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	<title>Archives des Balkis Moutashar - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Balkis Moutashar - Journal Zebuline</title>
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		<title>Faire corps</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Jan 2026 09:32:34 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>D’emblée, le dernier né de Balkis Moutashar frappe juste. Une très belle ouverture : chaque interprète se succède, porte un geste, et repart. Ce geste inaugural, comme posé avec soin, contient en germe la pièce entière : l’idée que chaque corps arrive chargé d’histoires, de techniques, de pratiques, de désirs. On n’arrive jamais les mains [&#8230;]</p>
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<p>D’emblée, le dernier né de <strong>Balkis Moutashar </strong>frappe juste. Une très belle ouverture : chaque interprète se succède, porte un geste, et repart. Ce geste inaugural, comme posé avec soin, contient en germe la pièce entière : l’idée que chaque corps arrive chargé d’histoires, de techniques, de pratiques, de désirs. On n’arrive jamais les mains vides.</p>



<p><a></a> Sur le plateau, les douze interprètes font apparaître, par touches successives, les danses qui les traversent : le classique affleure dans une batterie, un entrechat ; le contemporain s’inscrit dans un visage, une présence ; l’autodidaxie se reconnaît à une liberté du mouvement ; la gymnastique et le modern jazz surgissent dans une attitude ou un déhanché ; le hip-hop dans un shoulder freeze ; le voguing, l’électro, le jay-setting dans des balancés outrés, le geste iconique de la main emprunté à Beyoncé. Rien n’est hiérarchisé. Tout circule.</p>



<p><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">D’une voix à l’autre</mark></em></strong></p>



<p>Peu à peu, un dialogue se noue. Des unissons apparaissent, sur un morceau de 50 Cent qui emmène les pas attendus de danse urbaine vers un ailleurs. Les pas hip-hop revisités laissent la place à des formes plus intimes : solos, duos, compositions collectives où les corps s’écoutent, se répondent, s’accordent sans jamais s’effacer.</p>



<p>La bande-son, composée par <strong>Reno Vellard</strong>, joue un rôle essentiel. On y entend des témoignages des danseuses et danseurs, devenus matière sonore du spectacle. Rarement la voix entendue est celle du corps qui danse&nbsp;; et c’est précisément là que se joue quelque chose de fort : un déplacement, une mise en relation, un éloge de l’échange.</p>



<p>Balkis Moutashar affirme une égalité radicale entre les danses – avec, peut-être, un léger penchant pour l’électro, dont l’énergie collective emporte la fin sur <em>Freed from Desire</em>. La danse serait-elle devenue l’art le plus rassembleur ? La question affleure. Le plateau répond par la joie, le partage… et les paillettes.</p>



<pre class="wp-block-verse">SUZANNE CANESSA<br><br><em>Nous n’arrivons pas les mains vides </em>a été joué le<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> 22 janvier </mark>au Pavillon Noir à Aix-en-Provence.</pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/"><em>Scènes</em> ici</a></p>
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		<title>Impudente, Draguignan danse !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Mar 2025 11:24:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Mêlant têtes d’affiches et participation de tous·tes, L’ImpruDanse affirme, année après année, que la danse est une pratique et un art, et qu’à ce double titre elle explore l’intime et le monde, la connaissance de soi et la rencontre de l’autre. Ainsi, la neuvième édition du festival varois, du 15 mars au 5 avril, ne se contente pas de [&#8230;]</p>
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<p>Mêlant têtes d’affiches et participation de tous·tes, <em>L’ImpruDanse </em>affirme, année après année, que la danse est une pratique et un art, et qu’à ce double titre elle explore l’intime et le monde, la connaissance de soi et la rencontre de l’autre. Ainsi, la neuvième édition du festival varois, du 15 mars au 5 avril, ne se contente pas de proposer des spectacles : ses deux expositions photographiques <em>On y danse</em> (<strong><a href="https://gaeldelaite.com">Gaël Delaite</a></strong>) et <em>Mouvements</em> (<a href="https://www.instagram.com/shirley_dorino/"><strong>Shirley Dorino</strong>)</a> explorent la danse au quotidien, et carte blanche est donnée aux écoles de danse de Dracénie pour trois spectacles dans le hall du Théâtre de l’Esplanade.</p>



<p>Les chorégraphes invités proposent de nombreux ateliers, le Conservatoire présente une restitution de ses cours&nbsp;<em>incluDanse</em>&nbsp;pour les personnes en situation de handicap, et le premier samedi (le 15 mars) enchaîne brunch gourmand, déambulation dansée, concours photo et maquillage,&nbsp;flashmobgéant et DJ set, précédé du grand spectacle néo-classique de d’<strong>Alonzo King</strong>,&nbsp;<em>Deep</em><em>&nbsp;River</em>&nbsp;[notre retour sur journalzebuline.fr].</p>



<p>Trois autres DJ set sont prévus chaque samedi soir, un&nbsp;<em>Cui&nbsp;</em><em>cui</em><em>&nbsp;</em><em>cuiz</em>&nbsp;culturel et musical sera proposé dans un bus, et les jeudis à 19 h trois&nbsp;<em>Docus danse</em>&nbsp;sur&nbsp;Cunningham, Mourad&nbsp;Merzouki&nbsp;et&nbsp;<em>Radio&nbsp;</em><em>Maniok</em>&nbsp;seront projetés au nouveau Musée des beaux-arts.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Les spectacles</mark></strong></h3>



<p>La programmation reflète, comme le revendique&nbsp;Maria Claverie-Ricard, directrice de Théâtres en&nbsp;Dracénie,&nbsp;«&nbsp;<em>une forte vari</em><em>été de formes</em>&nbsp;» et d’esthétiques&nbsp;: après l’élévation et les pointes extrémistes d’Alonzo King,&nbsp;la danse se joue&nbsp;<em>Du Bout des doigts</em>&nbsp;:&nbsp;<strong>Gabriella&nbsp;</strong><strong>Iacono</strong>&nbsp;et&nbsp;<strong>Grégory Grosjean</strong>&nbsp;filment des mains qui dansent, véritables ballerines habitées (le 18 mars).&nbsp;</p>



<p>Le samedi 22 mars, <strong><a href="https://www.balkismoutashar.fr">Balkis Moutashar</a></strong> logera au Musée des beaux arts, pour trois performances d’<em>Attitudes habillées </em>en lien avec les collections (11 h, 15 h, 19 h). À 17 h <strong>Joanne Leighton</strong> fera l’éloge du rassemblement [<em>The Gathering,</em> voir p.III] et à 21 h <strong><a href="https://leilaka.fr">Leïla Ka</a></strong> fera vibrer le théâtre avec <em>Maldonne,</em> quintette féministe époustouflant [voir journalzebuline.fr]. </p>



<p>Le 26 mars, les danseurs de la <strong><a href="https://www.coline-istres.org">Coline</a></strong> (formation professionnelle) créeront deux pièces d’<strong><a href="https://www.arnoschuitemaker.com">Arno Schuitemaker</a> </strong>et <strong>Bui Ngoc Quan</strong>, écrites pour eux. Avant un samedi 29 mars où le hip-hop s’emmêle : <strong><a href="https://www.instagram.com/severinebidaud/">Séverine Bidaud</a></strong> et sa pièce magique <em>Faraëkoto</em>, conte africain narré en acrobaties ; puis <em>Phénix</em> de <strong><a href="https://www.instagram.com/mouradmerzouki/?hl=fr">Mourad Merzouki</a></strong>, où il associe sa danse hip-hop désormais classique avec une viole de gambe tout à fait baroque ; et le soir, <strong><a href="https://www.mehdikerkouche.com">Mehdi Kerkouche</a> </strong>et ses huit danseurs aux techniques diverses explorent dans <em>Portrait </em>le mouvement commun et les divergences. Haletant jusqu’au bout du souffle.</p>



<p>Le 1<sup>er</sup> avril, une surprise, <em>L’ImpruDanse</em> accueille du cirque : la compagnie réunionnaise <strong><em><a href="https://cirquonsflex.com">CirquonsFlex</a></em></strong> raconte en corps, acrobatique, le quotidien et la mémoire de l’île, dans <em>Radio Maniok</em>. </p>



<p>Le dernier samedi (5 avril) sera débordant d’énergie, avec <em>Thisispain</em> d’<strong><a href="https://www.google.com/search?client=safari&amp;rls=en&amp;q=hillel+kogan&amp;ie=UTF-8&amp;oe=UTF-8">Hillel Kogan</a></strong>, qui revisite le flamenco, mais surtout ses clichés touristiques et ses excès ; pour conclure en apothéose avec <em>Rave Lucid</em> de la Cie Mazelfreten, une course folle, techno et transe, où 10 danseurs venus de toutes les danses urbaines jouent une partition athlétique et frontale. </p>



<p>AGNÈS FRESCHEL</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>L’ImpruDanse</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 15 mars au 5 avril</mark><br><a href="https://www.theatresendracenie.com">Théâtre de l’Esplanade</a> ; <a href="https://musees.marseille.fr/musee-des-beaux-arts-mba">Musée des Beaux-Arts</a> ; Auditorium Chabran, Draguignan</pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr">Scènes ici</a></p>
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		<title>Hybridations et impermanences</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Jun 2024 10:34:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une grenouille apparaît dans l’espace scénique blanc, toute verte dans ses coassements et ses bonds, attitudes empruntées directement au monde naturel… elle est rejointe par un ours pataud, les deux êtres (Sonia Darbois et Maxime Guillon-Roi-Sans-Sac) vont d’abord ne pas supporter l’autre sur le plateau, préférant chacun l’intégrité de sa solitude. Peu à peu cependant [&#8230;]</p>
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<p>Une grenouille apparaît dans l’espace scénique blanc, toute verte dans ses coassements et ses bonds, attitudes empruntées directement au monde naturel… elle est rejointe par un ours pataud, les deux êtres (<strong>Sonia Darbois</strong> et <strong>Maxime Guillon-Roi-Sans-Sac</strong>) vont d’abord ne pas supporter l’autre sur le plateau, préférant chacun l’intégrité de sa solitude. Peu à peu cependant les frontières qui les séparent vont se dissoudre, l’un empruntant une partie de l’autre, s’hybridant de ses gestes et de ses attitudes. Le simple plaisir enfantin du déguisement devient alors source de nouvelles histoires, permet de transgresser les codes de la représentation entre croassements et grognements, danses incongrues, courses où super-héros avec cape et princesse se croisent, donnent lieu à la naissance de «&nbsp;princesse-man&nbsp;», tandis que le côté animalier se développe en «&nbsp;ours-grenouille&nbsp;» ou «&nbsp;grenouille-ours&nbsp;». La singularité des uns et des autres met en doute les normes dans une atmosphère joyeuse. Les apparences d’origine sont remises en question&nbsp;: les êtres peuvent se choisir, s’affirmer dans les associations multiples qu’ils ont la capacité de décliner à l’infini&nbsp;: le super-héros aura des pattes d’ours, la princesse une tête de grenouille… bref, peu importe, le public enfantin est fasciné, et les adultes malgré le sérieux qu’ils s’imposent sont séduits. L’étrangeté dans le reconnaissable, l’impermanence des compositions affirment une liberté d’être et de créer vivifiante dans les lumières changeantes qui habillent le plateau d’atmosphères jaunes, bleues, rouges&#8230; paysages mentaux où naissent les contes.&nbsp;</p>



<p>La conclusion endiablée orchestre une ronde effrénée autour d’une sorte de totem dans lequel s’entassent les variations des costumes, lieu de tous les possibles, et objet central du jeu… À la fin du spectacle, un temps de conversation est accordé aux jeunes spectateurs qui s’extasient sur la rapidité des changements de costumes, proposent leurs propres créations de mots pour désigner les divers personnages nés de l’imagination des artistes. Ces derniers se plient avec gentillesse aux demandes, effectuent des démonstrations de transformation. La magie ne se perd pas malgré les explications rationnelles et le bonheur de tous en est décuplé.</p>



<p>MARYVONNE COLOMBANI</p>



<pre class="wp-block-verse">Spectacle dansé le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">24 mai</mark>, Pavillon Noir, Aix-en-Provence </pre>
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		<title>Avignon, ou le changement en douceur</title>
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		<dc:creator><![CDATA[journalzebuline]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Apr 2023 17:09:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le nouveau directeur du&#160;Festival d’Avignon&#160;avait promis de ralentir. De proposer moins, en accueillant mieux le public et les artistes. Pourtant, ce ne sont pas moins de 125 000 places qui sont proposés à la vente, soit 12000 de plus, avec 45 spectacles à l’affiche, pour près de 250 représentations. Sans compter les propositions gratuites, les [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/04/Tiago-Rodriguez-presente-la-77e-edition-du-Festival-dAvignon-%C2%A9-Christophe-Raynaud-de-Lage.jpeg?resize=241%2C362&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-118989" width="241" height="362" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/04/Tiago-Rodriguez-presente-la-77e-edition-du-Festival-dAvignon-%C2%A9-Christophe-Raynaud-de-Lage.jpeg?w=667&amp;ssl=1 667w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/04/Tiago-Rodriguez-presente-la-77e-edition-du-Festival-dAvignon-%C2%A9-Christophe-Raynaud-de-Lage.jpeg?resize=200%2C300&amp;ssl=1 200w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/04/Tiago-Rodriguez-presente-la-77e-edition-du-Festival-dAvignon-%C2%A9-Christophe-Raynaud-de-Lage.jpeg?resize=150%2C225&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/04/Tiago-Rodriguez-presente-la-77e-edition-du-Festival-dAvignon-%C2%A9-Christophe-Raynaud-de-Lage.jpeg?resize=300%2C450&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/04/Tiago-Rodriguez-presente-la-77e-edition-du-Festival-dAvignon-%C2%A9-Christophe-Raynaud-de-Lage.jpeg?resize=280%2C420&amp;ssl=1 280w" sizes="(max-width: 241px) 100vw, 241px" /><figcaption class="wp-element-caption">Tiago Rodriguez présente la 77e édition du Festival d&rsquo;Avignon © Christophe Raynaud de Lage</figcaption></figure>
</div>


<p>Le nouveau directeur du&nbsp;<em>Festival d’Avignon</em>&nbsp;avait promis de ralentir. De proposer moins, en accueillant mieux le public et les artistes. Pourtant, ce ne sont pas moins de 125 000 places qui sont proposés à la vente, soit 12000 de plus, avec 45 spectacles à l’affiche, pour près de 250 représentations. Sans compter les propositions gratuites, les rencontres et les lectures…&nbsp;&nbsp;Comment, dans le contexte économique actuel, et sans augmentation de subventions, l’équipe parvient-elle à une telle offre&nbsp;?&nbsp;</p>



<p>La première recette est la diminution des propositions gratuites, qui ont un coût, et la légère augmentation du prix des places, jusqu’à quarante euros dans la Cour d’Honneur. La seconde, la réouverture de la Carrière Boulbon, avec sa grande jauge. Plus de places, un peu plus chères, devraient garantir des recettes (budget global de 17 millions), et compenser un peu l’explosion des coûts des voyages, des hébergements, et des fluides…</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Mémoire et héritages</mark></strong></p>



<p>Quant aux productions et coproductions, elles semblent moins nombreuses&nbsp;: Tiago Rodrigues ne présentera pas de spectacle, et le nombre de coproducteurs impliqués dans chaque spectacle est symptomatique de l’état actuel de la production théâtrale des grandes maisons européennes, qui consacrent des sommes de plus en plus faibles aux spectacles qui font leurs saisons.&nbsp;</p>



<p>Néanmoins, l’empreinte du directeur est là. Parce que le&nbsp;<em>Festival</em>&nbsp;se conclura par une représentation exceptionnelle de&nbsp;<em>By Heart</em>&nbsp;dans la Cour, un merveilleux spectacle sur la disparition des mots qui touche au cœur, par cœur, la mémoire des spectateurs invités sur la scène, entre Shakespeare et la vieillesse.&nbsp;</p>



<p>Le rapport au répertoire shakespearien passe aussi par la création de&nbsp;<em>The Romeo</em>&nbsp;dans la Cour, du chorégraphe Traja Harwel autour de l’archétype de l’amoureux&nbsp;; ou la rêverie de Gwenaël Morin, autour du&nbsp;<em>Songe d’une nuit d’été&nbsp;</em>et de son quadrille amoureux.</p>



<p>La marque de la programmation de Tiago Rodrigues se perçoit aussi dans le retour d’une certaine danse, celle de Mathilde Monnier, qui met en gestes et en scène la mini-série féministe&nbsp;<em>H24</em>. Et la double présence d’Anne Teresa de Keersmaeker, pour une création, et la reprise de&nbsp;<em>En Atendant</em>&nbsp;où les corps sont musique, chant, renaissance, jubilation.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Luttes internationales</mark></strong></p>



<p>Mais ce qui caractérise sans doute le mieux cette programmation est la diversité des générations et des esthétiques, la dimension internationale, la parité acquise, l’intersectionnalité et la lutte politique en scène.&nbsp;</p>



<p>Ainsi&nbsp;<strong>Julie Deliquet</strong>&nbsp;ouvre le festival dans la Cour, avec&nbsp;<em>Welfare</em>, inspiré du film de Frederik Wiseman sur les sans-abris&nbsp;; une création précédée, de quelques heures, par la celle de&nbsp;<strong>Bintou Dembelé</strong>, qui chorégraphie les souffrances et les révoltes des corps noirs opprimés, introduisant la force du hip-hop jusque dans l’opéra, et le racisme des&nbsp;<em>Indes Galantes</em>.&nbsp;</p>



<p>On retrouvera&nbsp;<strong>Milo Rau</strong>, pour une&nbsp;<em>Antigone</em>&nbsp;amazonienne créée avec le Mouvement des Sans Terre (ou la lutte politique au Brésil)&nbsp;;&nbsp;<strong>Julien Gosselin</strong>, pour un petit marathon de cinq heures autour de l’&nbsp;<em>Extinction</em>&nbsp;inspiré de Schnitzler et Thomas Bernhard (ou la peur européenne de la disparition)&nbsp;;&nbsp;<strong>Philippe Quesne</strong>&nbsp;pour un<em>&nbsp;Jardin des Délices&nbsp;</em>rétro-futuriste, ou le seul avenir possible semble un retour ironique vers les temps pré-modernes&nbsp;; et&nbsp;&nbsp;<strong>Krystian Lupa</strong>, polonais qui met en scène les récits croisés de l’allemand Sebald,&nbsp;<em>Les Emigrants</em>, pour revenir sur les traumatismes historiques d’un XXe siècle qui décidément ne passe pas.</p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="696" height="464" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/04/Tragedie-Olivier-Dubois-%C2%A9-Christophe-Raynaud-de-Lage.jpeg?resize=696%2C464&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-118990" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/04/Tragedie-Olivier-Dubois-%C2%A9-Christophe-Raynaud-de-Lage.jpeg?w=700&amp;ssl=1 700w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/04/Tragedie-Olivier-Dubois-%C2%A9-Christophe-Raynaud-de-Lage.jpeg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/04/Tragedie-Olivier-Dubois-%C2%A9-Christophe-Raynaud-de-Lage.jpeg?resize=150%2C100&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/04/Tragedie-Olivier-Dubois-%C2%A9-Christophe-Raynaud-de-Lage.jpeg?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/04/Tragedie-Olivier-Dubois-%C2%A9-Christophe-Raynaud-de-Lage.jpeg?resize=630%2C420&amp;ssl=1 630w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">Tragédie, Olivier Dubois © Christophe Raynaud de Lage</figcaption></figure>
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<p>Une expérience forte à ne pas rater&nbsp;:&nbsp;<em>Carte Noire nommée désir,</em>&nbsp;un spectacle de&nbsp;<strong>Rebecca Chaillon</strong>&nbsp;pour huit performeuses noires. Une lutte contre les obscurantismes masculinistes, mais aussi contre tous les petits préjugés essentialistes qui restent ancrés dans bien des consciences.&nbsp;</p>



<p>Vous pourrez aussi aller passer une journée de sept heures dans les&nbsp;<em>Paysages et Forêts</em>&nbsp;de&nbsp;<strong>Stefan Kaegi</strong>&nbsp;qui avec la curatrice&nbsp;<strong>Caroline Barneaud</strong>&nbsp;a proposé à sept artistes une création, plastique, théâtrale, dansée, sur le paysage, et notre inscription, artistique et scientifique dans sa cartographie réelle.&nbsp;</p>



<p>Et comme chaque année, allez jeter un œil à&nbsp;<em>Vive le sujet</em>, où un artiste en choisit un autre pour une collaboration plus ou moins impromptue et éphémère. On aura le plaisir de retrouver dans l’un d’entre eux&nbsp;<strong>Balkis Moutashar</strong>. Une des très rares propositions d’artistes de la région, ce qui est une constante lorsqu’une nouvelle équipe de direction arrive, mais n’arrange pas l’économie culturelle régionale…&nbsp;</p>



<p>Les réservations sont ouvertes, bien plus tôt que d’habitude, et pour tous. La promesse de mieux accueillir le public est déjà, en ce sens, à l’œuvre&nbsp;!</p>



<p>AGNÈS FRESCHEL</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Festival d’Avignon&nbsp;</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 5 au 25 juillet<br></mark><a href="http://festival-avignon.com/">festival-avignon.com</a></pre>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/avignon-ou-le-changement-en-douceur/">Avignon, ou le changement en douceur</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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