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	<title>Archives des animation - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des animation - Journal Zebuline</title>
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		<title>[CINE HORIZONTES] : Rock Bottom, vertiges et apnée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Oct 2025 05:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Présenté à Annecy, Rock Bottom, est le premier long-métrage de la réalisatrice espagnole. Il emprunte son titre à celui de l’album de Robert Wyatt produit par Nick Mason, le batteur des Pink Floyd. L’album a cinquante ans. Il paraît en 1974, le jour où Robert Wyatt, ancien membre des&#160;Soft Machine, épouse la parolière et illustratrice&#160;Alfreda [&#8230;]</p>
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<p>Présenté à Annecy, <em>Rock Bottom</em>, est le premier long-métrage de la réalisatrice espagnole. Il emprunte son titre à celui de l’album de <strong>Robert Wyatt</strong> produit par <strong>Nick Mason</strong>, le batteur des Pink Floyd.<strong> </strong>L’album a cinquante ans. Il paraît en 1974, le jour où Robert Wyatt, ancien membre des&nbsp;<em><strong>Soft Machine</strong></em>, épouse la parolière et illustratrice&nbsp;<strong>Alfreda Benge</strong>. Il est alors paraplégique. Un an auparavant, il est tombé du 4ème<sup>&nbsp;</sup>étage depuis la fenêtre de la salle de bain de l’appartement londonien d’un ami.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Good trip, bad trip</mark></strong></p>



<p>C’est cette soirée noyée dans la drogue, le sexe et l’alcool qui ouvre le film, transposant l’action à New York, reconstituant les circonstances de l’accident, puis remontant au passé récent à Majorque où Richard (Bob) file un amour fusionnel avec Alfreda (dite Alfie ou Alif&nbsp;qui par glissement pourrait bien devenir A life). Dans le scénario, Alif est réalisatrice de films expérimentaux. Elle crée des montages surréalistes où les volets et les portes s’ouvrent sur d’étranges créatures, elle peint ses pellicules. Lui compose. Tous deux doutent. L’île les reconnecte aux origines. La beauté sub et sous-marine les fascine, les inspire. Mais les deux artistes boivent beaucoup et se droguent de plus en plus. «&nbsp;<em>Deux hérissons qui ne peuvent plus se rapprocher sans se déchirer&nbsp;».</em>&nbsp;De l’ambulance, et du lit d’hôpital où Richard est cloué, les flashes back ramènent à la maison villageoise, aux plages majorquines, aux fêtes, à la Guarda civile de Franco qui ferme les yeux sur ces hurluberlus anglais. Ils font revivre les baignades, les délires sous acides, les hallucinations, les affres du manque, la rupture. Good trip. Bad trip.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Restitution underground</strong> </mark></p>



<p>&nbsp;Marie Trénor auquel Richard Wyatt a donné son accord, s’appuie sur six chansons remastérisées de l’album&nbsp;<em>Rock Bottom –</em>commencé avant son accident mais finalisé après, avec ses amis. Elle complète la BO par des morceaux enregistrés avec l’ancien groupe de Wyatt,&nbsp;<em><strong>Matching Mole</strong></em>. Les paroles n’ont aucun sens précis, dira Wyatt. Prosaïques, abstraites jusqu’à l’onomatopée, bouleversantes comme celles de&nbsp;<em>Sea Song</em>&nbsp;dédiées à Alfie, associées&nbsp;à l’image d’un couple qui rejoint la flore sous-marine et s’y rejoint. Des mots entre haut et bas.&nbsp;<em>Hit Rock Bottom</em>&nbsp;signifie «&nbsp;toucher le fond&nbsp;» et dans&nbsp;<em>Little Red Robin Hood Hit the road</em>, «&nbsp;<em>Des taupes mortes gisent dans leurs trous</em>&nbsp;et&nbsp;<em>Les tunnels sans issue s’effondrent.</em>&nbsp;» &nbsp;Jazz planant, rock alternatif, recherches sonores et mélodiques, impros, la complexité de l’univers musical&nbsp;de Wyatt entre en écho avec la virtuosité de l’animation de Maria Trénor qui en varie les techniques et ouvre le champ des possibles avec une absolue liberté.&nbsp;</p>



<p>La réalisatrice raconte une histoire d’amour, la naissance d’une œuvre, le moment de basculement de la carrière d’un grand artiste, elle reconstitue l’esthétique underground et surréaliste d’une époque, s’inscrit dans l’histoire de la musique. Elle écarte les petites fleurs hippies et les arcs en ciel radieux pour immerger le spectateur dans les mouvances psychédéliques, le maelström et le cri des couleurs. Loin d’un biopic, il s’agit ici d’<em>« accéder à un espace intérieur</em>&nbsp;» fantasmé, onirique, déformé et réinventé.</p>



<p>ELISE PADOVANI</p>
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		<title>« Rock Bottom » :  vertiges et apnée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Jul 2025 14:38:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’album a cinquante ans. Il paraît en 1974, le jour où Robert Wyatt, ancien membre des Soft Machine, épouse la parolière et illustratrice Alfreda Benge. Il est alors paraplégique. Un an auparavant, il est tombé du 4e&#160; étage depuis la fenêtre de la salle de bain de l’appartement londonien d’un ami. C’est cette soirée noyée [&#8230;]</p>
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<p>L’album a cinquante ans. Il paraît en 1974, le jour où Robert Wyatt, ancien membre des <strong><em>Soft Machine</em></strong>, épouse la parolière et illustratrice <strong>Alfreda Benge</strong>. Il est alors paraplégique. Un an auparavant, il est tombé du 4<sup>e&nbsp; </sup>étage depuis la fenêtre de la salle de bain de l’appartement londonien d’un ami.</p>



<p>C’est cette soirée noyée dans la drogue, le sexe et l’alcool qui ouvre le film, transposant l’action à New York, reconstituant les circonstances de l’accident, puis remontant au passé récent à Majorque où Richard (Bob) file un amour fusionnel avec Alfreda (dite Alfie ou Alif&nbsp; qui par glissement pourrait bien devenir A life). Dans le scénario, Alif est réalisatrice de films expérimentaux. Elle crée des montages surréalistes où les volets et les portes s’ouvrent sur d’étranges créatures, elle peint ses pellicules. Lui compose. Tous deux doutent. L’île les reconnecte aux origines. La beauté sub et sous-marine les fascine, les inspire. Mais les deux artistes boivent beaucoup et se droguent de plus en plus. «&nbsp;<em>Deux hérissons qui ne peuvent plus se rapprocher sans se déchirer&nbsp;».</em> De l’ambulance, et du lit d’hôpital où Richard est cloué, les flashes back ramènent à la maison villageoise, aux plages majorquines, aux fêtes, à la Guarda civile de Franco qui ferme les yeux sur ces hurluberlus anglais. Ils font revivre les baignades, les délires sous acides, les hallucinations, les affres du manque, la rupture. Good trip. Bad trip.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Restitution underground</strong></mark></p>



<p>Marie Trénor auquel Richard Wyatt a donné son accord, s’appuie sur six chansons remastérisées de l’album <em>Rock Bottom &#8211;</em>commencé avant son accident mais finalisé après, avec ses amis. Elle complète la BO par des morceaux enregistrés avec l’ancien groupe de Wyatt, <strong><em>Matching Mole</em></strong>. Les paroles n’ont aucun sens précis, dira Wyatt. Prosaïques, abstraites jusqu’à l’onomatopée, bouleversantes comme celles de <em>Sea Song</em> dédiées à Alfie, associées à l’image d’un couple qui rejoint la flore sous marine et s’y rejoint. Des mots entre haut et bas. <em>Hit Rock Bottom</em> signifie « toucher le fond » et dans  <em>Little Red Robin Hood Hit the road</em>, « <em>Des taupes mortes gisent dans leurs trous</em> et <em>Les tunnels sans issue s&rsquo;effondrent.</em> »  Jazz planant, rock alternatif, recherches sonores et mélodiques, impros, la complexité de l’univers musical de Wyatt entre en écho avec la virtuosité de l’animation de Marie Trénor qui en varie les techniques et ouvre le champ des possibles avec une absolue liberté. </p>



<p>La réalisatrice raconte une histoire d’amour, la naissance d’une œuvre, le moment de basculement de la carrière d’un grand artiste, elle reconstitue l’esthétique underground et surréaliste d’une époque, s’inscrit dans l’histoire de la musique. Elle écarte les petites fleurs hippies et les arcs en ciel radieux pour immerger le spectateur dans les mouvances psychédéliques, le maelström et le cri des couleurs. Loin d’un biopic, il s’agit ici d’ <em>«&nbsp;accéder à un espace intérieur</em>&nbsp;» fantasmé, onirique, déformé et réinventé.</p>



<p>ELISE PADOVANI</p>



<p><em>Rock Bottom</em> de <strong>Maria Trénor</strong></p>



<p>En salles le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>9 juillet</strong></mark></p>



<p></p>
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		<title>« Blue Giant », des bulles de jazz</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 Mar 2024 11:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pour les amateurs de mangas, Blue Giant de Shinichi Ishizuka est une saga en dix tomes suivie des onze volumes de Blue Giant Supreme puis de ceux de Blue Giant Explorer. L’auteur y raconte le parcours de Dai Miyamato, un élève de terminale touché par le jazz comme par la grâce et bien déterminé à [&#8230;]</p>
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<p>Pour les amateurs de mangas, <em>Blue Giant</em> de <strong>Shinichi Ishizuka</strong> est une saga en dix tomes suivie des onze volumes de <em>Blue Giant Supreme</em> puis de ceux de <em>Blue Giant Explorer</em>. L’auteur y raconte le parcours de Dai Miyamato, un élève de terminale touché par le jazz comme par la grâce et bien déterminé à devenir le plus grand saxophoniste du monde. C’est un jeune homme «&nbsp;méritant&nbsp;», acharné, s’entraînant sans relâche. Il quitte sa ville de province, son équipe de baskets, son père et sa petite sœur pour chercher la consécration à Tokyo. Après avoir surmonté les difficultés de celui «&nbsp;qui se voit en haut de l’affiche&nbsp;», par la force de sa pureté, communiquant aux autres son énergie inépuisable et sa foi indestructible, il formera le trio <strong><em>Jass</em></strong>. À la batterie, son copain Tamada qu’il a converti à sa passion. Au piano, l’élégant Yukinori rencontré dans un club tokyoïte. Rompant le silence du papier, le réalisateur japonais d’&nbsp;«&nbsp;anime&nbsp;» de 42 ans, <strong>Yuzuru Tachikawa</strong>, à l’occasion du centenaire de la Maison d’édition Shogakukan, sur des compositions de la pianiste compositrice <strong>Hiromi Uehara</strong>, condense les 10 tomes de Maître Ishizuka en deux heures et les porte à l’écran.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Tout se joue</mark></strong></p>



<p>Le scénario reste fidèle à l’histoire un peu lisse, conforme aux codes du genre, et à l’invraisemblable rapidité d’apprentissage des jeunes gens, doublés ici par de grands interprètes <strong>Hiromi Uehara</strong> pour Yukinori, <strong>Shun Ishiwaka </strong>pour Tamada et <strong>Tomoaki Baba</strong> pour Dai. Centré sur le rêve fou de ce dernier et sur l’ascension progressive du groupe, le film ne développe aucune intrigue secondaire et encore moins amoureuse. Des souvenirs s’accrochent parfois aux notes. Nourrissant la musique, d’enfance, de joies, de peines. En décor de fond, l’urbanité de la Capitale, sa scène jazz nocturne et le mythique Blue Note, rebaptisé So Blue. On retrouve les cadrages ciné très présents dans tous les mangas. Des plans zénitaux très larges aux macros des gouttes de sueur perlant au front des concertistes, <em>Blue Giant</em> crée un effet d’aspiration vers la scène où – sans jeu de mots, tout se joue. Bleus et rouges, en balance. Bleus et ors. Ombres dansées. Le film flambe dans les solos et les impros, où chacun donne tout, de ses doigts, de son souffle, de son cœur, de son âme. Car on le sait, et quelques poncifs égrenés le rappellent, la musique, ce n’est pas seulement des notes. Sinon à quoi bon&nbsp;? Une des séquences les plus émouvantes du film, montre Yukinori jouant du piano d’une seule main, découvrant comme Miles Davis qu’il ne sert à rien de «&nbsp;<em>jouer beaucoup de notes alors qu’il suffit de choisir les meilleures</em>&nbsp;». &nbsp;</p>



<p>En <em>guest star</em> de cette animation, le saxo ténor&nbsp;de Dai. Spectaculaire dans l’enroulement étincelant de son tube de métal. Légendaire puisque lié, entre autres, à John Coltrane et Sonny&nbsp; Rollins. Capable d’interpréter, comme la voix humaine – dont on le rapproche, l’infinie partition des émotions. Du feulement au cri. Un instrument du souffle. Celui qui se coupe par le froid de l’hiver alors que le jeune Dai répète près de la rivière, celui qui se libère en concert, celui qui donne «&nbsp;l’anima&nbsp;» au dessin. Privilégiant les live musicaux, liant, avec virtuosité, lumière et son, déformant l’espace et les lignes – du crayonné nerveux au maelstrom polychrome psychédélique, le réalisateur restitue l’énergie folle des jeunes protagonistes et nous offre un très beau moment de communion.</p>



<p>ÉLISE PADOVANI</p>



<p><em>Blue giant</em>, de <strong>Yuzuru Tachikawara</strong></p>



<p>En salles le 6 mars</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/blue-giant-des-bulles-de-jazz/">« Blue Giant », des bulles de jazz</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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