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	<title>Archives des Amine Bouhafa - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Amine Bouhafa - Journal Zebuline</title>
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		<title>Amine Adjina parle de La Cuisine de Mehdi, son premier film</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Dec 2025 06:59:59 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La genèse du film L’idée de porter un projet artistique ne m’était pas étrangère et c’est par le cinéma que je suis arrivé au théâtre, par le jeu puisque je voulais être acteur. Cette idée m’a toujours habité. Je voulais évoquer ma double culture, mon rapport avec l’Algérie, avec ma famille. Le fait, comme le [&#8230;]</p>
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<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>La genèse du film</strong></mark></p>



<p>L’idée de porter un projet artistique ne m’était pas étrangère et c’est par le cinéma que je suis arrivé au théâtre, par le jeu puisque je voulais être acteur. Cette idée m’a toujours habité. Je voulais évoquer ma double culture, mon rapport avec l’Algérie, avec ma famille. Le fait, comme le personnage principal, de compartimenter le monde, la vie professionnelle et la famille. Je voulais travailler cet aspect-là et le rapport à la cuisine, un univers qui m’est proche. J’ai travaillé dans des restaurants, mon père a tenu des cafés et le père de mon meilleur ami qui a inspiré le personnage de Bernard, joué par <strong>Gustave Kervern</strong> a tenu des bistrots pendant longtemps. La culture des cafés m’habite. Il y a les ingrédients intimes proches. La fiction est arrivée avec le personnage de la fausse mère qui permet de s’interroger sur nos vies. C’est un film à petit budget qui a été facile à produire. J’ai eu de la chance&nbsp;!</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Un film très écrit</mark></strong></p>



<p>L’écriture est une partition&nbsp;; Le film est très écrit&nbsp;; j’écris pour des acteurs, des personnages qui doivent prendre vie. C’est le cœur de mon travail y compris au théâtre. Après les répétitions, avant le tournage, on a réajusté parfois mais les acteurs jouent la partition. Les dialogues sont importants. J’ai l’impression que parfois on oppose théâtre et cinéma&nbsp;; pour moi, il y a quelque chose de commun. Les cinéastes qui m’inspirent, comme Pasolini qui m’a chamboulé à 17 ans, Fassbinder, sur la question sociale et l’esthétique, Bergman, ont toujours eu la volonté de faire un cinéma d’auteur. J’ai le souci de la conduite du récit, du rythme. Ici, un personnage qui est coincé&nbsp;: la mécanique se referme sur lui. Le cinéma iranien me plait aussi car c’est un cinéma qui parle de dilemmes qui amènent la conduite du récit. Dans le film, il y a des dilemmes auxquels on n’apporte pas toujours de réponse définitive.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">La scène du train</mark></strong></p>



<p>Les mains dansent, puis on découvre qu’on est dans un train. A-t-on les moyens de tourner cette scène&nbsp;? me suis-je demandé. C’est une scène importante car cette femme qui agit sur tous ces gens est une métaphore : elle fait danser la France, comme un pied de nez dans cette époque bien coincée. On a peu d’espace dans cet intercité Lyon -Nantes et on avait trois heures pour tout boucler. On a donc fait plein de répétitions avant. Je voulais des choses très colorées. On a répété avec une chorégraphe qui pratique la danse du ventre. Je voulais vraiment qu’il y ait l’idée que Souhila leur apprend la danse. Elle montre à Léa avec un gros plan, suit un autre gros plan sur deux autres femmes, encore un gros plan puis le plan large sur tous les passagers&nbsp; où l’on découvre que tout le monde est en train de danser avant de rentrer dans un truc plus organique comme si on était embarqué avec elle. C’est toujours elle qui guide. C’est important en termes de mise en scène&nbsp;; c’est Souhila qui guide le mouvement de la caméra, qui impose son rythme.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Les acteurs et les actrices</mark></strong></p>



<p>Quand j’ai écrit, je n’ai pas écrit pour eux. C’est à l’atelier de la FEMIS que j’ai développé la première version du scenario. On y va pas à pas pour un premier film, étape par étape&nbsp;! &nbsp;<strong>Younès Boucif,</strong> je l’ai trouvé par un casting. Je cherchais quelqu’un pour qui on éprouve une empathie immédiate. <strong>Hiam Abbass,</strong> je n’y ai pas pensé tout de suite. C’est quand j’ai vu le documentaire de sa fille, <em>Bye bye Tiberiade,</em> un très beau film que je me suis dit que c’était elle; je lui ai proposé le rôle de Souhila, elle a tout de suite accepté et elle a adoré…C’est une très belle rencontre&nbsp;; on a présenté le film ensemble à Rome. C’est une véritable leçon d’artiste&nbsp;; il y a une profondeur dans le rôle, de l’exubérance et du baroque. Il n’y avait qu’elle pour jouer cela. Quant à <strong>Malika Zerrouki,</strong> qui incarne la mère de Mehdi, c’est une actrice non-professionnelle qu’on avait déjà vue dans quelques films dont <em>Sages femmes</em> de <strong>Léa Fehne</strong>r (<a href="https://journalzebuline.fr/le-coeur-battant-de-la-maternite/">https://journalzebuline.fr/le-coeur-battant-de-la-maternite/</a>)&nbsp;; elle peut facilement passer du rire aux larmes. <strong>Clara Bretheau</strong> qui incarne Léa, je l’avais trouvée formidable dans <em>Les Amandiers</em> de <strong>Valérie Bruni-Tedeschi</strong>. Je voulais qu’elle apporte sa fougue, son plaisir. C’est elle qui confronte Mehdi à son énième mensonge&nbsp;; elle commence à douter. Elle va rencontrer cette «&nbsp;fausse&nbsp;» mère; elle est un peu comme nous&nbsp;; elle découvre un monde et réalise que quelque chose ne va pas.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Les choix de mise en scène</mark></strong></p>



<p>Je voulais un film chaud. Avec mon directeur de la photo, <strong>Sébastien Goepfert,</strong> on a regardé des films d’Almodovar, des comédies italiennes. Pour moi, les lieux sont des personnages. Ils ont une identité très forte. On a beaucoup dialogué sur les couleurs. Il fallait une cohérence pour la palette graphique. Dans tous les détails. Quand on travaillait un cadre, on se disait par exemple&nbsp;: on a les cheveux rouges de la comédienne qui&nbsp; plie des serviettes marron comme dans un tableau et on est pris dans une sorte d’émotion. Pour les plats, les gens doivent avoir faim&nbsp;! Avoir envie de goûter. Comment filmer la nourriture&nbsp;? On a fait un vrai travail, faisant appel à un chef cuisinier à Lyon où on a tourné, pour avoir de vrais plats. Il fallait que ça sonne vrai. Il faut que ce qu’on filme ait une vraie valeur. Et on a bien mangé pendant tout le tournage&nbsp;!!!</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">La musique</mark></strong></p>



<p>Il y a la musique composée par le grand <strong>Amine Bouhafa</strong> qui traverse tout le film. On ne voulait pas une musique de comédie. Tout ce que le personnage de Mehdi n’arrivait pas à dire devait s’exprimer par cette musique. Une musique qui n’illustre pas. Une musique narrative. Il y a aussi de la musique populaire algérienne. Dans le bar de Souhila, on entend <strong>Cheb Hasni,</strong> qui était oranais et a été assassiné en 1994, à vingt-six ans, pendant la décennie noire en Algérie. On a aussi des morceaux de la nouvelle génération du raï, comme <strong>Cheb Bello</strong> et <strong>Chebba Chinou</strong> ainsi que le rappeur algérien <strong>Tif.</strong> Toutes les musiques dialoguent avec la question algérienne jusqu’au morceau final qu’on a fait pour le film et qui réunit dans ce duo l’arabe et le français.</p>



<p><strong>Propos recueillis lors du 47<sup>e</sup> Cinemed à Montpellier par Annie Gava</strong></p>



<p><strong><a href="https://journalzebuline.fr/double-cuisson/">Lire ICI la critique du film</a></strong></p>



<p></p>
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		<title>Une Aïcha bien vivante</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Mar 2025 07:16:57 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Tout comme pour son premier long métrage, Le Fils, le scenario d’Aicha s’inspire d’un fait réel survenu en 2019&#160;: une jeune femme après un accident de voiture avait eu l’idée de se faire passer pour morte, pour tester l&#8217;amour des siens. Aya, vit dans le sud de la Tunisie, à Tozeur, avec ses parents qui [&#8230;]</p>
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<p>Tout comme pour son premier long métrage<em>, Le Fils</em>, le scenario d’<em>Aicha </em>s’inspire d’un fait réel survenu en 2019&nbsp;: une jeune femme après un accident de voiture avait eu l’idée de se faire passer pour morte, pour tester l&rsquo;amour des siens.</p>



<p>Aya, vit dans le sud de la Tunisie, à Tozeur, avec ses parents qui voudraient la marier avec un homme plus âgé et plus fortuné, ce qui aiderait la famille, pauvre. Aya travaille dans un hôtel&nbsp; et a depuis quatre ans une relation clandestine avec le directeur, Youssef, un homme marié qui lui promet sans cesse de divorcer. Sur une route de montagne, le grand taxi qui transporte les employés et une passagère embarquée en chemin tombe dans un ravin et prend feu. Sept corps, sept victimes dont la liste est envoyée par la direction de l’hôtel. Mais la seule survivante, Aya, décide de ne rien dire. Elle est déclarée morte et assiste, entièrement voilée, à sa propre inhumation.</p>



<p>Désormais, elle s’appelle Amira, part à Tunis et va partager un appartement avec Lobna (<strong>Yasmine Dimassi</strong>), qui se dit doctorante en sciences humaines. Lobna va l’entrainer dans les folles nuits ou l’on boit, où l’on danse, où l’on drague, jusqu’au soir où un drame se produit dans la boite de nuit. Amira, impliquée, est interrogée par la police, confrontée à son mensonge et à ceux des autres. C’est ainsi que sa route croise celle de Farès, chef adjoint de la police qu’interprète <strong>Nidhal Saadi </strong>(une star en Tunisie).</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">En quête de liberté</mark></strong></p>



<p>Portrait d’une femme en quête de liberté, <em>Aicha </em>est aussi la radioscopie d’un pays où règnent la corruption et l’oppression de la police, l’injustice sociale, où les femmes sont soumises aux pressions de la famille et du patriarcat. Le voyage initiatique d’Aya-Amira est filmé par la caméra portée d’<strong>Antoine Héberlé</strong>, le directeur de la photo, qui avait déjà travaillé sur&nbsp; <em>Un Fils. </em>Il ne la lâche pas&nbsp;: gros plans de face à Tozeur, aux couleurs aussi ternes que son quotidien, la ville qu’elle veut quitter. À Tunis, la caméra la suit, nous permettant de découvrir la capitale avec ses yeux. Une ville qui la fascine, pleine de couleurs d’énergie et de mystère. <strong>Fatma Sfar</strong> qui interprète cette femme en changement, est excellente, montrant avec subtilité, toutes ses facettes.</p>



<p>Questions de société, d&rsquo;intimité, de politique, de police, de suspense s’entremêlent dans ce film superbement mis en scène. La musique d’<strong>Amine Bouhafa</strong>, narrative, y contribue largement. «&nbsp;<em> Tozeur n’est pas filmé comme Tunis. Aya n&rsquo;est pas filmée comme Amira qui n&rsquo;est pas filmée comme Aïcha. </em>[…]<em> Je devais être constamment vigilant pour m&rsquo;assurer la cohérence de l’histoire et l’évolution du personnage</em>&nbsp;», précise <strong>Mehdi M. Barsaoui</strong>. C’est réussi&nbsp;! Il a su à travers son histoire et ses personnages contrastés montrer la complexité des rapports humains. : Aïcha, qui en arabe littéral, signifie «&nbsp;vivant&nbsp;» a donné son titre au film. Il suffit de le voir pour comprendre pourquoi.</p>



<p>Annie Gava</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>En salles le 19 mars</strong></mark></p>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/">Cinéma ici </a></p>
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		<title>À Africapt, une « Aïcha » bien vivante </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 Nov 2024 11:18:27 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Tout comme son premier long métrage, Le Fils, le scenario d’Aicha s’inspire d’un fait réel survenu en 2019&#160;: une jeune femme après un accident de voiture avait eu l’idée de se faire passer pour morte, pour tester l&#8217;amour des siens. Aya, vit dans le sud de la Tunisie, à Tozeur, avec ses parents qui voudraient [&#8230;]</p>
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<p>Tout comme son premier long métrage<em>, Le Fils</em>, le scenario d’<em>Aicha </em>s’inspire d’un fait réel survenu en 2019&nbsp;: une jeune femme après un accident de voiture avait eu l’idée de se faire passer pour morte, pour tester l&rsquo;amour des siens.</p>



<p>Aya, vit dans le sud de la Tunisie, à Tozeur, avec ses parents qui voudraient la marier avec un homme plus âgé et plus fortuné, ce qui aiderait la famille, pauvre. Aya travaille dans un hôtel&nbsp; et a depuis quatre ans une relation clandestine avec le directeur, Youssef, un homme marié qui lui promet sans cesse de divorcer. Sur une route de montagne, le grand taxi qui transporte les employés et une passagère embarquée en chemin tombe dans un ravin et prend feu. Sept corps, sept victimes dont la liste est envoyée par la direction de l’hôtel. Mais la seule survivante, Aya, décide de ne rien dire. Elle est déclarée morte et assiste, entièrement voilée, à sa propre inhumation.</p>



<p>Désormais, elle s’appelle Amira, part à Tunis et va partager un appartement avec Lobna (<strong>Yasmine Dimassi</strong>), qui se dit doctorante en sciences humaines. Lobna va l’entrainer dans les folles nuits ou l’on boit, où l’on danse, où l’on drague, jusqu’au soir où un drame se produit dans la boite de nuit. Amira, impliquée, est interrogée par la police, confrontée à son mensonge et à ceux des autres. C’est ainsi que sa route croise celle de Farès, chef adjoint de la police qu’interprète <strong>Nidhal Saadi </strong>(une star en Tunisie).</p>



<p>Portrait d’une femme en quête de liberté, <em>Aicha </em>est aussi la radioscopie d’un pays où règnent la corruption et l’oppression de la police, l’injustice sociale, où les femmes sont soumises aux pressions de la famille et du patriarcat. Le voyage initiatique d’Aya-Amira est filmé par la caméra portée d’<strong>Antoine Héberlé</strong>, le directeur de la photo, qui avait déjà travaillé sur&nbsp; <em>Un Fils. </em>Il ne la lâche pas&nbsp;: gros plans de face à Tozeur, aux couleurs aussi ternes que son quotidien, la ville qu’elle veut quitter. À Tunis, la caméra la suit, nous permettant de découvrir la capitale avec ses yeux. Une ville qui la fascine, pleine de couleurs d’énergie et de mystère. <strong>Fatma Sfar</strong> qui interprète cette femme en changement, est excellente, montrant avec subtilité, toutes ses facettes.</p>



<p>Questions de société, d&rsquo;intimité, de politique, de police, de suspense s’entremêlent dans ce film superbement mis en scène. La musique d’<strong>Amine Bouhafa</strong>, narrative, y contribue largement. «&nbsp;<em> Tozeur n’est pas filmé comme Tunis. Aya n&rsquo;est pas filmée comme Amira qui n&rsquo;est pas filmée comme Aïcha. </em>[…]<em> Je devais être constamment vigilant pour m&rsquo;assurer la cohérence de l’histoire et l’évolution du personnage</em>&nbsp;», précise <strong>Mehdi M. Barsaoui</strong>. C’est réussi&nbsp;! Il a su à travers son histoire et ses personnages contrastés montrer la complexité des rapports humains. : Aïcha, qui en arabe littéral, signifie «&nbsp;vivant&nbsp;» a donné son titre au film. Il suffit de le voir pour comprendre pourquoi.</p>



<p>ANNIE GAVA</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong><em>Aïcha </em>a été projeté le 10 novembre dans le cadre du festival<em> Africapt.</em><br>En salles le 19 mars 2025</strong></mark></p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/a-africapt-une-aicha-bien-vivante/">À Africapt, une « Aïcha » bien vivante </a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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		<title>Avec Patricia Mazuy pour « La Prisonnière de Bordeaux »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 Aug 2024 12:06:49 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Celle qui a été la monteuse d’Agnès Varda pour Sans toit ni loi, qui a réalisé en 1989 son premier long, Peaux de vaches, puis Saint-Cyr, Sport de filles, Paul Sanchez est revenu et Bowling Saturne nous a parlé de son dernier opus, de sa genèse, de ses personnages et de ses actrices, de la [&#8230;]</p>
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<p>Celle qui a été la monteuse d’<strong>Agnès Varda </strong>pour <em>Sans toit ni loi</em>, qui a réalisé en 1989 son premier long, <em>Peaux de vaches</em>, puis <em>Saint-Cyr, Sport de filles, Paul Sanchez est revenu </em>et <em>Bowling Saturne</em> nous a parlé de son dernier opus, de sa genèse, de ses personnages et de ses actrices, de la musique et de bien d’autres choses avec le franc-parler qui la caractérise. Une Patricia Mazuy à qui la Cinémathèque avait consacré une rétrospective en octobre 2022. Entretien</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">La genèse du film</mark></strong></p>



<p><strong>Patricia Mazuy</strong>. «&nbsp;À l’origine, c’est un film de <strong>Pierre Courrège </strong>qui, en 2005, était passé devant une prison à Maubeuge et avait été marqué par des femmes qui attendaient pour un parloir. Il a commencé à écrire en 2012 avec <strong>François Bégaudeau </strong>un pur film social. Ils ont travaillé entre 2012 et 2018 mais ne sont pas arrivés à produire le film. Le producteur <strong>Yvan Taieb</strong> qui avait vu mon film <em>Paul Sanchez est revenu</em> m’a proposé de faire le film&nbsp;; après avoir vérifié qu’ils le laissaient tomber, j’ai accepté. Mais pour moi, c’était trop conceptuel&nbsp;: c’était des conversations «&nbsp;lutte de classes&nbsp;». On ne voyait jamais les maris des deux femmes et pour moi, il était évident qu’il fallait montrer pour quoi ces deux femmes vivaient et donc, faire exister leurs maris en prison. Il y avait de l’humour dans les dialogues. Les personnages sont des clichés, la bourgeoise esseulée et la mère courage des cités. Il s’agissait de complexifier les clichés. L’autodérision de la bourgeoise, Alma, dans le vide absolu, ça lui donnait un air perché. Sa maison n’est pas une prison mais une sorte de mausolée. Deux destins de femmes que je voulais mettre en héroïnes. Et l’humour était important. Ce n’est pas un film <em>feel good</em> mais un film grave que je voulais traiter avec légèreté. De 2019 à 2021, on a travaillé le scenario et je l’ai proposé à Isabelle Huppert qui m’avait dit qu’elle voulait retravailler un jour avec moi [après <em>Saint Cyr,</em> ndlr]. J’ai pensé à<strong> Hafsia Herzi </strong>pour jouer Mina et opposer les deux corps. Hafsia est tellement pulpeuse, cela me plaisait&nbsp;! Entretemps, j’avais fait <em>Bowling Saturne</em>, un film très noir, très dur. Je voulais explorer la douceur. La dernière année, j’ai travaillé avec <strong>Emilie Deleuze</strong>. Un scenario, ce n’est pas que des dialogues. Il fallait que ce ne soit plus un territoire étranger&nbsp;: pour moi, les bourgeois c’est comme aller filmer des Inuits. Je ne connais pas les grandes maisons riches, ni les cités. Le personnage de Yassine a été très compliqué à construire&nbsp;; c’est un mec qui souffre à cause de la mort de son frère. Il est blessé donc dangereux et la souffrance fait peur. Yassine c’est comme les petits blancs des romans de Faulkner. Il est imprévisible car il ne sait pas se gérer. Mais je n’avais pas l’argent pour faire un film comme Audiard. Je voulais que ce soit comme un conte, une fable. Et je voulais que Mina soit amoureuse de son mari, Nasser. La vie d’Alma, elle, est tragique&nbsp;: elle reste chez elle, va chez le coiffeur et au parloir. C’est tout&nbsp;! C’est l’arrivée de Mina qui va la révéler à elle-même. Comme une histoire d’amour, une parenthèse.&nbsp;»</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="696" height="523" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/08/Patricia-Mazuy-1.jpg?resize=696%2C523&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-124949" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/08/Patricia-Mazuy-1-scaled.jpg?resize=1024%2C769&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/08/Patricia-Mazuy-1-scaled.jpg?resize=300%2C225&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/08/Patricia-Mazuy-1-scaled.jpg?resize=768%2C577&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/08/Patricia-Mazuy-1-scaled.jpg?resize=1536%2C1153&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/08/Patricia-Mazuy-1-scaled.jpg?resize=2048%2C1538&amp;ssl=1 2048w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/08/Patricia-Mazuy-1-scaled.jpg?resize=150%2C113&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/08/Patricia-Mazuy-1-scaled.jpg?resize=696%2C523&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/08/Patricia-Mazuy-1-scaled.jpg?resize=1068%2C802&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/08/Patricia-Mazuy-1-scaled.jpg?resize=1920%2C1442&amp;ssl=1 1920w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/08/Patricia-Mazuy-1-scaled.jpg?resize=559%2C420&amp;ssl=1 559w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/08/Patricia-Mazuy-1-scaled.jpg?resize=80%2C60&amp;ssl=1 80w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/08/Patricia-Mazuy-1-scaled.jpg?resize=265%2C198&amp;ssl=1 265w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/08/Patricia-Mazuy-1-scaled.jpg?w=1392&amp;ssl=1 1392w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /></figure>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">La documentation</mark></strong></p>



<p><strong>Patricia Mazuy</strong>. «&nbsp;Je me suis bien sûr documentée. Il est difficile d’accéder aux maisons d’accueil et aux parloirs. J’ai vu des documentaires sur les prisons, comme celui de <strong>Stéphane Mercurio</strong> [<em>À côté </em>de Stephane Mercurio et Anna Zisman &#8211; ancienne contributrice de <em>Zébuline</em>, ndlr]. On voit dans ces lieux des femmes très différentes et ce n’est pas irréaliste que des femmes comme Alma et Mina s’y croisent. Quand j’ai fait le casting sauvage des femmes de la maison d’accueil, j’ai vu celles qui fréquentent les parloirs. Leur vitalité absolue face à cette vie dure m’a surprise.&nbsp;»</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Le décor</mark></strong></p>



<p><strong>Patricia Mazuy</strong>. «&nbsp;J’aurais aimé tourner à Strasbourg mais pour différentes raisons, on a choisi Bordeaux. La maison d’Alma a été très difficile à trouver. Il fallait des murs de couleur. Pas de murs blancs&nbsp;; cela aurait été trop difficile pour éclairer Isabelle. On a vraiment soigné les couleurs et une galerie parisienne nous a prêté les tableaux &#8211; il y en avait pour 800&nbsp;000 euros&nbsp;! Pourquoi celui de <strong>Jacques Villéglé</strong>, dans l’entrée&nbsp;? Il y a longtemps, j’avais connu sa fille qui m’avait emmenée dans l’atelier de son père&nbsp;; il déchirait des affiches dans les rues pour composer ses tableaux&nbsp;; un des pionniers du street-art. Je trouvais marrant que ce soit un grand tableau Et des affiches déchirées, c’était bien par rapport à la déchirure de l’amour. Un mec qui n’arrête pas de tromper sa femme et qui lui offre des affiches déchirées, c’est drôle, non&nbsp;?&nbsp;»</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">La musique</mark></strong></p>



<p><strong>Patricia Mazuy</strong>. «&nbsp;Dés le scenario, je voulais une musique douce et très mélo. On avait peu de temps si on voulait que le film soit prêt pour Cannes. Je désirais aussi qu’il y ait une chanson comme dans un film d’Altman, que j’adore, <em>Le Privé</em> (<em>The long good Bye</em>), adapté d’un roman de Chandler, avec <strong>Elliot Gould</strong>. Il y a une chanson de <strong>John Williams</strong>, d’<strong>Amine Bouhafa</strong>.Pour la chanson, cela a été plus compliqué. Je me suis mise à écrire les paroles et j’y ai passé beaucoup de temps. Et pour <strong>Sarah McCoy </strong>qui l’interprète, c’est grâce au manager de <strong>Bertrand Belin</strong> pour qui j’avais fait un clip (<em>Surfaces</em>). Avant le tournage, j’avais juste une maquette avec le sifflet. Je voulais garder le sifflet pour trouver la voix. Très compliqué&nbsp;: je voulais quelque chose qui groove, de jazzie et après de longues recherches, <strong>Sarah McCoy</strong>, une chanteuse super, un bonheur&nbsp;!&nbsp;»</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Le titre : <em>La Prisonnière de Bordeaux</em></mark></strong></p>



<p><strong>Patricia Mazuy</strong>. «&nbsp;Le titre est romanesque. Il fait très «&nbsp;Princesse de Clèves&nbsp;». On se demande qui est LA Prisonnière de Bordeaux. Sans doute Alma, avec son destin de femme soumise, dans sa prison dorée&nbsp;?&nbsp;»</p>



<p>ENTRETIEN RÉALISÉ PAR ANNIE GAVA</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Vous pouvez lire la critique <a href="http://Le 20 août aux Variétés (Marseille), la cinéaste Patricia Mazuy présentait en avant-première son sixième long métrage, La Prisonnière de Bordeaux, présenté à la dernière Quinzaine des Cinéastes. Zébuline l’a rencontrée">ICI</a></mark></strong></p>
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		<title>« Polaris », trouver sa bonne étoile</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Jun 2023 12:20:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Ainara Vera]]></category>
		<category><![CDATA[Amine Bouhafa]]></category>
		<category><![CDATA[documentaire]]></category>
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<p>Dans la brume blanche, une voix, qui parle de solitude et de souffrance. Une silhouette. Le bruit du vent qu’on sent glacial. Une tempête de neige. Et puis des mains qui se réchauffent. Ce sont les mains d’Hayat, une navigatrice, de 1m60, en plein océan Arctique, au milieu des icebergs bleutés. À l’autre bout du monde, dans le Sud de la France, sa sœur, Leila, sur le point de donner naissance à son premier enfant, avec ses craintes et ses doutes, alors que le père a mis les voiles. Toutes deux ont eu un parcours de vie difficile&nbsp;: un père absent, une mère toxicomane, en prison, qui n’a jamais été une mère. Pour elles, les familles d’accueil. «&nbsp;<em>Je ne me rappelle aucun moment de tendresse avec ma mère&nbsp;</em>», confie Hayat. Elle souhaite très fort que sa sœur, grâce à ce bébé qui vient de naitre, puisse changer le destin de cette famille. C’est à travers des conversations téléphoniques qu’Hayat et Leila revisitent leur passé et leur relation. Et c’est en racontant, bribes par bribes, son histoire à <strong>Ainara Vera</strong> qu’Hayat nous permet de l’approcher. Elle évoque ses difficultés en tant que femme-capitaine, la nécessité d’être dure au départ pour se faire respecter, les agressions qu’elle a subies. «&nbsp;<em>En tant que femme, si vous êtes ne serait-ce qu&rsquo;un peu attirante, c’est vraiment super difficile. Ça consomme tellement d’énergie.&nbsp;</em>» Le syndicat de marins qu’elle a contacté lui a refusé toute aide.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Voyage intérieur</strong></mark></p>



<p>«&nbsp;<em>On a le droit de décider ce qu’on veut faire de notre corps&nbsp;!&nbsp;</em>»s’indigne-t-elle. Elle est épuisée de devoir se débrouiller toute seule. «<em>&nbsp;Je ne peux apaiser ma souffrance quand la vie me maltraite.</em>&nbsp;» Comment garder la tête hors de l’eau, nous suggère un plan serré, fixe, long, intense, où elle nous regarde. Peut-être en quittant le bateau, un moment, pour aller voir sa sœur et faire connaissance avec la petite Inaya, celle qui va briser ce cycle infernal pour avoir de nouvelles références. En profiter aussi pour faire le point sur sa propre existence&nbsp;: «<em>&nbsp;Je fais pas ma vie, je m’occupe des autres&nbsp;!</em>&nbsp;» lance-t-elle à sa sœur cadette. Comment chasser ses démons, vaincre sa peur de ne jamais être aimée&nbsp;? Comment se reconstituer après cette enfance où on n’a pas reçu cet amour de base&nbsp;? «<em>&nbsp;Inaya est aimée et c’est le plus important&nbsp;</em>», conclue-t-elle.</p>



<p>Dans <em>Polaris,</em> ce documentaire tourné pendant deux années, <strong>Ainara Vera</strong> trace le portait de deux femmes qui, chacune à sa manière, tracent leur voie. Elle filme les gestes expérimentés de la navigatrice dont le bateau semble glisser sur la mer et frôler les icebergs, ceux, plus tâtonnants de sa sœur qui apprend pas à pas les gestes d’une mère. «<em>&nbsp;Hayat est une capitaine de navire qui cherche sans relâche sa place dans le monde </em>», commente la cinéaste qui a su trouver la bonne distance pour nous donner à voir et entendre ces deux femmes blessées par la vie, nous faire partager leur voyage intérieur afin de se reconstruire. La musique d’<strong>Amine Bouhafa </strong>accompagne superbement ce voyage glaciaire travers des paysages à la beauté âpre et austère.</p>



<p>ANNIE GAVA</p>



<p><em>Polaris</em>, de <strong>Ainara Vera</strong></p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">En salles le 21 juin</mark></p>
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