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	<title>Archives des Adama Diop - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Adama Diop - Journal Zebuline</title>
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		<title>La Distance, prétexte à l’universel </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chloé Macaire]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Jul 2025 09:26:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un décor désertique, un arbre mort et un grand rocher. Une pile de livres et un vieux tourne disque. Un père (Adama Diop) se tient là, dans un costume vintage. Il vient de découvrir que sa fille, Amina (Alison Dechamps), a décidé de partir vivre sur Mars sans le prévenir. C’est en tout cas ce [&#8230;]</p>
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<p>Un décor désertique, un arbre mort et un grand rocher. Une pile de livres et un vieux tourne disque. Un père (<strong><a href="https://www.instagram.com/a_d_a_m_a_d_i_o_p/?hl=fr">Adama Diop</a></strong>) se tient là, dans un costume vintage. Il vient de découvrir que sa fille, Amina (<strong><a href="https://www.instagram.com/dechampsalison/">Alison Dechamps</a></strong>), a décidé de partir vivre sur Mars sans le prévenir. C’est en tout cas ce qu’on comprend dans le message qu’il enregistre pour lui envoyer. Telle est la première image de&nbsp;<em>La Distance</em>, pièce créée par <a href="https://tiagorodrigues.eu/fr/french/">Tiago Rodrigues</a> au <a href="https://festival-avignon.com/?cat=1001">Festival d’Avignon.</a> Celle-ci se construit autour de cette correspondance interstellaire entre le père, resté sur une Terre dystopique, et la fille qui a été sélectionnée pour participer à la création d’une Nouvelle Humanité sur Mars, une société eugéniste et autoritaire qui n’est pas sans rappeler d’autres dystopies qui ont nourri nos imaginaires &#8211; et les projets d’un milliardaire techno-fasciste.&nbsp;</p>



<p>Mais Amina, contrairement à son père, y voit une utopie pour laquelle elle est prête à sacrifier sa vie, à oublier son passé. Car pour intégrer pleinement cette nouvelle société martienne, elle doit se soumettre à un traitement qui efface peu à peu ses souvenirs de sa vie d’avant. Chacun installé d’un côté d’un décor qui tourne sur lui même, ne laissant apparaître qu’un des deux à la fois, ils tentent de communiquer, de se dire les choses une dernière fois avant que sa mémoire s’efface complètement.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Un monde vide&nbsp;</mark></strong></h3>



<p>Leurs convictions respectives se mêlent à leurs sentiments. Lui croit en la possibilité de créer un monde meilleur sur terre et cherche à la convaincre de rentrer. Elle a pris&nbsp;sa décision de rester et souhaite juste qu’il l’accepte. Le caractère presque caricatural de ce conflit est renforcé par leur séparation physique et par le manque de développement de l’univers dans lequel ils évoluent. Il est question de grands effondrements, d’une opposition entre des Républiques et des Corpo Nations,&nbsp;sans qu’on ne sache vraiment comment on en est arrivé là. Ce monde post-apocalyptique, dont on a à la fois trop et pas assez de détail,&nbsp;demeure&nbsp;une simple toile de fond pour leur relation.&nbsp;</p>



<p>Mais si la pièce manque de substance à cet endroit, Tiago Rodrigues&nbsp;y&nbsp;déploie un lyrisme sans borne, appuyé aussi bien par l’interprétation d’Adama Diop, brillant dans son désespoir de père, que par la mise en espace. La rotation du décor qui accélère à mesure que le temps se fait plus pressant pour les personnages, puis s’interrompt pour leur offrir un moment de communion&nbsp;que&nbsp;l’on sait éphémère, l’exceptionnel jeu des lumières, qui alterne entre des ambiances chaudes et d’autres cauchemardesques&nbsp;plongent nos sens dans un état d’alerte permanent. On ressort bouleversé de cette pièce qui parvient à toucher à quelque chose d’universel, la peur de perdre un être cher, et ce malgré ses&nbsp;insuffisances.&nbsp;</p>



<p>CHLOÉ MACAIRE</p>



<pre class="wp-block-verse"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’au 26 juillet&nbsp;</mark><br><strong>L’Autre Scène</strong>, Vedène</pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/">Scènes ici</a></p>



<p></p>
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		<title>De génération en génération</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Jul 2025 13:13:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Adama Diop]]></category>
		<category><![CDATA[Anne Teresa de Keersmaeker ou Marthaler]]></category>
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		<category><![CDATA[Ostermeier]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline&#160;: Quelles sont&#160; les caractéristiques de cette 79e&#160;édition&#160;? Tiago Rodrigues&#160;: Nous poursuivons la route d’un festival de création. Cette année nous programmons quarante-deux spectacles, plus de la moitié viennent pour la première fois, plus de la moitié sont en première mondiale et&#160; n’ont jamais été vus, plus de la moitié sont portés par des femmes… [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Zébuline&nbsp;: Quelles sont&nbsp; les caractéristiques de cette 79</strong><strong><sup>e</sup></strong><strong>&nbsp;édition&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>Tiago Rodrigues</strong>&nbsp;: Nous poursuivons la route d’un festival de création. Cette année nous programmons quarante-deux spectacles, plus de la moitié viennent pour la première fois, plus de la moitié sont en première mondiale et&nbsp; n’ont jamais été vus, plus de la moitié sont portés par des femmes…</p>



<p><strong>Vous aimez cet équilibre,  en particulier entre ce que l’on retrouve et ce que l’on découvre.</strong> </p>



<p>Oui. La création c’est l’improbable, le matrimoine, c’est aussi les retrouvailles avec les dernières œuvres des grands noms, Ostermeier, Anne Teresa de Keersmaeker ou Marthaler, et la découverte d’autres dont on ne sait pas encore prononcer le nom…</p>



<p><strong>Parmi ces retours,&nbsp;</strong><strong><em>Le Soulier de satin</em></strong><strong>&nbsp;dans la Cour d’honneur&nbsp;?</strong></p>



<p>C’est un retour multiple. Celui de Claudel bien sûr, clin d’œil à la version de Vitez, en 1987, dont tous les festivaliers historiques se souviennent. Celui de la Comédie-Française dans la Cour, celui d’Eric Ruf, dont c’est la dernière mise en scène en tant qu’administrateur de la Comédie-Française, celui de Didier Sandre qui jouait Rodrigue dans la mise en scène de Vitez, celui de Marina Hands, qui reprend le rôle de Prouhèze, que jouait sa mère Ludmila Mikaël… Ce sont des couches et des couches d’histoires et de confidences, notre public adore ce labyrinthe historique, tous ces fantômes bienveillants qui habitent la Cour. Ce sera un spectacle fleuve, avec plusieurs entractes, différent de la version parisienne, adaptée pour l’extérieur et le lieu. Une vraie nuit blanche avec cafés et plusieurs entractes, comme celle de Vitez. Évidemment la Comédie-Française est ici chez elle…</p>



<p><strong>Vous programmez aussi des projets inattendus, risqués, politiques</strong></p>



<p>C’est une des missions du Festival. Il s’agit d’être à la hauteur de notre histoire avant tout en la poursuivant. En 1947 après la guerre, Jean Vilar voulait un festival populaire, démocratique et républicain. &nbsp;Aujourd’hui le lexique aussi s’est démocratisé, et on ne peut plus dire ces mots sans dire progressiste, international, féministe et anti-raciste</p>



<p><strong>Avec Claire Hédouin, ou les Radios live, ou le <em>Procès Pélicot</em> vous programmez des formes inattendues, à la limite du théâtre</strong></p>



<p>C’est aussi une de nos missions, dans la continuité de Jean Vilar : renouveler le rapport avec le public, chercher les formes qui le permettent. Avec <em>Que ma joie demeure</em> l’an dernier, avec le <em>Prélude de Pan</em> cette année, Claire Hédouin, que nous accueillons en partenariat avec Villeneuve-en-scène, travaille sur l’espace vivant. Il ne s’agit plus seulement de sortir du bâti, mais d’inventer un nouveau rapport ente le vivant et les arts vivants. </p>



<p>Quant aux formes qui émanent du journalisme, elle renversent le théâtre documentaire en quelque sorte, une forme très présente sur les scènes. Avec Aurélie&nbsp;Charon, ce sont les journalistes qui font du théâtre, et les témoins qui portent leur propre parole. Caroline Gillet innove elle aussi, avec&nbsp;<em>One’s own room Inside Kabou</em>l où elle nous plonge dans la solitude d’une femme afghane enfermée. &nbsp;Ces formes m’intéressent, j’aime qu’on se confronte à des spectacles où on se demande «&nbsp;Qu’est-ce que c’est, du théâtre, du reportage, du débat&nbsp;?&nbsp;». C’est comme cela que les formes avancent.</p>



<p>Pour Gisèle Pelicot la démarche de Milo Rau est &nbsp;différente. Elle s’inscrit dans la décision &nbsp;de Gisèle Pelicot &nbsp;de rendre public son procès, pour que «&nbsp;<em>la honte change de camp</em>&nbsp;». La première lecture a eu lieu à Vienne, il s’agit de rendre hommage au courage de cette femme. &nbsp;Ce sont les paroles telles qu’elles ont été tenues qui sont lues par des comédiens, mais aussi par des figures publiques. Ce procès eu lieu ici, à Avignon, il a eu un très fort impact dans la ville.</p>



<p><strong>C’est aussi la première fois que la danse ouvre la Cour d’Honneur…</strong></p>



<p>Oui, Marlene Monteiro Freitas ouvre la cour avec&nbsp;<em>Nôt</em>, mais elle n’est pas seulement une chorégraphe &nbsp;invitée, elle est l’artiste complice de cette édition, comme&nbsp;Boris Charmatz l’était l’an dernier. Lui avait proposé trois formes très différentes, avec Marlene, on a exploré plus largement sa bibliothèque, les musiques et les pensées qu’elle aime. C’est une artiste très présente à Paris, mais n’était venue à Avignon qu’avec&nbsp;<em>(M)imosa</em>&nbsp;en 2011 avec Cecilia Bengolea et François Chaignaud. C’est la première fois qu’elle vient pour son propre travail.</p>



<p>Cette complicité, donc, se traduit par l’ouverture de la Cour d’Honneur, liée au chef-d’œuvre de la langue invitée, les <em>1001 Nuits</em>. Le duo <em>RI TE</em> où elle danse avec Israël Galvan et qui joue sur une complicité dissemblable autour  du flamenco. Le duo<em> </em>Jonas&amp;Lander, avec qui elle travaille depuis longtemps et l’invitation de Georges Didi-Huberman au Café des idées. C’est une lectrice vorace  et  inspirée de sa pensée  de l’art et de la philosophie. Et le cycle Pedro Costa au cinéma l’utopia qui complète ce volet de la programmation conçu par Marlene, qui m’a influencé au-delà de cela par des dialogues constants. </p>



<p><strong>Vous parliez de la langue invitée, la langue arabe. Pourquoi ce choix&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p>Le principe d’inviter une langue est en place depuis 3 ans, et après l’anglais et l’espagnol, cela me semblait évident. Parce qu’elle est la troisième langue parlée dans le monde, et parce qu’elle est la deuxième parlée en France. La richesse patrimoniale traverse ce festival, tout est traduit en arabe…</p>



<p><strong>Avez-vous fait un travail auprès du public français arabophone&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p>Oui, cette langue, et en particulier le partenariat avec l’institut du monde arabe et le spectacle autour d’Oum Kalthoum, nous a permis, contrairement aux langues invitées les années précédentes, &nbsp;d’aller vers des publics nouveaux, arabophones, du territoire. Des collégiens, des lycéens des spécialités théâtre, intéressés par les répertoires en langue arabe, même si beaucoup le parlent et ne &nbsp;le lisent pas, et que les langues arabes sont multiples. Nous avons collaboré avec les bibliothèques d’Avignon, cherché des fables inspirées du territoire, travaillé avec des associations du champ social et médico-social, avec la Maison de s femmes. Une approche du public qui est clairement inédite pour nous. Bouchra Ouizguen, chorégraphe marocaine, &nbsp;a travaillé avec des amateurs du territoire et présentera&nbsp;<em>They always come back</em>&nbsp;le 4 juillet en avant-première, puis les 5 et 6 pour deux représentations gratuites devant le Palais des Papes.&nbsp;</p>



<p><strong>Il semble qu’on entendra peu la langue arabe, il y a beaucoup de danse et peu de théâtre….</strong></p>



<p>Oui, je comprends cette remarque. On aurait pu avoir plus de théâtre en langue arabe, on en aura d’ailleurs l’année prochaine, programmer des formes théâtrales prend plus de temps. Mais on entendra de l’arabe, des arabes, de Syrie, de Palestine, d’Égypte, d’Algérie. <em>Nour</em>, programmé avec l’Institut du Monde Arabe, fera le tour des poésies de ces pays, en faisant entendre à la fois leur richesses et leurs différences. Le Syrien Wael Kadour, le Palestinien Bashar Murkus écrivent et jouent en arabe. Et on va  voir la langue, tout sera sous titré en arabe, il est déjà dans toutes nos pages de programme. </p>



<p>D’ailleurs les spectacles de danse parlent aussi. Ils&nbsp;expriment &nbsp;l’exil forcé, le corps déraciné, d’une façon particulière, ce qu’on verra dans le spectacle produit avec les hivernales du tunisien&nbsp;Mohamed Toukabri. On entendra aussi la langue arabe dans les radio live d’Aurélie Charon. Et puis on pensera aussi le rapport à la langue arabe en France, les problématiques de l’enseignement, des ces arabophones analphabètes dans leur langue faute d’enseignement de l’écrit. Au Café des idées Leila Slimani parlera aussi de son rapport à la langue arabe. Ce qui m’intéresse, c’est que le festival bruisse de langues différentes et de pensées sur la langue. On s’assume polyglottes et internationaux.&nbsp;</p>



<p><strong>Interstellaire même… Votre spectacle,&nbsp;</strong><strong><em>La Distance</em></strong><strong>, est une dystopie qui retrace un dialogue épistolaire entre un père et sa fille. Lui habitant une Terre devenue désertique, elle ayant choisi l’exil sur Mars…</strong></p>



<p>Dystopique je ne dirai pas ça, je l’ai pensé comme une anticipation malheureusement, cela ne dépeint pas une société imaginaire, il est probable que la terre devienne inhabitable. On est loin de la fantaisie, les données scientifiques &nbsp;sont documentaires… Je situe cela dans 50 ans , en 2077, la fille est sur Mars, il s’agit aussi de savoir comment dialoguer avec autant de distance, comment rendre compte des troubles de ces deux mondes, comment aussi le conflit de génération se poursuit, conflit que l’on trouve aujourd’hui entre une jeunesse qui se sent sacrifiée par les modes de consommation de notre génération.</p>



<p><strong>Notre génération… vous vous projetez plutôt dans le père&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p>J’ai l’âge d’<a href="https://www.instagram.com/a_d_a_m_a_d_i_o_p/?hl=fr">Adama Diop</a>, comédien  avec qui je travaille depuis 4 ans, depuis <em>La Cerisaie</em>, et <em>Dans la mesure de l’impossible</em>. Alison Deschamps est une brillante et très prometteuse, et très jeune comédienne. Je l’ai vue dans des projets d’école du TNB (École supérieure d’art dramatique de Bretagne ndlr), elle est bouleversante. Avec eux on a commencé  à imaginer une correspondance, avec une dimension de transmission évidement, due à nos âges respectifs.</p>



<p><strong>Comment se traduit sur scène cette&nbsp;</strong><strong><em>Distance</em></strong><strong>&nbsp;?</strong></p>



<p>Tout l’enjeu de la mise en scène repose sur ce défi de créer une distance alors qu’ils partagent le plateau. J’ai pensé à la circularité, donc à une tournette, ils ne se rencontrent jamais. Ou presque. Peut-être une fois. Les grandes décisions je les prends à la fin, la procrastination est un ressort de la création …&nbsp;</p>



<p><strong>Vous écrivez donc jusqu’au bout, et changez vos textes au plateau&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p>J’écris surtout au plateau. Je viens de finir le texte hier (entretien réalisé le 20 juin ndlr ), il est très inspiré des recherches faites en répétition, j’écris tous les matins pour répéter l’après-midi. Ce que je cherche, c’est écrire des pièces qui sont des imaginations partagées. Cela rend le processus d’écriture fiévreux et intéressant. On se demande ce qu’on va jouer et pas seulement comment on va le jouer. Toute l’équipe de création participe à l’écriture, mais surtout les comédiens. &nbsp;J’écris le texte, mais il vient d’eux.&nbsp;</p>



<p>ENTRETIEN RÉALISÉ PAR AGNÈS FRESCHEL</p>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/">Scènes ici</a></p>
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		<title>Adama Diop, de l’exil au théâtre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Isabelle Rainaldi]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Mar 2025 13:30:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’est un curieux objet théâtral que présentait Adama Diop ce vendredi 28 février. Pour sa première mise en scène, l’acteur franco-sénégalais, qui a joué sous la direction de grands noms, de Julien Gosselin à Tiago Rodrigues, s’empare du sujet de l’exil en puisant dans sa double culture. L’acteur livre avec Fajar, ou l’odyssée de l’homme qui rêvait d’être poète, un spectacle hybride, une odyssée de [&#8230;]</p>
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<p>C’est un curieux objet théâtral que présentait <a href="https://www.instagram.com/a_d_a_m_a_d_i_o_p/?hl=fr">Adama Diop</a> ce vendredi 28 février. Pour sa première mise en scène, l’acteur franco-sénégalais, qui a joué sous la direction de grands noms, de Julien Gosselin à Tiago Rodrigues, s’empare du sujet de l’exil en puisant dans sa double culture. L’acteur livre avec <em>Fajar, ou l’odyssée de l’homme qui rêvait d’être poète</em>, un spectacle hybride, une odyssée de deux heures quarante.</p>



<p>Immergé dans une boîte noire, le public découvre sur un écran&nbsp;l’histoire de Malal, avatar du comédien. Cette fable est d’abord contée en utilisant le biais du cinéma, en noir et blanc puis en couleur, navigant entre rêve et réalité,&nbsp;entre le monde des vivants et celui des morts. En filigrane, l’exil et l’urgence de partir pour suivre une belle Marianne qui sourit sous le soleil.&nbsp;</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Une musique omniprésente</mark></strong></h4>



<p>Une nouvelle&nbsp;aube, «&nbsp;Fajar&nbsp;»&nbsp;en wolof, se lève sur la vie de Malal, qui quitte sa terre&nbsp;pour devenir ce qu’il est. L’écran se lève&nbsp;aussi&nbsp;pour le&nbsp;laisser apparaître&nbsp;en chair et en os,&nbsp;clamantson poème au micro dans un camps de migrants. Ses mots disent les maux des humains, échoués dans un «&nbsp;<em>tartare des temps modernes&nbsp;</em>» et dont «&nbsp;<em>les espoirs s’éteign</em><em>ent sur les matelas d’une tente</em>&nbsp;».&nbsp;</p>



<p>La musique est omniprésente. Adama Diop partage la scène avec les interprètes <a href="https://www.instagram.com/annelise_binard/">Anne-Lise Binard,</a> <a href="https://www.instagram.com/leonore_vedie/">Léonore Védie</a> et Dramane Dembélé, tous trois artistes polyvalents. Leur présence donne de la chair au spectacle, qui mêle musique classique et tradition orale dont les griots sont les gardiens et les passeurs. On entend beaucoup de wolof, cette langue parlée au Sénégal qui donne son titre au spectacle. De belles images traversent l’espace scénique, à l’instar de cette pirogue qui transporte les esprits vers des rives mythologiques. À l’issue de cette cérémonie, Adama Diop revient pour incarner une figure de conteur, qui rappelle la Commedia dell’arte, redonnant de la théâtralité à un spectacle, dont on sort ému et un peu hébété comme éveillé brutalement d’un songe.</p>



<p>ISABELLE RAINALDI</p>



<pre class="wp-block-verse">Spectacle donné les <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">27 et 28 février</mark> au Zef, Scène nationale de Marseille. </pre>



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<p></p>
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		<title>Iago, l’âme noire d’Othello</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Oct 2023 07:38:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’Opéra Comédie s’ouvre au théâtre et accueille un des spectacles les plus formidables de l’année. Un classique du 16e siècle qui, par la pertinence des choix de mises en scène, répond aux interrogations actuelles sur le patrimoine et le répertoire. Faut-il monter Shakespeare&#160;? Son racisme est systémique. Il croit, comme beaucoup d’hommes de son temps, [&#8230;]</p>
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<p>L’Opéra Comédie s’ouvre au théâtre et accueille un des spectacles les plus formidables de l’année. Un classique du 16<sup>e</sup> siècle qui, par la pertinence des choix de mises en scène, répond aux interrogations actuelles sur le patrimoine et le répertoire.</p>



<p>Faut-il monter Shakespeare&nbsp;? Son racisme est systémique. Il croit, comme beaucoup d’hommes de son temps, que les êtres vivants sont gouvernés par leurs «&nbsp;humeurs&nbsp;», entendez leurs liquides intérieurs, bile pour les atrabilaires, sang pour les sanguins, lymphe pour les lymphatiques… Que leur caractère en dépend, que leurs actes en découlent, que leur&nbsp;«&nbsp;race&nbsp;» et leur&nbsp;«&nbsp;sexe&nbsp;» déterminent sans libre arbitre les comportements&nbsp; humains. <em>Le Marchand de Venise</em>, juif, est naturellement avare et cruel. Les femmes fortes doivent être dressées (<em>La Mégère apprivoisée</em>), les Ecossais sont cupides, les Gallois malins et les Maures sanguins. Shakespeare n’est pas suprémaciste, il n’établit pas de hiérarchie, mais il catégorise nettement. Faut il pour autant se passer de son génie dramatique et de ce répertoire qui nous appartient&nbsp;?&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Magistral </mark></strong></p>



<p>La réponse de <strong>Jean-François Sivadier </strong>est magistrale. Othello doit-il être joué par un Noir&nbsp;? Evidemment oui, mais le meurtrier ne peut pas être le seul Noir. En faisant jouer le Doge de Venise et Emilia, épouse de Iago qui incarne la raison, par <strong>Jisca Calvanda</strong>, Jean-François Sivadier dynamite de l’intérieur la caractériologie raciste et sexiste shakespearienne. En inventant un «&nbsp;<em>whiteface</em>&nbsp;» génial (<strong>Adama Diop</strong>, au moment de tuer sa femme, s’enduit le visage de peinture blanche), il va au bout du processus&nbsp;: Othello, rendu fou par Iago, devient celui qu’on le pousse à être&nbsp;: un Noir colonisé de l’intérieur, glorifié pour sa force et sa puissance, poussé à la violence, devenu le pantin des Blancs.&nbsp;</p>



<p>Le féminicide n’est à aucun moment minimisé. Acte extrême, il met fin à toutes les vies, toutes les ambitions, tous les désirs. Le spectacle haletant et déchirant s’écroule… et rien ne reste de la joie comique des premières scènes, où le père suprémaciste (<strong>Cyril Bothorel</strong>) est hautement ridicule, ni du plaisir que l’on peut prendre aux mensonges et manipulations de Iago&nbsp;: <strong>Nicolas Bouchaud</strong>, acteur fétiche de Sivadier, parvient à l’exploit sidérant de séduire et répugner à la fois. Par son intelligence visible, et sa cruauté ludique, et fatale.</p>



<p>AGNÈS FRESCHEL</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Othello</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 4 au 6 octobre<br></mark>Opéra Comédie, Montpellier<br><a href="http://domainedo.fr">domainedo.fr</a></pre>
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