dimanche 25 septembre 2022
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Au CAC de Briançon, le concret se fait la belle

Le Centre d’Art Contemporain de Briançon nous propose une explosion de couleurs grâce au travail de l’artiste-photographe nîmoise Anaïs Boileau

Le Centre d’Art Contemporain de Briançon est installé dans les anciennes prisons du palais de Justice de la cité Vauban et permet de découvrir la création contemporaine sous toutes ses formes, lors de rendez-vous réguliers, gratuitement. Des événements qui sont aussi hors-les-murs, comme c’est le cas, tout cet été, au parc de la Schappe, avec le travail d’Anaïs Boileau.

Née en 1992 à Nîmes, cette artiste photographe a déjà dans son palmarès de nombreuses expositions, distinctions et collaborations. On peut citer son projet Plein Soleil (inspirée par les femmes bronzant pendant des heures sur les plages du Sud de la France) qui a été présenté à New York en 2015 et à Photo Katmandou au Népal. Ses deux prix récoltés lors de la 31e édition du Festival international de mode, de photographie et d’accessoires de Hyères. Sa participation au festival photo de Thessalonique en Grèce au printemps 2018 ainsi qu’au festival photo Encontros da Imagen à Braga au Portugal en septembre 2019. Depuis sa première collaboration en 2015 pour M le magazine du Monde, elle travaille régulièrement pour la presse française et internationale.

À la limite du réel

Travaillant en série, inspirée par les cultures méditerranéennes, et par la peinture de Matisse, Gauguin, Neo Rauch, tout comme la photographie de Rineke Dijkstra, elle souhaite proposer une réflexion poétique sur la façon dont le territoire est pensé, vécu et raconté. « En créant des images picturales et en axant mon travail sur la couleur et la forme, j’ouvre une réflexion sur la manière dont nous pouvons représenter les choses simples de la vie quotidienne. Dans une évocation de sensations, j’aborde les différentes expériences et approches que nous avons avec les objets et ce qu’ils nous disent sur nos manières de penser et de vivre. » Des images rythmées, à la limite du réel et de l’abstraction, qu’elle compose intuitivement avec des chutes de papiers, des végétaux, des toiles chinées, des objets et matériaux de récupération.

MARC VOIRY

Anaïs Boileau
Jusqu’au 25 septembre
Centre d’Art Contemporain, Briançon
ville-briancon.fr
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