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	<title>Archives des Cinéma - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Cinéma - Journal Zebuline</title>
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		<title>À deux, au Yucatan</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 May 2026 13:53:43 +0000</pubDate>
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<p>Le Cosmos, dans la pensée grecque, désigne ce qui s’oppose au chaos&nbsp;; dans notre imaginaire contemporain, c’est l’univers, ses mondes, ses étoiles. Le titre du film de <strong>Germinal Roaux</strong>, joue sans doute sur ces sens premiers mais renvoie aux fleurs de Cosmos, de la famille des astéracées, symboles d’harmonie, dont un des protagonistes fera un bouquet final. Il y a d’emblée l’association du Tout et de la partie, de l’universel et de l’intime, de l’aspiration à un équilibre menacé par nos peurs et une technologie arrogante et destructrice.</p>



<p>L’histoire se déroule dans un lieu qui semble hors du temps&nbsp;: le Yucatan, une terre maya. Forêt, palmeraie, herbes hautes balayées par le vent. Tout y est minimal et essentiel, abstrait et strictement concret. La photo, superbe, cadre avec soin les espaces, les objets, entre pénombre domestique et lumière extérieure en poudré gris saturé.&nbsp;</p>



<p>Le noir et le blanc, qu’adopte le réalisateur ne met pas seulement à distance le spectateur, pas plus qu’il n’est strictement esthétique mais permet comme il le précise «&nbsp;<em>de raconter des histoires d’êtres humains pris dans des contrastes existentiels&nbsp;»</em>. &nbsp;En voix off, un texte poétique parle de deux solitudes qui prennent rendez-vous dans une mémoire étrangère.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Leon, Lena et Bruno</strong></mark></p>



<p>Au cœur de ce territoire, Leon (<strong>Antonio Catzin</strong>) un paysan sexagénaire vit seul dans sa petite maison à pièce unique. Il garde près de lui un crâne humain, parle à ses deux poules et vit de peu. Illettré mais riche d’une culture ancienne où le rapport des hommes au monde n’est pas de force, de conquête, de violence. Où on a appris à respecter l’arbre, le vent, les nuages, les bêtes et à accepter la mort. On entre dans son existence de gestes et de silence, par de longues séquences en temps réel, hypnotiques. Sa demeure -sans titre de propriété, est sur le point d’être anéantie par la construction d’une route. Les bulldozers sont déjà là, arrachant les arbres, se rapprochant de lui. Face à ce «&nbsp;progrès&nbsp;» en marche forcée, il ne fait pas le poids. A l’occasion d’un rare déplacement à la «&nbsp;ville&nbsp;» la plus proche, puis par l’intermédiaire de Bruno, un chien au nom humain, et sans doute aussi par l’intervention des dieux tutélaires du destin, il rencontre Lena (<strong>Ángelina Molina</strong>). Elle est veuve depuis des années. Elle aussi, a dépassé la soixantaine. Très malade, elle est revenue de Mexico où elle menait une brillante carrière de femme de lettres et d’universitaire, pour mourir dans sa région d’origine. Elle habite seule avec son chien, une grande maison coloniale aux hautes portes et longues coursives qui accueille l’ombre, la lumière, et bientôt Leon. Ces deux-là que tout oppose vont se retrouver et s’entraider. Peu se passe. Peu se dit. Toute la culture de Lena ne lui a appris ni à calmer ses angoisses, ni à accueillir la mort. Leon, le paysan maya qui parle une langue oubliée, va le lui apprendre.</p>



<p>Germinal Roaux dit qu’il a gardé en tête les mots de Marceline Desbordes Valmore&nbsp;: «&nbsp;<em>la poésie n’est pas une petite chose&nbsp;: elle est essentielle, elle est notre dernière chance de respirer dans le bloc du réel&nbsp;</em>». Avec Cosmos, c’est cette respiration qu’il cherche et parvient à nous faire partager.</p>



<p>ELISE PADOVANI</p>



<p><em>Cosmos</em> de <strong>Germinal Roaux</strong></p>



<p>En salle le 6 mai</p>



<p>Nour Films</p>
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		<title>L&#8217;Amour à crédit</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 May 2026 09:30:00 +0000</pubDate>
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<p>Munie de son appareil photo canon, une grande femme brune. C’est Lucile, une photographe reconnue qui vit à Paris et s’est éloignée de la province où elle a grandi. «&nbsp;<em>J’ai le sentiment que le revenu universel est un appui pour consommer autrement au-delà d’un recours contre la grande pauvreté. Au fond, le revenu universel pour l’immensité de la population, çà changerait tout&nbsp;» </em>&nbsp;conclut celui dont elle tire le portait, Benoit Hamon (dans son propre rôle)&nbsp; Séance photo interrompue par des appels téléphoniques. Lucile doit venir au plus vite auprès de sa mère, très malade.&nbsp; Ce retour dans la maison familiale, encombrée, comme figée, dans un village du sud, est un choc pour Lucile. Elle y retrouve, son père (<strong>Jean- Luc Piraux)</strong>, lunaire, complètement perdu, son frère Paul (<strong>Yoann Zimmer) </strong>et sa nièce (jouée par la fille de la cinéaste) Ainsi que tous ses souvenirs d’enfance. Les objets, les photos, les herbes folles du jardin, l’atelier boutique dont sa mère, alitée, ne peut plus s’occuper. Elle apprend par l’infirmière, Nadège (<strong>Ophélie Bau) </strong>que Colette n’en a plus pour longtemps et qu’on doit l’accompagner. Quand frère et sœur découvrent que leur mère a fait des prêts à la consommation, usurpant l’identité de sa fille, c’est un choc, surtout pour Lucile. Que révèle ce geste de leur lien&nbsp;? Que dit-il de l’amour&nbsp;? Et comment «&nbsp;sauver les meubles&nbsp;»&nbsp;?&nbsp; Regarder la réalité en face&nbsp;? Affronter l’huissier qui va tout saisir&nbsp;? Trouver une solution pour ne pas payer les 40 000 euros que Lucile doit&nbsp;: prêts que Colette a contractés pour un voyage scolaire, pour renflouer les caisses de la boutique, pour les études&nbsp;; tout cela pour faire bonne figure … Pour sauver les meubles, il faudrait que Lucile porte plainte pour usurpation d’identité, et s’explique avec sa mère avant qu’il ne soit trop tard. Au fil des heures passées dans la chambre&nbsp;; les tensions s’apaisent, des choses se disent&nbsp;: «&nbsp;<em>Pourquoi tu as fait ca&nbsp;?-&nbsp; C’est pour vous protéger&nbsp;»</em>. Une mère qui aurait aimé étudier l’histoire de l’art, qui ne s’est pas permis d’être plus dans la joie. «&nbsp;<em>On n’a pas réussi à se parler toutes les deux&nbsp;</em>» C’est par la photographie que mère et filles se disent enfin qu’elles s’aiment Une séquence bouleversante qui se conclut par un selfie et une parole qui permettra à Lucile de lâcher prise&nbsp;&nbsp; «&nbsp;<em>Je t’aime ma fille. Ma fille, ma beauté</em>&nbsp;» et de vivre désormais&nbsp; plus dans la joie.</p>



<p><strong>Guilaine Londez</strong> incarne Colette ; c’est la propre mère de  <strong>Catherine Cosme</strong>, à qui elle dédie son film,  qui a inspiré ce personnage: « <em>une femme très élégante, et rien dans son apparence ne laissait transparaître la difficulté financière dans laquelle elle vivait. C’est cette dualité que j’ai voulu transposer dans le personnage.</em> » confie la réalisatrice.</p>



<p>La talentueuse <strong>Vimala Pons</strong>, qui est de tous les plans du film, joue délicatement, avec nuances,&nbsp; Lucile, cette fille, tour à tour froide, dure, fragile.</p>



<p>La directrice de la photo <strong>Caroline Guimbal</strong> a su capter la lumière du Sud, dans les rues du village, le jardin, la rivière, en parfait contraste avec les couleurs en demi -teinte de la maison et de la chambre où tout se dénoue. </p>



<p>Ce premier&nbsp; long métrage de <strong>Catherine Cosme</strong>,&nbsp; à la fois chronique familiale et dénonciation du système bancaire qui enfonce toujours un peu plus les personnes fragiles et en difficulté va résonner en chacun.e, faisant resurgir des émotions enfouies ou /et renaitre l’espoir de liens à recréer.</p>



<p>Annie Gava</p>



<p>© New&nbsp; story</p>



<p><strong>En salles le 6 mai 2026</strong></p>
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		<title>Gaza, aux frontières de l&#8217;horreur</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 May 2026 08:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>« Tu as choisi de défier la société par la langue du cinéma. Courageux mais anecdotique. Je mets fin à nos échanges. » écrit Ariel Cypel, coscénariste, à Anat Even, la réalisatrice israélienne du documentaire Collapse (Effondrement) tourné pendant deux ans dans le kibboutz de Nir Oz et dans le désert du Néguev. Eh bien, [&#8230;]</p>
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<p>« <em>Tu as choisi de défier la société par la langue du cinéma. Courageux mais anecdotique. Je mets fin à nos échanges</em>. » <strong>écrit Ariel Cypel,</strong> coscénariste, à <strong>Anat Even</strong>, la réalisatrice israélienne du documentaire <em>Collapse </em>(<em>Effondrement</em>) tourné pendant deux ans dans le kibboutz de Nir Oz et dans le désert du Néguev. Eh bien, c’est loin d’être anecdotique ! Certes, on a vu beaucoup d’images sur Gaza, fictions et documentaires mais difficile d’oublier la voix d’<strong>Anat Even </strong>qui nous guide sur ce territoire. Déambulations à pied dans le kibboutz en ruines où elle a vécu, jeune&nbsp;: maisons abandonnées, photos d’habitants de Nir Oz, des amis qui lui ont appris « l’histoire et le cinéma. Plans larges, coupés en deux par la frontière, les barbelés. Terre ocre, champs traversés sans cesse par des machines, tracteurs, chars et les D9, monstres de 60 tonnes d’acier qui renversent, abattent, expulsent, aplanissent. Longs travellings en voiture le long des routes et, au loin, omniprésents, la fumée et l’écho sourd des bombardements et des explosions. Anat Even a commencé à filmer le 24 octobre 2023 et en automne 2025, dit-elle, chaque matin est pareil à l’autre. « <em>J’entends les bombardements incessants et mon cœur se brise.&nbsp;</em>» 100.000 obus d’artillerie, ainsi que des bombes à fragmentation, contenant jusqu’à 429 kg de matière explosive, ont été largués ; en une semaine de guerre, plus que ce qu’ont lancé les Américains sur l’Afghanistan en 2019. &nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Voix off, lettres échangées avec Ariel, témoignages comme celui d’<strong>Ezzideen Shehab, </strong>médecin et poète palestinien, 27 ans, rentré à Gaza en octobre 2023, 5 jours avant le début de la guerre. «&nbsp;<em>Ce n’est pas le destin qui nous affame, ce ne sont pas les cieux qui nous bombardent, c’est la logique des puissants, l’arithmétique froide de la géopolitique qui ont transformé nos rues en abattoirs&nbsp;; 60 000 morts, 150 000 mutilés, principalement des enfants dont le seul crime et d’être nés à Gaza, du mauvais coté d’une ligne imaginaire, tracée par des messieurs en costumes</em>.&nbsp;»</p>



<p>Les Israéliens comme Anat Even qui sont contre cette guerre, et toutes les autres, sont vus comme des fous dangereux, tel cet homme assis sur la route, tenant un panneau appelant à la paix, fantôme muet. Comment parler de Gaza&nbsp;? <em>D’une zone d’extermination, d’un enfer à portée de main et à des années-lumière ?</em> &nbsp;La réalisatrice filme les quelques rassemblements d’opposants à cette guerre éternelle, qui manifestent pour la paix, contre Netanyahou en visite au kibboutz, 650 jours après le désastre. Elle nous met face aux discours haineux de ceux qui traitent les Gazaouis de rats et affirment leur volonté de recoloniser Gaza.</p>



<p>A Ariel qui souhaiterait mettre Israël au ban des nations comme les Allemands, les Serbes et les Hutus, elle confie ne pouvoir se détacher, née là et n’ayant nulle part où aller. Pas d’autre langue, pas d’autres paysages.  Ariel qui met fin à leurs échanges, craignant que la caméra de son amie ne se cantonne à un seul côté de la frontière : derrière cette barrière vit un peuple condamné à mort qui n’a ni visage, ni nom.  Elle, ne veut pas renoncer à l’espoir. Quelle place pour le cinéma face à cette machine de guerre ? Anat Even a choisi de laisser une trace, au plus près des lieux, des contradictions.</p>



<p>C’est une citation du prix Nobel de littérature, <strong>Imre Kertész,</strong> qui ouvrait ce documentaire sombre et courageux&nbsp;: <em>«&nbsp;Nous étions parfaitement conscients de la stupidité de la barbarie et de la malfaisance destructrice qui se propageait dans notre pays comme un fléau avec l’aval des autorités. Pourtant, nous les avons considérées avec indifférence comme des gens qui auraient renoncé depuis longtemps à tenter d’améliorer la vie publique ou à provoquer un changement quel qu’il soit. </em>»</p>



<p><em>Collapse</em> se termine par une dédicace aux enfants et aux victimes innocentes de crimes contre l’humanité</p>



<p>Un documentaire qui résonne encore plus fort en cette période où beaucoup d’innocents sont sous les bombes.</p>



<p>Annie Gava</p>



<p>Collapse en salles le 6 mai</p>
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		<title>Le monde est AVIFF</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 May 2026 06:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le cinéma comme terrain d’expérimentations, d’explorations pour «&#160;dire le monde autrement&#160;», c’est ce que propose AVIFF en croisant des regards d’artistes bien loin des formatages. Au menu, 24 courts métrages, regroupés en séances d’environ deux heures, accompagnés par leurs réalisateurs-trices ou leur producteur. Ouverture le 7 mai par une soirée apéritive et une performance de [&#8230;]</p>
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<p>Le cinéma comme terrain d’expérimentations, d’explorations pour «&nbsp;<em>dire le monde autrement&nbsp;</em>», c’est ce que propose AVIFF en croisant des regards d’artistes bien loin des formatages.</p>



<p>Au menu, 24 courts métrages, regroupés en séances d’environ deux heures, accompagnés par leurs réalisateurs-trices ou leur producteur.</p>



<p>Ouverture le 7 mai par une soirée apéritive et une performance de <strong>Dalila Mahdjoub</strong>&nbsp;: «&nbsp;<em>Sous les yeux de l’Occident </em>». Membre du jury cette année, cette artiste d’origine algérienne, bien connue à Marseille, nourrit son engagement politique et social par son histoire intime et familiale. Clôture et palmarès le 10 mai à 16H30.</p>



<p>La sélection 2026 offre à la fois des narratifs tout public comme <em>A Snake in the grass</em> (<strong>Fu Le</strong>) qui raconte un amour interdit dans l’Inde du sud, et des films expérimentaux comme <em>Ghost Noon</em> de <strong>Ting-Kin Chan, </strong>dérive spectrale et subversive sans dialogues. De nombreux cinéastes-vidéastes brouillent les genres&nbsp;: <em>Baccanti</em> de <strong>Emma Scarafiotti</strong>, mêle chorégraphie et récits à partir des <em>Ménades</em> d’Euripide. Les frontières s’effacent entre documentaire, témoignage et fiction dans <em>I was there</em> de <strong>Kamila Kuc</strong>, plongée dans une mémoire transgénérationnelle. Ou dans <em>Suspended Cinema</em> d’<strong>Andrea Grasselli </strong>qui nous transporte en Toscane à l’intérieur d’un cinéma temporairement fermé.&nbsp;</p>



<p>Des points de vue toujours surprenants&nbsp;: celui de <strong>Marco Santos&nbsp;</strong>qui brosse en deux minutes avec <em>kind Procedures,</em> un portrait du fascisme sur fond des images d’un abattage de porcs. Celui de <strong>Yannis Karpouzis</strong> qui, avec <em>Frozen Time,</em> suit la quête d’une Allemande dans l’Europe d’après-guerre pour photographier le vent. Ou encore celui de <strong>Pablo Cabel</strong> qui, dans <em>Chair Adolescent,</em> fait pousser des éclats de verre sur le corps d’un lycéen harcelé. <strong>Mathieu Sauvat</strong> quant à lui, explore <em>Les Mystères de l’horizon</em>. Et <strong>Alex Nevill</strong> s’attarde en plans lents et vagabonds sur les chemins des Migrants (<em>News From Brook House</em>)</p>



<p>Les films étudiants sont bien représentés. Aussi divers que <em>Satan New Year</em> de <strong>Benjamin Wizman</strong>, une animation qui parle d’enfer et d’amour et <em>Brain Fog</em> de <strong>Marion Moana David</strong>, road trip chaotique au fil d’une mémoire qui se dérobe.</p>



<p>Le 9 mai sera consacré à un cycle iranien en cinq propositions. On abordera entre autres la répression du pouvoir (<em>Death Closes</em> <em>the Eyes</em> d’<strong>Afshin Soufian </strong>et <em>The Third Dream</em> de <strong>Mohammad Hossein Nikzad</strong>), la question des travailleurs immigrés en Iran (<em>Nabi </em>de <strong>Hamed Golshahi</strong>) comme l&rsquo;histoire d&rsquo;un amour caché au sein d’une mosquée (<em>Ker </em>de <strong>Sajad Soleymani</strong>).</p>



<p>ELISE PADOVANI</p>
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		<title>Sorda : sourde angoisse</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Apr 2026 09:14:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Prix du Public dans la section Panorama de la Berlinale &#160;2025 et Biznaga d’Or au Festival de Malaga, le film d’Eva Libertad Garcia sort en salles le 29 avril On se souvient du documentaire Le Pays des sourds (1992) que Nicolas Philibert avait consacré à ceux et celles qui, sourds profonds depuis leur naissance ou [&#8230;]</p>
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<p>Prix du Public dans la section Panorama de la Berlinale &nbsp;2025 et Biznaga d’Or au Festival de Malaga, le film d’Eva Libertad Garcia sort en salles le 29 avril</p>



<p>On se souvient du documentaire <em>Le Pays des sourds</em> (1992) que <strong>Nicolas Philibert</strong> avait consacré à ceux et celles qui, sourds profonds depuis leur naissance ou les premiers mois de leur vie, rêvent, pensent, communiquent en signes et voient le monde différemment. En 2021, <strong>Eva Libertad</strong> co- réalise avec <strong>Nuria Muñoz</strong> un court métrage, <em>Sorda,</em> nominé aux Goya&nbsp; 2023 où elle&nbsp; campe un couple heureux&nbsp;: Angela sourde et Dario entendant. Angéla, c’est <strong>Miriam Garlo,</strong> sa sœur, atteinte de surdité. Elle reprend titre et personnages dans son premier long métrage, Prix du Public dans la section Panorama de la Berlinale et Biznaga d’Or au Festival de Malaga</p>



<p>Angéla et Hector (<strong>Álvaro Cervantes</strong>), attendent leur premier enfant. L’accouchement est difficile, pour elle et pour les spectateurs : la directrice de la photo, <strong>Gina Ferrer García</strong> suit Angela de près, caméra à l’épaule, nous montrant sa détresse quand elle arrache, pour lire sur les lèvres, le masque chirurgical que porte la gynécologue pas consciente de la surdité de sa patiente. Leur fille, Ona, est là : « <em>Félicitations ! Votre fille est entendante</em> ! » leur annonce le médecin&nbsp; après plusieurs&nbsp; tests. Qu’aurait- il dit si elle avait été sourde !</p>



<p>On le sait,&nbsp; l’arrivée d’un bébé fait souvent l&rsquo;effet d&rsquo;une bombe dans un couple. Pour Angéla, c’est très compliqué : des doutes &nbsp;s&rsquo;insinuent dans son esprit quant à sa capacité à établir un lien avec son enfant et le monde qui l’entoure. Jusque là, Angela et Hector, avaient construit une bulle pour résoudre leurs problèmes de communication, mais à l&rsquo;arrivée d&rsquo;une troisième personne, ils sont obligés&nbsp; de rencontrer des gens, à la crèche, au parc, de voir plus souvent&nbsp; leurs familles, dont la mère d&rsquo;Angela, qui lui demande régulièrement de porter des aides auditives.&nbsp; Le couple bat de l’aile ; survivra-t-il à ce bouleversement&nbsp;?</p>



<p>« <em>Sorda est né de mon désir d’enquêter sur le lien entre le monde entendant et celui des sourds, sur la complexité de ce lien, avec ses difficultés, ses lumières et ses ombres</em>.» confie la réalisatrice. Dans ce film délicat, sensible, qui nous immerge, par un travail du son particulièrement efficace, dans le monde des non-entendants, &nbsp;elle a réussi à nous faire partager ses découvertes, ses émotions grâce au jeu juste et intense des ses interprètes en particulier de Miriam Garlo, nous proposant un beau portrait de femme.</p>



<p>Annie Gava<mark></mark></p>
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		<title>L&#8217;Enfant Bélier, c&#8217;est l&#8217;espoir qu&#8217;on assassine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Apr 2026 07:58:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L’Enfant Bélier s’inspire de l’affaire Mawda, qui a bouleversé la Belgique en 2018, puis est retombée dans l’oubli, effacée par d’autres affaires tragiques touchant d’autres Migrants. Banalisation d’une horreur qui ne peut que se répéter. Alors que ses parents tentaient le passage vers la Grande Bretagne, une jeune kurde de deux ans, est abattue par [&#8230;]</p>
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<p><em>L’Enfant Bélier</em> s’inspire de l’affaire Mawda, qui a bouleversé la Belgique en 2018, puis est retombée dans l’oubli, effacée par d’autres affaires tragiques touchant d’autres Migrants. Banalisation d’une horreur qui ne peut que se répéter.</p>



<p>Alors que ses parents tentaient le passage vers la Grande Bretagne, une jeune kurde de deux ans, est abattue par un policier pendant une course-poursuite. S’en suivent l’indignation générale, la gêne des Politiques, les versions mensongères de la police et plus tard un procès.</p>



<p>Que peut faire le cinéma de ce drame&nbsp;? La cinéaste choisit l’incarnation qui permet de sortir du manichéisme, de viser, non pas la réalité mais la vérité humaine.</p>



<p>Son film est «&nbsp;court, serré et noir&nbsp;», fait appel à acteurs professionnels et non professionnels, se nourrit d’enquêtes approfondies mais se construit comme un thriller qui tend l’arc dramatique jusqu’au climax insoutenable.</p>



<p>Les Migrants ici sont des Syriens. Sara (<strong>Zbeida Belhajamor</strong>) et Adam (<strong>Abdal Alsweha</strong>) ne sont pas mariés&nbsp;; ils font le voyage avec leur toute petite fille, Klara. Ils lui apprennent l’anglais&nbsp;: <em>I’m pretty</em> répète-t-elle.</p>



<p>Les premiers plans cadrent Adam et Sara, de haut, de près, têtes à l’envers, leurs cheveux noirs foisonnants entremêlés. On est à l’intérieur d’une tente. Dans les teintes orangées du jour filtré. La toile délimite un espace intime, une fragile protection pour la petite famille. «&nbsp;Raconte-moi le fond de l’eau&nbsp;» dit Sara à Adam et le sol devient une mer imaginaire dans laquelle ils nagent. Si les traumatismes des noyades des autres ressurgissent, si la peur est lovée dans leur ventre, ils s’aiment et croient à un avenir. Les gros plans les isolent, suppriment le monde extérieur, un instant. Dehors, un camp de fortune aux tentes multicolores, balayé rapidement en plan large. Tous attendent le feu vert des «&nbsp;passeurs&nbsp;» sans foi ni loi, qui les entassent comme du bétail dans des camionnettes.&nbsp; Nous pressentons l’engrenage qui va les happer et les broyer.</p>



<p><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Immersion</mark></em></strong></p>



<p>Les véhicules suspects sont suivis par les caméras de surveillance. Le Central de police informe les patrouilles en chasse. On est dans un polar face aux écrans de contrôle. A la cafétéria où les policiers discutent. Dans l’action où ils paniquent.</p>



<p>Marta Bergman croise le point de vue des Migrants aux leurs. Ils sont les instruments d’une politique, mais aussi des hommes, des femmes. La réalisatrice s’attache à leur vie privée, à leurs préoccupations. Le tireur «&nbsp;racisé&nbsp;» (<strong>Salim Kechiouche</strong>), responsable de la mort de Klara, père d’un petit garçon -qui a eu la chance de naître au bon endroit, est ravagé par la culpabilité, traversé par les doutes, tandis qu’autour de lui, cyniquement, sa hiérarchie, ses amis et même sa femme, font corps pour le disculper et défendre l’Institution.</p>



<p>Marta Bergman reste toujours très près de ses personnages, et si elle ne croit pas que le cinéma peut changer le monde, elle pense et prouve qu’il peut en rendre compte, marquer les esprits et provoquer un séisme émotionnel.</p>



<p>ELISE PADOVANI</p>



<p><em>L’Enfant Bélier</em> de <strong>Marta Bergman</strong></p>



<p>En salle le 29 avril</p>
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		<title>Dao, duo de célébrations</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Apr 2026 09:19:27 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dao s’ouvre sur un prologue singulier et émouvant. On y rencontre les deux personnages principaux à l’heure où le film n’est encore qu’un projet en construction. Des actrices noires, pour la plupart non professionnelles, âgées d’une cinquantaine d’années, se succèdent devant la caméra d’Alain Gomis. Elles découvrent un texte qu’elles acceptent de lire ou non&#160;; [&#8230;]</p>
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<p><em>Dao </em>s’ouvre sur un prologue singulier et émouvant. On y rencontre les deux personnages principaux à l’heure où le film n’est encore qu’un projet en construction. Des actrices noires, pour la plupart non professionnelles, âgées d’une cinquantaine d’années, se succèdent devant la caméra d’<strong>Alain Gomis</strong>. Elles découvrent un texte qu’elles acceptent de lire ou non&nbsp;; se livrent sur leur rapport souvent difficile au monde, au regard des autres, à leur précarité. Une parole rare que le réalisateur ne pouvait se résoudre à couper au montage. Mais également une belle idée de mise en scène, qui rappelle qu’un cinéma volontiers qualifié de naturaliste ou de documentaire pour son usage de la caméra à l’épaule ou de dialogues improvisés est avant tout le fruit d’un travail colossal, et d’un autre mode de composition – celui qu’Agnès Varda qualifiait de «&nbsp;cinécriture&nbsp;». C’est ainsi que nous faisons la connaissance d’une fille et d’une mère, se reconnaissant le temps d’une lecture commune&nbsp;: <strong>Katy Corréa</strong>, comédienne non professionnelle dotée d’une aura sensible,et <strong>D’Johé Kouadio</strong>, formée, entre autres, à l’école Kourtrajmé, tombent littéralement dans les bras l’une de l’autre. Le récit peut alors commencer, et fera l’objet, par endroits, de nouveaux retours à des lectures entre comédiens pour souder les liens entre des personnages toujours plus nombreux.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">D’un rite à l’autre</mark></strong></p>



<p>Autre très belle idée, celle de conjuguer en montage alterné les deux célébrations rituelles qui jalonnent la vie de Gloria&nbsp;: le mariage de sa fille en banlieue parisienne, et la cérémonie funéraire dédiée à son père, en Guinée-Bissau. Redouté par l’indépendante Gloria, qui ne nourrit à l’égard des hommes que rancœur et méfiance, le mariage de Nour est filmé avec une joie mais également une mélancolie certaine, que son achèvement dans une nuit marquée par une énième dispute entre cousins conclut sur une note douce-amère. À l’inverse, la cérémonie funéraire consacrant le père mort en ancêtre, après avoir fait l’objet d’effusions douloureuses – dont, admettons-le, de dispensables exécutions animales rituelles – se conclut sur une certaine sérénité. Durant les trois heures qui constituent le film, le temps passe à une allure folle. Il faut dire que la caméra sait capter des moments collectifs riches et expansifs, et de belles interventions de comédiens complices&nbsp;: <strong>Thomas Ngijol </strong>esquissant une tentative, rhétorique ou non, de coming-out, mais également <strong>Samir Guesmi</strong>, <strong>Nicolas Bouchaud </strong>… Et de nombreux comédiens et figurants, proches de la famille d’Alain Gomis, livrant au fil des déambulations des confidences que le réalisateur ignorait – notamment ce cousin racontant la mort de son père, tué par une mine alors qu’il livrait des armes aux indépendantistes.<br>Une belle et étonnante traversée.</p>



<pre class="wp-block-verse">SUZANNE CANESSA<br><strong>Alain Gomis</strong>, <em>Dao</em>, 3h04, sortie le 29 avril<br>Le film sera projeté en avant-première le 23 avril aux Variétés et au Pathé Joliette à Marseille</pre>
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		<title>L’amour sans mode d’emploi</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Apr 2026 09:10:41 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Après Diane a les épaules, qui abordait la GPA à partir d’un attachement qui déborde, puis La Vraie famille, directement nourri de son histoire personnelle autour du placement familial, Fabien Gorgeart continue de filmer les liens au moment où ils se déplacent. Dans C’est quoi l’amour, une procédure de divorce religieux entre deux ex-conjoints restés [&#8230;]</p>
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<p>Après <em>Diane a les épaules</em>, qui abordait la GPA à partir d’un attachement qui déborde, puis <em>La Vraie famille</em>, directement nourri de son histoire personnelle autour du placement familial, <strong>Fabien Gorgeart</strong> continue de filmer les liens au moment où ils se déplacent. Dans <em>C’est quoi l’amour</em>, une procédure de divorce religieux entre deux ex-conjoints restés en bons termes vient dérégler une situation que l’on croyait stabilisée.</p>



<p>Le film, affublé d’un titre bien moins délicat que ne l’est son intrigue, avance sans chercher à expliciter ni à reconstituer ce qui a eu lieu. Le comique n’est ni un objectif ni un contrepoint : il surgit des situations, des réactions, de dialogues qui restent au plus près du réel – et qui laissent affleurer une émotion plus sourde. Gorgeart ne change pas de terrain, mais déplace légèrement son geste.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Du centre commercial au Vatican<br></strong></mark><br><strong>Laure Calamy</strong> et <strong>Vincent Macaigne</strong> forment un couple d’une évidence rare. Rien n’est appuyé, mais une histoire circule entre eux. Leur complicité, tangible à l’écran sans effort, tient sans doute aussi à un parcours commun, au théâtre et au cinéma, qui remonte à près de deux décennies.</p>



<p>Déjà présents dans <em>La Vraie famille</em>, <strong>Lyes Salem</strong> et <strong>Mélanie Thierry</strong> incarnent ici deux personnages secondaires particulièrement justes. Lui, en époux relégué au second plan, observe, accompagne, laisse faire avec une forme de bonhomie qui finit par décaler le regard. Elle, hérite d’une partition plus ingrate : il fallait bien tout son talent pour incarner cette catholique un peu rigide, sœur de curé, incapable d’envisager de ne pas se marier à l’église. Sans jamais basculer dans la caricature, Mélanie Thierry tient sa ligne avec une générosité et un engagement qui la rendent immédiatement crédible.</p>



<p>Dans ce jeu de déplacements, <strong>Céleste Brunnquell</strong> trouve naturellement sa place. Déjà remarquée dans <em>En thérapie</em>, elle confirme une présence très singulière, à cet endroit fragile où l’adolescence se prolonge encore dans les débuts de l’âge adulte.</p>



<p>Le film s’ouvre dans un centre commercial à Angoulême et se termine à Rome, au Vatican. On passe de l’un à l’autre sans que rien ne soit surligné. C’est la première fois que ces personnages s’y rendent – et on se surprend à se demander quand, pour la dernière fois, un événement de ce type a été filmé de cette manière dans un film, qui plus est grand public.</p>



<p><a></a> SUZANNE CANESSA<br><br><br></p>



<p></p>
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		<title>LES FLEURS DU MANGUIER : deux petits Poucets dans la jungle</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Apr 2026 14:09:36 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le titre pourrait être celui d’un poème parnassien, un rêve exotique. Il fait référence en réalité, à un paradis perdu à retrouver. Un manguier poussait devant la maison familiale. Quand le village rohingya a été incendié par l’armée birmane, il a survécu. Un arbre devenu mythique pour Somira, 9 ans et Shafi, 4 ans qui vivent [&#8230;]</p>
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<p>Le titre pourrait être celui d’un poème parnassien, un rêve exotique. Il fait référence en réalité, à un paradis perdu à retrouver. Un manguier poussait devant la maison familiale. Quand le village rohingya a été incendié par l’armée birmane, il a survécu. Un arbre devenu mythique pour Somira, 9 ans et Shafi, 4 ans qui vivent dans un camp de réfugiés au Bangladesh. La grande sœur et le petit frère (dans le film et dans la vie) jouent à cache-cache, à 123 Soleil, rieurs malgré la précarité de leur existence. Somira protège son cadet. Ils n&rsquo;ont plus ni père ni mère. Leur tante les entraîne dans un périlleux voyage pour rejoindre à quelque 3000 km de là, une Malaisie réputée plus douce avec les Rohingyas musulmans, et où les attend leur oncle. Fuite nocturne du camp en petit groupe, embarquement dans un chalut -d’abord cachés dans les cales puis entassés sur le pont, exposés au soleil, à la pluie, méprisés, maltraités, affamés, assoiffés. A l’écran, les jours s’affichent : 14,16… Un voyage interminable, un débarquement précipité sur les rives thaïlandaises, les garde-côtes, les tirs, la fuite, la capture par des passeurs qui mettent les migrants dans des cages de bambous pour les rançonner, la fuite encore et encore, et toujours la peur, la faim. </p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Le Tombeau des Rohingyas</strong></mark></p>



<p>A chaque étape, la perte de ceux qui sont arrêtés par la police, emprisonnés ou tués. A chaque étape, les espoirs d’une vie meilleure qui s’écroulent. Au jour 28, il ne restera que Shafi, perdu dans une grande ville, sous un manguier qui s’échappe du bitume pour frôler les étoiles, et notre gorge qui se serre bien vainement.</p>



<p>D’autres films récents comme <em><a href="https://journalzebuline.fr/moi-capitaine-cap-vers-lenfer/" type="post" id="121754">Moi Capitaine</a></em> de Matteo Garrone ont suivi l’odyssée des Migrants africains. Le nettoyage ethnique des Rohingyas par les Birmans, leur exil semé de tous les dangers, leur condition de réfugiés apatrides parqués au Bangladesh, en Thaïlande, pourchassés, et arrêtés même en Malaisie, restent bien peu connus en Europe. Le cinéma-vérité du réalisateur japonais de facture presque documentaire, premier film tourné entièrement en langue rohingya et réalisé avec plus de 200 personnes issues de cette communauté, répare cette omission. Sa caméra mobile se place à hauteur d’enfants. Sans pathos, avec la force d’un lyrisme profond. Le chef op <strong>Yoshio Kitagawa</strong> creuse la noirceur des extérieurs nuits et on pense parfois pour la relation frère-sœur, merveilleusement mise en scène ici, au déchirant <em>Tombeau des Lucioles</em> <strong>d’Isao Takahata</strong>.</p>



<p>Le film est dédié à tous ceux qui vivent par l’avenir et tous ceux qui ont perdu la vie durant leur périple.</p>



<p>ELISE PADOVANI</p>



<p><em>Les Fleurs du Manguier</em> de <strong>Akio Fujimoto</strong></p>



<p><strong>En salle le 22 avril</strong></p>



<p><strong>@Arizona Films</strong></p>
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		<title>Lilia en six chapitres</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Apr 2026 12:13:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Un aéroport, une voiture et deux jeunes femmes, la brune Lilia (Eya Bouteraa) et la blonde Alice (Marion Barbeau). Lilia, ingénieure qui vit à Paris, revient à Sousse, en Tunisie, pour les funérailles de son oncle, Daly. Mais dans son pays natal et dans sa famille, impossible de présenter sa compagne qui va séjourner à [&#8230;]</p>
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<p>Un aéroport, une voiture et deux jeunes femmes, la brune Lilia (<strong>Eya Bouteraa)</strong> et la blonde Alice (<strong>Marion Barbeau</strong>). Lilia, ingénieure qui vit à Paris, revient à Sousse, en Tunisie, pour les funérailles de son oncle, Daly. Mais dans son pays natal et dans sa famille, impossible de présenter sa compagne qui va séjourner à l’hôtel. 6 chapitres pour 6 jours. Dans la maison de famille- celle de la maison originelle de la grand-mère de la cinéaste- on prépare l’enterrement de Daly, retrouvé mort dans la rue, à moitie dénudé.  Au fil des étapes des rite funéraires, véritables tableaux vivants, des questions se posent et Lilia veut connaitre la vérité d’autant plus que des officiers de police viennent poser des questions. Commence alors pour Lilia une enquête familiale : que s’est-il passé ? Qui était Daly ? Mais aussi une quête intime ; ressurgissent souvenirs, non –dits, mensonges.  Et quand Alice s’invite à un repas, Lilia doit faire face à ce qu’elle cache. Et ce n’est pas facile. Néfissa (<strong>Salma Baccar</strong>) la grand-mère dicte sa loi et Wahida (<strong>Hiam Abbass) </strong>qui aurait pu avoir le Prix d’interprétation), sa mère, médecin, chef de service, ne peut accepter l’homosexualité de sa fille. La scène d’explication entre elles est un des moments les plus forts du film <em>: « Alice me rend heureuse ! C’est juste l’amour ! -Cela aurait été plus simple que tu ne le sois pas ! »</em>lui répond sa mère, la chassant de la chambre.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Caméra de l&rsquo;intime</mark></strong></p>



<p>&nbsp;La caméra du chef opérateur, <strong>Sébastien Goepfert</strong> cadre au plus près les visages, saisissant leur souffrance. Une caméra toujours dans la retenue&nbsp;qui saisit les gestes&nbsp;; une main qui frôle, une caresse échangée. Une caméra qui capte les ombres de la maison, puis peu à peu sa lumière. Une caméra qui filme les photos du mariage imposé à Daly comme le film culte de la cinéaste, <em>la Jetée</em> de Chris Marker. Une mise en scène tout en retenue.C</p>



<p><strong>Leyla Bouzid</strong> dont on avait apprécié les films précédents, <em>À peine j’ouvre les yeux (</em>2015) et <em>Une histoire d’amour et de désir</em> (2021) confirme son talent pour les récits d’émancipation, de combat pour la liberté et pour le choix de ses actrices, toutes excellentes.</p>



<p>Un film à voir pour se souvenir que dans bon nombre de pays, il n’est pas permis de désirer et d’aimer qui on veut.</p>



<p>Annie Gava</p>



<p><strong><em>A voix basse</em> sort en salles le 22 avril 2026</strong></p>
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