vendredi 23 janvier 2026
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Samedi Midi, à la bonne heure 

La jeune formation marseillaise présente son premier album. Une joyeuse aventure pop-rock qui sort des sentiers battus

La scène rock de Marseille regorge de jeunes talents. On a parlé ici de La Flemme, Technopolice et autre Avee Manaa. Il faut désormais compter aussi sur Las Grimas – quatuor féminin dont on attend le premier album dans quelques mois – mais également sur Samedi Midi, qui a joué les trouble-fêtes pendant la trêve hivernale, en célébrant son premier album ce 3 janvier dans un Intermédiaire bondé. 

Du goût dans le frigo

À l’écoute du disque – dont chacune des pochettes faites main est unique – quelque chose saute immédiatement à l’oreille. La formation ne compte pas de guitare : batterie, claviers, basse, chant. Si ce n’est pas inédit – on se souvient des Grenoblois de Taulard, dont on retrouve ici quelques cousinages musicaux – ce n’est pas commun pour autant, dans une musique qui place bien souvent la guitare au-dessus de tout. 

Cette première originalité n’est certainement pas la dernière. Il y a dans ce disque des airs de Niagara, des Rita Mitsouko, ou des Calamités pour les chansons les plus pop. On se rapprochera du punk-rock à d’autres endroits du sillon. Il y a aussi la voix de la chanteuse, Magalie Bernard, également comédienne. Une qualité qui s’entend largement à l’écoute, puisqu’elle ne se contente pas de chanter, mais interprète ses titres, ajoutant sourires, rires ou larmes à ses voix.

L’album, aux contours artisanaux, offre aussi de la joie dans les mélodies, de l’humour dans des paroles, des textes engagés, des parties claviers qui scintillent. Il y a également cet aparté en plein air, dans un duo guitare-voix avec Kael – membre de nombreuses autres formations marseillaises (Kael & les remords ou Flathead) – qui permet d’entrevoir les conditions dans lesquelles l’album a été enregistré : une maison dans le Sud de la France, sous le soleil estival. 

Le disque se termine par le très drôle Frigo dont la principale ritournelle dit : « Tout ce qui a du goût dans le frigo donne du goût à ce qui n’a pas de goût dans le frigo ». Le disque, lui, ne manque pas de saveurs. 

NICOLAS SANTUCCI


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