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	<title>Archives des Agathe Saurel - Journal Zebuline</title>
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		<title>Arthur Perole fait parler les corps</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Nov 2023 16:04:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La danse a pour habitude de s’emparer des corps pour leur faire narrer un récit&#160;; elle s’est plus rarement aventurée sur le chemin inverse. Soit interroger les corps sur les récits qui les ont accompagnés, qui les ont façonnés, et leur laisser libre cours sur scène. Ils sont quatre, ce soir-là, sur le plateau du [&#8230;]</p>
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<p>La danse a pour habitude de s’emparer des corps pour leur faire narrer un récit&nbsp;; elle s’est plus rarement aventurée sur le chemin inverse. Soit interroger les corps sur les récits qui les ont accompagnés, qui les ont façonnés, et leur laisser libre cours sur scène. Ils sont quatre, ce soir-là, sur le plateau du Pavillon Noir&nbsp;: <strong>Arthur Bateau</strong>, cheveux courts et roses, craignant une fois sa trentaine actée les débuts d’une calvitie&nbsp;; <strong>Mathis Laine Silas</strong>, à la tignasse blonde mi-longue savamment coiffée-décoiffée, à l’instar de cette jupe arborée comme un pantalon large&nbsp;; <strong>Elisabeth Merle</strong>, exhibant son mètre cinquante-sept non sans rage rentrée, pour prouver «&nbsp;qu’elle en a&nbsp;»&nbsp;; et <strong>Agathe Saurel</strong>, heureuse de «&nbsp;prendre de la place&nbsp;», par sa taille, tout d’abord, mais également ces cheveux crêpus qui auront attiré tant de répulsion ou de fascination. Chacun racontera, au fil de confessions dansées dans un mouvement commun continu, ces moments où le corps, et avec lui ce qu’il trahit de l’identité, et de sa condamnation par le collectif. L’humour est toujours de mise, même si les récits d’adolescence voyant l’un traité sans relâche de pédé, et l’autre de singe, font froid dans le dos. Mais rien ne semble heurter ce quatuor accompagné dans ce cheminement qui semble les mener vers un dénudement, mais les conduira à exulter sur un rythme toujours plus festif, sur une création musicale très inspirée concoctée par <strong>Benoît Martin</strong>. Les chorégraphies d’<strong>Arthur Perole </strong>ont décidément foi en la jeunesse&nbsp;: et cela en deviendrait presque contagieux&nbsp;!</p>



<p>SUZANNE CANESSA&nbsp;</p>



<pre class="wp-block-verse">Le spectacle a été donné les <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">9 et 10 novembre </mark>au Pavillon Noir, Aix-en-Provence</pre>
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		<title>Ces corps qui nous disent</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Nov 2023 11:22:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[Agathe Saurel]]></category>
		<category><![CDATA[Aix-en-Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Arthur Bateau]]></category>
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		<category><![CDATA[Danse]]></category>
		<category><![CDATA[Matthis Laine Silas]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Tendre Carcasse]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’adolescence n’est pas&#160; de tout repos&#160;! Cette période de la vie qui associe les transformations physiques et biologiques aux préoccupations psychologiques et sociales est elle libératrice ou contraigante, exaltante ou angoissante, définitive ou transitoire&#160;? Comment se reconnaître dans une enveloppe aux variations incontrôlables, être en accord avec soi-même lorsque tout semble nous échapper&#160;?&#160; Arthur Perole [&#8230;]</p>
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<p>L’adolescence n’est pas&nbsp; de tout repos&nbsp;! Cette période de la vie qui associe les transformations physiques et biologiques aux préoccupations psychologiques et sociales est elle libératrice ou contraigante, exaltante ou angoissante, définitive ou transitoire&nbsp;? Comment se reconnaître dans une enveloppe aux variations incontrôlables, être en accord avec soi-même lorsque tout semble nous échapper&nbsp;?&nbsp;</p>



<p>Arthur Perole a mené en 2019 et 2021 un travail avec des collégiens et collégiennes de 4<sup>e</sup> puis de 3<sup>e</sup> au collège Général Ferrié à Draguignan, initiant alors ses recherches sur les questions qui se retrouvent au centre de sa pièce <em>Tendre Carcasse</em> « Comment notre corps nous définit-il ? Qu’est-ce qu’il raconte de nous-mêmes ? Comment l’histoire personnelle et collective transforme-t-elle notre corps ? ». La danse occupe une place privilégiée dans ce questionnement. Depuis ses premiers solos le chorégraphe entreprend une démarche singulière de biochorégraphie coécrite avec ses interprètes, et avec <em>Nos corps vivants, sa </em>création 202, il s’intéressait à la relation entre notre corps et les codes visibles de son langage, le transformant en nouvelle grammaire chorégraphique.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">En train de grandir</mark></strong></p>



<p>Les réflexions nées lors de ces étapes ont conduit Arthur Perole à l’élaboration de son nouveau quatuor&nbsp;où il s’agit aborder par le corps «&nbsp;adulescens&nbsp;» (littéralement&nbsp;: en train de grandir) la place de la transformation corporelle&nbsp; dans la construction de l’identité de chacun. Sa matière artistique se nourrit d’une collecte d’histoires, de gestes et sur scène mots et mouvements se rejoignent. Les récits évoquent les danses préférées, les manies, les tics, les gestes aimés ou détestés, la relation du corps au monde est présentée dans ses affects et ses rejets. Un sentiment d’urgence anime le tout, né de la nécessité de dire afin de comprendre, d’être pleinement soi.&nbsp; Les interprètes <strong>Arthur Bateau</strong>, <strong>Matthis Laine Silas</strong>, <strong>Elisabeth Merle</strong> et <strong>Agathe Saurel</strong>, apportent leur expérience à l’écriture d’Arthur Perole pour ce travail délicat qui se refuse à tout compromis.&nbsp;</p>



<p>MARYVONNE COLOMBANI</p>



<pre class="wp-block-verse"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">9 et 10 novembre
</mark>Pavillon Noir, Aix-en-Provence
<a href="http://preljocaj.org">preljocaj.org</a></pre>
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