo&#160;; Palerme de Emma Dante&#160;; Rome, ville ouverte de Roberto Rossellini&#160;; ou encore Habemus Papam de Nanni Moretti. Pour la soirée d’ouverture ce [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Au programme de ce nouveau cycle, qui se tient du 30 juin au 18 août, quatorze films à re-découvrir, du cinéma d’après-guerre jusqu’à nos jours. On verra notamment <em>Hungry Jearts</em> de Saverio Costanzo&nbsp;; <em>Palerme</em> de Emma Dante&nbsp;; <em>Rome, ville ouverte </em>de Roberto Rossellini&nbsp;; ou encore <em>Habemus Papam</em> de Nanni Moretti.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a></a> Pour la soirée d’ouverture ce 30 juin, une rencontre à ne pas manquer. La réalisatrice <strong>Isabel Coixet</strong> sera en visio-conférence pour parler de son dernier film <em>Trois adieux</em> – avec Alba Rohrwacher, Elio Germano et Francesco Carril – présenté en avant-première au public marseillais.</p>



<pre class="wp-block-verse">N.S.<br><br>Cycle italien<br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 30 juin au 18 août<br></mark></strong><br>Les Variétés, Marseille</pre>



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