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	<title>Archives des Alessandro Pignocchi - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Alessandro Pignocchi - Journal Zebuline</title>
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		<title>La course dévastatrice du capitalisme industriel est-elle  inéluctable ? </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gaëlle Cloarec]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Feb 2024 07:16:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Idées et rencontres]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. Dans un petit ouvrage, Avec les chasseurs-cueilleurs, paru chez Bayard ce mois-ci, vous suggérez qu&#8217;on enseigne l&#8217;écologie et l&#8217;ethnologie à l&#8217;école.&#160; Philippe Descola. Oui, en tout cas dans le secondaire, dans la mesure où ce sont les deux sciences de la complexité qui traitent d&#8217;organismes et qui se déploient à un niveau non pas [&#8230;]</p>
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<p><strong>Zébuline. Dans un petit ouvrage, <em>Avec les chasseurs-cueilleurs</em>, paru chez Bayard ce mois-ci, vous suggérez qu&rsquo;on enseigne l&rsquo;écologie et l&rsquo;ethnologie à l&rsquo;école.&nbsp;</strong></p>



<p><strong>Philippe Descola.</strong> Oui, en tout cas dans le secondaire, dans la mesure où ce sont les deux sciences de la complexité qui traitent d&rsquo;organismes et qui se déploient à un niveau non pas micro, mais macro. Les interactions entre les organismes sont plus complexes à étudier que les interactions microcellulaires. Je pense qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas de meilleur moyen pour éveiller à la diversité du vivant, des civilisations, des langues, etc., que d&rsquo;enseigner ces deux sciences à l&rsquo;école.&nbsp;</p>



<p><strong>Vous avez travaillé avec un dessinateur, Alessandro Pignocchi. Qu&rsquo;est-ce que cela apporte à un chercheur en sciences sociales de s&rsquo;associer avec quelqu&rsquo;un qui utilise le dessin ?</strong>&nbsp;</p>



<p>Cela permet de donner une bien plus grande diffusion à nos propos. Le livre qu&rsquo;on a co-écrit et qu&rsquo;il a illustré, <em>Ethnographie des mondes à venir</em>, a remporté, comme on le souhaitait d&rsquo;ailleurs, un grand succès auprès des jeunes. Essentiellement de par l&rsquo;attirance des illustrations et sa notoriété dans le domaine des romans graphiques d&rsquo;inspiration écologique. Il a beaucoup d&rsquo;humour. Or il me semble que les questions graves et sérieuses peuvent aussi être traitées sur un mode humoristique, voire ironique. Ça les rend plus aimables que si l&rsquo;on prophétise des avenirs sombres. Ce qu&rsquo;on fait aussi, bien sûr, parce qu&rsquo;ils sont inévitables.&nbsp;</p>



<p><strong>Parfois, c&rsquo;est un peu difficile de ne pas désespérer au vu de l&rsquo;actualité. Est-ce que le savoir anthropologique aide&nbsp;?</strong></p>



<p>Cela donne l&rsquo;occasion de faire un pas de côté, dans la mesure où la connaissance anthropologique -et historique par ailleurs- offre des multiplicités de voies pour se comporter autrement entre humains et vis-à-vis des autres qu&rsquo;humains. Je ne sais pas si c&rsquo;est une consolation mais en tout cas, on peut puiser dans un trésor d&rsquo;inventions et d&rsquo;imagination cosmopolitique, disons, des stimulations pour s&rsquo;imaginer que la situation ne va pas être éternellement identique à celle qu&rsquo;on connaît.&nbsp;</p>



<p>Bien sûr, il y a aussi le fait de partager la vie de populations autochtones qui sont en première ligne face à la dévastation du monde. On est entraîné par leur opiniâtreté dans la défense de leurs territoires, et aussi par l&rsquo;inventivité qu&rsquo;ils manifestent dans les formes d&rsquo;actions politiques, et d&rsquo;argumentations juridiques, quelquefois. Le droit que s&rsquo;arrogent les humains, individuellement, collectivement, d&rsquo;accaparer un morceau d&rsquo;espace, et de le transformer en ressources pour leur profit, n&rsquo;est pas du tout universel.</p>



<p><strong>Claude Levi Strauss a écrit ceci dans ses Tristes Tropiques&nbsp;: «&nbsp;<em>Le monde a commencé sans l&rsquo;homme et il s&rsquo;achèvera sans lui</em>&nbsp;». Qu&rsquo;est-ce que cela vous inspire&nbsp;?</strong>&nbsp;</p>



<p>Je suis comme lui l&rsquo;était, très amoureux des beautés de ce que les humains ont fait, en termes d&rsquo;art, de musique, quelquefois de paysages&#8230; Mais je suis aussi réconcilié avec l&rsquo;idée que les humains vont disparaître sous les coups de boutoir de leur propre voracité. Quand je dis les humains, ce ne sont pas les coups de boutoir de tous, ce sont ceux d&rsquo;un système. Ce qui me désolerait, c&rsquo;est la fin de la vie. On peut supposer, en tout cas les collègues cosmologues disent qu&rsquo;il n&rsquo;est pas impossible qu&rsquo;il y ait d&rsquo;autres planètes où elle existe ; sans doute très, très différente des formes qu&rsquo;on connaît. Mais c&rsquo;est quelque chose de tellement rare et précieux sur Terre que ce serait dramatique qu&rsquo;une espèce y détruise la vie.</p>



<p>Entretien réalisé par Gaëlle Cloarec</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">À lire<br></mark></strong><em>Avec les chasseurs-cueilleurs</em><br><strong>Philippe Descola</strong><br>Éditions Bayard, 12,90&nbsp;€</pre>
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		<title>Protéger le rapport au vivant</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gaëlle Cloarec]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Feb 2024 15:35:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Idées et rencontres]]></category>
		<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>19 février 2024&#160;: les agriculteurs en colère, tendance FNSEA, envahissent l&#8217;esplanade du Mucem, avant d&#8217;aller déverser du fumier devant la DREAL. Le soir venu, le musée accueille Alessandro Pignocchi, auteur de bandes dessinées et membre des Soulèvements de la Terre, et Irène Bellier, anthropologue, pour parler d&#8217;Écologie et cultures traditionnelles. Le premier rêve «&#160;d&#8217;un monde [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>19 février 2024&nbsp;: les agriculteurs en colère, tendance FNSEA, envahissent l&rsquo;esplanade du Mucem, avant d&rsquo;aller déverser du fumier devant la DREAL. Le soir venu, le musée accueille <strong>Alessandro Pignocchi</strong>, auteur de bandes dessinées et membre des Soulèvements de la Terre, et <strong>Irène Bellier</strong>, anthropologue, pour parler d&rsquo;<em>Écologie et cultures traditionnelles</em>. Le premier rêve «&nbsp;<em>d&rsquo;un monde où le Mucem leur aurait ouvert ses portes pour nouer un dialogue</em>&nbsp;».&nbsp;</p>



<p>Dans une société où la fascisation augmente, avec le durcissement du capitalisme, «&nbsp;<em>il va y avoir de plus en plus d&rsquo;alliances improbables</em>&nbsp;» pour conserver un avenir désirable, prédit-il. La seconde opine&nbsp;: «&nbsp;<em>La dépendance au marché s&rsquo;étend partout. Et quand il se retire, la terre est morte, les rivières et les forêts meurent.</em>&nbsp;»&nbsp;</p>



<p>Les luttes des peuples autochtones, pour défendre leurs territoires, sont cruciales. Comme le rappelait l&rsquo;animatrice de ce Procès du siècle, <strong>Paloma Moritz</strong>, ils représentent 6,2&nbsp;% de la population mondiale, mais protègent 82&nbsp;% de la biodiversité, dont l&rsquo;hémorragie menace l&rsquo;ensemble de nos sociétés et, au-delà, les conditions de la vie sur Terre. Pour Irène Bellier, qui a travaillé en Amazonie, avant de se pencher sur&#8230; les énarques, les autochtones sont porteur d&rsquo;une mémoire, d&rsquo;une adaptation au monde incroyablement riche. «&nbsp;<em>Ils ne protègent pas que la matérialité, mais le rapport au vivant, et travaillent pour l&rsquo;humanité entière</em>&nbsp;», précise-t-elle.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Zads partout</mark></strong></p>



<p>Pendant ce temps les nantis, largement responsables de ces catastrophes, «&nbsp;<em>essaient de maintenir leur domination, pour subir les effets des crises environnementales un peu plus tard que les autres</em>&nbsp;» estime Alessandro Pignocchi. Dans ce contexte, apprendre à vivre en bonne entente avec les non-humains donne une perspective aux luttes. Il relève des traces d’un équilibre perdurant dans notre culture occidentale&nbsp;: «&nbsp;<em>n&rsquo;importe quel éleveur a un rapport animiste avec ses bêtes&nbsp;; il n&rsquo;apprend à les traiter comme des objets que pris dans la contrainte économique</em>&nbsp;». S&rsquo;appuyer sur ces rapports non-marchands, alors que les enjeux se sont dramatisés, lui semble maintenir un espoir.&nbsp;</p>



<p>Tout comme la multiplication des Zad, en premier lieu celle de Notre-Dame-des-Landes, à laquelle il a consacré un nombre considérable de planches brûlantes, peuplées de mésanges révolutionnaires. Des alternatives locales à l&rsquo;agro-industrie et au béton, qui s&rsquo;appuient sur un lien fort aux lieux de vie, ne sont pas une façon de se retirer du monde&nbsp;: elles permettent d&rsquo;ouvrir le champ des possibles, des aspirations et des imaginaires, comme «&nbsp;<em>l&rsquo;histoire, l&rsquo;anthropologie et l&rsquo;archéologie le favorisent aussi</em>&nbsp;». Reste à ne pas se contenter du «&nbsp;<em>dérangement intellectuel</em>&nbsp;» en restant dans le discours&nbsp;!</p>



<p>GAËLLE CLOAREC&nbsp;</p>
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