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	<title>Archives des Scènes - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Scènes - Journal Zebuline</title>
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		<title>[VAR OPÉRA] Quand Le Barbier de Séville rase gratis</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Jun 2026 12:23:39 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Initié par le Conseil départemental du Var en partenariat avec l&#8217;Opéra de Toulon, Var Opéra est désormais un rendez-vous populaire de l&#8217;été provençal. Cette année, c&#8217;est Il Barbiere di Siviglia de Gioachino Rossini qui est à l&#8217;honneur, sous le titre Figaro ci, Figaro là. Un programme d&#8217;extraits d&#8217;une heure, conçu pour les scènes à ciel [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Initié par le Conseil départemental du Var en partenariat avec l&rsquo;Opéra de Toulon, <em><strong>Var Opéra</strong></em> est désormais un rendez-vous populaire de l&rsquo;été provençal. Cette année, c&rsquo;est <em>Il Barbiere di Siviglia</em> de Gioachino Rossini qui est à l&rsquo;honneur, sous le titre <em>Figaro ci, Figaro là</em>. Un programme d&rsquo;extraits d&rsquo;une heure, conçu pour les scènes à ciel ouvert, interprété par l&rsquo;<strong>Orchestre de l&rsquo;Opéra de Toulon </strong>et trois solistes, sous la direction d’<strong>Hélio Vida</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La tournée débute le mercredi 8 juillet à Saint-Maximin-la-Sainte-Baume, sur le parvis de la Basilique, cadre saisissant pour une ouverture en fanfare. Le lendemain, c&rsquo;est Vidauban qui accueille le spectacle place Georges-Clemenceau. Saint-Paul-en-Forêt prend le relais le vendredi 10 juillet place du Champ de Foire, avant que Brignoles n&rsquo;ouvre ses portes place Saint-Pierre le samedi 11 juillet. La tournée se poursuivra le 13 juillet à Cavalaire-sur-Mer sur l&rsquo;esplanade Saint-Estelle et le 15 juillet au Castellet.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a></a> La direction musicale est confiée à Hélio Vida, dont la connaissance précise de la partition de Rossini et la capacité à faire sonner un orchestre en extérieur constituent des atouts évidents pour une tournée de ce format. Pianiste et chef d&rsquo;orchestre originaire de Patos de Minas au Brésil, il dirige l&rsquo;Opéra studio OperAvenir du Théâtre de Bâle, où il a forgé une réputation solide dans le répertoire rossinien.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Au casting</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le baryton <strong>Carlos Natale</strong> incarne Figaro, personnage central de l&rsquo;œuvre, barbier débrouillard et maître de l&rsquo;intrigue, dont l&rsquo;aria <em>Largo al factotum</em> reste l&rsquo;un des morceaux les plus célèbres du répertoire lyrique. Né à Buenos Aires, il a commencé à chanter dès l&rsquo;âge de quatre ans avec l&rsquo;orchestre de tango de son père avant de se tourner vers l&rsquo;art lyrique. Il est depuis invité sur les scènes les plus importantes d’Europe.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Éléonore Gagey</strong> prête sa voix à Rosina, jeune pupille sous tutelle dont la verve et l&rsquo;intelligence musicale font toute la séduction du personnage. La mezzo-soprano française a déjà incarné Rosina à plusieurs reprises et aborde le rôle avec une ligne vocale d&rsquo;une grande élégance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, le ténor néo-zélandais <strong>Zachary McCulloch</strong> complète le trio dans le rôle du comte Almaviva, prétendant dissimulé sous plusieurs déguisements tout au long de l&rsquo;œuvre. Reconnu pour son lyrisme agile, il a chanté des rôles de bel canto avec les plus grandes compagnies d&rsquo;Europe, et d&rsquo;Amérique du Nord.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les six concerts sont entièrement gratuits et sans réservation. Une occasion accessible à tous de découvrir ou retrouver Rossini dans des lieux de caractère, au cœur de l&rsquo;été varois.</p>



<pre class="wp-block-verse">ANNE-MARIE THOMAZEAU<br><br><strong>Var Opéra<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 8 au 15 juillet<br></mark></strong>Saint-Maximin-la-Sainte-Baume, Vidauban, Saint-Paul-en-Forêt, Brignoles, Cavalaire-sur-Mer, Castellet</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/"><em>Scènes</em> ici</a></p>
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		<title>[FESTIVAL D’ÉTÉ DE CHÂTEAUVALLON] Papillon, œillets et cigarières</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Jun 2026 09:28:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
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<p class="wp-block-paragraph">Le site de Châteauvallon a été conquis par les Varois, qui ont construit l’amphithéâtre, soutenu la programmation du temps où le FN tenait Toulon, et ont vécu depuis 60 ans dans ce lieu des soirées intenses, mémorables, de musique, de danse, de théâtre. Programmer chaque année un festival à la hauteur de la beauté et de l’histoire du lieu est un défi, que la programmation 2026 relève avec brio… Ce sera la dernière de Charles Berling, qui prend sa retraite de directeur – mais pas d’artiste&nbsp;! Il laisse à sa succession un théâtre créé pour lui à Toulon, et un Festival unique par son cadre, et son histoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La venue de <em>Nelken </em>dans l’amphithéâtre est certainement l’événement de cette édition 2026. La pièce, légendaire, de <strong>Pina Bausch</strong>, reprise par son Tanztheater de Wuppertal, se danse sur un épais tapis d’œillets roses. Elle est une des plus belles, des plus tragiques de la chorégraphe, celle où la fragilité des corps, des gestes, se violente, se menace. Les quatre dates (du 9 au 12 juillet) sont les seules en France de la tournée internationale. Des films sur Pina Bausch, dont le sublime <em>Pina </em>de Wim Wenders, seront projetés à 19 h.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Portraits de femmes</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais comme les années précédentes le Festival débute avec lyrisme, en juin (26, 28 et 30 juin), par une grande production de l’Opéra de Toulon. <em>Madame Butterfly</em> est un opéra étonnant, parce que la musique de Puccini est sublime, mais aussi parce que le personnage de la Japonaise trompée et délaissée est de fait au centre de la musique. Ce papillon, incarné par <strong>Sunyoung Seo</strong>, soprano sud-coréenne, se brûle les ailes, détruite par la domination coloniale et masculine. Elle ne se révolte pas, mais dit, en renonçant, toute la violence d’une femme, puis d’une mère, dupée et arrachée à sa culture.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Les Résistantes</em>, quant à elles, sont passées à l’action. <strong>Philippe Collin</strong> et <strong>Charles Berling</strong>, ainsi que <strong>Violaine Ballet </strong>à la création sonore, s’attachent au destin de Geneviève de Gaulle, Mila Racine et Lucie Aubrac, figures essentielles de la Résistance. Comme lors de leur dernière collaboration sur <em>Léon Blum</em>, le spectacle part d’un podcast de Radio France, regroupe musiciens et amateurs autour d’un plateau radio qui se transforme en scène du monde. Et aiguise notre conscience politique en rappelant les fondements de notre République, mais aussi l’invisibilisation de nos héroïnes (4 juillet).</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Danser le désir et les générations</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Autre femme, autre opéra, autre danse. Avec <em>Carmen </em><strong>Abou Lagraa</strong> transforme l’opéra de Bizet et son féminicide en une danse aux Carmens multiples, où la gitane est incarnée par les femmes, et les hommes, du Ballet de Tunis. Un chant à la liberté des corps, qui ne retient de l’opéra que ses élans de désirs, de liberté et de plaisir, et non ses meurtres, possession et jalousies (24 et 25 juillet).</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mourad Merzouki</strong>, dans <em>Beauséjour</em> (16 et 17 juillet) fait dialoguer deux générations de danseurs autour du style souvent imité mais toujours singulier de sa compagnie Käfig. Le hip-hop défendu par sa génération a perdu de l’ampleur, mais pas sa joie !</p>



<p class="wp-block-paragraph"> C’est aussi de la danse qui conclura le festival, avec la création de <em>No Mundo / En ce monde</em> de <strong>Franck Micheletti</strong> : Kubilai Khan Investigations, KKI pour les intimes, se produira dans plusieurs espaces du site, pour huit performances en déambulation, poursuivant son investigation du corps déplacé, et de ses liens à la nature et au son (28 juillet).</p>



<pre class="wp-block-verse">AGNÈS FRESCHEL<br><br>Festival d’été<br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 26 juin au 28 juillet<br></mark></strong><a href="https://www.chateauvallon-liberte.fr/" type="link" id="https://www.chateauvallon-liberte.fr/">Châteauvallon</a>, scène nationale d’Ollioules</pre>



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		<title>Une odyssée humaniste au cœur du vivant</title>
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		<dc:creator><![CDATA[journalzebuline]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Jun 2026 08:54:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Fidèle à l’esprit insufflé par Serge Barbuscia, le Théâtre du Balcon se fait le réceptacle des palpitations du monde, et déploie une programmation à l’audace rare. Entre théâtre de mémoire revisité, écritures contemporaines engagées et envolées transdisciplinaires, chaque journée s’articule comme un voyage au bout de l&#8217;altérité. Les spectateurs sont invités à une traversée intellectuelle [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Fidèle à l’esprit insufflé par <strong>Serge Barbuscia</strong>, le Théâtre du Balcon se fait le réceptacle des palpitations du monde, et déploie une programmation à l’audace rare. Entre théâtre de mémoire revisité, écritures contemporaines engagées et envolées transdisciplinaires, chaque journée s’articule comme un voyage au bout de l&rsquo;altérité. Les spectateurs sont invités à une traversée intellectuelle et sensorielle permanente, ponctuée par la traditionnelle respiration du jeudi.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Éclats de la pensée</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le programme s’ouvre dès 10 h avec la délicatesse de <em>La Ménagerie de verre</em> de Tennessee Williams, dans une mise en scène subtile signée <strong>Philippe Person</strong>. Cette œuvre charnière explore avec tendresse la fragilité des êtres intérieurs, les fêlures familiales et les paradis artificiels que l&rsquo;on se construit pour échapper à la brutalité du réel. Un prélude poétique d’une profonde sensibilité humaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À midi, le théâtre se mue en agora philosophique avec la présentation de<em>La </em><em>Peste</em> d’Albert Camus. Portée par le Théâtre national du Luxembourg et magnifiée par la mise en scène de <strong>Frank Hoffmann</strong>, cette adaptation réunit sur scène <strong>Marie Jung </strong>et<strong> François Camus</strong>. Par le prisme de l&rsquo;allégorie camusienne, le spectacle interroge avec force les notions de responsabilité collective, de sursaut moral et de fraternité indéfectible face aux obscurantismes. Un dialogue qui se prolonge à 13h30 avec <em>L’Étrangère</em> de<strong> Jean-Baptiste Barbuscia</strong>, relecture lumineuse et féministe qui donne enfin la voix au personnage de Marie Cardona.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Des odyssées intimes</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À 15h15, les frontières s&rsquo;effacent pour laisser place au <em>Syndrome d’Ulysse</em>, une odyssée théâtrale et musicale co-écrite par <strong>Ali Babar Kenjah </strong>etSerge Barbuscia, sous la direction musicale de <strong>Jérémy Bourges</strong>. Cette pièce interroge l’identité et tisse un pont fraternel entre le mythe antique et les exils contemporains. À 17 h, l&rsquo;émotion se fait vibrante avec <em>Charlotte</em>, d’après <strong>David Foenkinos</strong>. Mis en scène par <strong>Thierry Surace</strong>, ce spectacle retrace le destin foudroyé de l’artiste <strong>Charlotte Salomon</strong>, hymne bouleversant à la puissance salvatrice de la création.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La fin de journée gagne en légèreté et en souffle à 18h45 avec <em>Voltige</em>. Écrit et mis en scène par <strong>Éric Metayer</strong>, avec la complicité de <strong>Dorine Bourneton</strong>, ce récit enjoué célèbre la première femme handicapée pilote de voltige. Un élan irrésistible de liberté et de dépassement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, les soirées du Balcon s&rsquo;organisent en deux temps forts inclusifs, à 20h35. Du 4 au 14 juillet, <em>Le Village des sourds</em> de <strong>Léonore Confino </strong>(mise en scène <strong>Catherine Schaub</strong>) propose une expérience bilingue français/LSF d’une rare force émotionnelle. Du 15 au 25 juillet, c&rsquo;est <em>Le Patron</em> d’<strong>Alfred Alexandre</strong>, sous la direction d&rsquo;<strong>Ewlyne Guillaume</strong> et porté par le CDN de Guyane, qui vient clore la nuit en explorant avec superbe les dynamiques du pouvoir et de l&rsquo;émancipation.</p>



<pre class="wp-block-verse">DANIELLE DUFOUR-VERNA</pre>



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		<title>Marina Gomes, la danse en lutte</title>
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		<dc:creator><![CDATA[journalzebuline]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Jun 2026 07:45:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. Pouvez-vous nous expliquer la genèse de cette création, que vous avez portée en lien avec un centre de détention ? Marina Gomez. Nidāl en arabe signifie «&#160;lutte&#160;». Cette pièce est co-chorégraphiée avec Elias Ardoin, qui est danseur et cascadeur. Dès le départ, on voulait parler de combat, de violence, mais aussi de manière plus [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Zébuline. Pouvez-vous nous expliquer la genèse de cette création, que vous avez portée en lien avec un centre de détention ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Marina Gomez.</strong><em> Nidāl</em> en arabe signifie «&nbsp;lutte&nbsp;». Cette pièce est co-chorégraphiée avec Elias Ardoin, qui est danseur et cascadeur. Dès le départ, on voulait parler de combat, de violence, mais aussi de manière plus spirituelle, la quête de la paix intérieure. Et finalement l&rsquo;opportunité de travailler avec des détenus dans une prison est apparue. Pendant trois mois, deux à trois fois par semaine, nous sommes rentrés en création avec eux. Les détenus étaient principalement en fin de peine, ce qui était nécessaire car nous avons pensé le projet sur la durée. Notre pièce, et c&rsquo;est très important, est une création, pas une médiation d&rsquo;atelier. Sur scène, les anciens détenus sont accompagnés par des danseurs professionnels. Le public ne peut pas les distinguer, c’est très important pour mettre tout le monde au même niveau.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Comment avez-vous pensé la chorégraphie ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La pièce parle de la violence physique, extérieure, mais aussi de la violence en soi. La première partie, ce sont de vraies scènes de bagarres. On a travaillé avec Elias de la même manière que des cascadeurs. Nous sommes très inspirés par le cinéma, tout comme Arsène Magnard, qui signe toutes les musiques de mes spectacles et qui compose pour des films. Lorsque je chorégraphie une pièce, je pense en plan, en séquence, comme une scène de film. Et c&rsquo;est particulièrement le cas dans <em>Nidāl. </em>La seconde partie de la pièce parle du collectif comme moyen de trouver l’apaisement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cette pièce témoigne, comme dans tout votre travail, d&rsquo;un engagement fort de votre part</strong><strong>.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Mon engagement, c&rsquo;est la lutte contre la déshumanisation. Que l&rsquo;on vienne des quartiers, que l&rsquo;on soit détenu, on a des choses à raconter. Quand on donne un espace de confiance, de prendre soin, on grandit ensemble. Ce qu&rsquo;on défend dans cette pièce, c&rsquo;est que le champ des possibles est beaucoup plus immense que celui qu&rsquo;on imagine. Cette création est dans la continuité de mon travail, et je la rapprocherais presque davantage de ma prochaine pièce, qui s&rsquo;intitule <em>Plutôt le feu que les larmes, </em>pensée pour douze femmes danseuses,qui parle de lutte. Elle est prévue pour janvier 2027.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vous allez présenter un documentaire sur le processus de création de </strong><strong>Nidāl</strong><strong>, pouvez-vous nous en dire plus ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a></a> En effet, la représentation sera suivie d&rsquo;un documentaire de quinze minutes, réalisé par Camille Tonnerre, qui nous a suivis durant la création en centre de détention. Il donne la parole à certains des détenus qui ne pourront pas être avec nous.</p>



<pre class="wp-block-verse">ENTRETIEN RÉALISÉ PAR MONA LOBERT<br><br>Nidāl[dedans-dehors]<strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">28 et 29 juin</mark></strong><br><br><a href="https://www.kelemenis.fr/fr/" type="link" id="https://www.kelemenis.fr/fr/">Klap</a> - Maison pour la danse, Marseille</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/"><em>Scènes</em> ici</a></p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/marina-gomes-la-danse-en-lutte/">Marina Gomes, la danse en lutte</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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		<title>Festival de Marseille : le défilé libératoire d’Édith Amsellem</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Jun 2026 07:45:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Edith Amsellem]]></category>
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		<category><![CDATA[Festival de Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[Jeanne Barret]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Qu’est-ce que la mode&#160;? Génératrice des profits les plus extravagants des milliardaires français, elle se définit comme le goût passager d’une époque, et a codifié la cérémonie du défilé, c’est-à-dire l’exhibition de corps en mouvements, généralement féminins, sur un promenoir, dit catwalk, face à un public commentateurs snobs et d’acheteurs bien assis. Mais la mode [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Qu’est-ce que la mode&nbsp;? Génératrice des profits les plus extravagants des milliardaires français, elle se définit comme le goût passager d’une époque, et a codifié la cérémonie du défilé, c’est-à-dire l’exhibition de corps en mouvements, généralement féminins, sur un promenoir, dit catwalk, face à un public commentateurs snobs et d’acheteurs bien assis. Mais la mode inspire aussi les plasticiens, s’expose au musée, invente la slow fashion week [voir p.15] et permet à <strong>Édith Amsellem</strong>, de parler des corps exhibés, des corps oubliés, des corps minorisés.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a></a> L’artiste marseillaise a toujours fait sortir le théâtre de ses gonds habituels. Ses premières apparitions d’actrice ont pris place dans des taxis, dans la série d’Anne Pleis <em>Taxis-Théâtre</em>, qui avait pour décor Marseille, au début des années 2000. Avec la compagnie En rang d’oignon, créée en 2005, puis avec sa compagnie ERd’O, elle a créé des spectacles hors des lieux habituels, pour en faire surgir des sens inattendus mais pas incongrus, présents dans les textes. Ainsi jouer <em>Les liaisons dangereuses</em> sur des terrains de sport permettait de présenter chaque lettre, chaque scène, comme un combat, avec victoire et défaite de Merteuil ou Valmont. Jouer <em>Yvonne princesse de Bourgogne</em> sur des jeux d’enfants figurait l’immaturité des personnages et interrogeait l’imaginaire des princesses d’enfance.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Derrière les costumes</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis 2024, elle travaille sur le vêtement, et le défilé. <em>Les Beautés</em>, son premier essai, faisait parader des réfugiés affublés de bleu blanc rouge, de rêve de gloire, de récits d’exil, qu’ils livraient au gré de leurs changements de costumes. <em>Les Superbes </em>donnaient la parole, sur le même principe, à des jeunes gens qui faisaient circuler sur le catwalk leurs difficultés à se construire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <em>Grand défilé</em> ne regroupe que des femmes, trans ou cis, et explore les stéréotypes de genre, dont le vêtement est le plus évident. Séparation des rayons dans les magasins, contraintes des talons, des jupes, de l’onglerie, du maquillage, du lissage, des bijoux, des tatouages, port pudique du voile, de la perruque et autres «&nbsp;<em>couvrez ce sein que je ne saurais voir&nbsp;</em>»… Ces modes, acceptées voire revendiqués et outrées par les femmes, parlent de nos soumissions et renoncements, de nos arrangements et contradictions. Qui vont défiler, portés par&nbsp;12 femmes (3 pros, 9 amatrices) qui ont des choses à dire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">AGNÈS FRESCHEL</p>



<pre class="wp-block-verse"><em><strong>Le Grand défilé</strong></em><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Les 20 et 21 juin à 17h et 20h<br></mark></strong><a href="https://www.jeannebarret.com/" type="link" id="https://www.jeannebarret.com/">Jeanne Barret</a>, Marseille</pre>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Au Festival de Marseille, Oona Doherty à fleur de cuir</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Jun 2026 07:45:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Tout est, chez Oona Doherty, affaire de choc. Choc des cultures, choc des genres, choc des esthétiques. Un goût du heurt et de la collision, puisé dans l’esthétique du bien-nommé bounce (rebond) qui lui permet de regarder autrement les gestes que l’on croit trop brutaux, trop vulgaires, trop masculins, pour y déceler une pure beauté. [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Tout est, chez Oona Doherty, affaire de choc. Choc des cultures, choc des genres, choc des esthétiques. Un goût du heurt et de la collision, puisé dans l’esthétique du bien-nommé <em>bounce </em>(rebond) qui lui permet de regarder autrement les gestes que l’on croit trop brutaux, trop vulgaires, trop masculins, pour y déceler une pure beauté. Depuis <em>Hope Hunt and the Ascension into Lazarus</em>, <em>Hard to be soft</em> ou <em>Navy Blue</em>, la chorégraphe nord-irlandaise – désormais installée à Marseille – travaille ce point de tension où la rage sociale devient grâce. Colère pure, mais beauté aussi, dans ces gestes cabossés qu’elle ne polit jamais : elle les tient, les écoute, les travaille jusqu’à ce qu’ils deviennent langue.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> L’art du rebond</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec <em>Leather Jacket</em>, la chorégraphe nord-irlandaise revient à une pièce fondatrice, créée il y a onze ans sous forme de solo. Elle en réécrit la matière pour un groupe, en plein air, au Théâtre de la Sucrière. Un passage du corps seul au chœur, de l’énergie intime à la contamination collective. Sans narration, sans texte ni décor, la pièce mise sur ce qui reste quand tout disparaît : les corps, les appuis, les souffles, le son direct du mouvement. On y retrouvera ces <em>bounces</em>, rebonds pratiqués chaque jour par Oona <strong>Doherty</strong>, et ces étirements poussés jusqu’à devenir rythme, rituel, presque transe. Puis la composition inédite de <strong>Luca Truffarelli</strong> et <strong>Federico Ortica</strong>, trempée dans la house et l’électro, fera monter l’ensemble vers une piste où la troupe claque, vibre, insiste, jusqu’à faire de la scène une piste, et de la troupe une « chorale physique ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">En amont, l’atelier gratuit proposé le 21 juin à la Friche aux danseur·ses professionnel·les et avancé·es permettra d’entrer dans cette grammaire brute, théâtrale et cinématographique. Le 4 juillet, la veste de cuir devrait moins blinder les peaux que les mettre à vif.</p>



<pre class="wp-block-verse">SUZANNE CANESSA<br><br>Leather Jacket<br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">4 juillet<br></mark></strong>Théâtre de la Sucrière, Marseille</pre>



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		<title>« Quand on est fatigué, on est vrai »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Jun 2026 07:45:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Créée au Festival de Marseille, Border Dance prolonge la recherche de Taoufiq Izeddiou sur la transe, le geste partagé et la puissance politique des corps. Entre rituels gnawa, flamenco et danse contemporaine, le chorégraphe réunit professionnel·les et amateur·ices marseillais·es dans une traversée où le commun se danse. Zébuline. Vous vivez entre Marrakech, Aix-en-Provence et Marseille. [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><a></a> Créée au Festival de Marseille, <em>Border Dance</em> prolonge la recherche de Taoufiq Izeddiou sur la transe, le geste partagé et la puissance politique des corps. Entre rituels gnawa, flamenco et danse contemporaine, le chorégraphe réunit professionnel·les et amateur·ices marseillais·es dans une traversée où le commun se danse.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Zébuline. Vous vivez entre Marrakech, Aix-en-Provence et Marseille. Comment cet ancrage nourrit-il votre travail sur le collectif ?</strong><br><strong>Taoufiq Izeddiou.</strong> Je suis installé à Aix-en-Provence depuis 2013, et j’ai beaucoup travaillé sur le terrain, avec ses besoins, ses attentes, ses inattendus. Ce qui continue à me passionner, c’est l’espace public, le rapport à l’autre, à sa ville, à sa communauté. Avec <em>Danser ma ville</em>, on a réuni beaucoup de monde. Cela répond à ce qui nous manque aujourd’hui : l’étreinte, le sourire, le contact, faire corps avec les autres, le toucher, le lâcher-prise. Beaucoup de gens habitent au même endroit et ne se rencontrent jamais. La danse permet de créer des communautés, des familles de sens. Elle propose un temps d’arrêt, de regard, d’écoute. Des personnes de langues, d’origines, de croyances différentes peuvent alors s’écouter et faire un pas de danse ensemble. L’écoute et le regard sont la colonne vertébrale de cette proposition.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La transe et l’épuisement traversent </strong><em><strong>Border Dance</strong></em><strong>. Qu’est-ce qui apparaît quand le corps fatigue ?</strong><br>Ce qui m’intéresse dans la transe, c’est le lâcher-prise. Si ça lâche dans la tête, ça peut lâcher dans le corps. C’est une forme de dépassement. Quand on est épuisé, c’est là que ça commence pour nous : comment aller plus loin, laisser sortir des choses conscientes ou inconscientes ? La transe est un moteur pour faire apparaître des danses qui ne sont pas forcément écrites ou codées, mais qui s’appuient sur le vécu, la pensée, la mémoire. Pour moi, quand on est fatigué, on est vrai, très vrai. On n’est plus dans le spectaculaire, dans le fait de fournir de l’énergie, de la technique, de la présence. On est dans une autre présence. On se découvre autrement : debout, assis, parfois sans muscle. Et là, on passe d’un corps politique à un corps poétique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Border Dance fait dialoguer gnawa, flamenco et danse contemporaine. Comment regardez-vous les danses traditionnelles ?</strong><br><em>Border Dance</em> est une suite logique après <em>Danser ma ville</em>, mais avec une pièce partagée entre danseurs professionnels et amateurs avancés. J’ai vu certains potentiels se révéler chez les participants, et j’ai eu envie de partager la scène avec eux. Tous ont des danses en eux. Quand on révèle leurs danses d’enfance, leurs danses d’origine, que ce soit celtique, tango, flamenco ou gnawa, quelque chose se décontracte dans le corps : une liberté, une libération. En même temps, je suis danseur contemporain, je suis dans une danse créative. Je cherche de nouvelles interprétations, parce que la danse se renouvelle sans cesse. J’arrive d’une trilogie autour de la transe, et je tombe ici dans une autre forme de transe : le flamenco. Il faut protéger les amateurs pour qu’ils ne soient ni décor, ni accessoires, ni figurants, mais présents entièrement. C’est un très beau challenge, un stress aussi, et un pas vers l’inconnu.</p>



<pre class="wp-block-verse">ENTRETIEN RÉALISÉ PAR SUZANNE CANESSA<br><br>Border Dance<br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">26 et 27 juin<br></mark></strong><a href="https://www.theatrejoliette.fr/" type="link" id="https://www.theatrejoliette.fr/">Théâtre Joliette</a>, Marseille.</pre>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Dorothée Munyaneza : l’art de réparer</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Carla Lorang]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Jun 2026 07:45:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. Vous êtes à la fois chorégraphe, danseuse, chanteuse et autrice. Comment décririez-vous votre univers artistique ?Dorothée Munyaneza. J’ai eu la chance de grandir dans une famille où l’on chantait et dansait beaucoup. Mes grands-mères ont été mes premières formatrices : elles étaient très douées dans le chant, la danse et me racontaient beaucoup de [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Zébuline. Vous êtes à la fois chorégraphe, danseuse, chanteuse et autrice. Comment décririez-vous votre univers artistique ?<br>Dorothée Munyaneza.</strong> J’ai eu la chance de grandir dans une famille où l’on chantait et dansait beaucoup. Mes grands-mères ont été mes premières formatrices : elles étaient très douées dans le chant, la danse et me racontaient beaucoup de récits, de mythes. Cela a profondément nourri mon rapport à la création. La danse, la chorégraphie, la musique, le texte sont un tout pour moi. Je les lie ensemble pour créer mes performances. Mon univers est avant tout motivé par le récit : qu’est-ce qu’on raconte ? Ce qui m’intéresse, c’est de centrer des corps et des récits souvent à la marge, peu ou pas entendus.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La mémoire, les récits invisibilisés et la réparation occupent une place importante dans votre travail. Pourquoi est-il essentiel pour vous de revenir à ces questions ?<br></strong>La création artistique a pour moi une dimension politique, intime et collective. Je ne crée pas hors-sol. En tant que rwandaise, je porte en moi l’histoire et l’héritage de mon pays. Je vis en Europe depuis près de trente ans et je suis sensible aux sujets qui touchent les sociétés dans lesquelles j’évolue, notamment à Marseille. Je m’intéresse aux personnes qui sont à la marge. Mais la marge n’est pas qu’un endroit de domination, c’est aussi un endroit de force, de lien et d’élan. Comment crée-t-on du pouvoir à cet endroit-là ? L’art est aussi une tentative de réparation, de liens rompus par les ruptures historiques, coloniales, esclavagistes. En mettant sur un plateau des personnes afro-descendantes, c&rsquo;est aussi une forme de réparation de cette dispersion. Par la chorégraphie, par la voix ou la musique, on vient porter une mémoire. Quand on est encore là, quand on respire, quand on se meut, quand on chante, quand on joue, il y a cette résistance à l’anéantissement, particulièrement pour des personnes issues de peuples ayant subi ou subissant encore des violences qui les rendent invisibles.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les 6 et 7 juillet, vous présentez </strong><em><strong>Version(s)</strong></em><strong> au Théâtre de la Criée. Que raconte ce spectacle ?<br></strong>C’est un portrait sensible de Christian Nka qui, à travers le geste de la boxe, les mots et la musique, célèbre une vie. Christian Nka est une figure des quartiers Nord de Marseille. Il a été éducateur, champion de boxe. C’est une légende. Et qui dit légende dit plusieurs versions. Comment se raconte-t-on ? Comment créer un portrait à la fois intime, lié à une histoire, un parcours, une vie ? C’est un hommage, mais aussi une œuvre poétique qui parle de masculinité, de paternité et de virilité. À travers lui, je parle d’autres hommes noirs, métis, non-blancs, qui font face à des violences ou doivent incarner une certaine masculinité pour survivre. C’est une manière de parler de ce dont on hérite, de créer du lien et de continuer à proposer d’autres versions. Quand je l’ai rencontré, nous avons beaucoup parlé des rôles que l’on incarne dès le plus jeune âge. Dans nos sociétés, nous sommes nombreux·es à être pris dans ces performances. Ce n’est pas seulement Christian, c’est nous tous·tes. Mais je ne pouvais pas parler de n’importe qui pour raconter ces différents rôles que l’on porte en nous. Avec lui, cela relevait de l’intuition. C’était lui que je voulais mettre sur le plateau, lui que je voulais célébrer.</p>



<pre class="wp-block-verse">ENTRETIEN RÉALISÉ PAR CARLA LORANG<br><br> Version(s)<br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">6 et 7 juillet<br></mark></strong><a href="https://theatre-lacriee.com/" type="link" id="https://theatre-lacriee.com/">La Criée</a>, Théâtre national de Marseille</pre>



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		<title>XXL</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Voiry]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Jun 2026 07:44:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
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		<category><![CDATA[Friche la Belle de Mai]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Sofiane Chalal]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Sofiane Chalal fait de nouveau du corps «&#160;hors norme&#160;» un territoire de danse avec XXL, présenté en avant-première du 18 au 20 juin à la Friche la Belle de Mai (création en octobre au Manège, Maubeuge). Le danseur-chorégraphe, après s’être distingué lors de battles de danse urbaine jusqu’à obtenir un titre de vice-champion du monde [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Sofiane Chalal fait de nouveau du corps «&nbsp;hors norme&nbsp;» un territoire de danse avec <em>XXL</em>, présenté en avant-première du 18 au 20 juin à la Friche la Belle de Mai (création en octobre au Manège, Maubeuge). Le danseur-chorégraphe, après s’être distingué lors de battles de danse urbaine jusqu’à obtenir un titre de vice-champion du monde en 2008, et, dix ans après, celui de la « Red Bull Dance Your Style », avait déjà pris pour sujet son propre corps, obèse, dans <em>Ma part d’ombre</em>, solo présenté notamment au Théâtre des Bernardines en 2023. Pour cela, il lui avait fallu surmonter des moqueries féroces et s’affranchir du regard des autres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Entouré cette fois-ci de trois interprètes, issues des cultures hip-hop, il continue de transcender l’expérience de la stigmatisation en force créatrice. Le plateau devient un espace de réinvention où se déploie une « <em>danse des transformations</em> », les corps évoluant entre puissance, fragilité et affirmation de soi. Une création loin d’une approche documentaire, utilisant les ressources du langage chorégraphique pour questionner les regards et déplacer les imaginaires.</p>



<pre class="wp-block-verse">M.V.<br><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">18 au 20 juin<br></mark></strong><a href="https://www.lafriche.org/" type="link" id="https://www.lafriche.org/"><br>Friche la Belle de Mai</a>, Marseille</pre>



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		<title>En même temps</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Voiry]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Jun 2026 07:44:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis plusieurs décennies, Olivia Grandville, ancienne ballerine de l’Opéra de Paris devenue chorégraphe puis directrice du CCN La Rochelle (depuis 2022), développe un travail qui tisse des liens étroits entre les images, la musique et la danse. Avec En même temps, qu’elle crée sur la scène de La Criée, elle s’intéresse à l’unisson, cette situation [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Depuis plusieurs décennies, Olivia Grandville, ancienne ballerine de l’Opéra de Paris devenue chorégraphe puis directrice du CCN La Rochelle (depuis 2022), développe un travail qui tisse des liens étroits entre les images, la musique et la danse. Avec <em>En même temps</em>, qu’elle crée sur la scène de La Criée, elle s’intéresse à l’unisson, cette situation où plusieurs corps exécutent simultanément les mêmes gestes. Derrière cette apparente harmonie se cache une question plus complexe : que révèle le fait d’agir ensemble ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Portée par neuf interprètes, la pièce explore notamment l’ambivalence des chorégraphies de masse : les mouvements synchronisés peuvent évoquer la célébration, la joie du collectif ou le partage d’une énergie commune, mais peuvent aussi renvoyer à des phénomènes de conformisme, d’embrigadement ou de contrôle. Poussant cette logique jusqu’à son point de rupture, accompagnée d’une création vidéo de César Vayssié et d’une musique composée par Benoît de Villeneuve et Benjamin Morando, une invitation à réfléchir, avec humour et lucidité, à la tension permanente entre appartenance et singularité. </p>



<pre class="wp-block-verse">M.V.<br><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">27 et 28 juin<br></mark></strong><br><a href="https://theatre-lacriee.com/" type="link" id="https://theatre-lacriee.com/">La Criée</a>, Théâtre national de Marseille</pre>



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