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	<title>Archives des Awa Ly - Journal Zebuline</title>
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		<title>Marseille Jazz des Cinq Continents  : Quand la scène et le public ne font qu’un</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lavinia Scott]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Jul 2026 15:15:25 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>« Nous ne faisons tous qu’un dans l’amour » disait Awa Ly à la fin de son concert devant la foule présente ce soir-là au parc Henri Fabre. La chanteuse ouvrait la soirée de ce 9 juillet au festival Marseille Jazz des Cinq Continents, avant le trio britannique Mammal Hands, qui remplaçait en dernière minute GoGo Penguin, [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">« <em>Nous ne faisons tous qu’un dans l’amour</em> » disait <strong>Awa Ly</strong> à la fin de son concert devant la foule présente ce soir-là au parc Henri Fabre. La chanteuse ouvrait la soirée de ce 9 juillet au festival <em><a href="https://www.marseillejazz.com">Marseille Jazz des Cinq Continents</a></em>, avant le trio britannique <strong>Mammal Hands</strong>, qui remplaçait en dernière minute GoGo Penguin, et le quintet emblématique, <strong>Ezra Collective</strong>. Une soirée portée par l’amour, qui finissait en danse et en célébration, avec un public qui ne voulait plus partir, emportée par cette énergie dansante d’un jazz qui unit. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Venus d’Angleterre, c’était ensuite au tour de Mammal Hands – composé de <strong>Nick Smart</strong>, <strong>Jordan Smart</strong> et <strong>Rob Turner</strong> – ex-batteur de GoGo Penguin. Le trio fait vibrer une musique émotive, à travers des grandes envolées en crescendo et débutent par deux chansons de leur dernière sortie : <em>Circadia</em>. Fusionnant les genres, le piano joue des boucles répétitives qui relèvent du minimalisme et animent une tension émouvante et perpétuelle, accompagnées par une batterie texturée et un saxophone mélodique qui s’alimente de réverbération et de mélodies mystiques. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Le jazz britannique se poursuivait avec le Ezra Collective,&nbsp; le premier groupe de jazz à avoir remporté un Mercury Prize (2023), un quintet qui a «&nbsp;<em>chamboulé le paysage du jazz</em>&nbsp;» disait Hughes Keiffer. <strong>Femi Koleoso</strong>, le batteur et leader du groupe lance le show en demandant à chacun de se retourner pour dire «&nbsp;bonjour&nbsp;» à un inconnu, lui demander son prénom et d’où iel vient «&nbsp;<em>parce que nous allons tous danser comme une grande famille&nbsp;</em>». S’en suivent leurs tubes comme <em>Shaking Body</em> qui font éclore une fusion afro-beats et jazz, ou encore <em>No One’s Watching Me</em>, devenu un hit avec la chanteuse Olivia Dean.&nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="683" height="1024" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/Ezra_Collective_10.jpg?resize=683%2C1024&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-137724" style="aspect-ratio:0.6669923465233676;width:696px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/Ezra_Collective_10.jpg?resize=683%2C1024&amp;ssl=1 683w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/Ezra_Collective_10.jpg?resize=200%2C300&amp;ssl=1 200w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/Ezra_Collective_10.jpg?resize=150%2C225&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/Ezra_Collective_10.jpg?resize=300%2C450&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/Ezra_Collective_10.jpg?resize=696%2C1044&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/Ezra_Collective_10.jpg?resize=280%2C420&amp;ssl=1 280w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/Ezra_Collective_10.jpg?w=730&amp;ssl=1 730w" sizes="(max-width: 683px) 100vw, 683px" /><figcaption class="wp-element-caption">Ife Ogunjobi d’Ezra Collective © Clara Lafuente / Marseille Jazz des Cinq Continents</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Après dix ans de tournées ensemble, leur connivence est frappante : <strong>TJ Koleoso</strong> bouge les hanches tout au long au rythme de sa basse, et sourit de pair avec <strong>James Mollison</strong> au saxophone. <strong>Ife Ogunjobi</strong> apporte une ébullition jazz avec ses nombreuses improvisations à la trompette et aux claviers, <strong>Joe Armon-Jones</strong>, groove avec quiétude des envolées somptueuses. C’est lors de l’électrique <em>Ajala</em> que Femi impressionne avec un interlude de batterie en solo qui fait chavirer tout le monde. « <em>C’est si puissant quand la scène et le public ne font qu’un : c’est comme ça que je me sens à cet instant</em>, explique-t-il, <em>l’énergie que vous ressentez sur scène est une énergie de gratitude</em> ». </p>



<p class="wp-block-paragraph">TJ et James enjambent les rambardes pour s’insérer parmi le public. Et surprise, le collectif invite <strong>Yazmin Lacey</strong> sur scène pour l’emblématique <em>God Gave Me Feet For Dancing</em>. Comme sur leur pochette d’album, le quintet fait passer la danse au premier plan, et invite le public à oublier, le temps d’un concert, les aléas de la vie pour laisser place à l’émotion de la joie, ensemble et en grâce.</p>



<p class="wp-block-paragraph">LAVINIA SCOTT</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Miles Davis et le flamenco</strong><br><br><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">À la Vieille Charité, le festival s’ouvrait avec un hommage à Miles Davis, autour de sa création A New Sketches of Spain. Un projet porté par Michael Leonhart et Israel Galvàn</mark></em><br><br>C’est en 1960 que sortait l’album <em>Sketches of Spain</em>, signé par Miles Davis, avec des compositions écrites et arrangées par Gil Evans, qui est encore aujourd’hui considéré comme une des œuvres les plus accessibles de la légende du jazz. 66 ans plus tard, à Marseille, c’est au tour de <strong>Michael</strong> <strong>Leonhart</strong> et du célèbre danseur de flamenco <strong>Israel Galvàn</strong> de faire revivre ce monument, avec en introduction l’emblématique <em>Concerto de Aranjuez</em> de Joaquin Rodrigo suivi de <em>Will O' The Wisp</em> de Manuel de Falla qui fait sonner les cuivres.<br>Tout au long du concert, les pas de Israel Galvàn rythment la musique, ajoutant un élément percussif qui se mêle souvent, et dénote parfois, de l’improvisation à la trompette. Son jeu de pieds, ses pas rapides, équilibrés par des temps de silence fait briller le caractère avant-gardiste de Miles Davis. Emergent des improvisations en sourdine à la trompette, transformant le son pour le rendre rauque et une ribambelle de pas rythmés et tapés qui créent un chaos crescendo, parfaitement maîtrisé. Les draps d’Adrien Vescovi secouent dans le vent, entre les voutes de cette magnifique Vielle Charité, et le public est transporté dans la chaleur torride d’un été espagnol. L.S.</pre>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Classique soul et chant nouveau </strong><br><br><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Le 8 juillet, au Parc Henri Fabre, Célia Kameni, José James et China Moses ont fait vibrer les voix soul pour finir avec le new jazz du batteur et MC Kassa Overall</mark></em><br><br><strong>Célia Kameni</strong> est certainement l’une des meilleures chanteuses françaises – elle a remporté les Victoires du Jazz en 2025 dans la catégorie artiste vocale. En introduction, elle fait surgir des aigus éthérées et opératiques, juxtaposés à une instrumentation expérimentale qui puise dans le rock, ou l’électronica, une rythmique libre et des effets qui saturent la voix. Pour finir, et de manière assez magique, des effets sont produits par le public lui-même lorsqu’elle demande à chacun de faire des chants d’oiseaux qui tapissent l’arrière-fond de sa performance. Le chant se poursuit avec <strong>José James</strong> et <strong>China Moses</strong>. Place au funk et à la soul de Marvin Gaye lorsque le duo interprète l’album mythique <em>I want you, </em>produit par Leon Ware. Les deux artistes ponctuent le show de compositions originales. José James délivre une impressionnante performance vocale imitant un disque rayé, parsemé de spoken word et de paroles chantées avec un débit rapide, à la lisière du rap. Et le duo finit avec une salutation à un autre grand chanteur de soul : Bill Withers et son <em>Lovely Day.</em> L.S.</pre>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/musiques/"><em>Musiques</em> ici </a></p>
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		<title>Les déambulations du jazz</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Jun 2026 07:21:07 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Il y a le festival Marseille Jazz des cinq continents, qui se déroule du 1er au 12 juillet dans différents lieux de la ville, et il y a le Parcours Métropolitain. Une vingtaine de rendez-vous musicaux, dans plusieurs villes de la Métropole Aix-Marseille-Provence, à découvrir jusqu’au 4 décembre. L’occasion de découvrir la scène jazz locale, [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Il y a le festival <em>Marseille Jazz des cinq continents</em>, qui se déroule du 1<sup>er</sup> au 12 juillet dans différents lieux de la ville, et il y a le <em><strong>Parcours Métropolitain</strong></em>. Une vingtaine de rendez-vous musicaux, dans plusieurs villes de la Métropole Aix-Marseille-Provence, à découvrir jusqu’au 4 décembre. L’occasion de découvrir la scène jazz locale, «<em> mais également des artistes internationaux venus partager leur propre vision et leurs inspirations </em>»<em>, </em>précise l’organisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après une ouverture le 2 avril à Septèmes-les-Vallons, le parcours reprend ce 4 juin à Vernègues. Devant la chapelle Saint-Symphorien, <strong>Marie Carnage </strong>revisitera les plus grands tubes de la Nouvelle Orléans des années 1920. Entre jazz, swing et musique traditionnelle du sud des États-Unis, le collectif de 7 musiciens invite le public au cœur de la Louisiane dans une ambiance de carnaval.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">En dialogue</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 7 juin, le <em>Parcours Métropolitain</em> retourne à Marseille avec un passage au cinéma l’Alhambra. Le pianiste <strong>Benjamin Moussay</strong> et la trompettiste <strong>Airelle Besson</strong> y joueront une création originale, qui accompagnera le film muet <em>En rade</em>, réalisé en 1927 par Alberto Cavalcanti et projeté lors de ce ciné-concert. De cette histoire d’amour sur le port de Marseille, les deux musiciens, rejoints pour l’occasion par un clarinettiste et un batteur, créent un voyage émouvant et poétique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’itinérance se poursuivra le 12 juin à Cassis avec la rencontre singulière entre la chanteuse folk <strong>Awa Ly</strong>, la violoncelliste <strong>Lucie Cravero</strong> et le poète <strong>Souleymane Bachir Diagne</strong>. Le lendemain à Jouques, le trompettiste <strong>daoud</strong> présentera un mélange de jazz et de hip-hop. Jusqu’au 27 juin, les villes de Châteauneuf-les-Martigues, Aubagne ou encore Salon-de-Provence accueilleront divers groupes de musiciens aux univers éclectiques, mêlant aussi bien le jazz à la chanson française qu’à l’électro ou aux sonorités levantines. Le 1<sup>er</sup> juillet marquera le lancement du festival <em>Marseille Jazz des cinq continents</em>, avant la reprise du <em>Parcours Métropolitain</em>, le 5 juillet.</p>



<pre class="wp-block-verse">IVANIE LEGRAIN<br><br><a href="https://www.marseillejazz.com/parcours/pm-fr/" type="link" id="https://www.marseillejazz.com/parcours/pm-fr/"> Parcours Métropolitain<br></a><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’au 4 décembre<br></mark></strong><br>Métropole Aix-Marseille-Provence</pre>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
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