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	<title>Archives des Amour - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Amour - Journal Zebuline</title>
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		<title>Lilia en six chapitres</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Apr 2026 12:13:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Un aéroport, une voiture et deux jeunes femmes, la brune Lilia (Eya Bouteraa) et la blonde Alice (Marion Barbeau). Lilia, ingénieure qui vit à Paris, revient à Sousse, en Tunisie, pour les funérailles de son oncle, Daly. Mais dans son pays natal et dans sa famille, impossible de présenter sa compagne qui va séjourner à [&#8230;]</p>
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<p>Un aéroport, une voiture et deux jeunes femmes, la brune Lilia (<strong>Eya Bouteraa)</strong> et la blonde Alice (<strong>Marion Barbeau</strong>). Lilia, ingénieure qui vit à Paris, revient à Sousse, en Tunisie, pour les funérailles de son oncle, Daly. Mais dans son pays natal et dans sa famille, impossible de présenter sa compagne qui va séjourner à l’hôtel. 6 chapitres pour 6 jours. Dans la maison de famille- celle de la maison originelle de la grand-mère de la cinéaste- on prépare l’enterrement de Daly, retrouvé mort dans la rue, à moitie dénudé.  Au fil des étapes des rite funéraires, véritables tableaux vivants, des questions se posent et Lilia veut connaitre la vérité d’autant plus que des officiers de police viennent poser des questions. Commence alors pour Lilia une enquête familiale : que s’est-il passé ? Qui était Daly ? Mais aussi une quête intime ; ressurgissent souvenirs, non –dits, mensonges.  Et quand Alice s’invite à un repas, Lilia doit faire face à ce qu’elle cache. Et ce n’est pas facile. Néfissa (<strong>Salma Baccar</strong>) la grand-mère dicte sa loi et Wahida (<strong>Hiam Abbass) </strong>qui aurait pu avoir le Prix d’interprétation), sa mère, médecin, chef de service, ne peut accepter l’homosexualité de sa fille. La scène d’explication entre elles est un des moments les plus forts du film <em>: « Alice me rend heureuse ! C’est juste l’amour ! -Cela aurait été plus simple que tu ne le sois pas ! »</em>lui répond sa mère, la chassant de la chambre.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Caméra de l&rsquo;intime</mark></strong></p>



<p>&nbsp;La caméra du chef opérateur, <strong>Sébastien Goepfert</strong> cadre au plus près les visages, saisissant leur souffrance. Une caméra toujours dans la retenue&nbsp;qui saisit les gestes&nbsp;; une main qui frôle, une caresse échangée. Une caméra qui capte les ombres de la maison, puis peu à peu sa lumière. Une caméra qui filme les photos du mariage imposé à Daly comme le film culte de la cinéaste, <em>la Jetée</em> de Chris Marker. Une mise en scène tout en retenue.C</p>



<p><strong>Leyla Bouzid</strong> dont on avait apprécié les films précédents, <em>À peine j’ouvre les yeux (</em>2015) et <em>Une histoire d’amour et de désir</em> (2021) confirme son talent pour les récits d’émancipation, de combat pour la liberté et pour le choix de ses actrices, toutes excellentes.</p>



<p>Un film à voir pour se souvenir que dans bon nombre de pays, il n’est pas permis de désirer et d’aimer qui on veut.</p>



<p>Annie Gava</p>



<p><strong><em>A voix basse</em> sort en salles le 22 avril 2026</strong></p>
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		<title>[MUSIC &#038; CINEMA] Sandbag Dam</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Apr 2026 06:59:51 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Un village traversé par une rivière. Une famille comme une autre. Marko (Lav Novosel ) aide à l’atelier son père qui l’entraine dur pour la prochaine compétition de bras de fer. Pas d’autre choix pour les garçons que d’être viril, et de parler avec ses muscles&#160;! Marko a sa vie bien tracée, un métier qu’il [&#8230;]</p>
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<p>Un village traversé par une rivière. Une famille comme une autre. Marko (<strong>Lav Novosel )</strong> aide à l’atelier son père qui l’entraine dur pour la prochaine compétition de bras de fer. Pas d’autre choix pour les garçons que d’être viril, et de parler avec ses muscles&nbsp;! Marko a sa vie bien tracée, un métier qu’il n’a pas vraiment choisi, des copains braillards et une petite amie. Son côté tendre, c’est avec son frère, Fico (<strong>Leon Grgic),</strong> trisomique,&nbsp; qu’il apparait. Marko l’aide à s’endormir, lui raconte des histoires dont celle du petit lapin qui a filé, sans même dire au revoir…car Fico a une passion pour les lapins qu’il soigne, nourrit, cajole, des lapins qu’il fait sortir de leur clapier, leur accordant un peu de liberté. Quand revient au village pour l’enterrement de son père, Slaven&nbsp;(<strong>Andrija Žunac</strong>), parti à Berlin trois ans auparavant- On saura plus tard pourquoi-&nbsp; tout va changer. Regards furtifs, fuyants et gênés d’abord, puis retrouvailles de ces deux amis qui se sont aimés Ils jouent, ils s’inventent des histoires, ils prétendent qu’ils vont partir loin ensemble dans leur voiture imaginaire…</p>



<p>&nbsp;Le village est menacé d’une crue et on aligne le long des berges des sacs de sable pour empêcher l’eau de déborder. Métaphore des murs érigés entre Marko et Slaven par la famille et les voisins. Non dits, regards qui accusent, insultes. L’homophobie ordinaire. L’eau&nbsp; monte peu à peu, inexorablement comme le désir entre les deux jeunes hommes, filmé avec pudeur par la caméra de <strong>Marko Brdar</strong>,&nbsp; comme ce plan magnifique sur leurs mains après l’amour qui donne à voir la force de leurs sentiments. La musique de &nbsp;<strong>Domas Strupinskas</strong>, discrète au début, s’amplifie&nbsp; au fur et à mesure que grandit le désir, que l’eau monte, que risquent de craquer les digues.</p>



<p>«&nbsp;<em>La Croatie reste un pays très fermé d’esprit. Je ne m’en rendais pas pleinement compte avant de me lancer dans ce projet, précise la réalisatrice. On vit tous dans nos bulles, on se dit que la tolérance et l’acceptation vont de soi, mais c’est faux.&nbsp;En Croatie, même des parents très éduqués rejettent encore leurs enfants simplement parce qu’ils sont gais.Si Sandbag Dam pouvait aider ne serait-ce qu’une personne à ouvrir les yeux, ce serait déjà une victoire</em>.&nbsp;»</p>



<p>Espérons que ce soit le cas pour ce premier film de <strong>Čejen Černić Čanak,&nbsp; </strong>tout en retenue et fort réussi</p>



<p><strong>Annie Gava</strong></p>
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		<title>Maryam Touzani à cœur ouvert</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Feb 2026 14:57:52 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Une histoire de transmission Ma mère n&#8217;avait pas pu voir mon film précédent Le Bleu du caftan, parce qu&#8217;elle est décédée juste avant la sortie, de manière totalement inattendue. C&#8217;est de cette blessure qu&#8217;est sortie l&#8217;écriture de Rue Malaga. Ma mère était à moitié espagnole et j&#8217;ai grandi en parlant espagnol. Et quand ma mère [&#8230;]</p>
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<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Une histoire de transmission</strong></mark></p>



<p>Ma mère n&rsquo;avait pas pu voir mon film précédent <em>Le Bleu du caftan</em>, parce qu&rsquo;elle est décédée juste avant la sortie, de manière totalement inattendue. C&rsquo;est de cette blessure qu&rsquo;est sortie l&rsquo;écriture de <em>Rue Malaga.</em> Ma mère était à moitié</p>



<p>espagnole et j&rsquo;ai grandi en parlant espagnol. Et quand ma mère est partie, j&rsquo;ai cherché à garder cette conversation avec elle à&nbsp;travers la langue, inconsciemment. C&rsquo;est pour ça que ce film est en espagnol. C&rsquo;est mon premier film en espagnol. Le film est dédié aussi à ma grand-mère parce qu&rsquo;il y a cette histoire de transmission qui, pour moi, est primordiale. Pour moi, cette transmission est une chose qui est vitale, que j&rsquo;ai envie de raconter. C’est une manière de garder vivantes ces personnes qui ne sont plus là.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Les objets dans le film</strong></mark></p>



<p>C&rsquo;est vrai que je suis attachée aux objets. J&rsquo;ai la sensation que les objets n’ont pas une âme certes mais sont les témoins de notre vie. Dans la vie de Maria Ángeles c&rsquo;est clairement cela. Ce sont comme des marqueurs de sa vie, un ancrage. Ils font partie de son identité. Et quand elle est dépossédée de tous ces objets, &nbsp;c&rsquo;est comme si on lui arrachait une partie de sa vie et de son passé. Et j&rsquo;avais justement envie de mettre la lumière sur ces objets-là et sur ce qu&rsquo;ils peuvent représenter pour certains, pas pour tous. C&rsquo;est comme les lieux, c&rsquo;est comme les maisons. Quand Clara dit à sa mère, ce ne sont que des murs, pour Marie-Angela, ce ne sont pas que des murs, ils sont témoins de toute une vie&nbsp;: ils ont tout vu, ils ont tout entendu, ils ont tout observé et ils font partie de qui elle est. Moi, je me sens beaucoup comme cela. D&rsquo;où l&rsquo;importance quand, petit à&nbsp; petit, elle peut les&nbsp; retrouver et remeubler sa maison. c&rsquo;est une reconstruction,&nbsp; une reprise en main de sa vie, de son identité</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>L’&rsquo;immigration espagnole.</strong></mark></p>



<p>Ma grand-mère est née&nbsp; en 1910, en Andalousie. Elle est venue au Maroc. Elle avait sept ans. Ses parents y sont restés Elle a épousé un Espagnol et a eu trois enfants&nbsp;…, J’ai grandi dans cette famille avec deux cultures. Le regard des autres vis-à vis de ma grand-mère &nbsp;était qu’ils la voyaient comme une étrangère et elle ne se sentait pas étrangère. Et pour moi, déjà, petite, je me suis posé beaucoup de questions sur l&rsquo;identité, &nbsp;sur la manière dont on nous voit de l’extérieur. Ma grand-mère &nbsp;avait des yeux bleus, on voyait très &nbsp;clairement qu&rsquo;elle était étrangère et souvent, on parlait arabe à côté d’elle en pensant qu&rsquo;elle ne comprenait pas. Mais elle comprenait tout, en fait&nbsp;!</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">La ville de Tanger et la mer</mark></strong></p>



<p>J’apprends à me connaître à travers mes films&nbsp;; une fois qu&rsquo;ils sont écrits&nbsp; et même une fois qu&rsquo;ils sont tournés. J’ai besoin de la mer. J&rsquo;ai besoin de voir la mer. J&rsquo;ai besoin de cette proximité à l’Océan.&nbsp; Et je crois que ce n&rsquo;est pas anodin que cela revienne à chaque fois de différentes manières. Dan <em>Le Bleu du Caftan,</em> il y avait déjà l&rsquo;odeur de la mer qui venait dans les narines de ces deux hommes et qui racontait pour moi ce désir de mer, ce désir de liberté aussi</p>



<p>Et à Tanger, c&rsquo;est vrai qu&rsquo;on est à 14 kilomètres de l&rsquo;Espagne et que de notre maison, on voit Cadiz juste en face. C&rsquo;est vrai que j&rsquo;ai toujours grandi avec ces souvenirs par procuration de ma grand-mère, de sa petite ville de Jimena de la Frontera..C&rsquo;est une ville de fusion. C&rsquo;est une ville où il y a toujours eu un vivre-ensemble. Moi, j&rsquo;ai grandi là-dedans et j&rsquo;avais aussi envie de pouvoir raconter ça</p>



<p>Toutes ces cultures qui vivaient ensemble, dans le respect des religions les unes des autres, de la différence. Et c&rsquo;était avant tout une richesse. Moi, je me rappelle justement l&rsquo;Académia Malaga parce que ma mère a vécu là avec ma grand-mère.&nbsp; Et je me rappelle tous les récits, toutes ces cultures différentes qui vivaient ensemble&nbsp; des musulmans, des juifs et des chrétiens, des échanges de nourriture différentes. C’était important de raconter aussi la rue avec ses odeurs, avec ses sens, de sentir le cœur aussi de cette ville, de comprendre l&rsquo;attachement de cette femme à cette ville mais de manière organique, pas de manière intellectuelle. Et quelque part de rendre hommage aussi à cette génération qui est en train de disparaitre. Parce que le cimetière qu’on voit, &nbsp;c&rsquo;est là où¹ ma grand-mère est enterrée. On peut y aller passer toute une journée et ne voir personne. La majorité des gens sont partis. C’est quelque chose qui me touche beaucoup. Garder la mémoire vivante&nbsp;: je pense que le cinéma peut faire cela. Je crois que c&rsquo;est important de ne pas oublier le passé, surtout quand il est beau.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>La scène d’amour</strong></mark></p>



<p>Cette scène d&rsquo;amour était&nbsp; pour moi primordiale. Parce que j&rsquo;avais envie justement de montrer … comment dire&#8230; Je trouve qu&rsquo;il y a tellement d&rsquo;attentes, d&rsquo;injonctions de la société par rapport à la &nbsp;manière dont on doit vieillir, par rapport à la manière dont l’amour, le désir doit &nbsp;évoluer. Déjà très jeune, c&rsquo;est quelque chose qui me touchait beaucoup parce que je me suis toujours dit&nbsp;:je suis la personne que je suis à l’intérieur. Quand j&rsquo;aurai 70 ans, 75 ans, 80 ans, je vais continuer à être la même &nbsp;personne. Donc, si la société nous renvoie une image différente, parce que c&rsquo;est l&rsquo;image qu&rsquo;elle voit en moi, comment faire concilier ces deux choses&nbsp;? Il faut avoir beaucoup de force de caractère parfois pour pouvoir continuer à être qui on est à l’intérieur.</p>



<p>La sexualité et l&rsquo;amour, sont quelque chose de sain, de beau quand on est jeune. Et puis, on arrive à un certain âge, ça commence à devenir quelque part limite, à&nbsp; la limite du respectable comme si c’était &nbsp;quelque chose de moche, dont&nbsp; on ne pourrait pas parler ouvertement. C&rsquo;est quelque chose qui me heurte et qui me blesse, mais vraiment. Et donc, j&rsquo;avais envie de célébrer ces corps, leur sensualité, leur rythme, ces corps vieillissants que je trouve magnifiques. On a vécu, nos corps se sont transformés. On a ressenti des choses<em>. </em>Et je n&rsquo;ai pas envie de cacher. J’ai envie de montrer cela et de le sublimer. C&rsquo;est ce que j&rsquo;avais envie de faire avec ces scènes -là&nbsp;: montrer qu&rsquo;on est capable encore d&rsquo;aimer et qu&rsquo;on doit avoir la liberté de pouvoir désirer. &nbsp;Il n&rsquo;y a pas un moment où ¹ la vie s&rsquo;arrête.</p>



<p>Du coup, j&rsquo;avais envie que Marie-Angela puisse briser toutes ses chaînes, se libérer &nbsp;de tout et se dire &nbsp;et dire&nbsp;: «&nbsp;<em>Voilà, je suis une femme de 80 ans, mon corps est comme il est, il est magnifique comme il est, je choisis de le montrer, je choisis des habiller &nbsp;cet homme, de me déshabiller, de me montrer</em>&nbsp;!&nbsp;» Je trouve que la vieillesse est une vraie force. J&rsquo;avais envie vraiment qu&rsquo;on puisse ressentir cela comme une caresse. J&rsquo;avais envie d&rsquo;être dans un vrai respect des corps, dans un vrai respect de l&rsquo;instant et que la caméra arrive sur le corps juste comme une caresse, sans jamais trop s&rsquo;attarder, sans jamais trop montrer, mais juste pouvoir balayer du regard comme un toucher qu&rsquo;on ressent, qui est là. Et c&rsquo;est complètement éloigné du male gaze, Cela n&rsquo;a rien à voir. Quand Maria Ángeles enlève ses habits, c&rsquo;est vraiment une mise à nu de l’âme, ce n’est pas que du corps.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Travailler avec des femmes</mark></strong></p>



<p>C’est important pour moi de travailler avec des gens qui me comprennent et qui ont la sensibilité que je recherche. Et cette sensibilité-là, j&rsquo;ai pu la trouver chez des hommes comme j&rsquo;ai pu la trouver chez des femmes. Mais c&rsquo;est important pour moi de faire les bons choix et de m&rsquo;entourer de &nbsp;personnes avec lesquelles je me sens alignée, avec qui je me sens en harmonie et qui ont la même vision des choses. Il y &nbsp;ici une équipe féminine, avec des femmes âgées comme&nbsp; la coiffeuse la coiffeuse Romana, qui avait dans les 76 ans et des jeunes. Je choisis en fait les membres de mon équipe par leur talent, par leur humanité et ce que je sens.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Le personnage de Josépha</strong></mark></p>



<p>C&rsquo;est un personnage très important&nbsp;; les dialogues avec Josépha qui n&rsquo;en sont pas, puisqu’ en fait, Marie-Angeles fait tout, les questions et les réponses. &nbsp;Pour Josépha &nbsp;ce fut un casting assez long, parce que je voulais raconter toutes ces expressions- tout ce qu&rsquo;elle exprime. J’avais envie d&rsquo;un visage, d&rsquo;une comédienne qui puisse exprimer tout ça rien qu&rsquo;à travers son regard, à&nbsp;travers ses grimaces et je cherchais un visage qui porte les années qu&rsquo;il a. Pour moi, les rides qui traversent le visage de Josépha dans le film, c&rsquo;est comme des rivières, c&rsquo;est beau, Quand je suis tombée sur <strong>Maria Alfonsa Rosso</strong>, je suis tombée amoureuse d&rsquo;elle. C&rsquo;est une femme qui a une telle énergie&nbsp; de vie aussi, qui est magnifique, très douce, Elle était vraiment la Josépha que j&rsquo;avais imaginée et qui me rappelait des souvenirs d’enfance. Pendant que j&rsquo;écrivais, je n&rsquo;avais pas imaginé le personnage de Josépha, mais je pense aussi que c&rsquo;est venu parce que cette écriture &nbsp;pour moi était très dure, douloureuse aussi, parce que c’était me confronter à l&rsquo;absence de ma mère, à la douleur et tout, donc j&rsquo;ai écrit beaucoup dans les larmes, mais j&rsquo;avais aussi besoin de rire, et donc inconsciemment, je pense que ces dialogues-là ont pris cette tournure- parce que j&rsquo;avais besoin de ça&nbsp;; je me retrouvais à rire en milieu de la nuit, pendant que je me laissais porter par ces conversations-là..</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Carmen Maura</mark></strong></p>



<p>Carmen Maura, elle est capable de tout. Je n&rsquo;avais pas écrit avec Carmen en tète Et quand j&rsquo;e l’ai rencontrée, elle a lu le scenario, elle a adoré &nbsp;le personnage, elle est vraiment tombée &nbsp;amoureuse de Marie-Angéla. Et moi, je suis tombée amoureuse d’elle. Elle a des yeux tellement expressifs. Elle peur raconter tellement sans parler, elle aussi&nbsp;! L&rsquo;émotion, chez elle, est quelque part, elle est présente&nbsp;; dès qu&rsquo;on la touche, elle apparait Et puis elle a cette joie de vivre, cette énergie&nbsp; aussi qui m&rsquo;a beaucoup touchée. Après&nbsp; avoir discuté avec elle pendant quelques heures, j&rsquo;étais certaine qu&rsquo;il n&rsquo;y aurait que Carmen pour interpréter ce rôle-là, pour lui donner chair et la dimension que j&rsquo;avais imaginée&nbsp;; elle traverse tellement d&rsquo;états différents&nbsp;! Quand elle revient chez elle et qu&rsquo;elle se retrouve dans cette maison vide, ce qu&rsquo;on voit dans ses yeux n&rsquo;a absolument rien à voir avec d&rsquo;autres moments. Il fallait qu&rsquo;elle puisse aussi être tellement proche de ses émotions.</p>



<p>Et ça commence avec la coiffeuse. On veut l’obliger à&nbsp; couper des cheveux. Là elle a un déclic et elle dit non&nbsp;; c&rsquo;est un truc qui m&rsquo;agace vraiment quand on se met à infantiliser les personnes âgées&nbsp; C&rsquo;est un truc qui me met hors de moi&nbsp;! Pour moi, cette séquence est vraiment un turning point&nbsp;!</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>&nbsp;Renaissance</strong></mark></p>



<p>La vie ne nous donne pas toujours que de belles choses. C&rsquo;est se reconstruire. C&rsquo;est se repenser.&nbsp; C&rsquo;est aller chercher des ressources qu&rsquo;on ne pense pas. On a en nous parfois&#8230; Marie-Angeles est &nbsp;une femme pleine de vie. Elle va aller chercher d&rsquo;autres ressources. On la voit rajeunir quelque part en se reprenant en main. Et parce qu&rsquo;elle prend conscience du fait qu&rsquo;elle est là, qu&rsquo;elle est encore vivante. Et qu&rsquo;on veut lui enlever des choses. Et elle va redécouvrir l&rsquo;amour physique.</p>



<p>, Clara, sa fille,&nbsp; ne se rend pas compte. Pour elle, la vie de sa mère est derrière&nbsp;: elle devrait accepter d&rsquo;aller s&rsquo;installer avec elle à Madrid.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>La couleur rouge</strong></mark></p>



<p>Ma mère &nbsp;aimait beaucoup le rouge et adorait les fleurs. Je n’ai pas écrit avec cela en tête mais en revoyant le film, et même en l’imaginant car quand j’écris, c’est toujours très visuel, j’avais besoin de revoir ces fleurs&nbsp;; je prenais toujours des photos de ma mère entre les fleurs. Mais je trouve que le rouge s’est installé dans ce film aussi parce qu&rsquo;il a du sens, parce que le rouge est une couleur de vie,&nbsp; qui peut être violente parce que c&rsquo;est la couleur du sang mais c&rsquo;est aussi une couleur pleine de désir de vie</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Des séquence comme des refrains</mark></strong></p>



<p>Les scènes dans le cimetière et les visites à Josépha sont des repères, des parenthèses obligatoires, un équilibre entre la vie et la mort. Une vie faite de routine jusqu’au moment où tout bascule. Une énergie nouvelle et un rapport nouveau à son quartier. L’énergie de la vie rentre chez elle&nbsp;!</p>



<p>Propos recueillis au dernier CINEMED par Annie Gava</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Lire <a href="https://journalzebuline.fr/cinemed-rue-malaga/" type="link" id="https://journalzebuline.fr/cinemed-rue-malaga/">ICI </a>la critique du film</strong></mark></p>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/maryam-touzani-a-coeur-ouvert/">Maryam Touzani à cœur ouvert</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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		<title>Un monde fragile et merveilleux : une histoire d’amour au Liban</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Feb 2026 10:12:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>On se souvient de ce superbe documentaire, Danser sur un volcan ( https://journalzebuline.fr/danser-sur-un-volcan-filmer-au-bord-du-chaos/) où Cyril Aris filme le tournage du premier long métrage de Mounia Akl, Costa Brava, Lebanon, en phase de pré production lorsque le 4 aout 2020, Beyrouth explose. Nous retrouvons Mounia Akl (Yasmina) dans le nouveau film de Cyril Aris, Un monde [&#8230;]</p>
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<p>On se souvient de ce superbe documentaire, <em>Danser sur un volcan</em> ( <a href="https://journalzebuline.fr/danser-sur-un-volcan-filmer-au-bord-du-chaos/">https://journalzebuline.fr/danser-sur-un-volcan-filmer-au-bord-du-chaos/</a>) où Cyril Aris filme le tournage du premier long métrage de <strong>Mounia Akl,</strong> <em>Costa Brava,</em> <em>Lebanon,</em> en phase de pré production lorsque le 4 aout 2020, Beyrouth explose. Nous retrouvons <strong>Mounia Akl</strong> (Yasmina) dans le nouveau film de <strong>Cyril Aris,</strong> <em>Un monde fragile et merveilleux</em>, une histoire d’amour dans un pays auquel tous les Libanais sont très attachés malgré ses difficultés et ses crises récurrentes. «&nbsp;<em>On peut toujours enlever les libanais du Liban, on ne peut jamais enlever le Liban aux Libanais</em>&nbsp;» a précisé le réalisateur lors de sa présentation au 47<sup>e</sup> Cinemed où il a obtenu les Prix Jeune Public et Prix de la meilleure musique pour <strong>Anthony Sahyoun.</strong></p>



<p>En fond, un bruit de train. Un plan séquence, caméra nerveuse, nous montre la naissance de deux enfants, à une minute d’intervalle, à 17h 07, sous les bombes, en écho parfait avec le titre. <em>Un monde fragile et merveilleux</em>&nbsp;! Les enfants, ce sont Yasmina et Nino.</p>



<p>Plus de vingt ans plus tard, un stupide accident de voiture va permettre à ces deux êtres que la vie a séparés, de se retrouver autour d’un repas. Nino (<strong>Hasan Akil</strong>) &nbsp;qui tient un restaurant, rentre en voiture dans la vitrine des bureaux tenus par les parents de Yasmina, consultante pour le gouvernement libanais. Alors que sa mère veut porter plainte, Nino propose de les inviter à son restaurant pour payer une partie de sa dette. Un repas plein de surprise&nbsp;! Yasmina, amusée par l’attitude de Nino, réalise grâce à une photo sur le mur qu’il est son ancien ami d’enfance, perdu de vue il y a fort longtemps. L’histoire peut continuer&nbsp;…</p>



<p>Des flashbacks nous permettent de voir comment ces deux êtres surmontent ou non leurs traumatismes d’enfance. Nino n’a jamais accepté la mort de ses parents. Yasmina ne veut pas d’enfant&nbsp;: comment envisager de faire des enfants à qui on ne pourrait offrir que la guerre ou l’exil&nbsp;? Chevauchant dans trois époques, nous partageons les sentiments de ces deux êtres qui s’aiment, comme témoins d’un pays en crise, un pays pris entre l’espoir et des moments de désespoir, un pays où on ne parle pas de la guerre civile, où il n’y a jamais eu de réconciliation nationale. La composition musicale <strong>d’Anthony Sahyoun,</strong> discrète, accompagne les images, comme ce son de train récurrent tout au long du film semblant dire&nbsp;: partir ou rester&nbsp;? Car précise <strong>Cyril Aris&nbsp;</strong>se référant à Haneke&nbsp;: si je veux toucher quelqu’un, c’est par le son et non par l’image.&nbsp;Effectivement on est touché par le destin de ces deux personnes qui s’aiment, mais sans cesse confrontés à cette question&nbsp;; est-il encore possible d’imaginer un futur au Liban ?</p>



<p><em>«&nbsp;Les deux piliers de la tristesse et de la beauté reflètent ma vision du Liban. J’ai voulu raconter une histoire qui, porte en elle les fractures et les éclats d’espérance de mon pays.</em>&nbsp;»&nbsp;&nbsp; Pari réussi.</p>



<p>Annie Gava</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><em>Un monde fragile et merveilleux</em>&nbsp;sort en salles le 18 février 2026</mark></strong></p>



<p><strong>Lire ICI un entretien avec Cyril Aris</strong></p>



<p></p>
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		<title>Chronique islandaise</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Dec 2025 09:00:00 +0000</pubDate>
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<p>&nbsp;On se souvient de <em>Godland </em>(2022) l’histoire de ce jeune prêtre danois, chargé d’évangéliser une communauté en Islande et du court métrage <em>Nest&nbsp;</em>: trois frères et sœurs qui construisent ensemble une cabane, filmés durant une année par <strong>Hlynur Pálmason. </strong>Ses propres enfants,Ída, et les jumeaux, Grímur et Þorgils que nous retrouvons dans son dernier film, <em>L&rsquo;Amour qu&rsquo;il nous reste.</em></p>



<p><em>&nbsp;</em>Une chronique de la vie quotidienne, au fil des saisons dans les paysages grandioses du littoral islandais. Celle d’une famille dont on partage des moments qui semblent heureux, des repas, des jeux, la toilette du chien, Panda, le coucher des jumeaux. La mère, Anna <strong>(Saga Garðarsdóttir), </strong>une artiste plasticienne crée des toiles, les exposant aux vents marins sous des pochoirs métalliques qui y imprègnent des motifs de rouille. Toiles qu’elle a du mal à exposer et vendre. La séquence avec un galeriste suédois (<strong>Anders Mossling</strong> ) venu lui rendre visite est des plus cocasses.&nbsp; Anna gère le quotidien, son mari, Magnus (<strong>Sverrir Gudnason), </strong>marin -pêcheur, est souvent en mer et lorsqu’il rentre, ça grince. Hauts et bas d’un couple qui bat de l’aile. D’ailleurs pour Anna, cela semble clair. Ils sont séparés.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Paysages intimes</strong></mark></p>



<p>&nbsp;Magnus, lui, vit très mal cette rupture&nbsp;; il est à la fois en colère et profondément triste. Pourtant la famille partage encore des moments sans tensions&nbsp;: promenades dans la nature, cueillette de fruits rouges dont on fait des confitures, films qu’on regarde ensemble, un pique-nique étrange où soudain, la jupe d’Anna, déployée au- dessus de Markus allongé, laisse entrevoir sa petite culotte. Comme une apparition. Ce ne sera pas la seule du film. Un coq, tué par Magnus à la demande d’Anna, revient l’attaquer, aussi grand qu’un dinosaure. Un rêve&nbsp;? &nbsp;Et motif récurrent, une sorte de pantin-épouvantail construit par les enfants et leur mère, cible pour le tir à l’arc, prend vie comme une chevalière coiffée d’un heaume. Un peu comme si le réel se mettait à dysfonctionner tel le couple qui se défait.</p>



<p>&nbsp;Si <em>L&rsquo;Amour qu&rsquo;il nous reste</em> traite un sujet vu et revu au cinéma, une séparation, il nous parle aussi de la fuite du temps, des souvenirs qui restent. Il nous capte par la mise en scène et les choix du cinéaste. <em>«&nbsp;Sur tous les plans, je voulais faire simple et aller droit au but, pour saisir l’énergie particulière du film et obtenir un équilibre entre l’absurde et le comique, la beauté et la laideur, la famille et la nature, les enfants et les parents&nbsp;»</em></p>



<p>Qu’on soit en mer avec Magnus ou sur terre avec Anna, <strong>Hlynur Pálmason, </strong>filme en plans fixes, avec beaucoup de précision et de sensualité les gestes du travail, les outils, les corps et les visages. &nbsp;Il nous donne à voir la beauté de la mer et les paysages sublimes de cette côte, auxquels la musique de <strong>h hunt</strong>, <em>Playing Piano for Dad </em>ajoute une touche&nbsp;mélancolique.</p>



<p>Annie Gava</p>



<p><em>L&rsquo;Amour qu&rsquo;il nous reste </em>est en salles le 17 décembre. Il représentera l’Islande aux Oscars</p>



<p></p>



<p><em>.</em></p>



<p></p>
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		<title>Jone sometimes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Dec 2025 07:32:16 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Jone a vingt ans&nbsp;: le plus bel âge de la vie&nbsp;? Ce pourrait être le cas pour cette jeune Basque qui vit à Bilbao avec sa jeune sœur, Marta, et son père Aitor (<strong>Josean Bengoetxea)</strong> . Mais Aitor , un ancien éducateur, âgé de 54 ans, atteint de la maladie de Parkinson,&nbsp; a de plus en plus besoin de ses filles pour gérer son quotidien. Heureusement, pour échapper à cette grisaille, Jone a une bande d’amies avec qui elle fait la fête. Surtout quand démarre la <em>Semana Grande</em> qui met la ville en ébullition. Dans les rues, on chante en chœur, avec Zea Mays, on danse, on boit. Scènes de joie collective, remplies de couleurs, auxquelles on a l’impression de participer. Le visage de Jone rayonne. Et quand la jeune femme croise le regard d’Olga, une jeune Madrilène, son cœur s’enflamme. Premier amour filmé avec beaucoup de pudeur…</p>



<p>&nbsp;C’est la vie au cours de cette semaine de fête que nous conte <strong>Sara Fantova</strong> dans ce premier film <em>Jone Sometimes,</em> ce moment&nbsp; où Jone entre dans sa vie d’adulte , entre ombre et lumière, entre allégresse et tristesse, entre élan vital et maladie. Le récit est ponctué par des images du passé, des photos de l’enfance et les carnets intimes du père qui, peu à peu, &nbsp;perd ses repères et son autonomie. Sara Fantova&nbsp; filme le quotidien, les repas, la teinture en rose des cheveux de Marta, les courses dans un magasin de bricolage. Se dessine ainsi le portrait d’une jeune femme&nbsp;: sa relation avec son père, la complicité avec sa sœur et son envie de vivre. . <strong>Olaia Aguayo</strong> incarne avec intensité cette jeune femme au moment de ce passage à l’âge adulte qui lui est imposé par la vie. Sur un sujet assez classique, Sara Fantova offre un film habile et prometteur que le Jury de Malaga 2025 a récompensé d’une mention spéciale.</p>



<p>&nbsp;Annie Gava</p>



<p>Le film sort en salles le 17 décembre</p>
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		<title>Sans sexe, avec amour</title>
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		<pubDate>Fri, 15 Aug 2025 15:32:42 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Elena enseigne la danse contemporaine à des malentendants. Dovydas interprète&#160; son cours en langue des signes. Deux langages très différents, ce qui n’empêche pas que ces deux jeunes gens s’attirent. Une histoire d’amour nait mais une histoire très particulière comme on en voit peu- peut-être jamais&#160; au cinéma.- Dovydas est asexuel. Il n’a jamais éprouvé [&#8230;]</p>
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<p>Elena enseigne la danse contemporaine à des malentendants. Dovydas interprète&nbsp; son cours en langue des signes. Deux langages très différents, ce qui n’empêche pas que ces deux jeunes gens s’attirent. Une histoire d’amour nait mais une histoire très particulière comme on en voit peu- peut-être jamais&nbsp; au cinéma.- Dovydas est asexuel. Il n’a jamais éprouvé de désir pour quiconque et n’en aura jamais. Quand il l’ annonce à Elena, elle pense d’abord qu’elle ne lui plait pas d’autant que sa mère semble ne pas lui avoir permis de prendre confiance en elle&nbsp; durant son enfance et son adolescence. La séquence où Dovydas, qui s’est invité à un repas, fait connaissance avec cette femme dure est éclairante.</p>



<p>&nbsp;Peu à peu la relation se construit, une alchimie opère entre cet homme qui aime sans désir et la sensuelle Elena, une relation faite de silences, de signes, de caresses, de fous rires, de gestes esquissés et de malentendus aussi. Filmées en 16mm,&nbsp; les séquences des cours de danse, ou la danse des corps sont superbes, au rythme de la musique et des chansons de la compositrice d’<strong>Irya Gmeyner</strong>. La caméra de <strong>Laurynas Bareisa</strong> filme au plus près le grain de la peau, les mains qui d’abord se frôlent, les corps de ces deux êtres qui cherchent une nouvelle façon d’aimer, sans sexe mais avec beaucoup de tendresse. Sans &nbsp;doute le film aurait il gagné à être un peu plus resserré car il a tendance à s’essouffler. Heureusement les scènes de danse où <strong>Greta Grinevičiūtė</strong> exulte de sensualité &nbsp;sont superbes tout comme celles, étonnantes, où <strong>Kestutis Cicenas </strong>signe les chansons.</p>



<p><em>Slow</em> de <strong>Marija Kavtaradze</strong>, (dont le titre original, <em>Tu man nieko neprimen</em> signifie&nbsp;: Tu n’es rien pour moi, tu ne me rappelles rien) avait été présenté en compétition du festival <em>Music et Cinéma</em> de Marseille.</p>



<p>Annie Gava</p>



<p>© Totem film</p>
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		<title> « When the Light Breaks », des amours et des drames   </title>
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		<pubDate>Thu, 13 Feb 2025 10:16:00 +0000</pubDate>
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<p>Un coucher de soleil au bord de l’eau. Une jeune femme de dos qu’un homme interpelle hors champ. Puis deux silhouettes,&nbsp;dans les couleurs pastel du couchant. Una (<strong>Elín Hall)</strong>, une étudiante en art, et son copain, Diddi (<strong>Baldur Einarsson</strong>), qu’elle a rencontré dans son atelier de théâtre-musique, et qu’elle ne voit qu’en secret. Une situation qui pèse à la jeune femme. Ils sont amoureux, imaginent des vacances ensemble. Mais c’est décidé, il va quitter Klara (<strong>Katla Njálsdóttir</strong>) sa copine, qu’il fréquente depuis des années.</p>



<p>Diddi emprunte la voiture de son colocataire Gunni <strong>(Mikael Kaaber</strong>) et part au petit matin. Un long travelling dans un tunnel routier sombre, brutalement envahi par une lueur rouge. Un accident, grave, dont Una ne sera informée que plus tard. Elle est partie en cours et son portable n’a plus de batterie. Elle tente sans succès de joindre Diddi et à partir de ce moment-là, nous allons partager toutes ses émotions, son angoisse dans un couloir d’hôpital bondé.</p>



<p>Tous les amis de Diddi sont là, s’étreignant, se consolant quand ils apprennent sa mort. Mais quand Klara,&nbsp; la copine « officielle&nbsp;» rejoint le groupe, Una n’a plus de place et s’enfuit. La caméra de<strong> Sophia Olsson</strong> la suit en un long travelling, à contre courant de la foule, s’attardant sur son visage, nous offrant des gros plans d’une triste et saisissante beauté. Toute une palette d’émotions qu’Elín Hall exprime&nbsp;par petites touches&nbsp;: sa tristesse d’avoir perdu l’homme qu’elle aime, son impossibilité de le dire au monde, d’exprimer son chagrin. Peut-elle revendiquer sa place dans le deuil qu’elle vit&nbsp;? Parfois elle est tentée de révéler son secret à sa rivale et à ses amis. N’est-il pas inévitable que les deux femmes se rencontrent&nbsp;?</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Une histoire universelle</mark></strong></p>



<p>«<em>&nbsp;Le film pose la question de savoir comment nous gérons nos rôles dans des relations qui changent radicalement. Et il nous encourage à trouver l’amour et la beauté, même face à la douleur</em>&nbsp;», explique <strong>Rúnar Rúnarsson</strong>, le réalisateur de ce film, tourné en 16mm. Un film tendre, touchant, charnel, sans dialogues superflus, un film qui nous raconte le travail du deuil&nbsp; «<em>&nbsp;J’ai perdu un ami dans ma jeunesse, et j’ai voulu faire face aux émotions que j’ai ressenties le jour où cela s’est produit, en racontant une histoire universelle.&nbsp;</em>»</p>



<p>Une histoire universelle dans une Islande que le réalisateur filme superbement nous permettant de voir l’amour et la beauté, face à la douleur.</p>



<p>ANNIE GAVA</p>



<p><strong><em>When the Light Breaks, </em>Rúnar Rúnarsson<br></strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>En salles le 19 février</strong></mark></p>
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		<title>Le beau rôle, et le beau casting </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Dec 2024 07:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Une répétition de théâtre&#160;: un baiser, qui manque d’intensité selon la metteuse en scène Nora (excellente Vimala Pons). Elle dirige avec énergie sa troupe et son compagnon, Henri (William Lebghil),qui incarne Ivanov, un rôle de dépressif que seul osera jouer un acteur de talent, disait Tchekhov. Où sont les limites entre la vie, l’amour et [&#8230;]</p>
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<p>Une répétition de théâtre&nbsp;: un baiser, qui manque d’intensité selon la metteuse en scène Nora (excellente <strong>Vimala Pons</strong>). Elle dirige avec énergie sa troupe et son compagnon, Henri (<strong>William Lebghil</strong>),qui incarne Ivanov, un rôle de dépressif que seul osera jouer un acteur de talent, disait Tchekhov.</p>



<p>Où sont les limites entre la vie, l’amour et le travail&nbsp;? Henri a besoin de les dépasser&nbsp;: il ne jouait que pour celle qu’il aime, Nora&nbsp;; maintenant il a besoin d’autre chose. Un ami lui offre l’occasion de passer un casting, de rencontrer Noémie (<strong>Antonia Buresi</strong>) et François (<strong>Jérémie Laheurte</strong> ) et de faire du cinéma… à Paris. Comment concilier les deux&nbsp;? Henri va passer beaucoup de temps dans les trains, entre deux lieux, entre deux métiers, entre deux rôles. C’est d’autant plus difficile que Nora n’accepte pas qu’il ne lui appartienne plus complètement. Disputes, crise. Henri quitte le spectacle&nbsp;; elle le largue sur la route. Tous deux vont devoir faire l’expérience du monde sans l’autre, ce qui est aussi difficile pour Nora qui se débat avec tous les problèmes de la troupe à gérer que pour Henri qui vit très mal la rupture et doit apprendre le métier d’acteur. Arriveront-ils à surmonter&nbsp; tout cela, à repartir sur de nouvelles voies…</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>On doute</strong></mark></p>



<p>Le spectateur va partager, tour à tour, les répétitions de théâtre et de cinéma, les moments de travail et de vie dans un rythme alerte. Scènes cocasses comme celle du nouveau sol que vient d’installer sur la scène le décorateur, lumineux mais… glissant. Scènes où l’on est en empathie avec Nora qui craque&nbsp;: «&nbsp;<em>Je n’ai pas besoin d’être aimée&nbsp;; j’ai besoin d’être aidée&nbsp;!&nbsp;</em>» ou avec Henri qui confie son chagrin d’être quitté.</p>



<p>Un montage alerte et habile, fait parfois douter le spectateur : est-on dans le film de Noémie ou dans la vie ? « <em>Si tu acceptes l’incertitude tout devient possible</em> » dit un metteur en scène. Entre comédie romantique et comédie de remariage, sans être vraiment original, ce premier long métrage de Victor Rodenbach a offert de beaux rôles à deux excellents comédiens,<strong> Vimala Pons </strong>et <strong>William Lebghil.</strong></p>



<p>ANNIE GAVA</p>



<p><em>Le beau rôle</em>, de <strong>Victor Rodenbach</strong><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">En salles le 18 décembre</mark></strong></p>
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		<title>« Grand tour », le merveilleux voyage de Miguel Gomes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 Nov 2024 19:02:11 +0000</pubDate>
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<p>Le «&nbsp;Grand Tour&nbsp;» était un voyage qu’entreprenaient les européens aisés, en Europe depuis le Moyen Âge, puis d’une capitale de l’Empire britannique en Inde jusqu’à l’Extrême-Orient. Un voyage qui a inspiré de nombreux écrivains dont Sommerset Maugham. Et c’est en lisant <em>A</em><em> Gentleman in the Parlour</em> que <strong>Miguel Gomes </strong>a l’idée de faire son <em>Grand Tour</em>.Un périple qu’il commence en 2020 avec son équipe, filmant en 16mm, pour recueillir une «&nbsp;<em>archive de voyage</em>&nbsp;» qu’il compte utiliser dans le film. Le voyage interrompu par la Covid, une équipe chinoise va finalement parcourir les 3500 km restant pour compléter le périple commencé deux ans plus tôt. Le reste du film sera tourné avec des acteurs, en studio, trente décors sans aucun trucage numérique&nbsp;! Une proue<a></a>sse.</p>



<p>L&rsquo;histoire se passe en 1918&nbsp;: Edward Abott (<strong>Gonçalo Waddington</strong>) fonctionnaire de l’Empire britannique, basé à Rangoun, en Birmanie, fuit Molly Singleton (<strong>Crista Alfaiate</strong>), sa fiancée depuis 7 ans, au moment où elle arrive pour leur mariage. Il ne se souvient plus de son visage et a envie de disparaitre. Et c’est dans ce grand tour que le spectateur est embarqué, guidé par une voix off qui parle la langue du pays traversé. En bateau, en trains, dont un qui déraille, à pied à travers jungle et forêts, en tuk-tuk, en bus, en jonque, et même dans un navire de guerre américain.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Sur la route encore</strong></mark></p>



<p>De Rangoun à Singapour où on assiste à un spectacle de marionnettes et d’ombres, puis à Bangkok où Edward est invité à l’anniversaire du Prince, au son du <em>Beau Danube bleu </em>qui nous emmène au cœur de Saïgon  au milieu d’un superbe ballet de motos chevauchées par des gens, masques anti-covid sur le visage. Rencontres insolites au Japon, comme les musiciens de rue mendiants, les moines Komusos  ou à Manille, un homme aviné qui chante faux <em>My Way</em> de Sinatra. Car dans ce voyage, présent et passé, documentaire et fiction, réel et imaginaire, se mélangent harmonieusement dans un superbe noir et blanc, déjà apprécié dans <em>Tabou </em>(2012) ),-  qui fait penser parfois à l’esthétique des films muets en particulier quelques plans à l’iris. Un noir et blanc, entrecoupé de séquences en couleurs dont ces plans récurrents  de manège « grand tour »  activés par des acrobates birmans.</p>



<p>Si la première partie du film est consacrée à celui qui fuit, la seconde nous raconte le trajet de celle qui le poursuit, la belle Molly&nbsp;: «<em>&nbsp;Je vais lui mettre le grappin dessus, je vais le débusquer que ça lui plaise ou non</em>&nbsp;»<em>,</em> dit-elle en pouffant. Elle aussi fait des rencontres qui lui font oublier, un moment, son fuyant fiancé. Des gens étonnants comme Lady Dragon et&nbsp; Ngoc, l’employée de M. Sanders qui la courtise en vain, lui faisant écouter <em>By the light of the silvery moon.</em> Une deuxième partie plus mélancolique. La fin d’un voyage, comme un écho &nbsp;aux paroles du consul anglais de Bandung, retiré à la campagne <em>«&nbsp;La fin de l’Empire&nbsp; est inévitable. Question d’années peut être de mois…On partira d’ici sans avoir rien compris…</em>&nbsp;»</p>



<p>&nbsp; On ne peut qu’être embarqué dans ce <em>Grand Tour</em>&nbsp;: un récit de voyages, poétique, superbement filmé, qui nous fait rêver mais aussi réfléchir sur le monde et la lâcheté de (certains) hommes.</p>



<p>ANNIE GAVA</p>



<p><em>Grand Tour</em>, de <strong>Miguel Gomes</strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>En salles le 27 novembre</strong></mark></p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/grand-tour-le-merveilleux-voyage-de-miguel-gomes/">« Grand tour », le merveilleux voyage de Miguel Gomes</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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