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	<title>Archives des Béziers - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Béziers - Journal Zebuline</title>
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		<title>Béziers : l’extrême droite entre les lignes </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Dussutour]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 Nov 2024 15:00:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. Pourquoi un film spécifiquement sur Béziers alors qu’il existe d’autres municipalités d’extrême droite en France&#160;? Daniel Kupferstein. Je me suis installé dans la région quand Robert Ménard venait d’être élu maire de Béziers avec le soutien de l’extrême droite. Pour moi c’était plutôt un homme de gauche, le président de Reporters Sans Frontières. Lors [&#8230;]</p>
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<p><strong>Zébuline. Pourquoi un film spécifiquement sur Béziers alors qu’il existe d’autres municipalités d’extrême droite en France&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>Daniel Kupferstein.</strong> Je me suis installé dans la région quand Robert Ménard venait d’être élu maire de Béziers avec le soutien de l’extrême droite. Pour moi c’était plutôt un homme de gauche, le président de Reporters Sans Frontières. Lors d’un conseil municipal auquel j’avais assisté, il faisait voter une motion pour un dépôt de plainte par la ville contre une journaliste du <em>Midi Libre</em> et contre une directrice d’un centre d’accueil pour la petite enfance qui s’était vu retirer une subvention municipale. La directrice avait déclaré dans la presse&nbsp;: «&nbsp;<em>avec le passé de Boris Cyrulnik, on n’allait pas rester à Béziers&nbsp;</em>». Avec, comme sous-entendu, le fait que Cyrulnik, «&nbsp;parrain&nbsp;» de la structure, a été un enfant juif caché pendant la guerre et que la municipalité de Ménard n’a pas apprécié d’être associée aux autorités qui gouvernaient alors le pays.&nbsp;</p>



<p><strong>Qu’attendez-vous du débat à l’issue de la projection&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p>Principalement de prendre conscience de la manière dont l’extrême droite, à travers un journal municipal, gère les villes, notamment l’opposition, dont l’expression est drastiquement limitée. Avec <em>Le Journal du Bitterrois</em>, désormais tiré à 80 000 exemplaires, distribué dans toutes les villes de l’agglomération, c’est à une véritable propagande que se livre Ménard, allant jusqu’à dire que l’opposition ne sert à rien. Il réalise un tout idéologique et politique. La plupart des gens sont effarés à l’issue de la projection. À chaque débat, j’en appelle à l’unité des responsables associatifs et syndicaux. Chacun·e a souvent une définition abstraite de l’extrême droite au pouvoir. Là, on est dans le concret, violent et illusoire. Si on ne se mobilise pas, on risque d’en arriver à environ 200 municipalités RN ou «&nbsp;droite Ciotti&nbsp;» sur le littoral méditerranéen en 2026.</p>



<p>ENTRETIEN RÉALISÉ PAR LAURENT DUSSUTOUR&nbsp;</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Béziers l’envers du décor</em> est projeté le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">21 novembre</mark> au <a href="https://www.alhambracine.com/evenement/beziers/">cinéma L’Alhambra,</a> Marseille</pre>



<p>Retrouvez plus d&rsquo;articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/cinema/"><em>Cinéma</em> ici </a></p>
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		<title>Ça cartonne !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Voiry]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Apr 2024 11:59:35 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les gros patinent bien est un titre en forme de clin d’œil au Théâtre du Rond-Point à Paris, qui fut une patinoire avant d’être transformée en théâtre. C’est Jean-Michel Ribbes, alors directeur de ce théâtre, qui a proposé au duo formé par Pierre Guillois et Olivier Martin-Salvan de participer en septembre 2020 au petit festival [&#8230;]</p>
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<p><em>Les gros patinent bien</em> est un titre en forme de clin d’œil au Théâtre du Rond-Point à Paris, qui fut une patinoire avant d’être transformée en théâtre. C’est Jean-Michel Ribbes, alors directeur de ce théâtre, qui a proposé au duo formé par <strong>Pierre Guillois</strong> et <strong>Olivier Martin-Salvan</strong> de participer en septembre 2020 au petit festival en plein air gratuit qu’il organisait, «&nbsp;Le Rond-Point dans le jardin&nbsp;». Essai transformé en décembre 2021 par la création du spectacle, couronné en mai 2022 par le Molière du Meilleur Spectacle de théâtre public. Depuis, c’est carton plein, des centaines de représentations, sur les scènes des théâtres publics et privés, et c’est loin d’être fini&nbsp;!</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Burlesque </mark></strong></p>



<p>On n’est pas loin de Laurel et Hardy&nbsp;: Pierre Guillois en Stan Laurel, grand échalas muet s’agitant dans tous les sens pour répondre à temps aux injonctions du déroulement du spectacle, et à la mécanique du burlesque. Olivier Martin-Salvan en Olivier Hardy, rondelet, braillard et hautain, statique, assis tout du long sur un trône dérisoire, tabouret sommaire dessiné au feutre sur un cube de carton. Dispositif depuis lequel ils vont partager avec le public une odyssée déjantée et poétique. Ce qui est déjanté, c’est le récit&nbsp;: road-movie délirant, à la poursuite d’une sirène amoureuse, partant de Norvège jusqu’à l’Espagne, en patins à glace, avion, bateau, trottinette, vélo, baudet. Ce qui est «&nbsp;poétique&nbsp;», et bluffant, c’est la capacité à produire cette «&nbsp;épopée&nbsp;» avec de simples mots écrits au feutre sur des bouts de carton. Certes, on peut en écrire et en faire des choses sur et avec le carton&nbsp;: découpages de tout acabit, volumes de tous formats. Mais à ce point -là&nbsp;! Signalons que l’équipe comprend une ingénieure carton : <strong>Charlotte Rodière</strong>. Pierre Guillois excelle en gestuelles, chorégraphies, et mimiques tordantes pour planter les différents décors, du haut du ciel jusqu’au fond de l’océan, représenter la multitude de créatures qui lui sont assignées (sirène, marmotte, tour de contrôle, Helmut, macareux, chamois, &#8230;). Quant à Olivier Martin-Salvan, il se déchaine, depuis son trône-tabouret et son gromelot d’anglais vaguement shakespearien, petit roi autocentré à l’arrogance infecte, devant faire face tant bien que mal à des situations délirantes qui le dépassent. Alors rendons-nous à l’évidence&nbsp;: se faire embarquer de la sorte dans leurs délires, alors qu’on était prévenu&nbsp;: chapeau&nbsp;!</p>



<p>M.V.</p>



<pre class="wp-block-verse"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">24 et 25 avril</mark><br><strong>Théâtre Molière</strong>, scène nationale archipel de Thau, Sète</pre>



<pre class="wp-block-verse"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">26 et 27 avril</mark><br><strong>Scène de Bayssan</strong>, Béziers</pre>
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		<title>Preljocaj abolit les lois de la gravité</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Jan 2024 10:31:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
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<p>Au carrefour d&rsquo;une grammaire classique astucieusement contournée et de tracés audacieusement contemporains, <em>Gravité,</em> créé en 2018 au Théâtre National Populaire (TNP) dans le cadre de la Biennale de Lyon, connaît depuis un succès sans démenti, à l’instar de pièces pourtant tenues pour moins expérimentales – <em>Blanche-Neige </em>ou encore le plus récent <em>Lac des cygnes</em>, affichant régulièrement complet. Un succès dû, entre autres, à une réception critique particulièrement enthousiaste, mais aussi au plaisir renouvelé de ses interprètes et du chorégraphe à la reparcourir. <em>Gravité </em>ne manque en effet ni d&rsquo;audace ni de créativité. L’opus, non content de questionner les lois de la pesanteur en mettant à profit la force physique et expressive de ses interprètes, s’intéresse avant tout aux liens qui se nouent entre eux. Et nous plonge avec une réelle ferveur dans les profondeurs mystérieuses de l&rsquo;attraction, obsession récurrente chez le chorégraphe et entrevue de nouveau, entre autres, dans <em>Deleuze/Hendrix </em>ou <em>Torpeur.</em> Une expérience sensorielle qui trouve sa quintessence dans la virtuosité de danseurs rattachés à la pièce depuis déjà quelques années.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Ici, le temps (musical) devient espace</mark></strong></p>



<p>Dès les premières notes de la bande son, où se conjuguent les compositions intemporelles de Bach, Xenakis, Chostakovich, et Ravel avec les rythmes hypnotiques de Philip Glass, Daft Punk, et les expérimentations sonores avant-gardistes du fidèle collectif 79D, le rideau s&rsquo;ouvre sur une scène où des corps semblent gésir au sol, en apesanteur apparente. Cet initial tableau statique se transforme au gré des décharges successives de mouvements, dévoilant une chorégraphie où une grâce presque irréelle cohabite harmonieusement avec des furies collectives, et parfois même guerrières. Comme souvent chez Preljocaj, c’est entre hommes et femmes que se noue le dialogue le plus intéressant,  caractérisé par une identité partagée mais décalée, et trouvant son équilibre dans la partition complexe de Bach et le canon cancrizans de <em>L&rsquo;Offrande Musicale</em>. Loin des conflits larvés puis outrés agitant la foule des <em>Noces</em>, <em>Gravité </em>marque un tournant dans la représentation des genres par le chorégraphe. Les duos se succèdent dans une ronde infinie, explorant avec fluidité différentes polarités, notamment dans des portés où la légèreté se marie à la densité de l&rsquo;espace, créant des tableaux d&rsquo;une beauté envoûtante.</p>



<p>La chorégraphie, organique et contrapuntique dans son fonctionnement interne, ne se contente pas de juxtaposer des gestes&nbsp;: elle façonne les différents macrocosmes mis en scène en confrontant les mouvements à la légèreté d&rsquo;un moment et à la densité d&rsquo;un autre. Ces variations subtiles sur le temps et le rythme, magnifiées par la lumière délicatement mouvante d&rsquo; <strong>Eric Soyer</strong>, guident avec une élégance infinie la progression de l&rsquo;action, plongeant le spectateur dans un univers où chaque instant peut s’élargir de façon insoupçonnée.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Harmonie des corps</mark></strong></p>



<p>Car c’est bien une harmonie, loin de la contagion ou de l&#8217;emprise, qui unit les danseurs. Les échanges sur scène ne sont pas des jeux d&rsquo;influence. Les duos procèdent d’une dynamique d’échange d’un partenaire à l’autre, d’un dispositif au suivant&nbsp;: elles s’essaient à différentes polarités, notamment dans les portés. On n’efface ainsi pas l’un au profit de l’autre. L&rsquo;exemple saisissant des deux danseurs propulsant leurs créatures, deux danseuses affublées de casques de moto, révèle une symbiose artistique où les auxiliaires ne sont pas de simples pygmalions, mais des facilitateurs des mouvements surnaturels que les créatures incarnent.</p>



<p>Ces jeux sur le temps et le rythme accompagnent la progression de l’action, jusqu’à ce cercle organique qui retentit au son du <em>Boléro </em>de Ravel, à la fois inquiétant et étonnant de lyrisme, fin parfaite et pourtant différée d’un spectacle jouant habilement sur l’attente.</p>



<p>SUZANNE CANESSA</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Gravité </em>d’Angelin Preljocaj<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">19 janvier</mark><br><strong>Scène de Bayssan</strong>, Béziers</pre>
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		<title>Caravane Arabesques : Fêtez Noël à l’Andalus</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Alice Rolland]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Dec 2022 09:49:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Et si vous passiez un week-end de noël Al-Andalus ? Imaginez-le comme un voyage dans le temps, à la découverte d’une période du Moyen-Âge appelée Al-Andalus, située entre 711 et 1492, pendant laquelle la péninsule ibérique a vécu sous domination musulmane. Ce qui a eu beaucoup d’influence sur les arts de l’époque, imprégnés du mélange [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Et si vous passiez un week-end de noël Al-Andalus ? Imaginez-le comme un voyage dans le temps, à la découverte d’une période du Moyen-Âge appelée Al-Andalus, située entre 711 et 1492, pendant laquelle la péninsule ibérique a vécu sous domination musulmane. Ce qui a eu beaucoup d’influence sur les arts de l’époque, imprégnés du mélange des cultures.</p>



<p>« <em>Nous voulions que ce soit une vraie parenthèse enchantée et familiale dans le cadre magnifique du domaine de Bayssan. Soit pas moins de cinq spectacles en un week-end, des ateliers danse, de la calligraphie… </em>», détaille <strong>Habib Dechraoui</strong>, directeur d’Uni’Sons. Basée au cœur du quartier populaire de la Paillade, à Montpellier, l’association œuvre depuis 2000 à faire de la culture un vecteur de cohésion, d’insertion et de vivre ensemble. Et ce en variant les disciplines, du hip hop aux arts du monde arabe. C’est elle qui est à l’initiative du festival <em>Arabesques</em>, devenu un rendez-vous incontournable des arts du monde arabe dans toute leur diversité et dont la 17<sup>e</sup> édition s’est déroulée en septembre dernier. Depuis douze ans, la Caravane Arabesque est une programmation artistique dans le prolongement du festival. Une façon de continuer à promouvoir la diversité culturelle et la rencontre en arpentant le territoire. «<em> Nous faisons une vingtaine de Caravanes Arabesque dans la région, tout au long de l’année et en collaboration avec les acteurs culturels locaux </em>», explique Habib Dechraoui, également directeur artistique du festival montpelliérain.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Parole de liberté</mark></strong></p>



<p>Vendredi 16 à 20h30, le week-end festif débute par un one-man show de l’humoriste franco-algérien Sami Améziane, alias le <strong>Comte de Bouderbala</strong>. À 43 ans, cet ancien joueur international de basket présente son troisième spectacle intitulé&nbsp;<em>3</em>, entre sens inné de l’improvisation, maîtrise de l’autodérision et questionnements plus sociétaux d’un quadra devenu père de famille. La programmation au domaine de Bayssan de celui qui a cartonné avec ses deux spectacles précédents fait écho à «&nbsp;<em>une longue histoire avec le festival </em>Arabesques&nbsp;». Une anecdote que raconte volontiers son directeur : «&nbsp;<em>On a été obligés d’annuler le spectacle du Comte de Bouderbala à trois reprises, dont deux fois à cause de la pluie en 2019 puis en 2020. Puis on a voulu le faire au Corum, mais ça n’a pas pu avoir lieu à cause du couvre-feu. Heureusement on a conjuré le sort cette année lors de la dernière édition du festival</em>&nbsp;<em>qui s’est très bien passée !</em>».&nbsp;</p>



<p>La soirée du samedi 17 débute à 18h par le spectacle <em>A</em><em>ï</em><em>ta sur les traces des Chikhates </em>de <strong>Widad Mjama</strong>. Souvent présentée comme «&nbsp;<em>la premi</em><em>è</em><em>re femme rappeuse du Maghreb</em>&nbsp;», cette musicienne installée à Montpellier depuis quelques années est notamment connue des amateurs de musique pour sa participation au groupe N3rdistan, en duo avec le chanteur Walid ben Selim, entre trip hop et rock electro. Un groupe découvert à <em>Arabesques</em> en 2015 puis revenu y jouer en 2018 en première partie de Bachar Mar Khalife. Création 2022 portée par +SilO+, centre de création coopératif dédié aux musiques du monde et traditionnelles en Occitanie, son projet est né de la volonté de mettre en avant une tradition musicale marocaine portée par les femmes, les Chikhates. Une vraie parole de liberté et d’émancipation. «&nbsp;<em>Widad Mjama</em><em> travaille sur ce projet depuis plusieurs années, c’est un véritable défi que de s’attaquer à ce répertoire populaire du Maroc. Un répertoire que les chanteuses interprétaient dans des cabarets, des chants qui étaient souvent interdits, car ces femmes osaient parler de tout ce qui était tabou. Ce n’est pas rien. C’est une proposition très originale&nbsp;par une artiste fabuleuse qui rappe, chante et mixe</em>&nbsp;», s’enthousiasme Habib Dechraoui.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Mille et une histoires</mark></strong></p>



<p>La soirée de samedi se poursuit avec de la danse. <em>Bazamat sur les traces d’</em><em>Al-Andalous</em> est une création de la compagnie de la danseuse et chorégraphe espagnole <strong>Nesma</strong>. «Bazamat&nbsp;» signifie «&nbsp;traces&nbsp;» en arabe. Sur scène, sept danseuses et six musiciens pour une interrogation sur l’influence de la civilisation arabo-andalouse. «&nbsp;<em>C’est une très belle création de cette compagnie avec laquelle nous avons déjà </em><em>collabor</em><em>é, un projet qu&rsquo;on va accompagner sur d’autres événements&nbsp;</em>», souligne le programmateur. Samedi et dimanche, en journée, ne pas rater non plus la venue trois grands conteurs, des «&nbsp;<em>fidèles du festival</em>&nbsp;», à l’occasion «&nbsp;<em>d’un grand voyage à l’époque Al-Andalus</em>&nbsp;», au pays des mille et une histoires, à travers l’imaginaire, la poésie et la musique. Trois spectacles de 45 minutes pour tous les publics : <em>La</em><em> Ronde A</em><em>ndalouse</em> par <strong>Halima Hamdane</strong> (dès 3 ans), <em>Contes de sagesse et d’Orient</em> par <strong>Jihad Darwiche</strong> et <em>Les Dits d’Ali</em> par <strong>Ali Merghache</strong> (à partir de 6 ans). Des ateliers de danse orientale sont également proposés aux adultes et aux enfants (gratuit sur réservation) ainsi qu’un espace jeune public avec des jeux créatifs en libre accès, des stands de calligraphie et des tatouages au henné. Petite déception toutefois avec la déprogrammation au dernier moment d’Ali Khattab, jeune guitariste égyptien formé au conservatoire du Caire, tombé amoureux de la musique flamenco au point de s’installer en Andalousie où il a su faire sa place. Bonne nouvelle, ce n’est que partie remise : «&nbsp;<em>son spectacle devrait être reprogrammé au domaine de Bayssan durant l’été 2023</em>&nbsp;», confirme l’équipe d’Uni’Sons qui prépare de nombreux événements. Parmi eux, un concert de la grande <strong>Souad Massi</strong> à l’Opéra de Montpellier, le 18 mars prochain.</p>



<p>ALICE ROLLAND</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Caravane Arabesques
</strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 16 au 18 décembre</mark>
Domaine de Bayssan, Béziers
04 67 28 37 32 <a href="http://scene-de-bayssan.herault.fr">scene-de-bayssan.herault.fr</a></pre>



<p></p>
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