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	<title>Archives des Berlinale 2024 - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Berlinale 2024 - Journal Zebuline</title>
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		<title>Le Grand Phuket, une adolescence en Chine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Feb 2026 10:07:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>The Great Phuket était l’un des nombreux films chinois sélectionnés à la Berlinale 2024, toutes sections confondues. Des films nourris par les traumatismes nés des bouleversements urbains, économiques, sociologiques qui ont secoué tout le pays et l’ont projeté avec une grande brutalité, pour le meilleur et souvent le pire, parmi les premières puissances mondiales. Des [&#8230;]</p>
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<p><em>The Great Phuket</em> était l’un des nombreux films chinois sélectionnés à la Berlinale 2024, toutes sections confondues. Des films nourris par les traumatismes nés des bouleversements urbains, économiques, sociologiques qui ont secoué tout le pays et l’ont projeté avec une grande brutalité, pour le meilleur et souvent le pire, parmi les premières puissances mondiales. Des films de déchirure, d’entre deux temps, d’entre deux mondes.</p>



<p>Pour son premier long métrage, le jeune réalisateur Yaonan LIU de 39 ans, a fait appel à des acteurs non professionnels castés dans les villages urbains du district du Grand Phuket au sud de la Chine. Une zone restructurée par le plan de reconstruction gouvernemental. Des barres d’immeubles, des ilots de maisons villageoises au confort sommaire, un lycée tout neuf, des terrains vagues, des champs de ruines d’habitations récemment détruites, un plan d’eau pollué : un chaos dans lequel Li Xing un adolescent de 14 ans, cherche ses marques. Conflits avec sa mère et son beau-père, des gens du peuple «&nbsp;sans instruction et peu entreprenants&nbsp;» comme ils se définissent eux-mêmes et qui refusent l’expropriation. Incidents à l’école où Li Ying dort en cours, introduit des portables interdits et se bagarre avec les «&nbsp;caïds&nbsp;» du campus.</p>



<p>Li Xing a l’âge des émois amoureux : son cœur bat pour la brillante jeune fille qui anime la radio du lycée. Li a l’âge ingrat et la peau acnéique. Li est un effronté. Lointain cousin du Doisnel des 400 coups dans lesquels il entraîne son ami Song Yang, plus timoré, issu d’un milieu « bourgeois » et dont la mère suscite ses fantasmes érotiques.</p>



<p>Li et Song ont trouvé l’entrée d’un tunnel où ils se réfugient souvent. Là, les pierres ont enregistré les sons du passé et le souterrain conduit à une usine désaffectée interdite au public. Song y frôlera la mort et Li, miné par la culpabilité et la détresse verra cet abri s’écrouler au sens propre et figuré. Le quartier en voie de destruction, va de pair avec Li, comme lui en devenir et à reconstruire. Et le boyau où il s’enterre, archéologie d’un passé industriel récent, renvoie à l’idée de digestion et de gestation.</p>



<p>Le film volontairement elliptique, juxtapose scènes réalistes et scènes oniriques. Rêves ou cauchemars se traduisent en images d’animation sans rupture avec le prosaïsme documentaire. Parfois ce prosaïsme-là se fait collage surréaliste&nbsp;:&nbsp; des poissons sèchent suspendus à un fil, au balcon de la maison paysanne, tandis que l’arrière-plan se hérisse de tours au milieu des gravats.</p>



<p>Le monde adolescent n’est pas rationnel, dit Yaonan LIU, il obéit aux émotions, crée ses trompe l’œil, s’entiche de ses illusions.</p>



<p>Comme souvent pour un premier film, <em>Le Grand Phuket</em> puise dans la vie de son réalisateur, dans sa nostalgie  » d’un lieu sale et désordonné « , de cette  » ville éphémère prise en étau entre deux époques « , à l’instar de toute adolescence. Il rend aussi hommage aux adultes, à leur faculté d’adaptation et à leur énergie pour reconstruire une vie sur les ruines du monde ancien.</p>



<p>ELISE PADOVANI</p>



<p><em>Le Grand Phuket</em> de <strong>Yaonan LIU</strong></p>



<p>En salle le 4 février</p>
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		<title>Disco Afrika : Politique minée à Madagascar</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Sep 2025 16:33:06 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Chassé manu militari avec ses compagnons de misère, des mines de saphir clandestines où ils espéraient faire fortune, Kwame rentre chez lui à Tamatave, ramenant le corps de son ami Rivo assassiné par la milice. Il retrouve sa mère, aimante et résignée, dans sa baraque, sans eau courante, et sans électricité stable. Kwame a 20 [&#8230;]</p>
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<p>Chassé manu militari avec ses compagnons de misère, des mines de saphir clandestines où ils espéraient faire fortune, Kwame rentre chez lui à Tamatave, ramenant le corps de son ami Rivo assassiné par la milice. Il retrouve sa mère, aimante et résignée, dans sa baraque, sans eau courante, et sans électricité stable. Kwame a 20 ans, il porte le prénom d’un héros de la décolonisation et d’un chantre du panafricanisme, président du Ghana en 1960 : Kwame Nkrumah. Pour s’être engagé dans les années 70, contre les nouvelles élites de Madagascar, le père du jeune homme a été arrêté, torturé, exécuté et enseveli dans une fosse commune on ne sait où, quand le jeune homme n’avait que 4 ans. </p>



<p>Loin des espoirs postcoloniaux, le pays gangréné par la corruption, s’est enlisé dans la violence, l’arbitraire. Les partis avides de pouvoir, prêts à tout pour le garder, pillent pour leur seul profit, les richesses naturelles de l’Île Rouge. Le rouge de ses roches mises à nu par la déforestation, qui a valu à Madagascar cette désignation, est aussi celui du sang versé par ses enfants.</p>



<p>Les infos crachotées à la vieille radio de la mère disent l’instabilité sociale, les manifestations, le chômage, la colère des Jeunes, la répression. Kwame n’est pas un héros. Il ressent le désenchantement de sa génération et pense que les luttes n’ont servi à rien. Quel choix faire quand on a 20 ans et que ce n’est pas le plus bel âge de la vie ? Accepter sa condition en silence ? Se compromettre dans les trafics lucratifs comme son ami d’enfance le lui propose ?</p>



<p>Il veut connaître l’histoire de son père, qu’on lui a cachée. Comprendre cet inconnu, militant, musicien, à travers le témoignage de ses amis et ses enregistrements. Approché par un syndicaliste du port où il travaille comme journalier, Kwame va non seulement retrouver le lieu où ce père a été enterré mais se trouver lui-même.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Conte politique</strong></mark></p>



<p>Plans fixes, lumière vive sculptant la beauté des décors – photogénie des ports, des marchés, des rues colorées, du feuillage des grands arbres. Ou nocturne inquiétant percé par une lampe de poche, une bougie, hanté par les fantômes. Gros plans sur le protagoniste non-professionnel, <strong>Parista Sambo</strong>, que la caméra ne lâchera pas, <em>Disco Afrika&nbsp;: une histoire malgache</em> tient du documentaire, du récit d’apprentissage, du conte politique figuré par un théâtre de Guignol populaire. La musique ancrée dans la tradition du kaiamba &#8211; porte le film&nbsp;: elle ressuscite le père, la mémoire des ancêtres, les luttes et l’espoir de l’île.</p>



<p>L’histoire malgache qui nous est racontée dans ce premier long métrage modeste et touchant, est une histoire de terre. Celle boueuse qu’on tamise pour en extraire les saphirs. Celle qui dissimule le bois de rose volé. Celle, poudreuse qui vole sur les routes sans bitume. Celle confisquée par les colons d’autrefois et les puissants d’aujourd’hui. Celle qui recouvre «&nbsp;les âmes courageuses&nbsp;» et auxquelles le réalisateur rend hommage.</p>



<p>ELISE PADOVANI</p>



<p><em>Disco Afrika</em> de <strong>Luck Razanajoana</strong></p>



<p>En salles le 24 septembre</p>
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		<title>Young Hearts, les subtilités de l&#8217;amour</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Feb 2025 13:31:00 +0000</pubDate>
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<p>«<em>&nbsp;Ça fait comment d’être amoureux&nbsp;?&nbsp;</em>» s’interroge Elias du haut de ses 13 ans. Son père, un crooner un peu ringard, gloire de ce petit coin rural de Flandre, chante que l’amour «&nbsp;<em>c’est magique, c’est fantastique&nbsp;</em>». Sa mère, attentive à son égocentrique de mari et à ses deux fils, donne au jeune Elias l’image d’un amour conjugal et maternel inconditionnels. Son grand-père, celle du chagrin inconsolable que le deuil d’un être adoré fait endurer à jamais. Au lycée, en cours de littérature, on parle d’amour courtois et de rêves. On aime <em>Roméo et Juliette</em> avec Di Caprio. Autour de l’adolescent, les couples se forment «&nbsp;<em>naturellement</em>&nbsp;». Platoniques pour la plupart. Premières approches en éclaboussures de rires, en danses et en jeux.</p>



<p>Comme ses copains, Elias a une petite amie mais ce sentiment amoureux dont on parle tant ne le lui sera révélé qu’avec l’arrivée d’Alexander (<strong>Marius De Saeger</strong>), son nouveau voisin venu avec son père et sa petite sœur de Bruxelles. Alexander est beau, libre. Il intègre la classe d’Elias, son groupe d’amis, et bouleverse la vie du jeune garçon qui ne comprend pas ce qui lui arrive. C’est à cette initiation sentimentale que s’intéresse le réalisateur et au vain combat d’Elias pour lutter contre son désir irrépressible «&nbsp;<em>d’être avec Alexander&nbsp;</em>». Car, bien que ne vivant pas dans un milieu homophobe, bien que l’insulte de «&nbsp;<em>tafiole</em>&nbsp;» ne soit proférée que par quelques rares crétins du village, bien qu’entouré de gens aimants et bienveillants, Elias s’interdit cet amour qui n’est pas dans la «&nbsp;norme&nbsp;» et dont il a honte.</p>



<p>Il passe de l’ivresse des moments partagés avec Alexander qui connaît et accepte son orientation sexuelle, à la douleur du refus, du repli, du déni. Elias porte en lui un jeune cœur trop gros pour sa poitrine, prêt à imploser ou exploser. Tension intime, portée par l’interprétation remarquable de <strong>Lou Goossens</strong>, et que le réalisateur parvient à faire éprouver au spectateur quelque soit son âge.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Un film qui s’assume</mark></p>



<p><em>Young Hearts</em> est un mélo efficace, un film sincère, solaire, jalonné des passages obligés d’une love story&nbsp;: premiers regards, cristallisation et esquives, échappées belles en bicyclette dans une nature luxuriante, généreuse et complice, «&nbsp;baisers volés&nbsp;», «&nbsp;cheveux au vent&nbsp;», baignades joyeuses en rivière, découverte d’un lieu secret – ici une maison abandonnée semblable au domaine mystérieux du Grand Meaulnes, et même une sorte de voyage de noces dans le fief bruxellois d’Alexander. L’issue en sera forcément heureuse&nbsp;: le <em>coming of age</em> passant par un <em>coming out</em>.</p>



<p>Présenté à la<a href="https://www.berlinale.de/en/programme/ticket-info.html"> Berlinale 2024, </a>cette romance queer tous publics, musicale et colorée, est sensible sans être totalement mièvre. Mais comme le disait Truffaut à propos des chansons d’amour qu’il adorait : « <em>plus elles sont bêtes, plus elles sont vraies </em>». Ce film,plus subtil qu’il n’y paraît, assume.</p>



<p>ÉLISE PADOVANI</p>



<p><em>Young Hearts</em>, de <strong>Anthony Shatteman</strong></p>



<p>En salles le 19 février</p>



<p><a href="https://journalzebuline.fr/category/cinema/">Retrouvez nos articles cinéma ici </a></p>



<p></p>
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		<title>Perse mon cœur</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Feb 2025 12:51:32 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La vie de Mahin (Lily Farhadpour), veuve et retraitée, n’est pas bien rose : entre insomnies, repas solitaires, jardinage, repas avec ses copines où l’on parle des hommes, où l’on évoque en plaisantant les maladies présentes ou à venir. Les coups de téléphone avec sa fille à l’étranger toujours pressée de raccrocher, occupée avec ses [&#8230;]</p>
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<p>La vie de Mahin (<strong>Lily Farhadpour</strong>), veuve et retraitée, n’est pas bien rose : entre insomnies, repas solitaires, jardinage, repas avec ses copines où l’on parle des hommes, où l’on évoque en plaisantant les maladies présentes ou à venir. Les coups de téléphone avec sa fille à l’étranger toujours pressée de raccrocher, occupée avec ses jeunes enfants la laissent sur sa faim. Jusqu’au jour où, encouragée par une amie à se trouver un compagnon, elle décide de se reprendre en main, se maquille, se cherche une tenue plus pimpante et décide d’aller boire un coup dans un hôtel de luxe où, sans maitrise du QR code on ne peut commander ! Mahin s’attarde dans la file d&rsquo;attente d’une boulangerie, essaie d’engager la conversation avec un jardinier dans un parc où, témoin de l’interpellation par la police des mœurs d’une jeune fille qui ne porte pas convenablement son hijab, elle s’interpose et évite que la deuxième fille ne soit embarquée aussi. C’est dans un petit restaurant pour retraités où elle peut utiliser ses coupons de personne âgé qu’elle voit un homme, seul, en train de déjeuner. Elle le trouve charmant, se renseigne, apprend que c’est Faramarz <strong>(Esmail Mehrabi)</strong> un chauffeur de taxi, qu’il vit seul. Elle le suit et insiste pour qu’il la reconduise chez elle, avant de l’inviter à passer la soirée avec elle. Après un arrêt dans une pharmacie, la soirée peut commencer : repas, vin, confidences, musique et danses sans oublier un gâteau en préparation et une douche étonnante&nbsp;: devant l’hésitation de Mahin à montrer son corps qui n’est plus celui de ses 20 ans, Faramarz lui propose une douche habillée. Un plan touchant et drôle à la fois. Une soirée que Mahin n’est pas près d’oublier…Et nous non plus. On est touché, on rit, on apprécie les images du directeur de la photo <strong>Mohammad Haddadi </strong>et la musique d’<strong>Hossein Ghoorchian</strong>. Et on ne peut que se réjouir de la liberté que s’accorde ce jeune couple étonnant de 70 ans !</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Amour censuré</mark></strong></p>



<p>Cette histoire romantique, traitée souvent avec humour, superbement interprétée, est éminemment politique avec cette femme de 70 ans qui ne porte pas de hijab, reçoit un homme chez elle, et n’est évidemment pas du goût du gouvernement iranien. <strong>Maryam Moghaddam</strong> et <strong>Behtash Sanaeeha</strong>, les réalisateurs de <em>My Favourite Cake (Keyke mahboobe man</em>) ont été empêchés par les autorités iraniennes de se rendre à la Berlinale où le film était en compétition. Dans un communiqué, le festival précise qu’ils se sont vus «&nbsp;<em>confisqués leurs passeports&nbsp;</em>» et sont <em>«&nbsp;poursuivis par la justice pour leur travail d’artistes et de cinéastes</em>&nbsp;». Le film « <em>franchit tellement de lignes rouges (sur des choses) qui sont interdites en Iran depuis 45 ans </em>», explique Maryam Moghaddam. «<em> C&rsquo;est l&rsquo;histoire d&rsquo;une femme qui vit sa vie, qui veut avoir une vie normale, ce qui est interdit pour les femmes en Iran. </em>»</p>



<p>ANNIE GAVA<br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">À Berlin</mark></strong></p>



<p><em>My Favourite Cake</em>, de <strong>Maryam Moghaddam</strong> et <strong>Behtash Sanaeeha<br></strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>En salles le 5 février 2025</strong></mark></p>
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		<title>« Shambhala, le Royaume des cieux », une odyssée himalayenne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Dec 2024 14:12:07 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>« &#8211; Laisse-moi t’accompagner », demande la jeune Pema à son mari Tashi, sur le point de partir pour un échange commercial à Lhassa. « &#8211; Ce ne sera que quelques mois », lui répond-il ! On est au cœur de l’Himalaya tibétain sur des plateaux arides, pierreux, photographiés dans leur superbe monochromie, et, d’emblée, on sait que le temps [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/shambhala-le-royaume-des-cieux-une-odyssee-himalayenne/">« Shambhala, le Royaume des cieux », une odyssée himalayenne</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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<p>« &#8211; <em>Laisse-moi t’accompagner </em>», demande la jeune Pema à son mari Tashi, sur le point de partir pour un échange commercial à Lhassa. « &#8211; <em>Ce ne sera que quelques mois</em> », lui répond-il !</p>



<p>On est au cœur de l’Himalaya tibétain sur des plateaux arides, pierreux, photographiés dans leur superbe monochromie, et, d’emblée, on sait que le temps se perçoit autrement ici. Les déplacements se font au rythme de la marche des yaks ou du trot des chevaux. Les mots se pèsent, l’essentiel se grave sur les pierres. Les rituels sont immuables. Les fanions colorés en guirlandes faseyent sur le gris brun des montagnes ou sur la blancheur des neiges. Chant et cordes accompagnent un quotidien agreste et frugal, les gestes s’accomplissent lentement, sans pression. On est en terre bouddhiste : les vies suivent leur cycle de réincarnation. On lit à livre ouvert dans le ciel étoilé. Les rêves en sépia sont au présent, au passé ou au futur.</p>



<p>Le film s’ouvre par le mariage de Pema avec trois frères orphelins – la polyandrie étant de mise en ce pays. Tashi, agriculteur et marchand est celui qui partage sa couche, Karma le moine vit dans son monastère auprès de son maître Rinpoche, Dawa est encore un enfant dont Pema est à la fois l’épouse et la maman de substitution. Pema et Tashi sont très amoureux. Après le départ de Tashi pour le troc annuel, Pema s’aperçoit qu’elle est enceinte. Elle doit gérer les 400 coups de Dawa qui ne travaille pas à l’école et rencontre son professeur Ram Sir. Une rumeur naît selon laquelle Pema l’aurait pris comme amant et porterait son enfant. Cette rumeur parvient aux oreilles de Tashi qui, incapable d’affronter les regards de sa communauté, disparaît dans la montagne. Contre l’avis de tous, Pema décide de partir à sa recherche pour lui dire la vérité, flanquée de Karma à qui son maître a ordonné de veiller sur elle et sur l’enfant qu’elle porte. Plus endurante, plus sage, plus responsable, plus déterminée, plus courageuse que ses maris, la lumineuse Pema affronte le froid, la fatigue, les mésaventures du voyage,&nbsp; jusqu’au bout de ses forces, se révélant aux autres et à elle-même. <em>Pas de questions personnelles</em>, disent Karma et Pema quand ils ne veulent pas répondre. Retenue des sentiments. Pudeur des chagrins profonds.</p>



<p>Les génériques de début et de fin affichent les illustrations stylisées d’un royaume qui selon un mythe hindou-bouddhiste, ne peut être atteint que par quelques élus&nbsp;: le Shambhala, désignant en sanscrit, <em>le lieu du bonheur paisible</em>. Pour ce deuxième long métrage, tout à la fois ethnologique, poétique, romanesque, réaliste et onirique, Min Bahadur Bham a choisi des acteurs non professionnels. Son film nous immerge dans une nature somptueuse où l’homme n’a qu’une place relative, raconte une histoire d’amour absolu et cisèle le portrait d’une femme exceptionnelle à laquelle le royaume des cieux ne peut que s’ouvrir.</p>



<p>ÉLISE PADOVANI</p>



<p><em>Shambhala, le Royaume des cieux</em>, de <strong>Min Bahadur Bham<br></strong>En salles le 4 décembre</p>



<p>Premier film népalais présenté à la Berlinale (en 2024).</p>
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		<title>Voix de femmes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 Nov 2024 13:00:35 +0000</pubDate>
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<p>Dès le début de <em>Mémoires d’un corps brûlant</em> (<em>Memorias de un cuerpo que arde</em>), le dispositif est clairement énoncé&nbsp;: on va entendre la parole de femmes septuagénaires et une comédienne va les incarner. Dans un plan séquence, tourné caméra à l’épaule, on assiste aux préparatifs du tournage&nbsp;: maquillage de l’actrice (<strong>Sol Carballo</strong>), équipe technique en action et le clap. La comédienne déambule à travers un appartement, époussette des cadres, ouvre des tiroirs, manipule des boites en fer, passant de pièce en pièce, répétant les mêmes gestes. Ce corps est l’incarnation de trois femmes, Ana, Patricia et Mayela qui ont osé parler, sans tabous&nbsp;de leur vie, de leur sexualité. Tour à tour, elles évoquent leur enfance, parfois difficile, leurs premières amours, leur premier baiser, leurs rêves souvent déçus, la solitude, la peur de mourir seules. Elles confient leurs plaisirs ou leurs frustrations, leur ignorance face à ce qui leur arrivait, les règles ou une grossesse, la baisse de la libido à la ménopause. Rien ne les préparait à leur vie de femme.&nbsp;Elles se souviennent de la recherche de l’invisibilité, seule armure face aux agressions sexuelles. L’une a reçu coups après coups, 17 années de terreur où le viol conjugal était de règle&nbsp;: «&nbsp;<em>Tu dois tenir bon parce que c’est ta croix&nbsp;</em><em>!</em><em>&nbsp;</em>»&nbsp;l’encourageait sa mère&nbsp;! Une femme physiquement détruite mais qui a réussi à remonter la pente même si les «&nbsp;<em>souvenirs prennent de la place.</em>&nbsp;»</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>« J’ai besoin d’un pompier »</strong></mark></p>



<p><strong>Antonella Sudasassi Furniss</strong> a recueilli la voix des femmes de la génération de sa grand-mère et a choisi de mettre en scène ces moments évoqués, tricotant ensemble scènes de jeunesse et d’âge mur, images et voix, en longs plans séquences. Des voix fortes, des voix sincères, remplies d’humour parfois, des voix de femmes qui, malgré l’oppression, sont encore vivantes. «<em>&nbsp;Pour éteindre le feu qui m&rsquo;habite, j’ai besoin d’</em><em>un pompier</em>&nbsp;», plaisante l’une d’elle. Une parole qui a donné son titre, <em>Mémoires d’un corps brûlant,</em> à ce film, nécessaire dans cette période où le procès de Mazan nous rappelle que, pour certains, une femme appartient à un homme. Comme le dit une des trois protagonistes «&nbsp;<em>Aujourd’hui,</em> <em>c&rsquo;est la meilleure période de ma vie, parce que je suis complètement libre.&nbsp;</em>»<em></em></p>



<p>ANNIE GAVA</p>



<p><em>Mémoires d’un corps brûlant</em>, d’<strong>Antonella Sudasassi Furniss<br></strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>En salles le 20 novembre</strong></mark></p>



<p><strong>Après avoir déjà obtenu le prix du public de la section Panorama à la dernière Berlinale, il représentera le Costa Rica aux Oscars 2025.</strong></p>
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		<title>Christine Angot : dire ou ne pas dire ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 Mar 2024 07:00:00 +0000</pubDate>
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<p>«&nbsp;Papa&nbsp;» est le premier mot du film <em>Une famille.</em> Une fillette, une baguette de pain à la main marche, filmée parle le camescope de son père le 12 mai 1995&nbsp;: la fille de l’écrivaine <strong>Christine Angot</strong> qui réalise là son premier documentaire, revenant sur le viol commis par son père. Déjà raconté, cet inceste est au cœur de son film, mais cette fois pour tenter de savoir l’effet que cela a eu sur les autres et tenter d’effacer le déni familial.</p>



<p>Suivie et filmée de près par la directrice de la photo, <strong>Caroline Champetier</strong>, Christine Angot, toute de noir vêtue, s’introduit presque de force dans l’appartement de celle qui a partagé la vie de son père, Elizabeth Weber, pour la mettre face à son silence. « <em>Qu’est-ce que je peux te dire ?</em>&nbsp;» S’engage un non-dialogue d’une violence terrible. Christine Angot a beau lui rappeler les propos obscènes que lui tenait son père «<em>&nbsp;je bande quand j’entends ta voix au téléphone</em>&nbsp;» ou lui rappeler qu’elle était violée par lui à partir de ses 13 ans, le week-end ou pendant les vacances, sa belle-mère continue à affirmer qu’elle admirait cet homme, que c’était l’homme de sa vie. Un non dialogue brut filmé sans effets de montage. Champ, contre-champ&nbsp;: l’une parle, l’autre répond, et c’est terrifiant. Et quand elle va jusqu’à reprocher à Christine d’être venue chez elle se faire violer par son père, sous son propre toit, faisant qu’ainsi son mari la trompait, on est dans l’abjection la plus totale. Christine Angot va aussi essayer de comprendre le silence de sa propre mère&nbsp;; elle regrette que sa fille se soit éloignée d’elle lorsque son père la violait et dit : « <em>Je ne suis pas capable d’en parler.</em> »</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Une histoire qui appartient à tout le monde</mark></strong></p>



<p>La photo du père est là, sur une étagère. Une séquence troublante mais pas aussi glaçante que celle des images d’archives de Christine Angot face aux moqueries misogynes sur le plateau d’Ardisson en 1999 au moment de la sortie de son livre <em>L’Inceste.</em> Et quand elle apprend que la veuve de son père et ses deux demi-frères ont porté plainte pour violation de domicile et atteinte à sa vie privée, son avocat lui dit&nbsp;: « <em>Ton histoire, d’une certaine manière, appartient à tout le monde. </em>[…]<em> On peut faire autant de mal en ne disant rien, qu’en disant les choses. Et parfois on fait beaucoup plus de mal on ne disant rien.</em> » L’échange,&nbsp; émouvant, avec sa fille Léonore prouve qu’il a sans doute raison.</p>



<p>Qu’on apprécie ou non la personne et/ou l’écrivaine, le premier film de <strong>Christine Angot</strong>, présenté dans la section <em>Encounters</em> de la 74<sup>e</sup> Berlinale, d’une force incroyable, ne laisse pas indifférent.</p>



<p>ANNIE GAVA<br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">À Berlin</mark></strong></p>



<p><em>Une famille</em>, de <strong>Christine Angot</strong><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">En salles le 20 mars</mark></strong></p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/christine-angot-dire-ou-ne-pas-dire/">Christine Angot : dire ou ne pas dire ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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