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	<title>Archives des Albert Camus - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Albert Camus - Journal Zebuline</title>
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		<title>Quand on parle de L&#8217;Etranger</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Oct 2025 10:37:52 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le 15 septembre, devant une salle comble,&#160; le cinéaste François Ozon et son acteur, Benjamin Voisin sont venus présenter au cinéma Les Variétés à Marseille l’adaptation du roman de Camus, L’Etranger&#160;; Zébuline les a rencontrés. La parole au cinéaste Depuis l’adaptation de Visconti en 1967 personne n’a osé transposer au cinéma L’Etranger. Qu’est ce qui [&#8230;]</p>
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<p><strong>Le 15 septembre, devant une salle comble,&nbsp; le cinéaste François Ozon et son acteur, Benjamin Voisin sont venus présenter au cinéma Les Variétés à Marseille l’adaptation du roman de Camus, <em>L’Etranger&nbsp;; </em>Zébuline les a rencontrés.</strong></p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">La parole au cinéaste</mark></strong></p>



<p><em>Depuis l’adaptation de Visconti en 1967 personne n’a osé transposer au cinéma </em>L’Etranger.<em> Qu’est ce qui vous a donné cette envie&nbsp;?</em></p>



<p>Plein de gens ont essayé et se sont cassé les dents. On m’a dit&nbsp;: «&nbsp;C’est un livre inadaptable, un livre philosophique. Il y a une trame narrative au premier degré mais ça raconte des choses sur la relation au monde, sur la place de l’homme dans le monde. Je me suis lancé de manière un peu insouciante. Je me suis dit que je m’attaquais à un monument de la littérature française et je me suis rendu compte que c’était compliqué. J’ai eu les droits car la fille de Camus, <strong>Catherine Camu</strong>s m’a fait confiance, a compris l’adaptation que je voulais faire&nbsp;: pour moi, c’était important&nbsp; de faire le film avec les yeux d’aujourd’hui. Depuis 1942, il s’est passé beaucoup de choses entre la France et l’Algérie et il me semblait important d’intégrer ça dans le regard sur cette histoire , de contextualiser et raconter aux spectateurs d’aujourd’hui ce qu’était l’Algérie française, des choses du passé que beaucoup ont oubliées et dont on parle très peu. Pour moi, c’était important de commence le film par ces images d’archives qui expliquent comment les Français voyaient l’Algérie française. A partir de là, l’histoire pouvait commencer</p>



<p><em>Il&nbsp; y a eu&nbsp; une adaptation turque en 2001 de Zeki Demirkubuz ou plutôt une transposition dans la Turquie contemporaine. Vous avez choisi de rester très proche du roman. Comment avez-vous travaillé&nbsp;?</em></p>



<p>Il y a cette contextualisation et la volonté de développer des personnages féminins. Le personnage de Marie que je trouve très «&nbsp;décorative&nbsp;» dans le livre, je l’ai rendue un peu consciente de ce qui se passe. Pour moi, c’était important après avoir lu le livre de <strong>Kamel Daoud,</strong> <em>Meursault contre enquête</em>&nbsp;: il y est question du frère de l’Arabe. La femme est frappée par Raymond Sintès et je me suis dit&nbsp;: <em>Qui est cette femme&nbsp;?;</em>&nbsp; et j’ai imaginé ce personnage. C’était important pour moi, qu’elle donne la parole aux Arabes qui ne l’ont pas et n’ont pas de nom dans le livre.</p>



<p><em>Dans le livre de Camus, les femmes n’ont pas la parole. C’est un monologue intérieur&nbsp;; elles n’existent pas en tant que Personnages. Il y a une pensée philosophique, abstraite. Comment avez- vous articulé cela&nbsp;?</em></p>



<p>C’est un équilibre entre les deux. En fait quand j’ai lu le livre, je me suis dit que ce livre était un mystère parce qu’il est universel. Il est universel parce qu’il nous échappe. Je pense que les chefs d’œuvre peuvent être interprétés de manière très différente. Chacun a sa vision de Meursault. Je me souviens que lorsqu’on a montré les premières images du film, certains ont dit que Meursault n’était pas&nbsp; cela. Dans le livre, il n’est pas décrit. Chacun a imaginé cette histoire dans sa tête et l’a mise en scène&nbsp;! C’était compliqué&nbsp;! Et la pensée de Camus&nbsp;! Je ne suis pas du tout philosophe mais j’étais passionné. J’ai lu toute sa pensée&nbsp;: j’ai relu <em>Le Mythe de Sisyphe,</em> j’ai lu ses descriptions de l’Algérie. Je me suis nourri de son univers et j’ai essayé de traduire sa pensée. Le livre a quelque chose d’un peu nihiliste à la fin mais quand on discute avec des spécialistes de Camus, ils nous disent que Camus, c’est <em>L’Homme révolté</em>, c’est la révolte. D’où la dernière scène avec le prêtre où il explose, exprime ses émotions et dit «&nbsp;<em>J’ai été heureux.</em>&nbsp;» Il est capable de ressentir le moment présent et se rend compte qu’il a été heureux.</p>



<p><em>Vous citez même par le fantôme de la mère des réflexions sur la guillotine et la peine de mort sur laquelle Camus a beaucoup écrit…</em></p>



<p>Oui, c’est important que la mère soit incarnée, la mère dont tous les lecteurs parlent car c’est la première phrase du roman. Je savais que tout le monde m’attendait au tournant. J’ai détourné le piège en commençant par une phrase du livre qui est dans la deuxième partie quand il arrive dans la prison,&nbsp; qu’on lui demande ce qu’il a fait et qu’il répond&nbsp;:&nbsp;<em>«&nbsp;J’ai tué un Arabe&nbsp;»</em>. Et commencer le film ainsi me permettait de donner une vision sur la sœur. En 1942, commencer le livre par «&nbsp;<em>Aujourd’hui, Maman est morte</em>&nbsp;» c’était révolutionnaire. Aujourd’hui, c’est moins surprenant. «&nbsp;J<em>’ai tué un Arabe</em>&nbsp;» est plus choquant pour le spectateur.</p>



<p><em>Dans le roman, le personnage de Meursault est énigmatique et on a du mal à le cerner. Il le reste dans votre film. Pour l’incarner, Benjamin Voisin qui incarnait David Gorman, un jeune homme solaire dans </em>Eté 85<em>. Avez-vous pensé à lui tout de suite&nbsp;?</em></p>



<p>On avait un autre projet ensemble qu’on n’a pas réussi à faire et très vite, j’ai pensé à lui parce qu’en fait, en lisant beaucoup d’interviews de <strong>Visconti,</strong> sur son film, j’ai appris qu’il n’aimait pas son film, produit par Dino de Laurentis, et surtout le casting. On lui avait imposé Mastroianni alors que son choix était Delon. L’Alain Delon de <em>Samouraï </em>et de <em>Plein soleil</em> correspondait beaucoup mieux. C’est bizarre de voir Mastroianni jouer Meursault&nbsp;: avec son coté nonchalant, méditerranéen, il ne correspondait pas vraiment au personnage mutique. Moi, j’avais l’impression que puisque c’était un personnage pour lequel, on n’a pas d’empathie, il fallait jouer sur une forme de fascination. Il fallait un acteur mystérieux, avec une force intérieure, beauté et sensualité. La sensualité, c’était très important pour Camus et j’ai tout de suite pensé à Benjamin. Le filmer en noir et blanc fonctionne bien, me semble t-il</p>



<p><em>Comment l’avez fait travailler&nbsp;? Que lui avez-vous donné comme direction de jeu&nbsp;</em>?</p>



<p>Je lui ai donné à lire <em>Notes sur le cinématographe</em> de<strong> Bresson</strong> qui ne parle pas des acteurs mais des modèles. Je lui ai demandé de s’abstraire, de ne pas avoir de réactions, d’être dans son monde intérieur. C’était très compliqué pour ses partenaires qui disaient&nbsp;: <em>«&nbsp;Qu’est ce qu’il est désagréable&nbsp;!&nbsp;</em>» Il était vraiment ce personnage.</p>



<p><em>L’articulation entre la vie, la sensualité et l’aridité d’une thèse philosophique, se fait par la lumière. Le traitement de la lumière nous impressionnées. C’est ce qui façonne le récit…</em></p>



<p>Le soleil est très important pour Camus&nbsp;: c’est le plaisir et ça tue. On a tourné à une période où il n’y avait pas tout le temps du soleil et c’était un peu compliqué. On a fait beaucoup d’essais avec la caméra, pour voir comment filmer avec la pellicule, voir comment rendre la chaleur et le coté aveuglant de cette lumière du soleil. On a tourné au Maroc parce qu’on ne pouvait pas tourner en Algérie. En général, quand on veut décrire Alger à cette époque, on tourne à&nbsp; Tanger. Il y a beaucoup de documents dont on a pu s’inspirer. Je ne connais pas l’Algérie&nbsp; mais on m’a dit qu’on avait vraiment l’impression d’être à Alger.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="696" height="465" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/10/Benjamin-2-1.jpg?resize=696%2C465&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-132628" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/10/Benjamin-2-1.jpg?resize=1024%2C684&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/10/Benjamin-2-1.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/10/Benjamin-2-1.jpg?resize=768%2C513&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/10/Benjamin-2-1.jpg?resize=150%2C100&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/10/Benjamin-2-1.jpg?resize=696%2C465&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/10/Benjamin-2-1.jpg?resize=1068%2C713&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/10/Benjamin-2-1.jpg?resize=629%2C420&amp;ssl=1 629w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/10/Benjamin-2-1.jpg?w=1200&amp;ssl=1 1200w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /></figure>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">La parole au comédien, Benjamin Voisin</mark></strong></p>



<p><em>Quand François Ozon vous a proposé d’incarner Meursault, quelle a été votre réaction et ce personnage si particulier vous a-t-il fait peur&nbsp;?</em></p>



<p>On avait le projet d’un film avec François (Ozon) qui ne s’est pas fait pour différentes raisons&nbsp;: c’était un film en trois parties dont une sur un jeune homme un peu désillusionné un peu hors de l’humanité et qui avait un penchant suicidaire. Puis il a relu de son côté l<em>’Etranger </em>et on en a parlé ensemble. &nbsp;Moi c’était un de mes bouquins préférés et dans la continuité des choses on s’est dit pourquoi pas l’imaginer au cinéma. Il a écrit une première version de scénario et voilà. Donc moi je n’ai pas intégré ce film de manière normale. &nbsp;Les choses sont arrivées sans le coup de fil un peu violent <em>«&nbsp;je pense à toi pour ce rôle</em>&nbsp;». J’étais là. J’avais déjà en tête le jeune homme dépressif du projet initial. Glisser dans le rôle de Meursault, ça s’est fait dans une forme de continuité. Après non, je n’ai pas eu peur. J’ai peur quand je monte sur scène et que j’entends la rumeur du public, mais jamais des échéances cinématographiques qui m’exciteraient plutôt. J’adore les responsabilités et j’étais heureux de donner mon corps à Meursault et ma version du personnage</p>



<p><em>Vous avez dit que </em>L’Etranger<em> était l’un de vos livres préférés&nbsp;: en tant que lecteur, imaginiez-vous Meursault sous vos traits&nbsp;?</em></p>



<p>Non, si je pouvais m’imaginer en Raskolnikov ou en Lucien de Rubempré, je ne m’identifiais pas du tout au héros de Camus : je l’imaginais plus vieux. En plus, je suis d’un tempérament, très éloigné du caractère premier du jeune Meursault. Plus extraverti, plus dilettante. J’ai travaillé ce personnage sous la surveillance de François qui ne dirige pas beaucoup et se contente de dire oui ou non. C’est Pialat qui disait que 70% de la direction d’acteur, c’est du casting. Et c’est vrai, après ce n’est pas seulement choisir la bonne personne mais c’est encore &nbsp;lui faire confiance pour le trajet qu’il va parcourir de son côté&nbsp; en préparation, en documentation, en rêverie. Et voilà j’ai travaillé et je me suis un peu décalé de moi-même.</p>



<p><em>En même temps Meursault est un personnage insaisissable dans le roman, comment s’en saisit-on&nbsp;?</em></p>



<p>Ben, c’est très dur. C’est très abstrait. J’avais un déclic et j’essayais de voir avec les gens ce qui se passait en étant Meursault. Ça met une tension terrible dans la vie normale&nbsp;: on ne donne pas de réponses, on revient à quelque chose de plus sombre et absurde, on nait, on vit, on meurt. Et je guettais dans leurs yeux ce que moi j’avais ressenti à la lecture du livre.</p>



<p><em>En jouant l’Etranger, avez-vous découvert des choses qui vous avaient échappé à la lecture du roman&nbsp;?</em></p>



<p>Oui, j’ai mieux compris la philosophie de Camus. Tout peut être oui, tout peut être non. Quand j’entendais <strong>Rebecca Marder</strong> qui me disait&nbsp;: «&nbsp;<em>Mais tu m’aimes</em>&nbsp;?&nbsp;» et ma réponse&nbsp;: «&nbsp;<em>ça ne veut rien dire&nbsp;</em>», un mois avant, pour moi, ce n’était qu’un texte. Au moment du tournage, c’était vrai&nbsp;! C’est vrai que ça ne veut rien dire «&nbsp;<em>Je t’aime</em>&nbsp;»</p>



<p><em>Comment l’Etranger paru en 1942 peut-il être perçu par les Jeunes d’aujourd’hui&nbsp;?</em></p>



<p>Je crois que les jeunes redoutent l’image qu’ils renvoient aux autres, cherchent l’approbation. Les vidéos postées sur les réseaux contribuent à ce conformisme. Meursault leur propose l’image de quelqu’un qui n’est pas ému par ce que pense la société, qui ne joue pas le jeu imposé par le collectif, qui reste vrai et qui malgré tout, devant la mort, sait qu’il a été heureux. C’est quelqu’un qui est normal, qui n’est pas marginal mais qu’on pousse vers la marginalité.</p>



<p><em>Est-ce qu’il y a eu des séquences qui ont été particulièrement difficiles à tourner&nbsp;?</em></p>



<p>La séquence de la prison à la fin quand l’aumônier (<strong>Swann Arlaud</strong>) vient voir le condamné et où tout éclate et dans la confusion, prend sens. François voulait de l’émotion. On l’a tournée de 15 manières différentes, en riant, en pleurant, en criant, en hurlant. Le montage a retenu un peu de chaque manière. Mais je peux vous dire que j’ai bien dormi après&nbsp;!</p>



<p>Entretien réalisé par Elise Padovani et Annie Gava</p>



<p><em>L’Etranger</em> sort en salles le 29 octobre</p>



<p>© A.G.</p>
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		<title>L&#8217;Étranger, sous le soleil exactement</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Oct 2025 09:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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<p><em>«&nbsp;Aujourd&rsquo;hui, maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas&nbsp;»</em> voilà un des incipit les plus célèbres de la littérature française. <em>L’Etranger</em>, premier roman de <strong>Camus</strong> paru en 1942 est ce qu’on appelle un «&nbsp;classique&nbsp;» et il faut un certain courage pour le porter à l’écran.</p>



<p>Un antihéros auquel on peine à s’identifier et pour lequel on ne ressent aucune empathie. Un jeune homme qui ne sait pas, ne joue pas, ne ment pas, et pour lequel rien n’a vraiment d’importance. Une œuvre qui met en scène la philosophie de l’absurde du romancier et demeure profondément dérangeante. Visconti s’y est essayé il y a 60 ans. C’est aujourd’hui le tour de <strong>François Ozon</strong> qui quitte les forêts humides et le drame chabrolien de son précédent opus <em>«&nbsp;Quand vient l’Automne&nbsp;»</em> pour l’été algérois, la terre sèche et la mer dans une épure en noir et blanc traversée de lumière.</p>



<p>Le réalisateur suit assez fidèlement la trame du roman. Meursault (<strong>Benjamin Voisin</strong>), petit employé célibataire, vit à Alger dans les années trente. La nouvelle de la mort de sa mère ne semble guère l’affecter. Il prend un congé, se rend hors de la ville à l’asile où elle vivait, ne veut pas voir son corps, la veille distraitement avec les pensionnaires, suit le cercueil au cimetière. Et brille par son indifférence. Plus tard, il se rend aux bains d’Alger où il rencontre Marie (<strong>Rebecca Marder</strong>), une dactylo. Ensemble, ils vont au cinéma voir Fernandel dans <em>Le Schpountz</em>. Ils initient une liaison. Meursault croise ses voisins, l’horrible&nbsp; Salamano (<strong>Denis Lavant</strong>) qui bat son chien, et l’odieux Raymond Sintès (<strong>Pierre Lottin</strong>) un maquereau qui bat sa «&nbsp;poule&nbsp;» Djemila (<strong>Hajar Bouzaouit</strong>). Entraîné dans les embrouilles de Raymond, Meursault tue sans raison apparente sous un soleil implacable le frère de Djemila qui voulait la venger. Il sera condamné à mort. Non pas parce qu’il a tué un «&nbsp;indigène&nbsp;» mais parce que son insensibilité aux codes sociaux, font de lui un étranger. Il meurt en refusant l’assistance d’un prêtre et en souhaitant «&nbsp;<em>qu’il y ait beaucoup de spectateurs le jour de son exécution et qu’ils l’accueillent avec des cris de haine</em>.&nbsp;»</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Fidélité et appropriation</strong></mark></p>



<p>Si à rebours du roman, le réalisateur recourt à quelques flashes back, contextualise les événements, donnant à voir cette Algérie «&nbsp;française&nbsp;» où monte la tension entre colons et Algériens, s’il donne nom et sépulture à la victime arabe de Meursault et plus de consistance aux personnages féminins, il conserve tout le mystère du personnage-titre, incarné ici avec force par Benjamin Voisin. Quasi mutique, vu de l’extérieur à travers ses gestes quotidiens, sans qu’aucune émotion n’affleure sur son visage, Meursault ne reprendra les mots de Camus que plus tard, quand il quittera sa passivité pour une dernière révolte, avant de s’ouvrir pour la première fois «&nbsp;<em>à la tendre indifférence du monde</em>&nbsp;». Cette parole camusienne des <em>Réflexions sur la guillotine</em> portée aussi par le fantôme de la mère.</p>



<p>La réussite du film de François Ozon tient à cette fidélité et cette appropriation.</p>



<p>Le choix du noir et blanc devient ici une évidence. Jouant entre le flou et le net, juxtaposant la reconstitution historique et l’abstraction onirique de décors minimalistes. Passant de la surexposition des corps dénudés à l’ombre moite d’une chambre ou d’une geôle. Glissant des yeux du protagoniste éblouis par un soleil impitoyable à la lame miroitante du poignard de l’Arabe. De la surface scintillante de la mer au tranchant étincelant de la guillotine, le réalisateur et son complice, le chef op <strong>Manu Dacosse, </strong>façonnent ce récit par la lumière<strong>, </strong>donnant chair et sensualité à l’idée aride de l’absurdité.</p>



<p>ELISE PADOVANI</p>



<p><em>L’Étranger</em> de <strong>François Ozon</strong>, en salles le 29 octobre</p>



<p></p>
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		<title>Anatomie de l’absurde</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Alice Rolland]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 21 Oct 2023 07:06:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L’immersion débute en bord de mer. Sur des rochers, les sénateurs de Rome se prélassent en maillot de bain et lunettes de soleil avec l’indolence de femmes et hommes d’affaires à qui tout réussit. Ils attendent le retour de Caligula, l’empereur de leur monde privilégié. On est loin de la mise en scène initiale de [&#8230;]</p>
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<p>L’immersion débute en bord de mer. Sur des rochers, les sénateurs de Rome se prélassent en maillot de bain et lunettes de soleil avec l’indolence de femmes et hommes d’affaires à qui tout réussit. Ils attendent le retour de Caligula, l’empereur de leur monde privilégié. On est loin de la mise en scène initiale de cette pièce mythique écrite par Albert Camus en 1944, en pleine guerre mondiale.&nbsp; Ici, Caligula, interprété par <strong>Jonathan Capdevielle</strong> lui-même, ne fait pas face à son miroir. Il n’en a pas besoin pour imposer une séduction toxique dans sa présence d’animal blessé mu par une rage incontrôlable. Ce petit monde romain aux règles bien établies bascule en quelques répliques, dont la fameuse révélation de l’absurde qui ronge Caligula : «&nbsp;les hommes meurent et ils ne sont pas heureux&nbsp;». La mise en scène est visuellement sublime, corps façonnés par la lumière et les costumes, ces apparences que Caligula souhaite mettre à nu, décrétant «&nbsp;<em>Je prends en charge un royaume dont l’impossible est roi&nbsp;</em>».&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Une actualité troublante</mark></strong></p>



<p>De par sa présence scénique fascinante, parfois écrasante face aux autres comédiens, Jonathan Capdevielle, qui pour la première fois travaille un texte de répertoire, nous invite à expérimenter avec lui l’anatomie d’une noyade dans l’absurde. Nous assistons, impuissants, au long suicide d’un homme qui ne veut pas mourir et décide de mettre les hommes face à leurs contradictions politiques et sociales avec une violence d’une logique à couper le souffle. Le tout grâce à l’ingéniosité d’un metteur en scène qui se sert du mouvement des corps et d’un univers musical et sonore incroyablement riche (dont de nombreux hors champs ingénieux) pour donner une actualité troublante aux mots acérés de Camus. Cette dimension performative remarquable explore jusqu’aux limites du théâtre la figure d’empereur artiste. Quand tout meurt, à quoi sert l’art ? Même odieux, pathétique, révoltant, Caligula reste plus que jamais attachant dans son utopie mortifère et passionnelle. Le plus grand malheur de cet empereur aussi fou que lucide, est sa difficulté à obtenir la révolte tant attendue, celle qui mènera à sa perte tout en le rendant immortel.&nbsp;</p>



<p>ALICE ROLLAND</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Caligula</em> de Jonathan Capdevielle a été présenté du <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">17 au 19 octobre</mark> au <strong>Théâtre des 13 Vents</strong>, Montpellier</pre>
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		<title>Caligula : les raisons du monstre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Oct 2023 08:30:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Albert Camus]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Centre dramatique national ouvre ses portes avec une pièce de théâtre d’Albert Camus emblématique du courant philosophique de l’absurde et très classique dans sa forme. Pour Jonathan Capdevielle, c’est une première. Le metteur en scène, marionnettiste, acteur, chanteur, compagnon de création de Gisèle Vienne, a jusqu’ici plutôt adapté des récits, ou écrit ses spectacles. [&#8230;]</p>
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<p>Le Centre dramatique national ouvre ses portes avec une pièce de théâtre d’Albert Camus emblématique du courant philosophique de l’absurde et très classique dans sa forme. Pour <strong>Jonathan Capdevielle</strong>, c’est une première. Le metteur en scène, marionnettiste, acteur, chanteur, compagnon de création de Gisèle Vienne, a jusqu’ici plutôt adapté des récits, ou écrit ses spectacles. Avec <em>Caligula</em> il s’attaque à un matériau intouchable et peu joué aujourd’hui, les ayants droit d’Albert Camus refusant toute adaptation. C’est donc au texte intégral de la pièce de Camus que nous invite le metteur en scène. Celui de 1941, créé en 1944, augmenté de quelques pages de la version de 1958.&nbsp;</p>



<p>Caligula, jeune empereur romain, vient d’enterrer sa sœur et maitresse Drusilla (oui oui chez les Romains aussi cela s’appelait un inceste), Il rentre à Rome et se transforme en tyran meurtrier, procédant à ce que Camus a nommé un «&nbsp;suicide supérieur&nbsp;». Séduisant, beau parleur, fin analyste du réel, il entraine et dévoie les plus pures consciences et assassine à tour de bras une cour de patriciens corrompus et ennuyeux, tout en incendiant son peuple. Et il y a des raisons à cette entreprise de destruction, que Capdevielle figure sur scène par une première image marquante&nbsp;: la noblesse en maillots sur une plage où les rochers puent et où le bruit des mouches couvre celui de des vagues…&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Excuser les tyrans ? </mark></strong></p>



<p>Le regard d’Albert Camus sur la tyrannie a sensiblement évolué entre les deux versions de sa pièce, après la révélation des horreurs nazies. Le personnage de Chéréa, patricien qui s’oppose au tyran et participe à son élimination, démolit&nbsp;en 58 les raisons qu’avance le monstre pour justifier ses meurtres. Qu’il soit dans la mise en scène de Jonathan Capdevielle joué par une femme (<strong>Anne Steffens</strong>) lui donne plus de poids encore&nbsp;: l’absurdité et la médiocrité du monde ne justifient pas qu’on le saccage, et l’exercice combiné du pouvoir et de la liberté absolus ne dégénère en hécatombe que si la perversion les guide.</p>



<p>Cette morale de 1958 n’est pas celle de 1941, ni celle sans doute de 2023. Capdevielle, qui incarne l’empereur romain, prête au personnage son talent d’acteur multiforme surprenant. Les costumes queers, la scénographie qui mime l’enfer, la présence permanente de musiciens live ajoutent à la folie du personnage le désordre d’un environnement baroque et hostile, mais indéniablement beau. Le propos, clairement, porte sur les monstres et les tyrannies contemporaines, le rapport entre les générations, la place du sentiment esthétique et les contours de la folie dans notre XXIe siècle déliquescent.</p>



<p>AGNES FRESCHEL</p>



<pre class="wp-block-verse"><em><strong>Caligula</strong></em>
Albert Camus, Jonathan Capdevielle
<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 17 au 19 octobre</mark>
<strong>Théâtre des Treize vents</strong>
Centre dramatique National de Montpellier 
<a href="http://13vents.fr">13vents.fr</a></pre>
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		<title>Penser le Midi : Camus, homme des deux rives</title>
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		<dc:creator><![CDATA[journalzebuline]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Oct 2022 13:32:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
		<category><![CDATA[Albert Camus]]></category>
		<category><![CDATA[Bibliothèque de l’Alcazar]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Des bancs d’école algérois à son ultime voyage provençal à Lourmarin, l’auteur n’a cessé d’être inspiré par la Méditerranée. Dans le cadre de l’Année Albert Camus initiée par la Région Sud, Marseille rend hommage à la relation qu’entretenait le romancier avec la Grande Bleue, le temps d’une exposition programmée jusqu’au 31 décembre. Un parcours immersif [&#8230;]</p>
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<p>Des bancs d’école algérois à son ultime voyage provençal à Lourmarin, l’auteur n’a cessé d’être inspiré par la Méditerranée. Dans le cadre de l’Année Albert Camus initiée par la Région Sud, Marseille rend hommage à la relation qu’entretenait le romancier avec la Grande Bleue, le temps d’une exposition programmée jusqu’au 31 décembre. Un parcours immersif à travers la «&nbsp;Pensée de midi&nbsp;», au premier étage de la bibliothèque de l’Alcazar.&nbsp;</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Au cœur d’un esprit  <br></strong></mark>Dès la première salle, le discours engagé de Camus pour son prix Nobel résonne à travers la pièce. Pas à pas, le visiteur suit ses traces dans son Algérie natale, découvrant une réflexion solaire, inscrite dans les racines d’un héritage méditerranéen. Au carrefour des rivages ensoleillés, l’exposition retrace ses voyages grecs et italiens à travers des photos de lieux ayant joué un rôle dans le développement de sa sensibilité. Ce n’est pas par hasard que la mer et le soleil deviennent des personnages clés du roman <em>L’Étranger</em> en 1942. </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="696" height="919" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/10/Albert-Camus-_-OEle-de-Saint-Honorat-1946.jpg?resize=696%2C919&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-117115" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/10/Albert-Camus-_-OEle-de-Saint-Honorat-1946.jpg?w=700&amp;ssl=1 700w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/10/Albert-Camus-_-OEle-de-Saint-Honorat-1946.jpg?resize=227%2C300&amp;ssl=1 227w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/10/Albert-Camus-_-OEle-de-Saint-Honorat-1946.jpg?resize=696%2C919&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/10/Albert-Camus-_-OEle-de-Saint-Honorat-1946.jpg?resize=318%2C420&amp;ssl=1 318w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption>Albert Camus, Saint-Honorat, 1946 © X-DR</figcaption></figure>
</div>


<p>Les documents d’archives témoignent d’un goût pour la mesure dans une époque absurde. L’auteur et l’homme saisissent les armes de la littérature pour combattre les totalitarismes de son temps. Rédacteur en chef du journal <em>Combat</em> en 1944, Albert Camus s’engage dans la Résistance avant de condamner la politique soviétique, à rebours d’une époque louant Staline à coup de sonnets surréalistes. La pensée camusienne trouve sa place là où les mots rayonnent sur l’espoir d’un monde nouveau : « Nous portons tous en nous nos bagnes, nos crimes et nos ravages. Mais notre tâche n’est pas de les déchaîner à travers le monde ; elle est de les combattre en nous-mêmes et dans les autres » (<em>L’Homme révolté, 1951</em>).</p>



<p>On saisit que les mots de Camus trouvent un certain écho aujourd’hui. L’écrivain nous invite à réfléchir à la construction d’un monde commun face aux replis sur soi. Le visiteur se promène à travers ses songes tandis que les murs deviennent des pages. « Je ne connais qu’un seul espoir et c’est celui d’aimer », lit-on en fin de parcours. Du 17 au 20 novembre, l’auteur sera également en filigrane des <em>Rencontres d’Averroès</em>, dont Thierry Fabre, co-comissaire de l’exposition, est le fondateur. Un rendez-vous qui sera l’occasion de découvrir les mises en récit de la Méditerranée et de questionner les concepts de guerre et paix.&nbsp;</p>



<p>CHARLES FLAGEUL et CARLA PLOMB</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Albert Camus et la pensée de midi</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’au 31 décembre<br></mark>Bibliothèque de l’Alcazar, Marseille</pre>
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