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	<title>Archives des Annie Terrier - Journal Zebuline</title>
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		<title>Littérature et profondeur</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Oct 2023 08:15:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Aix-en-Provence]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. Vous êtes l’âme de ces rencontres littéraires depuis leurs débuts. Aviez-vous alors conscience du formidable événement annuel qui était en train de s’installer, pas une «&#160;foire&#160;» aux livres «&#160;ornée&#160;» d’entretiens mais une rencontre profonde avec des auteurs de premier plan&#160;? Annie Terrier. Vous avez prononcé le mot qui me plaît le plus&#160;: «&#160;profonde&#160;»&#160;! Il [&#8230;]</p>
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<p><strong>Zébuline.</strong> <strong>Vous êtes l’âme de ces rencontres littéraires depuis leurs débuts. Aviez-vous alors conscience du formidable événement annuel qui était en train de s’installer, pas une «&nbsp;foire&nbsp;» aux livres «&nbsp;ornée&nbsp;» d’entretiens mais une rencontre profonde avec des auteurs de premier plan&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>Annie Terrier.</strong> Vous avez prononcé le mot qui me plaît le plus&nbsp;: «&nbsp;profonde&nbsp;»&nbsp;! Il y avait dans toutes les rencontres, je pense ici particulièrement à Kenzaburo Oé décédé en mars dernier, une profondeur et une tendresse que je ne pouvais pas imaginer au départ&nbsp;! La création des <em>Écritures Croisées</em> se situe dans le prolongement de deux fêtes du livre conçues dans un esprit très militant, réponse à la fermeture du Relais Culturel d’Aix-en-Provence en 1980 par le maire de l’époque, Alain Joissains. En 1981 un autre regard était porté sur la culture et nous avons bénéficié du soutien fort de la Région. Avec Gil Jouanard, notre premier président, l’idée était de réinstaller les saltimbanques au cœur de la ville. Ce fut d’abord au cloître du collège des Prêcheurs, puis à l’école des Beaux-Arts et au Palais de Justice, c’était la prise de la Bastille par des saltimbanques&nbsp;! C’est là qu’est apparu le thème de l’étranger&nbsp;: je dois le titre «&nbsp;l’épreuve de l’étranger&nbsp;» au grand traducteur Antoine Berman et son livre publié en 1984, je voulais absolument ouvrir cette manifestation au monde. Et les <em>Écritures croisées</em>, allusion au livre d’Italo Calvino, <em>Le château des destins croisés</em>,ont vraiment commencé&nbsp;; un merveilleux public s’était constitué et nous a suivi quelques années plus tard à la Méjanes, autre lieu-clé. J’ignore si je peux affirmer que ce travail m’a presque dépassée, mais je le portais en moi et j’ai toujours été totalement libre si ce n’est une fois où il m’a été demandé de présenter la Roumanie, moment que je ne regrette pas. Je ne savais pas toujours qui j’allais inviter, mais certaine de qui je n’inviterai pas.&nbsp;</p>



<p><strong>Quels ont été vos critères&nbsp;? Souvent on dit que vous n’invitez que des Nobel ou des auteurs en passe de le devenir…&nbsp;</strong></p>



<p>Certes, il y a eu beaucoup de Nobel ! Je me suis battue pour Toni Morrison, Günter Grass. J’ai voyagé parmi mes lectures&nbsp;: quand j’ai lu Wole Soyinka, il n’avait pas le Nobel, pas plus qu’Octavio Paz ou Toni Morrison. Ce qui me motive c’est la rencontre avec une œuvre forte et la possibilité de tisser des liens entre l’auteur et le public. J’ai la chance de pouvoir me fier à mon intuition littéraire dans ce long travail d’amour qui n’a cessé de croiser et d’entrecroiser les mots et les lecteurs. Des liens forts se sont noués avec les écrivains, Oé, si prévenant, Tabucchi, formidable, Toni Morrison qui nous dit en partant «&nbsp;je vous menace de revenir&nbsp;»&nbsp;!&nbsp; J’ai toujours tenu compte de l’environnement des auteurs, ajoutant à leur venue des expositions, l’intervention d’artistes, &#8211; cette année reviendra le pianiste et compositeur Fabien Ottones qui va clore les rencontres après une lecture de Nicole Garcia. Chaque portrait est au plus près des écrivains. Ils ont tous été invités parce qu’ils écrivaient ce qu’ils écrivaient et qu’ils étaient ce qu’ils étaient, généreux, humains, peu importe qu’ils soient homme ou femme. C’est un peu la parole du monde qui tend à aller vers un universel à partager grâce à la rencontre avec la singularité de chacun d’entre eux. Est particulièrement appropriée la formule de Carlos Fuentes (en 2011 aux <em>Écritures Croisées</em>)&nbsp;: «&nbsp;nous sommes tous périphériques, ce qui est peut-être la seule façon d’être aujourd’hui universels&nbsp;».&nbsp;</p>



<p><strong>Il y a l’influence de Bourdieu derrière tout cela&nbsp;?</strong></p>



<p>Sans doute, dans sa manière d’habiter la Terre. Mais c’est aussi une pensée politique de l’humanité qui m’anime, la manière de concevoir l’humanité littéraire, intellectuelle&nbsp;: des gens qui ont une voix et la font entendre. Salman Rushdie qui devait revenir le dit&nbsp;: «&nbsp;il faut toujours prendre parti&nbsp;». Un homme comme Jacques Lacarrière m’a beaucoup influencée, portée, avec ses colères, ses engagements, sa façon d’appréhender la planète.</p>



<p><strong>Vous invitez cette année, outre Wole Soyinka et JM Coetze, deux immenses auteurs, tous deux prix Nobel, une libraire incroyable, Henriette Dax et la journaliste Florence Noiville qui parlera de Kundera…</strong></p>



<p>Kundera fait partie de mes grands regrets. Le titre de Florence Noiville, <em>Écrire, quelle drôle d’idée&nbsp;! </em>est si programmatique… La libraire Henriette Dax a accompli un travail merveilleux qui inclut la culture dans l’universel dans sa quête à travers le monde d’ouvrages rares. Une quête que rien n’arrête. Pour revenir aux 40 ans, je ne les ai pas vus passer. Le terme ferveur pourrait les évoquer. Rien ne s’achève vraiment quand il s’agit de littérature…&nbsp;</p>



<p>ENTRETIEN RÉALISÉ PAR MARYVONNE COLOMBANI</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Les Écritures Croisées</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 12 au 14 octobre</mark><br>Cité du Livre, Aix-en-Provence<br>04 42 26 16 85 <br><a href="http://citedulivre-aix.com">citedulivre-aix.com </a></pre>
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		<title>Au croisement des routes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Oct 2022 13:32:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Idées et rencontres]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Aix-en-Provence]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Effervescence à l’amphithéâtre de la Manufacture ce 13 octobre : la Fête du Livre aixoise fête ses quarante ans. Annie Terrier, à qui Les Écritures Croisées doivent tant, présente avec sa passion coutumière le programme de cette édition, le nouveau directeur de l’association, Jean-François Chougnet et rend hommage à toutes les structures qui soutiennent cette manifestation [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Effervescence à l’amphithéâtre de la Manufacture ce 13 octobre : la <em>Fête du Livre</em> aixoise fête ses quarante ans. <strong>Annie Terrier,</strong> à qui <em>Les Écritures Croisées</em> doivent tant, présente avec sa passion coutumière le programme de cette édition, le nouveau directeur de l’association, <strong>Jean-François Chougnet</strong> et rend hommage à toutes les structures qui soutiennent cette manifestation unique en son genre. Mieux que d’être une immense « foire » aux livres, à l’instar de tant d’autres, la <em>Fête du Livre</em> des <em>Écritures Croisées</em> rassemble durant trois belles journées un petit nombre d’auteurs dont il nous est donné d’appréhender l’œuvre en profondeur. Par ailleurs, les écrivains eux-mêmes soulignent en aparté combien le fait de vivre avec leurs comparses cette fête, partageant lieu de résidence, repas, conversations et tables rondes, créé des liens intellectuels et d’amitiés littéraires et humaines qui perdurent.</p>



<p>L’intitulé de cette quarantième édition, « La maison et le monde » (emprunté au titre du livre de Rabindranath Tagore publié en 1916 et au film de Satyajit Ray qui lui fit écho en 1984), sert de première entrée, avec <strong>Gérard Meudal</strong> en meneur de jeu pour aborder les œuvres des trois autrices conviées cette année : <strong>Francesca Melandri</strong>, <strong>Isabela Figueiredo</strong> et <strong>Maria Stepanova</strong>. Parallèlement aux œuvres littéraires, la fine écriture cinématographique de <strong>Satyajit Ray</strong> est mise à l’honneur par la programmation de l’Institut de l’Image qui diffuse quatre films du cinéaste indien tandis qu’une exposition est consacrée à un florilège de photographies d’<strong>Henri</strong> <strong>Cartier-Bresson</strong>, assorties de textes écrits particulièrement pour chacune d’entre elles par des auteurs, des photographes, des peintres… La relation forte entre ces deux magiciens de l’image est mise en évidence par la diffusion du court-métrage <em>Évocation</em> de Satyajit Ray à propos du photographe. Bouclant le trajet entre l’art du conteur et l’Inde, cette édition est dédiée à Salman Rushdie qui, invité cette année, avait dû décliner l’offre car déjà programmé pour une autre manifestation littéraire aux Etats-Unis, mais avait promis à Annie Terrier sa venue en 2023. Les terribles évènements de l’été compromettent la tenue de cette promesse…</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">La maison et le monde</mark></strong></p>



<p>«&nbsp;<em>Mon livre, </em>Carnet de mémoires coloniales<em>, est né au moment où l’on m’a interdit de vivre avec des Mozambicains</em>&nbsp;», explique Isabela Figueiredo, née en 1963 au Mozambique encore sous domination lusitanienne, de parents portugais. Cette interdiction est de celles qu’un enfant ne peut pas comprendre. Ce livre naît du besoin de comprendre l’Afrique, le regard des européens sur les Africains. «&nbsp;<em>Il ne s’agit pas d’un livre historique</em>, sourit l’autrice, <em>il s’attache surtout au langage, remarquablement traduit par Myriam Benarroch et Nathalie Meyroune (je me suis émue à l’entendre en français lors de la lecture qui a précédé cette rencontre). J’ai transmis les mots de mon père, raciste et colonial que j’ai pourtant tant aimé. Je n’ai pu écrire ce livre qu’après sa mort, mais aussi les mots des Mozambicains, et ceux de moi, petite fille, qui ressentait tout cela.</em>&nbsp;»</p>



<p>« <em>Le travail sur ses ancêtres est aussi un travail sur soi</em>, précise Maria Stepanova à propos de son dernier opus, <em>En mémoire de la mémoire</em> traduit du russe par Anne Coldefy-Faucard. <em>C’est d’ailleurs une curieuse entreprise que de retracer leur vie, ce ne sont pas des gens qui ont fait l’histoire mais qui l’ont subie. On dispose alors de peu de documents. Quand j’étais enfant, c’était encore en Union Soviétique, on vivait dans des appartements communautaires. Là où il y avait un seul propriétaire, les lieux ont été partagés en quatre et jusqu’à vingt parties avec commodités et cuisines communes. Soudain les processus intimes sont devenus collectifs. Dans ce cas, on n’est jamais vraiment à la maison et le monde extérieur commence aussi à la porte et à l’intérieur. Qu’est-ce qu’une maison alors ? Ce livre est une voie pour</em> <em>trouver un foyer, remonter le passé, affronter le nom de mes ancêtres. Au temps de l’Urss, parler de soi mettait en danger, comme aujourd’hui. Mon travail d’écrivain est d’apporter de la lumière sur cette obscurité.</em> »</p>



<p>Avec <em>Tout sauf moi</em> (traduction Danièle Valin), Francesca Melandri offre un troisième volet à sa trilogie «&nbsp;des pères&nbsp;» à la suite d’<em>Eva dort </em>et <em>Plus haut que la mer</em>. «&nbsp;La maison et le monde<em>&nbsp;pourrait être un bon titre pour ma trilogie</em> sourit-elle, <em>par sa recherche, son rapport à l’histoire à la politique qui tente de se situer au niveau le plus intime, frontal et émotionnel. C’est ma façon d’être au monde, de me placer dans la maison de mon moi. C’est nécessaire pour comprendre qui je suis et ce que sont les autres. Il y a une relation directe entre la manière dont nous sommes dans notre maison et dans le monde extérieur. La question se pose lorsqu’il n’y a pas de séparation claire entre le dedans et le dehors. Même si cette «&nbsp;frontière&nbsp;» est poreuse et transparente, elle est nécessaire.</em> <em>Dans mes livres, je cherche ce rapport entre ce dehors et ce dedans. C’est aussi une question de langage qui nous rappelle la fonction du traducteur&nbsp;: partir de la maison linguistique de l’auteur et la porter dans une autre langue, comme ouvrir la maison du livre et la porter dans le monde.</em>&nbsp;»</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Périphéries</mark></strong></p>



<p>«&nbsp;<em>Nous sommes tous périphériques, c’est la seule façon, aujourd’hui, d’être universel&nbsp;</em>» disait Carlos Fuentes lors de l’édition 2011 des <em>Écritures Croisées</em> qui lui était consacrée. Gérard Meudal reprenant la formule confronte les trois autrices de l’édition 2022 à cette formule qui questionne à plusieurs niveaux, et d’abord à la signification du terme «&nbsp;périphérie&nbsp;» et de l’expression «&nbsp;être périphérique&nbsp;». Francesca Melandri évoque dans les peuples l’universalité du thème de la majorité et de la minorité, l’Irlande pour le Royaume Uni, le Québec pour le Canada, le Pays basque pour l’Espagne, etc. «&nbsp;<em>Il y a bien ici une histoire de centre et de périphérie. La frontière est la peau des nations, elle nous sépare, protégeant nos institutions et tout le reste, mais aussi c’est l’organe qui nous ouvre au monde&nbsp;: les montagnes sont fermées par rapport aux plaines, mais c’est là où les cultures se mélangent</em>.&nbsp;» Isabela Figuereido sourit&nbsp;: «&nbsp;<em>je suis une native périphérique par mon lieu de naissance. Si le centre est le lieu canonique, s’instaure une différence entre un centre «&nbsp;parfait&nbsp;» et une périphérie en marge, incomplète alors que le centre serait sublime et infini. Le centre est un endroit narcissique par nature, mais j’ai besoin d’habiter en dehors de ce centre pour mieux le voir, l’appréhender, le comprendre. Née au Mozambique, j’imaginais le Portugal comme une terre promise, idéalisée, c’était le centre pour moi. Le centre pour résumer est une idée de l’absolu et pour l’atteindre il faut être à la périphérie.</em>&nbsp;»</p>



<p>Reprenant le sujet du langage, Maria Stepanova souligne le fait que «&nbsp;<em>lorsqu’un écrivain représente quelqu’un en littérature, ce dernier est lié à une culture, une ligne de pensée, c’est pourquoi les régimes autoritaires s’intéressent tant aux auteurs, aux journalistes, il ne s’agit pas forcément de réduire au silence, mais de changer les mots. Ainsi, aujourd’hui, en Russie, on ne parle plus de guerre mais d’opérations spéciales.</em>&nbsp;» Elle insiste sur la situation de la langue qui est différente si l’on observe l’Allemagne ou l’Italie&nbsp;: «&nbsp;<em>quand on passe d’une ville italienne à une autre les dialectes sont différents, de même en Suisse, c’est même un «&nbsp;sport&nbsp;» que de reconnaître l’origine de tel ou tel dialecte. Certains pays fonctionnent avec plusieurs dialectes qui fleurissent, sont utilisés, enseignés, alors qu’en Russie, il n’y a pas de dialectes, à la fin du XVIII<sup>ème</sup> siècle. L’État russe introduit une version parfaite de la langue russe (inventée dans le centre de la culture qu’est Saint-Pétersbourg) et cela ne s’est pas arrêté avec l’arrivée des Soviétiques au pouvoir. Cette unification à l’exclusion de toute autre langue procède d’une pensée hiérarchique partant toujours d’un centre. En Russie, il faut passer par Moscou pour devenir quelqu’un et en France, je crois que c’est la même chose avec Paris</em>&nbsp;», sourit l’autrice. La question se pose alors&nbsp;: est-ce qu’un pays avec un centre et ses périphéries pourrait aussi fonctionner avec plusieurs centres fluides&nbsp;? On pense alors en termes spatiaux.</p>



<p>Francesca Melandri reprend&nbsp;: «&nbsp;<em>comme écrivaine, la position marginale est extrêmement importante. Chacun de nous est le centre de sa vie, mais pour un écrivain, il faut un pas au-delà, même de deux millimètres. C’est dans cet espace de deux millimètres que se situe la distance nécessaire à l’écriture. La relation du placement entre celui qui écrit et ce qui est écrit est essentielle&nbsp;: s’il n’y a pas de distance, il n’y a pas de littérature, elle n’existe que lorsqu’existe une périphérie</em>&nbsp;».</p>



<p>MARYVONNE COLOMBANI</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Fête du Livre</em></strong>
Journées des 13 et 14 octobre
Amphithéâtre de la Manufacture, Aix-en-Provence</pre>
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