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	<title>Archives des Agnès Jaoui - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Agnès Jaoui - Journal Zebuline</title>
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		<title>Autoportrait à cœur battant </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Sep 2024 07:22:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’est une mission posthume et une transmission, un dernier pied-de-nez à la camarde, une épitaphe espiègle, une ode au combat pour exister. Présenté à l’ouverture de la Quinzaine des Cinéastes, cet autoportrait d’une quinqua dépressive génialement incarnée par Agnès Jaoui (dans lequel se reconnaîtront beaucoup de femmes), s’est vu décerner le coup de cœur du&#160; [&#8230;]</p>
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<p>C’est une mission posthume et une transmission, un dernier pied-de-nez à la camarde, une épitaphe espiègle, une ode au combat pour exister. Présenté à l’ouverture de la <em>Quinzaine des Cinéastes</em>, cet autoportrait d’une quinqua dépressive génialement incarnée par <strong>Agnès Jaoui</strong> (dans lequel se reconnaîtront beaucoup de femmes), s’est vu décerner le coup de cœur du&nbsp; SACD (Société des auteurs et compositeurs dramatiques).</p>



<p>«&nbsp;PIF&nbsp;», «&nbsp;PAF&nbsp;», «&nbsp;YOUKOU&nbsp;», titrent les trois chapitres qui structurent <em>Ma vie, ma gueule</em>. Trois lieux, trois tonalités et en note continue&nbsp;: l’autodérision, la poésie, le jeu sur les mots, l’instabilité des situations, les soliloques, les commentaires décalés et la quête obstinée de la protagoniste pour s’en sortir parce qu’&nbsp;«&nbsp;<em>elle n’est pas prête du tout à mourir&nbsp;</em>».</p>



<p>Agnès Jaoui alias Barberie Bichette, mal surnommée Barbie, publiciste de métier, poétesse du quotidien sera de tous les plans, pas toujours maquillée, négligée, portant le poids de son âge. Le prologue la saisit devant son écran, ses lunettes à la branche cassée incapable de choisir une police de caractère Word entre le sobre «&nbsp;Arial Hebrew&nbsp;» et l’anorexique «&nbsp;Andale Mono&nbsp;», pour écrire le titre du film.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Trois temps </mark></strong></p>



<p>PIF&nbsp;: Bichette ne va pas bien. Elle vit seule après un divorce. Ses enfants s’éloignent d’elle. Son miroir ne lui renvoie pas vraiment l’image qu’elle aimerait. Elle s’en prend plein la gueule, la Bichette&nbsp;! Elle a du mal à se blairer. On la suit dans ses habitudes et ses doutes qui butent contre le mutisme de son psy et les certitudes des autres. Comédie de l’absurde. L’incongru surgit dans le trivial. On se laisse surprendre par l’irruption de <strong>Philippe Katerine</strong> qui joue Philippe Katerine. On rit des décalages et des ruptures engendrées par le mal être du personnage.&nbsp;</p>



<p>PAF&nbsp;: Bichette chancelle. Bichette s’effondre. Un ancien amour qu’elle confond avec la Grande Faucheuse la sauve de justesse. Et là voilà en clinique psy, appelant tout le monde Fanfan. Bouleversante, désarmante et toujours drôle dans sa frontalité et son regard déphasé sur le monde.&nbsp;</p>



<p>YOUKOU&nbsp;!&nbsp;: Bichette s’en va en guerre. Elle traverse la Manche et devient quelque part au nord de l’Ecosse, Lady Bichette. Propriétaire d’un mètre carré de terrain marqué d’un piquet bleu dans l’immensité verte, voisine de Philippe Katerine qui réapparaît, contre toute raison, au milieu de ce nulle part et lui compose une chanson, accompagné de son ukulélé. Bichette a survécu et le loup ne l’a pas dévorée&nbsp;!&nbsp;</p>



<p>«&nbsp;<em>Point d’orgue d’une œuvre toute en dissonances et en pas de côté&nbsp;</em>» selon <strong>Anne Villacèque</strong>, <em>Ma vie, ma gueule </em>a l’élégance du désespoir et la force de la poésie des petites choses, qui réactive à l’infini, le désir de continuer.</p>



<p>ÉLISE PADOVANI</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Ma vie, ma gueule</em>, de <strong>Sophie Fillières</strong><br>En salles le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">18 septembre</mark></pre>



<p></p>
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		<title>« Sur la branche », une folle comédie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[journalzebuline]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Jul 2023 08:45:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Agnès Jaoui]]></category>
		<category><![CDATA[Benoît Poelvoorde]]></category>
		<category><![CDATA[comédie]]></category>
		<category><![CDATA[Daphné Patakia]]></category>
		<category><![CDATA[enquête policière]]></category>
		<category><![CDATA[Marie Garel-Weiss]]></category>
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<p>Mimi, une jeune femme (<strong>Daphné Patakia</strong>) lunaire, un peu perdue, suivie par une psychanalyste se présente pour un entretien d’embauche. On lui confie une mission&nbsp;: aller récupérer un document chez un avocat, Paul <strong>(Benoît Poelvoorde</strong>), aussi paumé qu’elle. Elle se met à trier des dossiers et, concentrée sur sa tâche, ne voit pas que la nuit tombe. Quand le téléphone sonne, elle décroche&nbsp;: au bout du fil, un détenu, Christophe <strong>(Raphaël Quenard</strong>, qu’on avait découvert dans <em>Chien de la casse</em>), un petit arnaqueur qui clame son innocence et veut parler à l’avocat. Quand elle s’aperçoit qu’elle est seule dans le bureau et, étant un peu claustrophobe, elle s’affole, se plaint d’être enfermée, c’est Christophe qui la rassure. À partir de là, Mimi, n’a qu’une idée en tête&nbsp;: montrer que Christophe est innocent. Il lui faut donc convaincre Paul qui a quelques ennuis de reprendre le dossier. Son ex-femme et associée, Claire (<strong>Agnès Jaoui</strong>) a porté plainte contre lui, pour sauver leur étude, et il a été radié du Barreau. Mimi lui offre peut-être un moyen de rebondir. Quant à elle, elle va toujours au bout de ses obsessions et semble avoir ainsi trouvé un sens à sa vie.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Des problèmes psy</mark></strong></p>



<p>Entre enquête policière et comédie, le film <em>Sur la branche</em> de <strong>Marie Garel-Weiss</strong>, fourmille de scènes inattendues, souvent filmées en plans séquences, de dialogues étonnants. Il est porté par des acteurs parfaits pour interpréter ces personnages un peu fêlés, qui ont quelques problèmes avec la vie et en sont conscients. À Paul qui lui lance&nbsp;«&nbsp;<em>vous avez un petit problème psy, non&nbsp;?</em>&nbsp;», Mimi répond&nbsp;: «&nbsp;<em>Ben oui&nbsp;!</em>&nbsp;» Quand elle lui reproche son manque d’empathie pour Christophe il lui confie&nbsp;: «&nbsp;<em>C’est comme si j’avais senti que mon cœur se coupait en deux quand j’ai compris que Claire ne m’aimait plus.&nbsp;</em>» Mimi, elle, ressent parfois l’urgence du sexe&nbsp;: quand c’est au parloir où elle doit interroger Christophe, la scène est des plus cocasses. Inattendue aussi la séquence du repas où Mimi et Paul rendent visite la famille bourgeoise dont Christophe ferait partie, fils illégitime, et voient… les mouettes s’y inviter. Touchante celle où Mimi, découragée, abattue, semble dialoguer avec un petit oiseau. Des oiseaux en écho peut être avec le titre du film, <em>Sur la branche,</em> inspiré à la réalisatrice par une chanson des Frères Jacques, <em>La Branche</em> (1973)&nbsp;: «&nbsp;<em>Elle était si fragile /&nbsp;Si ténue, qu&rsquo;elle ployait cette branche / Chaque instant, je croyais / Qu&rsquo;elle allait se briser cette branche.</em>&nbsp;» Comme Mimi, interprétée magistralement par Daphné Patakia.</p>



<p><strong>Annie Gava</strong></p>



<p><em>«&nbsp;Sur la branche&nbsp;» de Marie Garel-Weiss. En salles le 26 juillet.</em></p>



<p></p>
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		<title>Le Cours de la vie, une leçon de cinéma </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 May 2023 11:47:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour son cinquième long métrage, le réalisateur belge Frédéric Sojcher adapte Ateliers d’écriture, un essai d’Alain Layrac sur son métier de scénariste, et dont le sous-titre Cinquante conseils pour réussir son scénario sans rater sa vie lie d’emblée fiction et réalité. Le Cours de la vie pourrait s’entendre comme le flux des trajectoires de chacun [&#8230;]</p>
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<p>Pour son cinquième long métrage, le réalisateur belge <strong>Frédéric Sojcher</strong> adapte <em>Ateliers d’écriture</em>, un essai d’<strong>Alain Layrac </strong>sur son métier de scénariste, et dont le sous-titre <em>Cinquante conseils pour réussir son scénario sans rater sa vie </em>lie d’emblée fiction et réalité. <em>Le Cours de la vie</em> pourrait s’entendre comme le flux des trajectoires de chacun convergeant dès le générique, en taxi, à pied, à vélo. Ou comme l’écoulement du fleuve-temps qui emporte tout, des existences et des amours, sans jamais se remonter. Ou encore, désigner la leçon dialoguée que va donner le personnage principal sur l’écriture d’un scénario et sur la vie qui le nourrit.&nbsp;</p>



<p>Vincent (<strong>Jonathan Zaccaï</strong>) dirige à Toulouse l’Ensav, une école de cinéma – moins prestigieuse que la Femis parisienne ou l’ENS Louis Lumière à Lyon, mais meilleure selon lui. Il a invité Noémie (<strong>Agnès Jaoui</strong>), une scénariste de renom à donner une masterclass à ses étudiants. Dans leur jeunesse, Noémie et Vincent ont étudié et écrit un film d’école ensemble. Ils se sont aimés. Puis Noémie est allée acheter des allumettes et leurs existences se sont séparées. Quel scénariste en a décidé ainsi&nbsp;? Quelle pulsion a poussé Noémie à fuir&nbsp;? Elle suggère à mots couverts&nbsp;: la peur de l’abandon. Quitter les gens avant qu’ils ne nous quittent&nbsp;? Maîtriser le scénario pour ne pas le subir&nbsp;?&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Une mise en abîme</mark></strong></p>



<p>Le film raconte les retrouvailles maladroites des ex-amants, en un lieu, en un jour, respectant la classique règle des trois unités, ménageant une progression dramatique à l’intérieur d’un dispositif qui met en scène à la fois le discours&nbsp;de Noémie aux étudiants et par touches allusives le sous-discours qu’elle adresse à Vincent. En contrepoint, comme leurs aînés avant eux, les étudiants mêlent leurs amours compliquées et leur travail de cinéastes en herbe. Des images de films illustrant le cours de cinéma de Noémie, on ne verra rien. Le réalisateur balaie le visage des élèves qui regardent, éclairés et traversés par la lumière. On entendra les bandes sons, on s’amusera peut-être à reconnaître les œuvres. La captation de la conférence par trois caméras, sous la régie de la belle-sœur de Vincent, Louison (<strong>Géraldine Nakache</strong>), souligne bien sûr la mise en abyme mais saisit également Noémie dans les différentes échelles de plans, révélant ses émotions au fil de la journée.&nbsp;</p>



<p>Agnès Jaoui, actrice, scénariste, réalisatrice dans la «&nbsp;vraie&nbsp;» vie, habite son personnage autant qu’elle est habitée par lui. Tour à tour, assurée, drôle, grave, capable de mettre à distance des sentiments trop déstabilisants ou désarçonnée par cet ancien amour qui lui revient de si loin, n’étant sans doute jamais parti, rattrapée par le «&nbsp;et si…&nbsp;» qui colle à l’écriture et à la vie. Et, quand, pressée par les étudiants, elle se livre, avec une grande pudeur, racontant le deuil d’un frère, on pense très fort à Bacri, son compagnon de route décédé, ou à n’importe quel être cher que nous avons nous-mêmes perdu.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Construction intime</mark></strong></p>



<p>Les films «&nbsp;méta&nbsp;» sur le cinéma prennent le risque d’être jugés à l’aune de ce qu’ils disent de leur sujet. Noémie explique comment écrire un bon scénario, déclare que c’est une démarche qui n’est pas sans points communs avec une thérapie. Observer, extrapoler, s’arrêter avant tout développement pour se demander en quoi cette histoire unique peut être universelle. Puis construire les personnages – le plus précisément, le plus intimement possible, en les choisissant au plus près de soi. Enfin, tout oublier pour les laisser libres d’aller jusqu’à «&nbsp;leur point de démence&nbsp;»selonl’expression de Deleuze. Pari réussi pour <em>Le Cours de la vie</em> qui ne parle que de cinéma (convoquant pour la BO, <strong>Vladimir Cosma</strong>, grand monsieur de l’histoire du septième art) et nous atteint en plein cœur.</p>



<p>ÉLISE PADOVANI</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Le Cours de la vie</em>, de <strong>Frédéric Sojcher</strong><br>En salle depuis le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">10 mai</mark></pre>
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