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	<title>Archives des Averroès Junior - Journal Zebuline</title>
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		<title>Averroès prend un coup de jeune, et de féminin</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 Nov 2024 08:35:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. Vous annoncez de Nouvelles Rencontres d’Averroès, sous titrées Marseille, la Méditerranée, le monde. Quel est votre lien avec votre prédécesseur et fondateur des Rencontres ?   Chloé Cambreling. Nous nous inscrivons dans l’héritage de Thierry Fabre, pour lequel nous avons beaucoup d’estime. Mais en même temps ce sont bien de «&#160;nouvelles&#160;» Rencontres. L’esprit demeure, avec [&#8230;]</p>
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<p><strong>Zébuline. Vous annoncez de <a href="https://www.nouvellesrencontresaverroes.com">Nouvelles Rencontres d’Averroès</a>, sous titrées <em>Marseille, la Méditerranée, le monde</em>. Quel est votre lien avec votre prédécesseur et fondateur des Rencontres ?  </strong></p>



<p><strong>Chloé Cambreling.</strong> Nous nous inscrivons dans l’héritage de Thierry Fabre, pour lequel nous avons beaucoup d’estime. Mais en même temps ce sont bien de «&nbsp;nouvelles&nbsp;» Rencontres. L’esprit demeure, avec les tables rondes et leur manière d’aborder les sujets, mais nous proposons de nouveaux formats.</p>



<p><strong>Les Tables rondes demeurent mais il n’y en a plus que trois, et leurs titres ne reflètent pas une problématique, mais une idée. Pourquoi ces choix&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p>Nous voulons laisser la place dans la grande salle pour un nouveau format, le «&nbsp;grand entretien&nbsp;» qui remplace en quelque sorte la quatrième table ronde. Nous avons conservé l’articulation entre le thème général «&nbsp;Méditerranée année zéro&nbsp;», et ses déclinaisons en débats, qui malgré leur titre/mot&nbsp; posent bien des problématiques&nbsp;!&nbsp;«&nbsp;Sentinelle&nbsp;» pose la Méditerranée comme un espace annonciateur des catastrophes ou des éclaircies collectives. Avec Valérie Masson-Delmotte, climatologue, Alessandro Giacone, historien de la construction européenne, et Pierre Zaoui, philosophe, auteur de <em>La Traversée des catastrophes</em>. «&nbsp;Échiquier&nbsp;» est plus directement politique avec les historiens David Abulafia et Florian Louis et la professeure de droit Jinan Limam. Il sera question des guerres, des empires et des migrations, qui suivent ou non les règles du jeu. La troisième table ronde, «&nbsp;Mythologies&nbsp;», sera celle des récits. Du passé, mais surtout des imaginaires, qui peuvent ouvrir l’avenir. Avec Paulin Ismard, spécialiste d’histoire antique, Sadia Agous, chercheuse en littérature arabes et hébraïques, et la dramaturge Lina Prosa, autrice de <em>Lampedusa Beach</em>. Ce sont trois entrées différentes pour un thème commun.&nbsp;</p>



<p><strong>Justement, que signifie ce thème, «&nbsp;Méditerranée année zéro&nbsp;»&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p>C’est bien entendu une manière d’acter le fait que ce sont des nouvelles rencontres. Mais cela n’est pas qu’anecdotique&nbsp;: porter sur la Méditerranée un regard nouveau, un regard d’aujourd’hui, nous semble nécessaire, en prenant en compte la gravité du moment que nous vivons. De quel côté du zéro sommes-nous, celui de la disparition&nbsp;? Ce zéro, on peut aussi le prendre comme le début quelque chose, la possibilité d’un futur désirable. Sans faire table rase, que voulons nous proposer&nbsp;?&nbsp;</p>



<p><strong>Vous parlez de gravité du moment. Sera-t-il question d’Israel, de la Palestine et du Liban, des échecs des printemps arabes, des exils et des morts de notre mer&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p>Evidemment, cela sera en filigrane de toutes les tables rondes, et plus particulièrement du grand entretien avec Ghassan Salamé. Le regard de cette grande personnalité libanaise sur la Méditerranée et sur l’état du monde est plus important que jamais.</p>



<p><strong>Ce format du grand entretien n’est pas contradictoire…</strong></p>



<p>Ce n’est pas un débat effectivement, nous avons choisi cet invité parce que son parcours personnel est susceptible de nous éclairer sur les enjeux actuels du mode. Il aura une discussion avec Brigitte Curmi et moi-même qui, sans constituer un débat contradictoire, posera des questions et générera un point de vue multiple.&nbsp;</p>



<p><strong>Autre nouveauté, les tables rondes seront accompagnées de masterclasses…&nbsp;</strong></p>



<p>Oui, chacune en écho avec les problématiques abordées. L’idée étant qu’un invité, qui n’est pas un chercheur mais travaille sur les questions méditerranéennes, offre un prélude, un contrepoint d’une heure aux tables rondes. Ainsi la masterclasse de Nicolas Floc’h, artiste qui photographie les fonds sous-marins, leurs écosystèmes et leurs transformations, s’inscrit en écho avec «&nbsp;Sentinelle&nbsp;», celle de Delphine Rouilleault, magistrate spécialiste des migrations, sera en rapport avec «&nbsp;Échiquier&nbsp;», et Jul, qui met en BD l’histoire antique avec <em>50 nuances de grecs</em>, est bien sûr en rapport avec «&nbsp;Mythologies&nbsp;».&nbsp;</p>



<p><strong>Votre programmation artistique est-elle aussi faite de continuité et de nouveautés…&nbsp;</strong></p>



<p>Effectivement, le concert de clôture est une tradition, confiée à Aynur, chanteuse kurde symbole de résistance. Mais il y aura aussi un nouveau format original, le jeudi, à l’Espace Julien : <em>Année Zéro, mille possibles</em> commencera par un débat militant avec Margaux Mazellier et Amine Kessaci, suivie d’une performance de la poétesse Rim Battal accompagnée de l’electro de Syqlone, artiste de la scène bass chaâbi, avant son live. Une soirée qui veut mixer les publics autant que les sons et les gens. </p>



<p><strong>Des lectures aussi…</strong></p>



<p>Oui. Ce format existait avant, l’an dernier en particulier avec Kamel Khelif. On le reprend ici avec <em>Le Prophète</em>&nbsp;: le&nbsp; livre de Khalil Gibran a plus de 100 ans et plus de 100 langues de traduction. Zeina Abirached en a fait une BD, et son spectacle mêlera lecture, dessins projetés et musique live. L’autre lecture, Toi et ton frère, est faite par un acteur à la voix très identifiée, Micha Lescot, mais le texte est moins connu&nbsp;! Il s’agit de faire découvrir le récit de Marie Cosnay, sur la saga des frères Barberousse.&nbsp;</p>



<p><strong>Peut-on dire que Averroès Junior s’inscrit dans la poursuite du travail entamé, le Collège de la Méditerranée dans son renforcement, et la Bibliothèque Bleue dans la nouveauté&nbsp;?&nbsp; &nbsp;</strong></p>



<p>Oui. Les conférences du Collège de la méditerranée organisées par Julien Loiseau font désormais partie intégrante, au long de l’année, des Nouvelles Rencontres d’Averroès, qu’elles précèdent ou poursuivent. La bibliothèque bleue, est un temps où nous, les programmateurs, partageons nos lectures, nos coups de cœur, pour donner à voir l’importance et la diversité des écrits en sciences humaines sur le sujet méditerranéen. Depuis la recherche académique jusqu’aux essais poétiques… Quant à Averroès Junior, qui travaille bien en amont des Rencontres, et sur d’autres territoires que Marseille, c’est un volet essentiel de la programmation. Il est terriblement important que les adolescents s’emparent de ces problématiques. Ce qu’ils ont à proposer est précieux. Pour eux, l’année zéro, ce sont des envies, un monde qui s’ouvre. Ils font partie intégrante des Nouvelles Rencontres, comme une constante d’Averroès, au-delà du changement, au-delà des quatre jours de programmation.</p>



<p>ENTRETIEN RÉALISÉ PAR AgnEs Freschel</p>



<p>*Rémi Baille, écrivain, Sobhi Bouderbala, historien, Chloé Cambreling, journaliste, Julien Loiseau, historien, Nadia Champesme et Fabienne Pavia, codirectrices de l’association Des Livres comme des idées. </p>



<pre class="wp-block-verse"><em><strong>Nouvelles Rencontres d’Averroès</strong><br></em><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">21 novembre<br></mark>Masterclasse avec <strong>Delphine Rouilleault</strong><br>18h,<a href="https://labaleinemarseille.com"> La Baleine</a><br><br><em>Année zéro, mille possibles</em><br>19h, <a href="https://www.espace-julien.com/fr/">Espace Julien</a><br><a href="https://theatre-lacriee.com">Théâtre national de La Criée</a><br><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Le 22 novembre<br></mark><em>Sentinelle</em>, Table Ronde 15 h <br>Masterclasse avec <strong>Nicolas Floc’h</strong>, 17 h<br><a href="https://theatre-lacriee.com">Bibliothèque bleue</a>, 19h<br><em>Le Prophète</em>, 20h30<br><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Le 23 novembre<br></mark>Masterclasse avec <strong>Jul</strong>, 11 h<br><em>Échiquier</em>, Table ronde, 14h30<br>Grand Entretien avec <strong>Ghassan Salamé</strong>, 18 h<br><em>Toi et ton frère</em>, 21h<br><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Le 24 novembre<br></mark><em>Mythologies</em>, Table ronde 11 h<br><br><strong>Aynur</strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Le 4 novembre</mark>, 17 h<br><a href="https://www.cepacsilo-marseille.fr">Le Silo</a></pre>



<p>Retrouvez nos articles <em><a href="https://journalzebuline.fr/category/societe/">Société</a></em> ici </p>
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		<title>Les Rencontres d’Averroès, 30 ans pour p(a)nser la Méditerranée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[journalzebuline]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Nov 2023 11:13:38 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>11 novembre. C’est une journée automnale où la pluie tombe dans les ruelles de Marseille. Une effervescence inhabituelle s’échappe du théâtre des Bernardines. Les Marseillaises et les Marseillais s’entassent devant l’entrée pour tenter de s’y engouffrer et écouter les débats passionnés qui jaillissent de la salle. Une imposante affiche se distingue fièrement avec pour inscription [&#8230;]</p>
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<p>11 novembre. C’est une journée automnale où la pluie tombe dans les ruelles de Marseille. Une effervescence inhabituelle s’échappe du théâtre des Bernardines. Les Marseillaises et les Marseillais s’entassent devant l’entrée pour tenter de s’y engouffrer et écouter les débats passionnés qui jaillissent de la salle. Une imposante affiche se distingue fièrement avec pour inscription :&nbsp; « Les Rencontres d&rsquo;Averroès &#8211; 1994 ».</p>



<p>Une première dans la Cité Phocéenne et un pari fou que Thierry Fabre s’était lancé : organiser un événement, un lieu de rencontres pour penser la Méditerranée des deux rives. Ainsi naissent les Rencontres d’Averroès. « <em>A ma grande surprise, c’était plein à craquer. C’était une véritable université populaire</em> ! », se remémore avec nostalgie le fondateur. Par manque de place, l’évènement se délocalise vers le théâtre de la Criée l’année suivante, preuve de sa réussite.</p>



<p>Trente ans plus tard, il est l’heure pour lui de laisser sa place. A 63 ans, Thierry Fabre, a décidé de quitter la présidence des Rencontres pour se diriger vers d’autres « <em>salves d’avenir</em> » loin de l’effervescence marseillaise. Le trentième anniversaire des Rencontres, placées sous le signe des empires, est l’occasion de dire au revoir à ce « <em>sacré pionnier</em> » à en croire Fabienne Pavia, co-directrice de Des Livres comme des Idées, association qui reprend l’organisation de l&rsquo;événement.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">L’emblème Averroès, héritage des Rencontres</mark></strong></p>



<p>Encore aujourd’hui, le succès ne faiblit pas. Au total, plus de 350 intervenantes et intervenants ont participé à ces rencontres qui ont débattu devant plus de 800 personnes réunies à chaque débat. Les Rencontres d’Averroès, ce sont quatre tables rondes réunissant chercheuses et chercheurs, penseuses et penseurs, historiennes et historiens autour d’une grande thématique. Avec une seule consigne : ne pas lire ses notes. Véritable « <em>agora contemporaine</em> » selon les mots de Thierry Fabre, le débat est alors ouvert autant entre spécialistes qu’avec le public, jamais à court de questions. Même les plus polémiques.</p>



<p>Si cet évènement a eu autant de retentissement, c’est parce qu’il traitait d’un héritage impensé, celui des sources arabes de la culture européenne. Il y a trente ans, seules les origines romaines, grecques et judéo-chrétiennes étaient valorisées, comme fondatrices des valeurs de l’Europe.&nbsp; « <em>L’héritage andalou</em> », premier thème des Rencontres, vient poser la question de cette Andalousie au pluriel, une région espagnole au carrefour des civilisations latines, arabes et juive. La tâche est grande : réévaluer le poids des héritages culturels et démystifier le terme « arabe », chargé de pathos.</p>



<p>Une Andalousie également symbolisée par la figure emblématique des Rencontres : Averroès, ou Ibn Rochd. Philosophe et juriste andalou éminent, il a joué un rôle significatif dans l&rsquo;évolution de la pensée critique au sein de l&rsquo;islam bien que sa contribution ait été négligée dans la philosophie européenne. C’est lors d’un entretien avec Alain de Libera, et son ouvrage <em>Penser au Moyen-Âge</em> (1991) que Thierry Fabre choisit Averroès comme emblème. Un choix qui prend tout son sens.&nbsp;</p>



<p>Depuis cette première édition, les Rencontres ont parcouru du chemin. Son acmé reste 2013, année où Marseille devient capitale de la culture. Après ce paroxysme, Thierry Fabre est envahi d’un doute. A-t-il fait le tour ? S’il a pensé ne plus pouvoir se renouveler, le président a compris, lors des attentats de 2015, que l&rsquo;événement est d’autant plus utile dans une période d’incertitude, où l’hérésie triompherait de la raison. Face à tant de doutes de la part du public marseillais, il est primordial de garder les Rencontres pour continuer à donner des clés de compréhension d’un monde méditerranéen en perpétuel mouvement.</p>



<p>A chaque obstacle, sa solution. Suite aux attentats, Thierry Fabre agit et s&rsquo;associe avec l&rsquo;association Des livres comme des idées en 2016 pour donner un nouveau souffle aux Rencontres. Rebelote face à la crise du Covid. L’idée d’un podcast émerge pour faire vivre en ligne ce qui n’a pas pu être tenu en présentiel. Après autant d’années, le lieu reste pourtant le même : la cité phocéenne.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">« <em>La Méditerranée ne se conjugue pas au passé</em> »</mark></strong></p>



<p>Et quand on demande à Thierry pourquoi Marseille ? Il n’en démord pas : c’était comme une évidence. « <em>Si on doit le faire quelque part, ce sera à Marseille</em> », se souvient-il. Il était important pour lui, natif du sud de la France, de créer un « <em>lieu de retrouvailles, de trait d’union</em> » dans cette ville oh combien importante dans l’espace méditerranéen.</p>



<p>C’est dans un contexte d’« <em>horizon de paix</em> » que Thierry Fabre lance les Rencontres d’Averroès en 1994. Un an plus tôt, les accords d’Oslo entre Yasser Arafat et Yitzhak Rabin viennent d’être signés. Un espoir grandit dans le Moyen-Orient pour une paix durable entre Israël et Palestine. Trente ans plus tard, la tragédie humaine qui se joue dans la bande de Gaza plonge à nouveau cette région du monde, et le monde, dans l’incertitude. Thierry Fabre déplore désormais la prééminence d’un « <em>horizon de guerre </em>».</p>



<p>En résistance à&nbsp; l’actualité anxiogène, la paix s’affirme comme une valeur centrale des Rencontres. Mais ce n’est pas la seule. Le gai-savoir et le vivre ensemble en font également partie. Sans oublier le sous-titre de cet évènement : « <em>Penser la Méditerranée des deux rives</em> ». Il ne faut plus considérer la Méditerranée seulement comme un tombeau des anciens empires. Car pour lui, la grande bleue « <em>ne se conjugue pas au passé</em> ». Au contraire, tout l’enjeu est de penser l’avenir.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Les Rencontres au futur</mark></strong></p>



<p>Quant aux Rencontres, son futur s’écrit désormais avec l’association Des Livres comme des idées qui co-porte déjà le projet depuis 2016. « <em>Thierry s’en va mais ça continue ! </em>» annonce joyeusement Fabienne Pavia, sa co-directrice aux côtés de Nadia Champesme. De la continuité, certes, mais de la nouveauté également !</p>



<p>Le changement vient d’abord du fonctionnement interne. Exit la présidence solitaire, place à une direction collective de 3 à 4 personnes aux profils variés. La parité est aussi un objectif tout à fait réalisable dans la mesure où « <em>de plus en plus de femmes accèdent à des postes à responsabilité dans les universités </em>». Les personnes qui feront partie de cette direction ne sont pas encore connues mais Fabienne Pavia et Nadia Champesme admettentqu’elles resteront proches du noyau décisionnel de ces Nouvelles Rencontres d’Averroès.</p>



<p>Parmi les nouveautés, Fabienne Pavia évoque la volonté de relancer le Collège de Méditerranée. Abandonné lors de la pandémie de Covid-19, il s’agissait d’une université populaire avec des conférences et des projections cinématographiques toute l’année et dans toute la région. De Nice à Avignon ou de Toulon à Gap, les Rencontres d’Averroès vont à nouveau sortir de leur périmètre marseillais.</p>



<p>Des masterclasses sont également à l’étude dans le but d’atteindre un public plus jeune, véritable axe de développement des Nouvelles Rencontres. Averroès Junior, partie de l&rsquo;événement construit avec des classes de collège et de lycée, s’inscrit déjà dans ce dessein. Il est même prévu de créer des formes live de concerts et des émissions de radio pour attirer ce public si volatile. « <em>Le jour où il y a un de ces jeunes qui dit à ses parents : </em>« <em>venez, on va dimanche à la conférence </em>»<em>, c’est gagné </em>», confie Nadia Champesme.&nbsp;</p>



<p>Les fondamentaux des Rencontres sont, évidemment, conservés : des conférences à la programmation culturelle le soir en passant par Averroès Junior. L’esprit aussi reste. Et à Thierry Fabre de le résumer ainsi : « <em>On se grandit à partir de belles rencontres. </em>»</p>



<p>Liza Cossard &amp; Garis Gentet</p>
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		<title>RENCONTRES D&#8217;AVERROÈS : Marseille autrement, sur les traces de l’empire colonial</title>
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		<dc:creator><![CDATA[journalzebuline]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Nov 2023 15:49:59 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Sur l’esplanade de la gare Saint-Charles se croisent plusieurs histoires. Celles des passants qui, valises à la main, s’essoufflent à courir vers le quai. Celles de ceux qui les observent alors que les touristes, à peine arrivés, s’attardent déjà devant la vue. Puis il y a l’histoire de Marseille, dont les monuments et les statues [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/rencontres-daverroes-marseille-autrement-sur-les-traces-de-lempire-colonial/">RENCONTRES D&rsquo;AVERROÈS : Marseille autrement, sur les traces de l’empire colonial</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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<p>Sur l’esplanade de la gare Saint-Charles se croisent plusieurs histoires. Celles des passants qui, valises à la main, s’essoufflent à courir vers le quai. Celles de ceux qui les observent alors que les touristes, à peine arrivés, s’attardent déjà devant la vue. Puis il y a l’histoire de Marseille, dont les monuments et les statues apparaissent comme les symboles et les vestiges d’un héritage colonial, souvent méconnu.&nbsp;</p>



<p>Le point de départ de ce parcours : L’escalier de la gare Saint-Charles. Inauguré à l’occasion de la seconde exposition coloniale de 1927, ce n’est pas un hasard si les statues qui le bordent sont des représentations criantes du fantasme colonial. En bas des marches, deux blocs statuaires signés Louis Botinelly, s’érigent en souvenir à la magnificence de l’empire et du rôle éminent de Marseille dans l’esprit de conquête français. Ces deux silhouettes sculptées ne sont autres que la représentation des colonies d’Afrique et d’Asie. De chaque coté, une femme dénudée est allongée, oisive, dans un fouillis d’objets, l’une présentée au milieu de vases khmers et de dragons, l’autre au côté de singes et de défenses d’éléphants. Pour Nathalie Cazals, anthropologue et intervenante aux rencontres d’Averroès Junior, ces statues sont aussi «<em>&nbsp;le symbole</em><em> d’une sexualisation des femmes du sud&nbsp;</em>», profondément inspirée par le mythe du bon sauvage. Une violente illustration de la pensée coloniale du XX<sup>e</sup> siècle. En témoigne le graffiti inscrit sur l’une d’entre-elle : «&nbsp;<em>C’est quand qu’on démolit cette merde colionaliste ?&nbsp;</em>». À cette question, l’anthropologue répond : «<em>On peut faire plein de choses, ne serait-ce que temporairement, par exemple les recouvrir plusieurs mois par an pour qu’on en parle. Je suis pour des actions très ostentatoires en tout cas. Je pense qu’un panneau historique ne suffit pas. Il faut laisser la parole à la jeunesse anticolonialiste.&nbsp;</em>»&nbsp;&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Lever les yeux </mark></strong></p>



<p>L<strong>’</strong>escalier, passerelle entre la gare et le boulevard d’Athènes, amène avec lui les traces de cet héritage colonial jusqu’au quartier Belsunce. Il s’articule autour des chibanis qui y vivent, des restaurants aux influences nord africaines et orientales et des grossistes qui font de ce quartier, un haut lieu du commerce international. Gilles Aspinas, élu de Belsunce, y perçoit le lien direct entre la mémoire de la colonisation et la construction de ce quartier. Quant à l’avenir de Belsunce, une crainte le taraude:«<em> J’espère que cette population </em>[les chibanis] <em>pourra continuer à vivre à Belsunce et qu’il n’y aura pas de gentrification. Nous avons à Marseille, à ma connaissance, le dernier centre-ville en France qui est populaire. Et ce qui me fait très peur, c’est qu’il se gentrifie, que le prix de l’immobilier augmente et que cette population là ne puisse plus y vivre alors que c’est leur quartier. </em>»</p>



<p>Un peu plus bas, la Canebière est également un point indiscutable de la balade patrimoniale. Entre vélos, passants, et boutiques de souvenirs, c’est un lieu cosmopolite, vivant de ses passages et de ses rencontres intergénérationnelles. En marchant, il suffit de lever les yeux pour entrevoir le témoignage du passé et d’une puissance coloniale fructueuse. Le magasin C&amp;A en est d’ailleurs une illustration. Entre les allées et venues, les piétons peu attentifs ne semblent pas percevoir au-dessus de leur tête les quatres statues de femmes qui s’érigent à l’image de quatres continents. L’Amérique et l’Europe aux extrémités, tels les deux piliers tenant l’édifice, couvertes de toges et de lauriers. L’Asie et l’Afrique au milieu, dont les statues sont moins ornées et dont les corps sont dévoilés jusqu’aux hanches. Stigmate de la sexualisation et d’un attrait pour le sauvage, que symbolisent l’éléphant et le chameau dans leurs mains, et d’un fantasme colonial omniprésent, jusqu’aux coins des rues.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Fantasme et économie</mark></strong></p>



<p>Plus loin, en descendant vers le Vieux Port, la Chambre de commerce se distingue par l’allure grandiose de son édifice construit en 1860, habillé de statues antiques aux références à l’empire grec. Dans le contexte colonial, son objectif dès le XIX<sup>e</sup> est de convaincre les Marseillais d’investir et de participer à l’économie dans les territoires colonisés. Incarnation de l’impérialisme économique, elle brandit la croix de la cité phocéenne en direction du Vieux Port : Carrefour de la Méditerranée connu pour son transit de main-d’œuvre, de travailleurs exilés et des marchandises rapportées des colonies. «<em>Marseille s’est enrichie grâce à ce commerce colonial avec des denrées qui venaient du sud, que ce soit le café, le sucre ou les esclaves. Après elle exportait les produits finis comme les draps ou le savon </em>», explique Nathalie Cazals. Là-bas où les étales de poissons s’alignent face à la mer, on distingue une plaque qui a perdu de sa brillance au fil du temps. Elle inscrit : « ils fondèrent Marseille d’ou rayonna en occident la civilisation ». Autre cliché colonial qui implique l’existence de peuples civilisés face aux autres, les non-civilisés. «<em> Comment construire une nouvelle narration de Marseille où la géostratégie ne se fait pas apologétique de la colonisation ? </em>» se questionne Samia Chabani, directrice de l’association Ancrages. À travers cette balade urbaine qui rythme les Rencontres d’Averroès Junior, elle nous laisse entrevoir une réponse possible. </p>



<p>LAURY CAPLAT ET APOLLINE RICHARD</p>



<pre class="wp-block-verse">Balade organisée par l’association Ancrages avec les élèves du lycée Marie Curie dans le cadre des Rencontres d’Averroès Junior.&nbsp;</pre>



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<pre class="wp-block-verse">Le jeudi <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">16 novembre </mark>est dédié aux Rencontres d’Averroès Junior. Trois parcours sont proposés aux neuf classes de collégiens et lycéens durant la matinée :<br>- « L’antiq’uizz », un atelier ludique pour découvrir l’ère antique.<br>- « L’empire contre-attaque », une conférence sur le rapport entre empire et septième art.<br>- La balade patrimoniale qui retrace les 2600 ans de Marseille en quelques rues.<br>L’après-midi, les 180 élèves se rejoignent autour de l’atelier « Pratiques Médiatiques », une émission radio présentée par les élèves ambassadeurs de chaque classe afin de réaliser un podcast autour de la notion d’empire. </pre>
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