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	<title>Archives des Scènes - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Scènes - Journal Zebuline</title>
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		<title>Au Théâtre des Salins, une nouvelle direction qu’on connaît bien. Entretien avec Éric Gialis</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Oct 2026 11:58:24 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. Il est rare qu’un directeur par intérim soit conforté dans ses fonctions. Comment s’est passé votre recrutement&#160;?Éric Gialis. Avec un processus de recrutement standard, un jury qui retient une short list de 4 candidats qui présentent leurs projets, soutenus le 23 septembre. J’ai été retenu à l’unanimité par le jury puis le ministère. Vous [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Zébuline. Il est rare qu’un directeur par intérim soit conforté dans ses fonctions. Comment s’est passé votre recrutement&nbsp;?<br>Éric Gialis.</strong> Avec un processus de recrutement standard, un jury qui retient une short list de 4 candidats qui présentent leurs projets, soutenus le 23 septembre. J’ai été retenu à l’unanimité par le jury puis le ministère.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vous assuriez la direction par intérim en raison de la maladie de Gilles Bouckaert.<br></strong>Oui il était en arrêt maladie depuis février 2023, et a été déclaré inapte au travail en juin 2025.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mais votre présence aux Salins est bien plus ancienne&nbsp;!<br></strong>Oui, je suis arrivé en septembre 2010 comme administrateur, recruté par Annette Breuil. Avant cela j’étais administrateur de la Scène nationale de Dieppe, et encore avant au Maillon à Strasbourg.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Il n’est pas courant de passer de la direction administrative à la direction générale et artistique&#8230;<br></strong>Mais j’ai un parcours très atypique. J’ai un diplôme d’ingénieur en physique et même si j’ai toujours aimé le théâtre j’ai commencé comme ingénieur… avant de répondre à une annonce de la Scène européenne de Strasbourg qui cherchait un chargé de relations publiques. J’ai ensuite été adjoint, puis administrateur. Mais en tant qu’administrateur, c’est le projet artistique qui m’intéressait, l’amour du théâtre, pas les tableurs&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dieppe et à Martigues sont des villes communistes. Est-ce important&nbsp;?<br></strong>Oui bien sûr. Je savais que dans ces villes la culture était globalement accompagnée, et que le projet de ces scènes nationales s’inscrirait dans une politique globale, qu’il serait compris et soutenu.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Comment ce soutien se manifeste-t-il&nbsp;?<br></strong>Par la présence de la Ville dans les moments importants, un réel intérêt, et bien sûr un financement essentiel. Mais aussi dans le dispositif pour les scolaires, par exemple. Nous recevons 6 000 scolaires par an, et chaque élève de maternelle et de primaire vient au moins une fois par an au théâtre. C’est la Ville qui paye les transports.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quelles sont les singularités des Salins dans le réseau des scènes publiques&nbsp;?<br></strong>C’est une scène nationale qui a la possibilité d’accompagner des projets d’envergure parce qu’elle dispose d’un outil scénique exceptionnel&nbsp;: un plateau de 24m d’ouverture et 18m de profondeur. Ces dimensions permettent d’accueillir des spectacles qui dépassent notre zone d’implantation, qui attirent du public de Marseille, qui représente 15% de nos spectateurs. Ou d’Aix, Avignon et Arles, et de la Côte bleue. On peut voir ici des spectacles qui passent difficilement ailleurs. Mais toutes les scènes ont leur singularité. Depuis que je dirige j’essaie de coordonner les accueils avec les scènes de la région, de ne pas créer de concurrence, de résonnances négatives, avec les scènes voisines, de prévoir des tournées régionales.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le festival du Train bleu n’a pas lieu en 2026 pourtant…&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Oui, il reprend en 2027, il fallait après 10 ans revoir le format de cette manifestation que les Salins avaient initiée, et que nous souhaitions remettre en partage, pour repenser une nouvelle dynamique. C’est chose faite, et le Train bleu redémarre en mai 2027.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Êtes-vous concerné par les baisses de subventions, et en particulier par le désengagement de la Métropole&nbsp;?<br></strong>Non, nous n’avons pas de financement de la Métropole. Mais nous avons subi des baisses, non pas de la Ville de Martigues, qui est notre principal financeur, mais de l’État, qui n’a pas pu nous baisser beaucoup car nous étions au socle minimal de financement d’une scène nationale. Ils ont pourtant supprimé de dispositifs spéciaux qu’ils nous accordaient, comme l’aide à la résidence. Le Département n’a pas baissé cette année, mais la Région oui, pour la deuxième année consécutive. Nous sommes, comme tout le monde, conduits à reconsidérer nos moyens et réduire notre activité.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vous portez pourtant un nouveau projet ambitieux…<br></strong>Oui, dans la continuité mais avec des changements. Le festival <em>Vice Versa</em> en mars veut changer le regard en mettant le public sur le plateau, face à la salle avec une scène et une jauge plus petites. Nous n’avons pas véritablement de petite salle, et nous voulons faire venir des spectacles différents, plus réduits, qui puissent s’enchainer aussi pour construire un vrai temps forts.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vous renouvelez aussi le soutien aux artistes…<br></strong>Oui, il est essentiel. Nous allons associer, pour une durée de 3 ans, 5 artistes en création. Pour la première vague ce sont Nacim Battou, Balkis Moutashar, Clara Hédouin, Lorraine de Sagazan et Ben Duke qui se succèderont pour travailler à la création de leur spectacle. C’est vraiment important pour moi de renforcer notre volume financier d’aide à la production.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un axe de votre projet s’appelle</strong> <strong><em>Habiter ici, rencontrer l’ailleurs</em></strong><strong>…<br></strong>Oui il s’agit de faire connaitre les cultures européennes, en visitant un pays chaque année. On commence en décembre par la Grèce, avec Christos Papadopoulos, Anna Lemonaki et <em>Mami</em>, le magnifique spectacle de Mario Banushi.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pourquoi cette volonté&nbsp;?<br></strong>Nous vivons dans un monde qui se replie. Nous avons besoin de connaitre l’autre, de le rencontrer. Le théâtre facilite ces rencontres. Je crois profondément qu’il est un puissant antidote au repli identitaire.&nbsp;</p>



<pre class="wp-block-verse">ENTRETIEN REALISE PAR AGNÈS FRESCHEL</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes">Scènes</a> ici !</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Saison Méditerranée à Montpellier, Bashar Murkus au 13 Vents, Mohamed Lekleti au FRAC</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Oct 2026 09:30:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Vents d’hospitalité Aux 13 vents, les artistes accueillent le public avant même que le spectacle commence. Cette hospitalité prend un sens particulier dans la Saison Méditerranée à Montpellier. Le théâtre réunit des équipes palestinienne et libanaises qui ne peuvent se rencontrer dans leurs pays respectifs. Leurs œuvres circulent, leurs récits trouvent d’autres oreilles. Celui que [&#8230;]</p>
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<h2 class="wp-block-heading">Vents d’hospitalité</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Aux 13 vents, les artistes accueillent le public avant même que le spectacle commence. Cette hospitalité prend un sens particulier dans la <a href="https://saisonmediterranee2026.culture.gouv.fr">Saison Méditerranée</a> à Montpellier. Le théâtre réunit des équipes palestinienne et libanaises qui ne peuvent se rencontrer dans leurs pays respectifs. Leurs œuvres circulent, leurs récits trouvent d’autres oreilles. Celui que portent <strong>Bashar Murkus</strong> et <strong>Khulood Basel</strong> nous entraîne pour trois heures dans les aventures d’Abū Zayd.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec <em>Al-Sirah Al-Hilaliyyah</em>, les deux artistes, à la tête du Khashabi Theatre de Haïfa, s’emparent de l’épopée des Banu Hilal, transmise oralement depuis le XIV<sup>e</sup> siècle. Guerres, migrations, amours, alliances et trahisons peuplent cette fresque qui conduit une tribu de la péninsule arabique à l’Afrique du Nord. La découverte de ce répertoire constitue déjà un événement. La façon dont les sept interprètes le font vivre lui donne toute sa saveur.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Territoires de l’épopée</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’équipe joue, raconte, chante, danse, interpelle la salle. Les artistes passent d’un personnage à l’autre avec une aisance réjouissante, soutenant l’ampleur du récit autant que des échappées bienvenues. Les jeux avec le public ménagent un écart proche de la distanciation brechtienne : on suit les aventures des héros tout en savourant la liberté avec laquelle les acteurs, parfois, les commentent et s’en amusent. Le conte, la musique et même les jeux d’ombre et de bricolage empruntant à l’art de la marionnette retrouvent ainsi toute leur puissance d’invention.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La musique prend pleinement part à la narration. Les chants de <strong>Rana Baransi</strong> et d’<strong>Abed Zoabi</strong>, les percussions de <strong>Rami Nakhleh</strong> donnent au récit son souffle et ses pulsations. Le dabké chorégraphié par <strong>Samaa Wakim</strong> prolonge cette énergie collective. La scénographie de <strong>Majdala Khoury</strong> fait défiler les paysages ; les ombres agrandissent les corps, les malles livrent leurs créatures. Les interprètes conservent, du théâtre d’ombres aux tableaux chorégraphiés, jusque dans les scènes les plus spectaculaires, quelque chose du jeu d’enfant. La traduction française de <strong>Chakib Ararou</strong> restitue avec bonheur la poésie comme l’humour du texte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sous cette profusion, les questions que soulève le metteur en scène palestinien apparaissent avec netteté. L’enfant noir que son père rejette, la mère qu’il accuse d’infidélité et chasse avec lui, les populations que les conquêtes déplacent : tout résonne. Les guerres de territoire de l’épopée rendent singulièrement proche la Palestine d’aujourd’hui. Le héros lui-même, d’abord victime de l’exclusion, devient conquérant : le récit invite à regarder ce que les humiliations et le pouvoir font aux êtres. Il ménage aussi des réparations. Khadra, la mère d’Abū Zayd, retrouve sa place parmi les siens. Au milieu des violences, cette issue heureuse prend un relief particulier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">SUZANNE CANESSA</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Al-Sirah Al-Hilaliyyah</em> a été créé les<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> 8 et 9 octobre </mark><br>au <a href="https://www.13vents.fr">Théâtre des 13 vents,</a> Centre dramatique national  de Montpellier</pre>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading">Sur le fil</h2>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="696" height="465" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/10/2026-Mohamed-Lekleti-Frac-Occitanie-Montpellier-PH-Christian-Perez-et-Adagp-3.jpeg?resize=696%2C465&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-138670" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/10/2026-Mohamed-Lekleti-Frac-Occitanie-Montpellier-PH-Christian-Perez-et-Adagp-3.jpeg?resize=1024%2C684&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/10/2026-Mohamed-Lekleti-Frac-Occitanie-Montpellier-PH-Christian-Perez-et-Adagp-3.jpeg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/10/2026-Mohamed-Lekleti-Frac-Occitanie-Montpellier-PH-Christian-Perez-et-Adagp-3.jpeg?resize=768%2C513&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/10/2026-Mohamed-Lekleti-Frac-Occitanie-Montpellier-PH-Christian-Perez-et-Adagp-3.jpeg?resize=1536%2C1025&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/10/2026-Mohamed-Lekleti-Frac-Occitanie-Montpellier-PH-Christian-Perez-et-Adagp-3.jpeg?resize=150%2C100&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/10/2026-Mohamed-Lekleti-Frac-Occitanie-Montpellier-PH-Christian-Perez-et-Adagp-3.jpeg?resize=696%2C465&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/10/2026-Mohamed-Lekleti-Frac-Occitanie-Montpellier-PH-Christian-Perez-et-Adagp-3.jpeg?resize=1068%2C713&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/10/2026-Mohamed-Lekleti-Frac-Occitanie-Montpellier-PH-Christian-Perez-et-Adagp-3.jpeg?resize=1920%2C1282&amp;ssl=1 1920w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/10/2026-Mohamed-Lekleti-Frac-Occitanie-Montpellier-PH-Christian-Perez-et-Adagp-3.jpeg?resize=629%2C420&amp;ssl=1 629w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/10/2026-Mohamed-Lekleti-Frac-Occitanie-Montpellier-PH-Christian-Perez-et-Adagp-3.jpeg?w=2000&amp;ssl=1 2000w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/10/2026-Mohamed-Lekleti-Frac-Occitanie-Montpellier-PH-Christian-Perez-et-Adagp-3.jpeg?w=1392&amp;ssl=1 1392w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">Mohamed Lekleti, En Déséquilibres, Vue de l’exposition au Frac Occitanie-Montpellier © Christian Perez et Adagp Paris 2026</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Au Frac, <em>En déséquilibre</em> offre une autre découverte, celle d’un artiste marocain installé à Montpellier auquel l’institution consacre sa première exposition monographique de cette ampleur en France. <strong>Mohamed Lekleti</strong> déploie une fresque à même les murs, y associe des dessins sur papier et des objets, relie l’ensemble par des fils réels ou dessinés. L’appropriation du lieu impressionne : chaque œuvre garde sa densité propre, tout en participant à une composition qui entraîne le regard d’un bout à l’autre de la galerie. On circule dans une pensée autant que dans un espace.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La finesse du trait retient d’abord, puis les motifs se précisent, reviennent, se contaminent. L’enfance sacrifiée du Maroc, où a l’artiste grandi, côtoie les instruments de la guerre et de la propagande. Armes, oreilles et micros composent un inquiétant vocabulaire du pouvoir : surveiller, imposer sa parole, contraindre les corps. À ces évocations de la dictature se mêlent des figures qui semblent remonter des rêves. Masques, monstres à plusieurs têtes, corps hybrides ou dédoublés ouvrent sur une psyché encombrée d’images. Les oiseaux empaillés ajoutent leur présence troublante à cette population suspendue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’œil cherche des correspondances, suit les lignes, retrouve dans un dessin l’obsession qui affleurait dans le précédent. La précision du geste donne une extraordinaire consistance à cet univers instable. De cet ensemble où tant de menaces se concentrent émerge pourtant une vitalité profonde. Elle tient à la liberté des associations, au mouvement des corps, à la circulation obstinée des images. Jusque dans ses visions les plus sombres, Lekleti communique un plaisir du dessin qui invite à s’attarder.</p>



<p class="wp-block-paragraph">S.C.</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>En déséquilibre</em><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">jusqu’au 23 décembre</mark><br><strong><a href="https://www.frac-om.org">Frac Occitanie</a></strong>, Montpellier</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/tag/occitanie/"><em>Occitanie</em> ici </a></p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/saison-mediterranee-a-montpellier-bashar-murkus-au-13-vents-mohamed-lekleti-au-frac/">Saison Méditerranée à Montpellier, Bashar Murkus au 13 Vents, Mohamed Lekleti au FRAC</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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		<title>Trois jours de spectacles en famille à Bayssan</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Oct 2026 09:12:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Du 16 au 18 octobre, la Scène de Bayssan, à Béziers, transforme le domaine départemental en scène à ciel ouvert. Le festival, porté par le Département de l’Hérault,s’adresse aux enfants et même aux bébés dès six mois pour certains spectacles. Une dizaine de représentations rythment le week-end. Le coup d’envoi est donné le vendredi dès [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Du 16 au 18 octobre, la <a href="https://scene-de-bayssan.herault.fr">Scène de Bayssan</a>, à Béziers, transforme le domaine départemental en scène à ciel ouvert. Le festival, porté par le Département de l’Hérault,s’adresse aux enfants et même aux bébés dès six mois pour certains spectacles. Une dizaine de représentations rythment le week-end.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le coup d’envoi est donné le vendredi dès 10h. Au programme, notamment, <em>Et toi, comment tu te débrouilles</em> ? de Troupuscule Théâtre (dès 8 ans) et <em>Allô Lola ?! (Like la vie mon amie !)</em> de Poussinmusic (dès 6 ans). La danse est également à l’honneur avec <em>Coquilles</em>, d’Amala Dianor, tandis que <em>Minimus</em>, de la compagnie Le Bruit des ombres, propose une expérience visuelle et sonore aux tout-petits. Avec <em>Avion Papier</em>, le collectif La Méandre invite les enfants à découvrir un ciné-concert dans une caravane. Entre deux séances, les familles peuvent profiter d’animations, d’expositions et d’ateliers dans un parc pensé pour les petits comme pour les grands.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le samedi, la programmation se poursuit avec <em>Zazagrana, l’épopée fertile</em>, de la compagnie Mungo, et <em>Bloom !</em> de la compagnie KD Danse, portée par Kirsten Debrock. Les enfants pourront aussi participer à la <em>Petite Discothèque</em>, un DJ set participatif, ou découvrir le <em>Jardin musical</em>, autour des sons, des rythmes, des chansons et des instruments. En fin de journée, Rémi Luchez présente <em>Miettes</em>, un spectacle de cirque proposé par l’association Des Clous.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Mozart l’Enchanteur</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les rendez-vous à ne pas manquer, <em>Mozart l’Enchanteur</em>, proposé par l’Opéra Orchestre national Montpellier Occitanie, offre aux enfants, dès 2 ans, une première rencontre avec la musique classique. Le spectacle retrace la vie du plus célèbre des compositeurs. Enfant prodige, Mozart apprend le clavecin et le violon dès l’âge de 4 ans avec son père Leopold, qui l’accompagne ensuite dans toute l’Europe pour ses concerts.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour raconter ce destin, pas d’orchestre immense mais deux musiciens : Marjolaine Charles au violon et Corentin Garac à la flûte traversière. Leurs instruments font revivre des pages célèbres comme <em>La Petite Musique de nuit</em>, <em>La Marche turque</em> ou un extrait de <em>La Flûte enchantée</em>, arrangées pour ce duo. Le concert sera donné dans la belle acoustique de la chapelle Saint-Félix le dimanche matin, à 9h30 et 11h, au cœur du domaine de Bayssan.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le dimanche, <em>Nos jours de fêtes</em>, de la compagnie Méli Mélodie, complète cette programmation familiale, avec deux représentations.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">ANNE-MARIE THOMAZEAU</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Hérault Hérault Patapons</em><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 16 au 18 novembre</mark><br><strong>Scène de Bayssan</strong>, Béziers</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/"><em>Scènes</em> ici </a></p>
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		<title>Au Théâtre de Nîmes, un voyage au cœur de l’enfance </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Carla Lorang]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Oct 2026 09:06:26 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>MusiqueLe 16 octobre, les festivités commencent par la venue de Cam&#38;Léo. Munis d’une harpe électrique, d’une batterie et de leurs voix, les deux artistes dévoilent une musique intime, inspirée de leur quotidien, mais aussi de leurs périples. Des rythmes afro-caribéens aux influences sud-américaines, en passant par le rock progressif et le jazz, le duo promettent [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Musique<br></strong>Le 16 octobre, les festivités commencent par la venue de <em>Cam&amp;Léo</em>. Munis d’une harpe électrique, d’une batterie et de leurs voix, les deux artistes dévoilent une musique intime, inspirée de leur quotidien, mais aussi de leurs périples. Des rythmes afro-caribéens aux influences sud-américaines, en passant par le rock progressif et le jazz, le duo promettent des ambiances variées. La musique se poursuit le 20 octobre avec <em>Magie Sonore</em>, un moment d’éveil musical invitant les bambins à découvrir une variété de paysages sonores. Des bords de mer aux alpages, en passant par les sous-marins, Jérôme Hoffmann embarque les petits comme les grands dans une traversée sensible au cœur des sons de la nature.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Danse et cirque<br></strong>La force des créations jeune public réside dans leur capacité à créer des imaginaires fantasques. Les 23 et 24 octobre, <em>Doudou</em> plonge les enfants comme les adultes dans un univers sonore moelleux. Sur le plateau, une danseuse dialogue avec une gigantesque peluche qui s’entortille autour d’elle, invitant le public à s&rsquo;immiscer dans cette « bulle de douceur ». Dans un autre genre, la compagnie Manie propose une création faite d’acrobaties, de jonglerie et de malice. Avec <em>Dans ma coquille,</em> un grand coquillage devient le repaire secret, le lieu de tous les possibles d’un jeune explorateur en quête d&rsquo;aventures (21 et 22 octobre).</p>



<p class="wp-block-paragraph">CARLA LORANG&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;</p>



<pre class="wp-block-verse"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 16 et 24 octobre </mark>               <br><strong><a href="https://theatredenimes.com">Théâtre de Nîmes</a></strong></pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/"><em>Scènes</em> ici </a></p>
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		<title>Côté mer, côté fleuve </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Voiry]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Oct 2026 09:43:59 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>À Port-Saint-Louis-du-Rhône, le Citron Jaune et l’Espace Gérard Philippe organisent toute une journée consacrée aux arts de la rue, au cirque, au théâtre et à la musique. Ouverture à 11h30 avec Nous, la forêt &#8211; ou comment se planter, de la compagnie Kif Kif. À 14h30, la compagnie EA EO présente Dans ma piscine&#160;: un [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">À Port-Saint-Louis-du-Rhône, le Citron Jaune et l’Espace Gérard Philippe organisent toute une journée consacrée aux arts de la rue, au cirque, au théâtre et à la musique. Ouverture à 11h30 avec <em>Nous, la forêt &#8211; ou comment se planter</em>, de la compagnie Kif Kif. À 14h30, la compagnie EA EO présente <em>Dans ma piscine</em>&nbsp;: un jongleur, placé en apnée dans un aquarium, doit relever une série de défis où les objets semblent échapper aux lois ordinaires de la gravité. <em>Macédoine générale</em> du collectif L’Agonie du Palmier prendra le relais à 15h30&nbsp;: dans un quartier pavillonnaire, deux habitantes découvrent progressivement ce qui se cache derrière l’apparente uniformité des façades. Clôture à 17h avec Le Bal imaginaire de L’Agence de voyages imaginaires, fête participative où musique, danse, humour et poésie se mêlent. M.V.</p>



<pre class="wp-block-verse"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">17 octobre<br></mark><strong>Port Saint Louis du Rhône</strong></pre>
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		<title>Ombre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Voiry]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Oct 2026 09:28:15 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Au centre de ce spectacle de la compagnie A Kan la Dériv’, écrit et mis en scène par Anthony Diaz, se trouve Plume, une enfant qui rêve de voler et de toucher le ciel. Mais malgré ses efforts, elle n’y parvient pas. À l’école, ses camarades se moquent d’elle et ses échecs répétés finissent par [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Au centre de ce spectacle de la compagnie A Kan la Dériv’, écrit et mis en scène par Anthony Diaz, se trouve Plume, une enfant qui rêve de voler et de toucher le ciel. Mais malgré ses efforts, elle n’y parvient pas. À l’école, ses camarades se moquent d’elle et ses échecs répétés finissent par fragiliser sa confiance. Son corps lui-même semble alors devenir plus lourd, jusqu’au moment où elle tombe et perd l’envie de recommencer. Mais quelques paroles bienveillantes vont progressivement permettre à Plume de retrouver son élan. Un conte entre cirque et marionnettes, un spectacle sur la résilience et une invitation à regarder autrement les fragilités de l’enfance, à voir dans le cadre du festival En ribambelle. M.V.</p>



<pre class="wp-block-verse"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 14 au 16 octobre<br></mark><strong>Théâtre des Bernardines</strong>, Marseille</pre>
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		<title>La chute des Anges</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Voiry]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Oct 2026 09:19:26 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Que deviendrait notre monde si les anges ne pouvaient plus voler ? À la croisée du cirque, de la danse, du théâtre et du cinéma, La Chute des Anges de Raphaëlle Boitel plonge le public dans un univers dystopique où l’humanité semble avoir perdu ses repères.&#160; La chorégraphe, qui développe depuis plusieurs années un univers [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Que deviendrait notre monde si les anges ne pouvaient plus voler ? À la croisée du cirque, de la danse, du théâtre et du cinéma, <em>La Chute des Anges</em> de Raphaëlle Boitel plonge le public dans un univers dystopique où l’humanité semble avoir perdu ses repères.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La chorégraphe, qui développe depuis plusieurs années un univers où la virtuosité circassienne se mêle à une écriture visuelle très cinématographique, met en scène dans <em>La chute des Anges</em> un univers silencieux, privé de soleil et soumis au système de contrôle de forces invisibles. Des hommes et des femmes y survivent, s’y croisent, s’observent et tentent de conserver une part d’humanité dans un environnement devenu hostile. Les corps et les objets évoluent dans un espace vertical composé de structures métalliques, de cordages, de fils et d’un mât chinois mobile.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une fable sur la fragilité des sociétés, les relations entre les êtres et leur capacité à résister lorsque tout semble condamné. Mais où la chute pourrait paradoxalement devenir le point de départ d’une reconstruction. M.V.</p>



<pre class="wp-block-verse"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">16 et 17 octobre <br></mark><strong>Les Salins</strong>, scène nationale de Martigues</pre>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Natasha Bezriche </title>
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		<pubDate>Thu, 15 Oct 2026 09:02:22 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>« La première conquête des femmes au XXᵉ siècle, c&#8217;était celle de la parole », rappelle l&#8217;artiste Natasha Bezriche. C’est ce fil conducteur qu&#8217;elle déroule dans C’est une fille, son récital présenté le 16 octobre à L’Atelier, 18 rue Neuve Sainte Catherine, à Marseille. Accompagnée par Sébastien Jaudon au piano, elle investit cet ancien atelier [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">« <em>La première conquête des femmes au XXᵉ siècle, c&rsquo;était celle de la parole »,</em> rappelle l&rsquo;artiste Natasha Bezriche. C’est ce fil conducteur qu&rsquo;elle déroule dans <em>C’est une fille</em>, son récital présenté le 16 octobre à L’Atelier, 18 rue Neuve Sainte Catherine, à Marseille. Accompagnée par Sébastien Jaudon au piano, elle investit cet ancien atelier de costumes pour offrir une traversée musicale poignante et profondément humaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Entre tendresse et résistance, le répertoire tisse ses propres textes aux œuvres d&rsquo;Anne Sylvestre, Barbara, Nougaro, Allain Leprest&#8230; Loin des artifices, la chanteuse pose un regard éclairé sur les fêlures du monde, la mémoire des injustices, mais aussi la grâce des libertés retrouvées. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>D.D.-V.</em></p>



<pre class="wp-block-verse"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">16 octobre<br></mark><strong>L’Atelier</strong>, Marseille</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes">Scènes</a> ici </p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>1936 : Christina Rosmini chante les jours heureux</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Equipe Zébuline]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Oct 2026 14:28:54 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Il est des dates qui n’appartiennent pas qu&#8217;aux livres d’Histoire, mais à la mémoire des luttes et des dignités conquises. 1936 : l’année où le peuple ouvrier arracha, par la grève et la fraternité, le droit de regarder l’horizon sans plier l&#8217;échine devant le patronat. En célébrant le 90ᵉ anniversaire des premiers congés payés, la [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Il est des dates qui n’appartiennent pas qu&rsquo;aux livres d’Histoire, mais à la mémoire des luttes et des dignités conquises. 1936 : l’année où le peuple ouvrier arracha, par la grève et la fraternité, le droit de regarder l’horizon sans plier l&rsquo;échine devant le patronat. En célébrant le 90ᵉ anniversaire des premiers congés payés, la comédie musicale <em>1936, les Jours Heureux !</em> rallume la braise des victoires sociales face aux résignations contemporaines. Un événement qui prend tout son sens, à Marseille, au cœur de cette fête populaire qu’est <em>La Fiesta des Suds</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cœur de ce chant d&rsquo;insoumission bat l’âme engagée de <strong>Christina Rosmini</strong>. Auteure, compositrice et enfant de Marseille aux racines espagnoles, corses et italiennes, elle incarne cette Méditerranée populaire, métissée et debout. Formée à l’Opéra de Marseille, passée par l’Actors Studio et les grandes scènes parisiennes, elle refuse la tiédeur et met sa voix chaleureuse au service des poésies populaires et des luttes collectives.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers 87 chansons cultes, le spectacle traverse les usines occupées, le rassemblement du Front Populaire, les guinguettes et la joie inouïe de la mer. Mais sans jamais trahir le réel : l’ombre de la guerre civile espagnole et la montée du fascisme rappellent la fragilité de nos libertés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Accompagnée d&rsquo;une troupe vibrante (<strong>Ariane Pirie</strong>, <strong>Matthieu Brugot</strong>, <strong>Arnaud Denissel</strong>) et de musiciens hors pair (<strong>Bruno Caviglia</strong>, <strong>Sébastien Debard</strong>, <strong>Emmanuel Soulignac</strong>…), Christina Rosmini fait de chaque date un acte de résistance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">DANIELLE DUFOUR-VERNA</p>



<pre class="wp-block-verse">Retrouvez nos articles Musiques <a href="https://journalzebuline.fr/category/musiques/">ici</a></pre>
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		<title>Actoral</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Oct 2026 14:00:06 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En terrain familier Deux travaux en cours ouvrent la soirée du 10 octobre. Avec Cher Renzo Piano, Élise Courcol-Rozès, formée aux arts visuels et aux sciences sociales, reprend le discours d’inauguration du Tribunal de Paris prononcé par Édouard Philippe. La langue de bois alterne avec des paroles entendues, perçues, pensées, et l’égalité proclamée se heurte [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">En terrain familier</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Deux travaux en cours ouvrent la soirée du 10 octobre. Avec <em>Cher Renzo Piano</em>, <strong>Élise Courcol-Rozès</strong>, formée aux arts visuels et aux sciences sociales, reprend le discours d’inauguration du Tribunal de Paris prononcé par Édouard Philippe. La langue de bois alterne avec des paroles entendues, perçues, pensées, et l’égalité proclamée se heurte à la réalité des faits, jusque dans une architecture qui n’a rien d’hospitalier. Le dispositif vise juste, avec une ironie encore feutrée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans <em>O Fauno</em>, <strong>Stanley Menthor</strong> et <strong>Lucas Resende</strong> s’emparent de la figure mi-humaine, mi-animale du faune pour interroger les identités et leur dimension performative. Les deux interprètes insufflent à cette première esquisse de belles idées et de beaux moments. Formé au chant lyrique comme à la danse, Stanley Menthor chante superbement, même au sol, même lorsque le mouvement malmène son corps.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">L’animal et le regard</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’animalité travaille décidément cette édition. Avec <em>Sweet Spot</em>, le chorégraphe norvégo-jamaïcain <strong>Harald Beharie</strong> invente tout un monde, tout un langage. En croisant les danses traditionnelles norvégiennes et des imaginaires aux accents queers, il compose une proposition radicale qui déjoue les attentes : les corps ne nous entraînent ni vers le sexuel ni vers le scabreux. Rien non plus d’une célébration ingénue de l’état de nature ou d’une fétichisation de la sauvagerie. L’étrangeté demeure entière, mais la musique d’ <strong>Ester Thunander</strong> mêle airs traditionnels norvégiens, compositions originales et chants : ce folklore, travaillé par la distorsion, ouvre des moments de grâce dans l’étrangeté des corps. Reste la question du regard, insistante : qui regarde quoi ? Que voit-on ? Où se trouve-t-on dans ce monde ? La fascination n’abolit pas cette incertitude sur la place que le spectacle nous donne.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une tendre bataille</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec <em>SHOUT TWICE</em>, <strong>Katerina Andreou</strong> retrouve <strong>Mélissa Guex</strong>, déjà interprète de <em>Bless This Mess</em>. On reconnaît la gestique si marquée par l’électro qui emportait <em>How Romantic</em> : l’élan, la collusion, cette manière d’aller chercher dans l’autre de quoi repartir. Le duo prend des airs d’open mic sans paroles, de battle tendre. L’échange avance par rebonds, sans se figer dans une opposition dialectique : les deux interprètes s’alimentent mutuellement, échangent perruques, casquettes et tenues de danse qui ressemblent surtout à des tenues de combat. La musique percutante de <strong>Cristian Sotomayor</strong> donne à ces échanges leur force de frappe. &nbsp;L’énergie circule, la tendresse aussi, sans que l’une émousse l’autre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>SUZANNE CANESSA</em><em></em></p>



<pre class="wp-block-verse"><a href="https://www.actoral.org/">actoral </a>s’est clôturé le 10 octobre à <a href="https://www.lafriche.org/">la Friche la Belle de Mai</a> à Marseille</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles Scènes <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/" data-type="link" data-id="https://journalzebuline.fr/category/scenes/">ici</a></p>



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