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	<title>Archives des Albin Michel - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Albin Michel - Journal Zebuline</title>
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		<title>Les « relégués » de Tora e Piccilli</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 May 2026 07:27:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Albin Michel]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Gianni Sola]]></category>
		<category><![CDATA[Le Voleur de cahiers]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avant de devenir l&#8217;auteur qu&#8217;il est aujourd&#8217;hui, Gianni Solla a longtemps navigué entre les formes. Des nouvelles publiées dans des anthologies, un monologue pour le théâtre, Tooth Dust, joué sur scène, puis des romans – Airbag, L&#8217;Odorat du requin, Tempête de mère –, une œuvre dense, saluée par ses pairs mais qui restait confidentielle. Le [&#8230;]</p>
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<p>Avant de devenir l&rsquo;auteur qu&rsquo;il est aujourd&rsquo;hui, <strong>Gianni Solla</strong> a longtemps navigué entre les formes. Des nouvelles publiées dans des anthologies, un monologue pour le théâtre, <em>Tooth Dust</em>, joué sur scène, puis des romans – <em>Airbag</em>, <em>L&rsquo;Odorat du requin</em>, <em>Tempête de mère</em> –, une œuvre dense, saluée par ses pairs mais qui restait confidentielle. <em>Le Voleur de cahiers</em>, salué par la critique est le premier à paraître en français.</p>



<p><a></a> Le roman commence par un lieu&nbsp;: Tora e Piccilli, un village réel situé dans le nord de la Campanie, entre les collines et les routes blanches de poussière, à quelques kilomètres de Caserta. Et ce qui s&rsquo;y passe en septembre 1942 n&rsquo;est pas non plus une invention : sous le régime fasciste de Mussolini, des familles juives sont exilées et assignées à résidence dans les villages les plus reculés du Mezzogiorno. On a appelé cet exil, le <em>confino</em>, la relégation. Une façon bureaucratique de rendre les gens invisibles. Des médecins juifs napolitains, des professeurs, des familles entières se retrouvent parachutés là où les routes finissent et où les enfants gardent les cochons. Ce fait historique, longtemps enfoui, est le point de départ du roman de Solla.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Roman d’émancipation</mark></strong></p>



<p>Davide a grandi dans ce village : boiteux de naissance, fils d&rsquo;un père analphabète et violent, il passe ses jours avec les porcs qu&rsquo;il surveille, les appelant par leur nom comme s’ils étaient ses frères. Il vole des cahiers au marchand ambulant et y trace des signes, en forme de gribouillis, qui ne veulent rien dire. Il ne sait pas lire. Il ne sait pas écrire. Sa seule amie est Teresa, fille du cordier du village. Elle manie les lettres avec aisance dans ce village où personne ne lit. Ce savoir la rend dangereuse, car rebelle, insoumise, magnétique. On pense à la Lila, de <em>L’Amie prodigieuse</em> d’Elena Ferrante – elle aussi vit dans la région de Naples –, avec cette même façon d&rsquo;habiter intensément le monde&nbsp;et ce lieu trop étroit qu’elle rêve de quitter dès que possible. Puis les juifs arrivent. Trente-six. Parmi eux, Nicolas, mystérieux, fils de Gioacchino, professeur qui ouvre une école clandestine dans le village dans laquelle Davide, en secret, commence à apprendre à lire.</p>



<p>Les trois enfants arpentent ensemble les forêts, des journées d’insouciance loin des bruits d’un monde à la dérive. Mais une nuit tout bascule. Roman d’initiation et d’émancipation, on suit la trajectoire de Davide, enfant, qui apprend que les mots sont une arme, que la lecture est une forme de résistance, puis jeune adulte. Solla rend visible une page de l&rsquo;histoire italienne que personne n&rsquo;avait encore «&nbsp;romanisé&nbsp;» de cette façon et explore avec brio les fidélités aux origines, à l’amitié, aux enfances perdues.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="546" height="800" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/9782226485625-j.jpeg?resize=546%2C800&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-136359" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/9782226485625-j.jpeg?w=546&amp;ssl=1 546w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/9782226485625-j.jpeg?resize=205%2C300&amp;ssl=1 205w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/9782226485625-j.jpeg?resize=150%2C220&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/9782226485625-j.jpeg?resize=300%2C440&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/9782226485625-j.jpeg?resize=287%2C420&amp;ssl=1 287w" sizes="(max-width: 546px) 100vw, 546px" /></figure>



<pre class="wp-block-verse">ANNE-MARIE THOMAZEAU<br><br>Le Voleur de cahiers, de Gianni Solla<br>Traduit de l'italien par Lise Caillat Albin Michel – 21,90 €</pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/litterature/" type="link" id="https://journalzebuline.fr/category/litterature/">Littérature </a>ici.</p>



<p></p>
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		<title>Hymne au grand-père</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Oct 2025 11:24:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Albin Michel]]></category>
		<category><![CDATA[Aucune nuit ne sera noire]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Fatou Diome]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ce petit bijou littéraire d’une tendresse bouleversante est l’hommage vibrant de l’autrice à son grand-père Mâma Kôrmâma. Humble, sage, lettré, ce grand-père philosophe et son épouse vont élever Fatou sur une île du Saloum (Sénégal). Le livre débute lorsque la maman de l’autrice décède. Cette génitrice, «&#160;tombée&#160;» enceinte très jeune, la petite fille la considère [&#8230;]</p>
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<p>Ce petit bijou littéraire d’une tendresse bouleversante est l’hommage vibrant de l’autrice à son grand-père Mâma Kôrmâma. Humble, sage, lettré, ce grand-père philosophe et son épouse vont élever Fatou sur une île du Saloum (Sénégal).</p>



<p>Le livre débute lorsque la maman de l’autrice décède. Cette génitrice, «&nbsp;tombée&nbsp;» enceinte très jeune, la petite fille la considère plus comme une grande sœur que comme une mère. Quant à son père, il s’est envolé à sa naissance. Retournée au village pour les obsèques, la jeune adulte pressent qu’il s’agit aussi de son dernier séjour auprès de son grand père vieillissant.&nbsp;</p>



<p>Dans ce roman, <strong>Fatou Diome</strong> déroule son enfance, son adolescence et sa vie d’adulte, guidée par la présence de ce grand-père qui même au loin, veille constamment sur son bonheur. Elle évoque avec une ferveur pudique les après-midis d’apprentissage, les leçons de patience transmises au fil des jours par ce Mâma extraordinaire. Ancien pêcheur de métier, le «&nbsp;capitaine&nbsp;» s’est toujours tenu droit avec bienveillance au côté de son «&nbsp;petit matelot&nbsp;», lui apprenant à ramer encore et toujours même dans les plus grandes tempêtes de la vie.</p>



<p><strong><mark class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Rôdeuse des ombres</mark></strong></p>



<p>« <em>Tant que nous aimons, aucune nuit ne sera noire</em> », cette phrase résonne comme le fil conducteur de l’ouvrage qui est aussi une exploration des ponts entre Afrique et Europe. La France est là, incarnée par la ville de Strasbourg où Fatou a fait sa vie, au départ pour suivre un mari blanc, puis en devenant professeure et écrivaine, confrontée aux douleurs de l’exil, à deux temporalités, à deux territoires dans lesquelles elle est devenue ou reste une étrangère.&nbsp;</p>



<p>«<em>&nbsp;Où que je sois, où que le soleil m’éclaire le pas, où que la lune veille mon écriture, mes deux terres s’accolent, s’ajustent sur la même page&nbsp;</em>»confie-t-elle avec poésie dans ce récit qui reste fondamentalement sénégalais dans son âme, ancré dans la terre du Saloum, entre océan et palétuviers, là où les ancêtres, ces «&nbsp;Veilleurs&nbsp;» fauchés par la «&nbsp;Rôdeuse des ombres&nbsp;» parlent encore par les voix du vent et guident les vivants.&nbsp;</p>



<p>Ce roman n’est pas linéaire : il ondule comme une pirogue suivant les courants, dans des allers retours constants, comme les flux et reflux des vagues, «&nbsp;<em>en dehors des voyages d’agrément, peut-on voyager sans déchirure à l’âme&nbsp;? Émigrés, immigrés, nous voyageons avec nos points de suture&nbsp;</em>».&nbsp;</p>



<p>La langue riche, imagée, chantante, traversée de proverbes, d’images solaires, de formules héritées du conte, puise aux ancêtres, et aux sources de la lagune sénégalaise. Au-delà d’une narration autobiographique, l’œuvre est un chant d’amour transgénérationnel et un manifeste d’espoir contre les ténèbres du deuil. C’est une expérience sensible, presque spirituelle du sens que l’on peut donner à la perte d’un être cher. Par sa beauté formelle, sa profondeur humaine, sa puissance consolatrice, le livre de Fatou Diome s’impose.</p>



<p>ANNE-MARIE THOMAZEAU</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Aucune nuit ne sera noire</em>, de <strong>Fatou Diome&nbsp;<br></strong>Albin Michel - 21,90€<br>Paru le 20 août</pre>



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<p></p>
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		<title>La clé des chants</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Florence Lethurgez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Sep 2025 09:51:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Albin Michel]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Irene Vallejo]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’histoire&#160;relatée dans le roman, dont la matière de référence est l’Histoire, prend pour point de départ le naufrage d’Énée et&#160;de ses&#160;compagnons&#160;survivants,&#160;après la chute de Troie,&#160;sur les rives de Carthage.&#160;La ville, sous&#160;l’autorité de&#160;la reine&#160;Elyssa&#160;(Didon),&#160;leur accorde l’asile. L’amour, sous les auspices du dieu Éros,&#160;attache&#160;Elyssa&#160;à Énée, dont on sait, sans&#160;révéler la fin&#160;du&#160;roman, qu’elle sera abandonnée par le&#160;prince&#160;troyen parti [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>L’histoire&nbsp;relatée dans le roman, dont la matière de référence est l’Histoire, prend pour point de départ le naufrage d’Énée et&nbsp;de ses&nbsp;compagnons&nbsp;survivants,&nbsp;après la chute de Troie,&nbsp;sur les rives de Carthage.&nbsp;La ville, sous&nbsp;l’autorité de&nbsp;la reine&nbsp;Elyssa&nbsp;(Didon),&nbsp;leur accorde l’asile. L’amour, sous les auspices du dieu Éros,&nbsp;attache&nbsp;Elyssa&nbsp;à Énée, dont on sait, sans&nbsp;révéler la fin&nbsp;du&nbsp;roman, qu’elle sera abandonnée par le&nbsp;prince&nbsp;troyen parti fonder&nbsp;avec ses troupes&nbsp;la ville des loups&nbsp;: Rome.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="480" height="480" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/09/Irene-Vallejo.jpeg?resize=480%2C480&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-131647" style="width:309px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/09/Irene-Vallejo.jpeg?w=480&amp;ssl=1 480w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/09/Irene-Vallejo.jpeg?resize=300%2C300&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/09/Irene-Vallejo.jpeg?resize=150%2C150&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/09/Irene-Vallejo.jpeg?resize=420%2C420&amp;ssl=1 420w" sizes="(max-width: 480px) 100vw, 480px" /></figure>
</div>


<p>Des siècles après, l’empereur Auguste, descendant de la lignée d’Énée,&nbsp;commande à Virgile un récit&nbsp;sur la fondation glorieuse de Rome, afin d’y adosser sa&nbsp;légitimité. Virgile,&nbsp;à qui le roman d’Irene Vallejo donne voix, entrecroisée à celles des principaux personnages, ne trouve pas l’inspiration, jusqu’à ce qu’une rencontre mystérieuse lui en&nbsp;donne&nbsp;la&nbsp;clé, «&nbsp;<em>le&nbsp;</em><em>point de départ d’une grande histoire&nbsp;</em>».&nbsp;En cela le geste d’écriture du mythe&nbsp;se tient sur une ligne de crête,&nbsp;entre victoire et défaite, guerre et paix, péril et gloire.&nbsp;L’autrice ajoute au mythe, dont la fonction est de construire un récit collectif, sa propre construction narrative.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Temps et récit</mark></strong></h3>



<p>Un texte choral juxtapose les points de vue intimes des différents personnages, leur manière d’être en prise avec leur destin. Le récit superpose le temps du mythe tel qu’il s’écoule avec celui de son écriture à venir. L’écriture se trouve au cœur des enjeux sociaux et politiques du présent, éclairés par ceux du passé&nbsp;: guerre, exil, condition des vaincus.&nbsp;Ces différents&nbsp;anglesmêlent éléments factuels, soigneusement documentés par l’autrice,&nbsp;et ressentis, ordonnés selon le fil conducteur des grandes&nbsp;aspirations&nbsp;humaines,&nbsp;quêtes&nbsp;d’amour,&nbsp;de&nbsp;pouvoir et&nbsp;desens.</p>



<p>Le style d’écriture, restitué par la traduction,&nbsp;à la fois concret et poétique, lumineux et ombrageux,&nbsp;compose&nbsp;la trame serrée de&nbsp;cette polyphonie. Chaque mot, comme une note de musique, devient porteur de sens et de sensibilité.&nbsp;L’entreprise d’appropriation&nbsp;du mythe par Vallejo a&nbsp;du souffle et de l’érudition. Elle redéfinit l’omniscience de l’écrivain·e, capable d’entrer dans la tête de tous ses personnages.&nbsp;Ce&nbsp;décentrement, qui&nbsp;révèle l’unité et l’altérité fondamentales&nbsp;des êtres humains,&nbsp;peut&nbsp;expliquer&nbsp;la présence&nbsp;d’Éros,&nbsp;au sein de la trame polyphonique,&nbsp;ce&nbsp;dieu&nbsp;fasciné par leur liberté et leur inventivité.</p>



<p>FLORENCE&nbsp;LETHURGEZ</p>



<p><em>Carthage</em>,&nbsp;d’<strong>Irene</strong><strong>&nbsp;Vallejo&nbsp;</strong><strong></strong></p>



<pre class="wp-block-verse"><a href="https://www.albin-michel.fr/">Albin Michel</a> - 21,90 €<br>Traduction de l’espagnol de Bernadette Engel-Roux<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Paru le 20 août</mark></pre>



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		<title>Vivaldi et la Maestra</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Aug 2025 14:38:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Albin Michel]]></category>
		<category><![CDATA[Harriet Constable]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Marina Chiche]]></category>
		<category><![CDATA[Martine Lecoq]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Déposée dans la boîte à bébé de&#160;l’orphelinat de la Pietà, Anna-Maria est élevée dans ce couvent destiné aux jeunes filles abandonnées ou illégitimes. Dans ce lieu de réclusion, on forme des orchestres féminins qui fascinent l’Europe entière. Les plus grandes artistes, celles qui rejoignent l’ensemble instrumental et vocal du&#160;Figlie&#160;del&#160;coro, échappent aux dortoirs, aux mariages forcés [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Déposée dans la boîte à bébé de&nbsp;l’orphelinat de la Pietà, Anna-Maria est élevée dans ce couvent destiné aux jeunes filles abandonnées ou illégitimes. Dans ce lieu de réclusion, on forme des orchestres féminins qui fascinent l’Europe entière. Les plus grandes artistes, celles qui rejoignent l’ensemble instrumental et vocal du&nbsp;<em>Figlie</em><em>&nbsp;</em><em>del</em><em>&nbsp;</em><em>coro</em>, échappent aux dortoirs, aux mariages forcés avec de vieux gouverneurs vénitiens et reçoivent des gages. Anna-Maria en devient une des violonistes les plus brillantes sous la houlette d’Antonio Vivaldi, prêtre, maître de violon, puis de musique à la Pietà. Des témoignages d’époque évoquent aussi&nbsp;ses solos envoûtants, elle incarne l’élite artistique de l’institution, atteignant le rang de&nbsp;<em>Maestra</em><em>&nbsp;di&nbsp;</em><em>violino</em>&nbsp;(1720) puis&nbsp;<em>Maestra</em><em>&nbsp;di&nbsp;</em><em>coro</em>&nbsp;(1737).&nbsp;</p>



<p>Elle maîtrise aussi le violoncelle, l’alto, le luth, la mandoline, le clavecin, le hautbois… On sait qu’elle s’essaya aussi à la composition, comme d’autres jeunes femmes de la Piéta et il semble aujourd’hui acquis que ces créations furent usurpées par des hommes, et en particulier par Antonio Vivaldi.&nbsp;</p>



<p>Le compositeur italien lui a dédié plusieurs de ses concertos les plus virtuoses. Mais de cette musicienne hors pair, il ne reste presque aucune trace : pas de portrait connu, pas de partitions à son nom, juste des mentions dans les archives et la musique écrite pour elle&nbsp;–&nbsp;par elle&nbsp;? –&nbsp;par son illustre professeur.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Pionnière invisibilisée</mark></strong></h3>



<p>Si le roman de la journaliste britannique&nbsp;<strong>Harriet Constable</strong>&nbsp;séduit par son sujet et son cadre, la Venise baroque du&nbsp;XVIII<sup>e</sup>&nbsp;siècle, chatoyante et mystérieuse, il laisse un goût mitigé sur le plan littéraire. L’ambition est louable, mais l’exécution souffre d’une écriture convenue et de dialogues figés. L’intrigue, entre quête d’émancipation et drame amoureux, reste prévisible. Pourtant,&nbsp;<em>La Virtuose</em>&nbsp;a le grand mérite d’éveiller la curiosité et de braquer les projecteurs sur une musicienne d’exception.&nbsp;</p>



<p>Aussi on ne boudera pas notre plaisir tellement sont encore rares les biographies ou romans rendant hommage à ces artistes invisibilisées. On pourra cependant citer <em>Lili Boulanger, « Résister » </em>de <strong>Martine Lecoq</strong> : Éditions Ampelos 2023 ou l’ouvrage de la violoniste d’origine marseillaise <strong><a href="https://www.marina-chiche.com/">Marina Chiche</a></strong> qui dans <em>Musiciennes de légende</em> Éditions First/RadioFrance (2021) exhume les figures de<em> </em>Maud Powell, Hazel Harrison, Antonia Brico ou Nejiko Suwa pour les réhabiliter au panthéon de l&rsquo;histoire de la musique. Certaines sont des anticonformistes, des suffragettes, des pionnières, des féministes engagées. Certaines n&rsquo;ont pas eu d&rsquo;enfant pour être entièrement au service de leur art, tandis que d&rsquo;autres ont choisi de mettre un temps leur carrière en sourdine pour devenir mères. </p>



<p>ANNE-MARIE THOMAZEAU</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>La Virtuose</em>,<em> </em>de<em> </em><strong><a href="https://www.harrietconstable.com/">Harriet Constable</a><br></strong><a href="https://www.albin-michel.fr/harriet-constable">Albin Michel</a> - 21,90 € <br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Paru le 30 avril </mark></pre>



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<p></p>
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		<title>Histoire lisse</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Aug 2025 14:00:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[’Anne Berest]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Albin Michel]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La démarche d’écriture d’Anne&#160;Berest&#160;est constante, s’inscrivant dans une&#160;quête&#160;autour des branches de son arbre généalogique, écrivant des «&#160;romans&#160;» qui s’inquiètent du vrai, cherchent des bouts d’archives, de mémoire. Elle comble les manques avec des entretiensavec ses proches, pour retrouver&#160;des pistes qui reconstruisent le récit&#160;familial, mais&#160;qui éclairent&#160;aussi des pans&#160;de ce qu’elle&#160;est, de&#160;ce qu’elle doit, au présent,&#160;à ses [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>La démarche d’écriture d’<strong>Anne&nbsp;</strong><strong>Berest</strong><strong>&nbsp;</strong>est constante, s’inscrivant dans une&nbsp;quête&nbsp;autour des branches de son arbre généalogique, écrivant des «&nbsp;romans&nbsp;» qui s’inquiètent du vrai, cherchent des bouts d’archives, de mémoire. Elle comble les manques avec des entretiensavec ses proches, pour retrouver&nbsp;des pistes qui reconstruisent le récit&nbsp;familial, mais&nbsp;qui éclairent&nbsp;aussi des pans&nbsp;de ce qu’elle&nbsp;est, de&nbsp;ce qu’elle doit, au présent,&nbsp;à ses parents, à ses aïeux et à l’Histoire.&nbsp;</p>



<p><em>La Carte postale</em>&nbsp;était&nbsp;saisissant.&nbsp;Il tenait&nbsp;en haleine par son questionnement et son mystère, construisant un roman presque policier. Mais, surtout,&nbsp;il contenait des passages bouleversants sur les descendants invisibles de la Shoah, des pages où Anne&nbsp;Berest&nbsp;avait laissé&nbsp;couler le flot d’une émotion personnelle, d’un&nbsp;chambardement&nbsp;vécu, que tous les cabossés de l’Histoire pouvait reconnaître, et ressentir.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">De père en père en fille</mark></strong></h3>



<p>Dans&nbsp;<em>Finistère</em>, ces éclats ne surgissent pas. Le récit, chronologique, traverse plus d’un siècle d’histoire des&nbsp;Berest, de&nbsp;père en fils. Eugène père, paysan syndicaliste breton au début&nbsp;du XX<sup>e</sup>siècle, Eugène fils, étudiant breton doué parti à Henri-IV pendant l’Occupation,&nbsp;puis&nbsp;Pierre, fils d’Eugène fils et père d’Anne&nbsp;Berest, étudiant breton&nbsp;exceptionnel&nbsp;à Louis-le-Grand en&nbsp;1968.&nbsp;Une histoire d’hommes brillants, sans accident, politiquement ancrés dans le progrès paysan ou la contestation sociale,&nbsp;voire&nbsp;la révolution. Mais avec lesquels l’identification est difficile.&nbsp;</p>



<p>Malgré les journaux consultés, les paroles recueillies et&nbsp;la volonté de la narratrice d’entrer en contact avec ces hommes qu’elle a aimés&nbsp;ou peu connus, on reste comme à l’extérieur de leurs consciences de surdoué&nbsp;matheux, de&nbsp;latiniste exceptionnel, de&nbsp;père timoré, d’amoureux&nbsp;immédiat&nbsp;et d’époux&nbsp;peu commenté. Seule compte la transmission d’un don&nbsp;qui ouvre la porte des grandes écoles parisiennes, de l’élite intellectuelle. Celle&nbsp;qu’elle franchira à son tour, et&nbsp;qui&nbsp;n’est jamais effleurée par les difficultés communes&nbsp;–&nbsp;comment on trouve un travail, un logement, comment on paye les études de ses enfants…</p>



<p>Une histoire lisse qui finit par lasser,&nbsp;rehaussée&nbsp;par quelques pages féministes ou&nbsp;traversant&nbsp;la première marche des fiertés, le regret des liens qui n’ont pas pu être tissés, et une langue toujours fluide&nbsp;et rythmée. Parfois, trop rarement, abrupte comme les falaises du Finistère.</p>



<p>AGNÈS FRESCHEL</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Finistère </em>d’<strong><a href="https://www.instagram.com/anneberest/?hl=fr">Anne Berest</a></strong><br><a href="https://www.albin-michel.fr/">Albin Michel</a> - 23,90 €<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Paru le 20 août</mark></pre>



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		<title>Roman d’initiation, miroir d’un pays</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Aug 2025 09:12:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Alan Hollinghurst]]></category>
		<category><![CDATA[Albin Michel]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avec&#160;Nos soirées, Alan&#160;Hollinghurst&#160;confirme son statut d’orfèvre du roman anglais. Lauréat du&#160;Booker&#160;Prize&#160;2004&#160;pour&#160;La Ligne de beauté,&#160;fresque flamboyante dans le milieu&#160;gay du Londres des années Thatcher, l’auteur&#160;livre ici un récit ample,&#160;sophistiqué, qui&#160;traversesoixante ans d’histoire britannique, des années 1960 à l’ère post-Brexit. Tout commence en 1968, lorsqu’un garçon de treize ans, Dave Win, fils&#160;d’une mère solo&#160;et métis d’origine birmane, [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Avec&nbsp;<em>Nos soirées</em>, Alan&nbsp;Hollinghurst&nbsp;confirme son statut d’orfèvre du roman anglais. Lauréat du&nbsp;Booker&nbsp;Prize&nbsp;2004&nbsp;pour&nbsp;<em>La Ligne de beauté</em><em>,&nbsp;</em>fresque flamboyante dans le milieu&nbsp;gay du Londres des années Thatcher, l’auteur&nbsp;livre ici un récit ample,&nbsp;sophistiqué, qui&nbsp;traversesoixante ans d’histoire britannique, des années 1960 à l’ère post-Brexit.</p>



<p>Tout commence en 1968, lorsqu’un garçon de treize ans, Dave Win, fils&nbsp;d’une mère solo&nbsp;et métis d’origine birmane, obtient une bourse pour&nbsp;rejoindre&nbsp;la prestigieuse&nbsp;Bampton&nbsp;Schoolavant d’intégrer Oxford&nbsp;–&nbsp;où&nbsp;Hollinghurst&nbsp;a lui-même étudié&nbsp;–&nbsp;comme boursier.&nbsp;Invité un week-end au domaine des&nbsp;Hadlow, bienfaiteurs de sa scolarité, il découvre&nbsp;la distinction&nbsp;–apparente&nbsp;–&nbsp;d’un monde qui n’est pas le sien. Ce premier séjour&nbsp;est marqué par la bienveillance et la philanthropie de ses hôtes, mais aussi par&nbsp;l’ombre violente&nbsp;du fils&nbsp;de son âge Giles&nbsp;Hadlow, héritier imprévisible, méprisant&nbsp;et caractériel.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Chronique intime et politique</mark></strong></h3>



<p>Hollinghurst&nbsp;déploie le fil des décennies : Dave, homosexuel&nbsp;dans une Angleterre pudibonde,&nbsp;devient&nbsp;un acteur&nbsp;reconnu,&nbsp;engagé dans le théâtre d’avant-garde, Giles politicien&nbsp;très&nbsp;trèsconservateur&nbsp;sera l’un des artisans du&nbsp;Brexit. Au-delà de leurs destins croisés, c’est toute une société qui se métamorphose sous nos yeux : fracture des classes, tensions raciales, émancipation sexuelle, celle de Dave mais aussi&nbsp;celle&nbsp;de sa mère qui&nbsp;décide de s’installeravec une autre femme&nbsp;Esme,&nbsp;ravages et séductions du pouvoir.</p>



<p>Dans une langue somptueuse&nbsp;souvent comparée à celle de Proust ou d’Henri James,&nbsp;l’écrivain capte&nbsp;chaque&nbsp;nuance&nbsp;dans les&nbsp;comportements, les non-dits des salons feutrés comme des loges de théâtre. L’humour acide affleure, la mélancolie aussi.&nbsp;</p>



<p><em>Nos soirées</em>&nbsp;est&nbsp;à la fois une chronique intime et un miroir tendu à ce pays qui, sous la surface des convenances,&nbsp;de la bien-pensance,&nbsp;se révèle traversé&nbsp;par les&nbsp;passions,&nbsp;l’injustice, le racisme&nbsp;et&nbsp;les&nbsp;désirs irrépressibles. Un grand roman de mœurs,&nbsp;un grand roman d’initiation. Un&nbsp;grand roman tout court.</p>



<p>ANNE-MARIE THOMAZEAU</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Nos soirées,</em> d’<strong>Alan Hollinghurst</strong> <br><a href="https://www.albin-michel.fr/">Albin Michel</a> 24,90 €<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Paru le 20 août</mark></pre>



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<p></p>
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		<title>La Virtuose </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Jul 2025 15:09:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Albin Michel]]></category>
		<category><![CDATA[Harriet Constable]]></category>
		<category><![CDATA[Marina Chiche]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Déposée dans la boîte à bébé de l’orphelinat de la Pietà, Anna Maria est élevée dans ce couvent destiné aux jeunes filles abandonnées ou illégitimes. Dans ce lieu de réclusion, on forme des orchestres féminins qui fascinent l’Europe entière. Les plus grandes artistes, celles qui rejoignent l’ensemble instrumental et vocal du&#160;Figlie&#160;del&#160;coro, échappent aux dortoirs, aux [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Déposée dans la boîte à bébé de l’orphelinat de la Pietà, Anna Maria est élevée dans ce couvent destiné aux jeunes filles abandonnées ou illégitimes. Dans ce lieu de réclusion, on forme des orchestres féminins qui fascinent l’Europe entière. Les plus grandes artistes, celles qui rejoignent l’ensemble instrumental et vocal du&nbsp;<em>Figlie</em><em>&nbsp;</em><em>del</em><em>&nbsp;</em><em>coro</em>, échappent aux dortoirs, aux mariages forcés avec de vieux gouverneurs vénitiens et reçoivent des gages. Anna-Maria en devient une des violonistes les plus brillantes sous la houlette d’Antonio Vivaldi, prêtre, maître de violon, puis de musique à la Pietà. Des témoignages d’époque évoquent aussi remarquable, ses solos envoûtants. Elle incarne l’élite artistique de l’institution, atteignant le rang de&nbsp;<em>Maestra</em><em>&nbsp;di&nbsp;</em><em>violino</em>&nbsp;(1720) puis&nbsp;<em>Maestra</em><em>&nbsp;di&nbsp;</em><em>coro</em>&nbsp;(1737).&nbsp;</p>



<p>Elle maîtrise aussi le violoncelle, l’alto, le luth, la mandoline, le clavecin, le hautbois… On sait qu’elle s’essaya aussi à la composition, comme d’autres jeunes femmes de la Piéta et il semble aujourd’hui acquis que ces créations furent usurpées par des hommes, et en particulier par Antonio Vivaldi.&nbsp;</p>



<p>Le compositeur italien lui a dédié plusieurs de ses concertos les plus virtuoses. Mais de cette musicienne hors pair, il ne reste presque aucune trace : pas de portrait connu, pas de partitions à son nom, juste des mentions dans les archives et la musique écrite pour elle -par elle&nbsp;?-&nbsp;par son illustre professeur.&nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-large is-resized"><img decoding="async" width="1862" height="2560" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/07/Portrait-by-Sophie-Davidson-scaled.jpeg?fit=696%2C957&amp;ssl=1" alt="" class="wp-image-131122" style="width:289px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/07/Portrait-by-Sophie-Davidson-scaled.jpeg?w=1862&amp;ssl=1 1862w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/07/Portrait-by-Sophie-Davidson-scaled.jpeg?resize=218%2C300&amp;ssl=1 218w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/07/Portrait-by-Sophie-Davidson-scaled.jpeg?resize=745%2C1024&amp;ssl=1 745w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/07/Portrait-by-Sophie-Davidson-scaled.jpeg?resize=768%2C1056&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/07/Portrait-by-Sophie-Davidson-scaled.jpeg?resize=1117%2C1536&amp;ssl=1 1117w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/07/Portrait-by-Sophie-Davidson-scaled.jpeg?resize=1490%2C2048&amp;ssl=1 1490w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/07/Portrait-by-Sophie-Davidson-scaled.jpeg?resize=150%2C206&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/07/Portrait-by-Sophie-Davidson-scaled.jpeg?resize=300%2C412&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/07/Portrait-by-Sophie-Davidson-scaled.jpeg?resize=696%2C957&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/07/Portrait-by-Sophie-Davidson-scaled.jpeg?resize=1068%2C1468&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/07/Portrait-by-Sophie-Davidson-scaled.jpeg?resize=1920%2C2640&amp;ssl=1 1920w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/07/Portrait-by-Sophie-Davidson-scaled.jpeg?resize=305%2C420&amp;ssl=1 305w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/07/Portrait-by-Sophie-Davidson-scaled.jpeg?w=1392&amp;ssl=1 1392w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">© Sophie Davidson</figcaption></figure>
</div>


<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Pionnières invisibilisées</mark></strong></h3>



<p>Si le roman de la journaliste britannique <strong>Harriet Constable</strong> séduit par son sujet et son cadre, la Venise baroque du 18<sup>e</sup> siècle, chatoyante et mystérieuse, il laisse un goût mitigé sur le plan littéraire. L’ambition est louable, mais l’exécution souffre d’une écriture convenue et de dialogues figés. L’intrigue, entre quête d’émancipation et drame amoureux, reste prévisible. Pourtant, <em>La Virtuose</em> a le grand mérite d’éveiller la curiosité et de braquer les projecteurs sur une musicienne d’exception. Aussi on ne boudera pas notre plaisir tant sont encore rares les biographies ou romans rendant hommage à ces artistes invisibilisées. On pourra cependant citer <em>Lili Boulanger, « Résister » </em>de <strong>Martine Lecoq</strong> (Éditions Ampelos, 2023) ou l’ouvrage de la violoniste d’origine marseillaise <a href="https://www.marina-chiche.com/"><strong>Marina Chiche</strong> </a>qui dans <em>Musiciennes de légende</em> (Éditions First/RadioFrance, 2021) exhume les figures de<em> </em>Maud Powell, Hazel Harrison, Antonia Brico ou Nejiko Suwa pour les réhabiliter au panthéon de l&rsquo;histoire de la musique. Certaines sont des anticonformistes, des suffragettes, des pionnières, des féministes engagées. Certaines n&rsquo;ont pas eu d&rsquo;enfant pour être entièrement au service de leur art, tandis que d&rsquo;autres ont choisi, pour devenir mères, de mettre un temps leur carrière en sourdine. </p>



<p><em>ANNE-MARIE THOMAZEAU</em></p>



<pre class="wp-block-verse"><em>La Virtuose </em>de<em> </em><strong><a href="https://www.instagram.com/harriconstable/?hl=fr">Harriet Constable</a>, </strong><a href="https://www.albin-michel.fr/">Albin Michel</a> : 382 p, 21,90€ </pre>



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		<title>Des nouvelles des Amériques </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Apr 2025 09:46:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Albin Michel]]></category>
		<category><![CDATA[Ben Shattuck]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les recueils de nouvelles, dans lesquels on peut piocher au grès de nos envies et de nos disponibilités ont le vent en poupe. Ces lectures courtes ou&#160;plus&#160;longues, ces petits moments de bonheur, d’intrigues ou de suspens se prêtent bien à nos vies trépidantes et à nos emplois du temps morcelés. En la&#160;matière, l’Américain&#160;Ben&#160;Shattuck&#160;excelle.&#160;Avec&#160;La forme et [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Les recueils de nouvelles, dans lesquels on peut piocher au grès de nos envies et de nos disponibilités ont le vent en poupe. Ces lectures courtes ou&nbsp;plus&nbsp;longues, ces petits moments de bonheur, d’intrigues ou de suspens se prêtent bien à nos vies trépidantes et à nos emplois du temps morcelés. En la&nbsp;<a></a>matière, l’Américain&nbsp;<strong>Ben&nbsp;</strong><strong>Shattuck</strong><strong>&nbsp;</strong>excelle.&nbsp;Avec&nbsp;<em>La forme et la couleur des sons</em>,&nbsp;c’est aussi une ode à&nbsp;Henry David Thoreau, philosophe, naturaliste et poète américain, dont il est l’un des spécialistes.&nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="596" height="832" src="https://journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/04/Author_2_edited.avif" alt="" class="wp-image-129135" style="width:210px;height:auto"/><figcaption class="wp-element-caption">Ben Shattuck © X-DR</figcaption></figure>
</div>


<p>On y croise un grand pingouin, un cygne de la toundra, une forêt diabolique,&nbsp;le tableau d’un oiseau libre et pourtant attaché et de multiples personnages bouleversants&nbsp;: David, pianiste&nbsp;qui traverse les contrées américaines pour collecter auprès des vieilles personnes des&nbsp;chants traditionnels&nbsp;;&nbsp;Will le peintre qui va connaître&nbsp;un immense&nbsp;succès à&nbsp;Terre-neuve et&nbsp;son mariage contrarié avec&nbsp;la douce Laurel exilée sur l’île&nbsp;de Nantucket dans&nbsp;le Massachussetts à la fin du XVIII<sup>e</sup>&nbsp;siècle&nbsp;;&nbsp;ou encore Elisabeth et August, deux jeunes gens originaires de&nbsp;Concord (New Hampshire)&nbsp;qui doivent&nbsp;l’expression de leur&nbsp;amour&nbsp;au tronc d’un vieux sapin témoin de drames anciens.</p>



<p></p>



<p>Tous&nbsp;ont&nbsp;en commun des rendez-vous manqués,&nbsp;des histoires&nbsp;qui aurait pu être si&#8230;&nbsp;Des&nbsp;si qui font le sel,&nbsp;les rebondissements, les drames et les beautés&nbsp;de la vie.&nbsp;Dans ses douze courts récits,&nbsp;on voyage dans le temps dans des paysages&nbsp;américains&nbsp;grandioses.&nbsp;Et si on y prête attention,&nbsp;des&nbsp;détails&nbsp;se glissent d’une nouvelle à l’autre comme le fil tenu des âmes qui circulent.</p>



<p>ANNE-MARIE THOMAZEAU</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Les formes et la couleur des sons</em> de <strong>Ben Shattuck<br></strong><a href="https://www.albin-michel.fr">Albin Michel</a> - 23,90 €</pre>



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		<title>Nos armes tragiques</title>
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		<pubDate>Thu, 22 Feb 2024 07:46:00 +0000</pubDate>
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<p>Les personnages de <em>Nos armes</em>&nbsp;sont déchirés entre enfermement et liberté, amitié et trahison, espoir et résignation, amour et manque. Le lecteur est immergé dans une tragédie moderne qui cavale, s’arrête, reprend son souffle, attend et nous embarque à nouveau dans un tumulte puissant. Le jeu sur les différentes temporalités et le mélange des voix permet de capturer des histoires entières de vies, y compris les moments d’introspection et d’incertitude qui en sont les ressorts les plus puissants. Ce roman, à la fois noir et profondément lumineux, peint des figures de femmes réalistes et fortes, dans la lignée des romans d’Albertine Sarrazin et de Goliardia Sapienza. Ce sont des femmes qui désirent, jouissent, s’engagent, se battent et abandonnent aussi, agitées par une violence terrible qu’elles exercent parfois et subissent souvent.</p>



<p><strong>Zébuline&nbsp;: Que signifie militer&nbsp;pour vous aujourd’hui ?</strong></p>



<p>Marion Brunet&nbsp;: Je pense que le sens n’a pas changé. Les moyens sont peut-être différents aujourd’hui. Le militantisme c’est d’abord un rassemblement de gens qui se positionnent contre l’état des choses et du monde. Ils se rassemblent par affinités de convictions et parfois aussi par pure affinité. Au départ c’est souvent une histoire d’amitié ou d’amour.</p>



<p><strong>Est-ce que vous considérez que le roman est un outil pour militer&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p>J’ai du mal avec l’idée d’écrire un roman militant. Mes livres ont souvent plusieurs entrées. <em>Nos armes</em> parle d’amour, de solitude, de rédemption, de trahison, de séparation. Pour autant, il y a des effets secondaires au roman. Le choix des personnages, les histoires qu’ils traversent peuvent avoir un côté militant.</p>



<p><strong>Vos personnages ne font pas partie des classes sociales élevées de notre société. Pourquoi&nbsp;?</strong></p>



<p>Il y a des bourgeois qui militent mais ce n’est pas le même moteur. Quand on est dans une situation précaire, il y a plus de colère et moins de choses à perdre. La colère est plus vive avec un sentiment d’injustice plus fort.</p>



<p><strong>Par conséquent la chute pourrait être moins élevée. Pourtant on a la sensation d’une chute vertigineuse dans <em>Nos Armes</em>.</strong></p>



<p>Oui, mais ce n’est pas une chute sociale comme chez Zola. Déjà les personnages essaient de transformer le monde. Ils ne veulent pas monter socialement. Je crois que si c’est vertigineux, c’est parce qu’ils chutent du haut de leurs espoirs.&nbsp;</p>



<p><strong>L’univers carcéral est au cœur de ce dernier roman. Comment l’avez-vous approché&nbsp;?</strong></p>



<p>J’ai fait un atelier mixte avec une camarade illustratrice Lucile Gauthier aux Baumettes pendant quelques mois. J’avais déjà mon projet de roman. A la fin de l’atelier, j’ai demandé à certaines femmes de s’entretenir avec moi.</p>



<p><strong>Est-ce qu’un écrivain doit expérimenter une situation pour transmettre les émotions qui en découlent&nbsp;?</strong></p>



<p>Non. Je pense qu’on peut écrire sur la prison sans en avoir fait. À ce moment-là, j’étais à un moment de l’écriture où je sentais que j’avais besoin d’une certaine forme de légitimité. Je voulais me confronter au réel pour éviter de me tromper.</p>



<p><strong>Quel lien faites-vous entre colère et passage à l’acte par la violence&nbsp;?</strong></p>



<p>Le lien est énorme et direct. La colère entraîne le passage à l’acte. Certaines personnes ont choisi la lutte armée comme outil politique avec des stratégies et n’étaient pas forcément dans une colère chaude. Je voulais m’écarter de ces groupes. Je voulais créer des personnages dont les ressorts de l’action sont davantage psychiques qu’idéologiques.</p>



<p><strong>Quelle est la place de la lecture pour vous ?&nbsp;</strong></p>



<p>Elle n’a pas toujours les mêmes fonctions. Ça peut être le plaisir de l’imaginaire, l’évasion, l’apprentissage de la vie et de l’écriture, la découverte d’autres cultures. Tout cela mélangé fonctionne encore pour moi aujourd’hui. Le roman reste ma forme préférée. J’aime aussi le théâtre et je continue à lire de la poésie.&nbsp;</p>


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<figure class="alignright size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="547" height="800" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/02/MarionNOSARMES.jpeg?resize=547%2C800&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-122800" style="width:159px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/02/MarionNOSARMES.jpeg?w=547&amp;ssl=1 547w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/02/MarionNOSARMES.jpeg?resize=205%2C300&amp;ssl=1 205w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/02/MarionNOSARMES.jpeg?resize=150%2C219&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/02/MarionNOSARMES.jpeg?resize=300%2C439&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/02/MarionNOSARMES.jpeg?resize=287%2C420&amp;ssl=1 287w" sizes="auto, (max-width: 547px) 100vw, 547px" /></figure>
</div>


<p><strong>Dans vos romans, les dialogues tiennent une place importante et sont très réalistes.&nbsp;</strong></p>



<p>Je trouve que les dialogues sont en prise avec l’histoire qu’on raconte. En tant qu’autrice, la langue est importante mais il ne faut jamais oublier de raconter une histoire. Il faut attraper l’autre. Le dialogue a cette fonction d’immersion directe. Les personnages parlent et sont là. On les entend rire et vivre.&nbsp;</p>



<p>Entretien réalisé par Julie Surugue</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Nos armes </em>de <strong>Marion Brunet</strong><br>Albin Michel, 20,90 €</pre>



<pre class="wp-block-verse">Marion Brunet elle est la lauréate 2025 du prestigieux prix suédois de la littérature jeunesse, le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Prix_comm%C3%A9moratif_Astrid-Lindgren">prix commémoratif Astrid-Lindgren</a></pre>



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