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	<title>Archives des Cannes - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Cannes - Journal Zebuline</title>
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		<title>Cannes fait danser la Côte et les States </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Dec 2025 12:43:58 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La Biennale de Danse de Cannes est devenue annuelle sous la houlette active de Didier Deschamps, auparavant directeur du Théâtre National de Chaillot, temple de la danse contemporaine. Dorénavant intitulée Festival de danse de Cannes, sa programmation s’étend vers la côte maralpine, englobe Carros, Antibes, Nice. Ainsi, il faudra aller vers la scène 55 de [&#8230;]</p>
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<p>La <em><a href="https://www.festivaldedanse-cannes.com">Biennale de Danse de Cannes </a></em>est devenue annuelle sous la houlette active de Didier Deschamps, auparavant directeur du Théâtre National de Chaillot, temple de la danse contemporaine. Dorénavant intitulée Festival de danse de Cannes, sa programmation s’étend vers la côte maralpine, englobe Carros, Antibes, Nice. Ainsi, il faudra aller vers la <a href="https://scene55.fr/nouvelle-saison/#!/fr/embed/agendas/85651143/events/maldonne-8927133">scène 55 de Mougins</a> pour voir <em>Maldonne</em> de <strong>Leila Ka </strong>(le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">6 décembre à 17h30</mark>). Mais les théâtres de Cannes ne sont pas en reste : La Licorne accueille hip hop (<em>Isicathalo</em> le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">4 décembre à 19h30</mark>) et spectacle pour enfants (le très joli <em>Le Petit B </em>pour les bébé de <strong>Marion Muzac</strong>, à <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">9h30 et 11h le 6 décembre</mark>).</p>



<p>Sur la Croisette, au théâtre Marriot, le <strong>Ballet de l’Opéra Grand Avignon</strong> propose trois créations de chorégraphes américains (le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">7 décembre à 17h</mark>). Le Palais des festivals concentre enfin les très grandes formes. On découvrira ainsi dans son Théâtre Debussy une première mondiale de <strong>Paulo Ribeiro : </strong><em>Louis Luis </em>s’invente dans le rapprochement de deux compositeurs contemporains, Louis Andriessen et Luís Tinoco, interprétés en direct par l’orchestre national de Cannes. Et en clôture, dans son Grand auditorium, le <strong>Nederlands Dans Theatre II</strong> proposera trois autres créations de chorégraphes américains. Car la création chorégraphique américaine est plurielle et politique, mêlant intimement danses urbaines et mémoires classique et jazz. Elle vit des temps difficiles, et a besoin des scènes européennes.</p>



<p>AGNÈS FRESCHEL</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p>Retrouvez nos articles<a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/"> <em>Scènes</em> ici </a></p>
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		<title>Un Poète : la poésie, ça sert à quoi ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Oct 2025 09:30:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La quarantaine, pas très séduisant, chômeur, alcoolique, pauvre, dépressif, domicilié chez sa mère, sans ami, père d’une adolescente qui vit chez la sienne. Auteur de deux recueils vieux de 20 ans, qu’il trimballe, jaunis sous son bras. Irresponsable, inadapté social, un tantinet pleurnichard et totalement intransigeant dans sa posture de poète maudit qui ne supporte [&#8230;]</p>
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<p>La quarantaine, pas très séduisant, chômeur, alcoolique, pauvre, dépressif, domicilié chez sa mère, sans ami, père d’une adolescente qui vit chez la sienne. Auteur de deux recueils vieux de 20 ans, qu’il trimballe, jaunis sous son bras. Irresponsable, inadapté social, un tantinet pleurnichard et totalement intransigeant dans sa posture de poète maudit qui ne supporte aucune concession à la vie pratique. Voilà en quelques traits, Óscar Restrepo, «&nbsp;le&nbsp;Poète&nbsp;» dont <strong>Simón Mesa Soto</strong> brosse le portrait dans son dernier film, et qu’il parvient, contre toute attente, à nous rendre attachant.</p>



<p>On est à Medellín. Óscar (<strong>Ubeimar Rios</strong>) conduit sa mère à ses rendez-vous médicaux, fréquente la Maison de la poésie où autrefois il a brillé mais où plus personne ne s’intéresse à lui. Dans sa chambre la photo du poète suicidé à 30 ans, <strong>José Asuncion Silva</strong>, son idole, qui le regarde sévèrement et le conforte dans sa vocation.&nbsp; Il essaie de parler à Daniela (<strong>Allison Correa</strong>) sa fille, gênée d’avoir un père qui l’attend, ivre comme Bukowski, à la sortie des cours, lui tape de l’argent tout en lui promettant qu’il financera ses études. Teresita (<strong>Margarita Soto</strong>), sa sœur lui lance un ultimatum&nbsp;: soit Óscar accepte le poste de professeur qu’elle lui a déniché, soit il est viré du foyer familial. Pressé de toutes parts, Óscar finit par se trouver dans une classe de lycée à proclamer des poèmes désespérés. Car pour lui qui cite Wilde&nbsp;: «&nbsp;<em>Où il y a de la souffrance il y a un sol sacré</em>.&nbsp;»</p>



<p>Il y rencontre Yurlady (<strong>Rebecca Andrade</strong>) une jeune fille venue d’un milieu très défavorisé, un peu boulotte, discrète qui écrit des poèmes. Juste comme ça, sans prétention, pour exprimer ce qu’elle ressent. Celui qui se revendique «&nbsp;Poète&nbsp;», découvre les textes simples et lumineux de celle qui n’a pas l’intention de l’être. Il veut la sortir de son milieu, changer ses rêves d’avenir trop prosaïques pour lui&nbsp;: être mère, coiffeuse, manucure. Il la traîne à la Maison de la poésie. Le directeur, un bellâtre prétentieux et cynique qui sait se vendre, est conquis par la qualité des poèmes de la jeune fille. Il flaire surtout une occasion de se valoriser en mettant en avant «&nbsp;une défavorisée&nbsp;». Il la propulse à la télé aux côtés d’un rappeur aux 80 000 abonnés You tube et l’inscrit au festival de poésie annuel. Óscar fulmine devant le tour que prennent les choses. Yurlady rechigne à jouer le rôle qu’on lui impose. Mais sa famille-tribu, plus proche de celle de <em>Parasite</em> de Bong Joon-ho ou de celle <em>d’Affreux sales et méchants</em> d’Ettore Scola, que de celle des <em>Pauvres gens</em> de Victor Hugo, la pousse à accepter. S’ensuivront une série de rebondissements qui conduiront Óscar à la catastrophe ou à la rédemption ou peut-être aux deux.</p>



<p>Le réalisateur construit son film en quatre chapitres dont les titres entrent en dissonance avec leur contenu. Il les jalonne de disputes qui opposent Óscar au reste du monde. Óscar, le mauvais père (qui est resté un enfant), le mauvais fils, le mauvais mari, le mauvais enseignant et peut-être le mauvais poète, dont la pureté n’a rien d’exemplaire.&nbsp;</p>



<p>Ces dialogues interrogent l’utilité de l’art, son rapport à l’argent, sa récupération par les forces dominantes. Gabriel Garcia Marquez sur un billet de banque et l’anachronisme chronique de la poésie dans une société marchande. Discours sérieux qui bascule sans cesse dans le burlesque, la parodie, la satire. Un miscellanée de registres et d’influences avec, en contrepoint, une clarinette jazz, clin d’œil humoristique à la comédie newyorkaise. Tourné en 16 mm, en raison, dit le réalisateur de «&nbsp;<em>sa texture</em> <em>désuète&nbsp;</em>», de «&nbsp;<em>son côté&nbsp;brut&nbsp;et&nbsp;imparfait</em>&nbsp;», mais surtout, avoue-t-il «&nbsp;<em>pour le plaisir</em>&nbsp;», cette «&nbsp;<em>comédie colombienne sur les poètes</em>&nbsp;» avec dans le rôle-titre un acteur non professionnel, peu bankable sur le marché du cinéma latino américain, a obtenu un Prix du Jury très mérité au dernier festival de Cannes, Section <strong><em>Un certain regard</em></strong>.&nbsp;</p>



<p>ELISE PADOVANI</p>



<p><em>Un Poète </em>de <strong>Simón Mesa Solo</strong></p>



<p>En salles le 29 OCTOBRE 2025</p>
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		<title>« Imago » : Retour au père</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Oct 2025 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C’est à Deni Oumar Pitsaev, un cinéaste tchéchène exilé au Kazakhstan puis en Russie avant de se réfugier à 17 ans en France, que Julie Gayet, présidente du Jury, a remis l’Œil d’or 2025, un prix décerné à un documentaire choisi parmi les différentes sections du Festival de Cannes. Imago est une auto-fiction qui confronte [&#8230;]</p>
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<p>C’est à <strong>Deni Oumar Pitsaev</strong>, un cinéaste tchéchène exilé au Kazakhstan puis en Russie avant de se réfugier à 17 ans en France, que <strong>Julie Gayet</strong>, présidente du Jury, a remis <strong><em>l’Œil d’or</em></strong> 2025, un prix décerné à un documentaire choisi parmi les différentes sections du Festival de Cannes.</p>



<p><em>Imago</em> est une auto-fiction qui confronte la réalité objectivée par la caméra à une perception plus intime, un voyage dans l’espace et le temps où le réalisateur-acteur passe d’une étape «&nbsp;larvaire&nbsp;» à un stade plus abouti peut-être. Le mot «&nbsp;Imago&nbsp;» renvoie à la fois à la psychologie&nbsp;: la représentation mentale inconsciente d’une personne proche qui structure l’enfant dans son rapport futur aux autres. Et à la biologie&nbsp;: le stade final d’un individu dont le développement passe par différentes phases.</p>



<p>Convoquant toute sa famille qui entre avec une confiance touchante dans le jeu subtil du cinéaste, Deni Oumar Pitsaev à travers de longs échanges aborde des sujets comme la filiation, le sens de la vie, la transmission, la liberté face à la responsabilité de l’individu dans le groupe. A ces thèmes universels s’ajoutent ceux de l’exil d’un peuple malmené par le «&nbsp;grand frère russe&nbsp;», frappé par les guerres, non comme un arrière-plan historique mais comme le substrat du roman familial.</p>



<p>Le film commence à Bruxelles par un coup de téléphone. Déni est attendu en Géorgie par ses oncles, tantes, cousins dans la vallée de Pankissi, frontalière de la Tchétchénie. Là, depuis deux siècles les Tchétchènes ont trouvé refuge. Sa mère, qui veut que ce fils «&nbsp;artiste&nbsp;» et quadragénaire, se marie, fonde un foyer, s’enracine au sens propre du mot dans sa communauté, lui a acheté un beau terrain face aux montagnes. Il doit y bâtir sa maison.</p>



<p>Pour Deni, ce sera une cabane perchée dont il a fait les plans. «&nbsp;<em>La maison de Baba Yaga</em>&nbsp;» se moquera sa tante en les découvrant, et «&nbsp;<em>qui plaira aux touristes</em>&nbsp;», ajoute-t-elle. Une maison qui dit implicitement son refus de s’ancrer dans cette terre.</p>



<p>Les retrouvailles avec sa famille, permettent au cinéaste de faire entendre les valeurs, les rêves, les espoirs, les regrets de ces gens. Un cousin enrichi vante la Géorgie et le bio et se construit un vrai palais pour accueillir une foule d’enfants. Les femmes rappellent le système patriarcal, les interdits religieux et le poids des traditions. L’idée fixe de la mère pour marier Déni tourne au comique. Mais c’est l’arrivée du père qui fait basculer le film dans la palpable et bouleversante douleur du cinéaste. Un père si peu connu, resté au pays quand sa femme l’a quitté emmenant Déni avec elle. Qui a refait sa vie, a donné à Déni deux demi-frères. Fils et père se retrouvent seuls dans la forêt et c’est sans doute la plus belle séquence du film. Déni lui demande des comptes. Le père lui raconte sa version de sa séparation, les raisons de son absence. Il voit bien que son fils, s’il parle encore la langue, « ne pense plus tchétchène » et qu’ils ne peuvent pas vraiment se comprendre. Moment tout en pudeur et retenue où se perçoivent les blessures de chacun.</p>



<p>ELISE PADOVANI</p>



<p>Rencontre donnée le 10 juin à La Baleine, Marseille.<br>Sortie nationale le 22 octobre.</p>
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		<title>Gangs of Taïwan : la fin d&#8217;une époque</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Jul 2025 04:54:40 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pour ce premier long-métrage, Keff dit avoir voulu concocter un «&#160;film porc braisé&#160;». Un film, qui, comme ce mets asiatique, offre une incroyable saveur à partir d’ingrédients simples – pourvu qu’ils soient cuisinés avec art. Et de fait, Gangs of Taïwan excelle au mélange, subtil et délicieux, même si une amertume tenace reste en bouche. [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Pour ce premier long-métrage, <strong>Keff</strong> dit avoir voulu concocter un «&nbsp;<em>film porc braisé</em>&nbsp;». Un film, qui, comme ce mets asiatique, offre une incroyable saveur à partir d’ingrédients simples – pourvu qu’ils soient cuisinés avec art. Et de fait, <em>Gangs of Taïwan</em> excelle au mélange, subtil et délicieux, même si une amertume tenace reste en bouche.</p>



<p>Zhong-Han (<strong>Liu Wei Chen</strong>) est un jeune taïwanais, adopté comme un fils par Rong, vieux restaurateur qui tient avec sa femme, une cantine populaire, dans sa famille depuis trois générations.&nbsp; Zhong-han est muet comme le Samouraï de Melville, comme le cinéma des origines, ou métaphoriquement comme Taïwan, un pays qui ne peut parler en son nom propre. Le jour, il travaille au resto. La nuit, membre d’une bande de voyous aux ordres d’un parrain mafieux, il rackette, piège, intimide, brutalise sur commande. Son chef du groupe l’apprécie&nbsp;: “<em>Tu n’as pas eu de chance à la distribution des cartes mais tu joues quand même, tu ne te dégonfles pas.</em>” Solitaire, porteur d’une colère froide et d’une souffrance latente, Zhong-han observe, impassible, un monde qui le traverse, l’expose, le crucifie. Si son idylle avec la caissière d’une supérette du quartier adoucira un temps son mal de vivre, loi implacable du genre noir, la tragédie le rattrapera. Car à la fin ce sont les méchants qui gagnent. Et les vainqueurs qui imposent leur vérité. Tout au plus, les perdants leur opposeront quelque chose qui pourrait s’appeler panache ou dignité.</p>



<p>Rien de la chorégraphie nerveuse et virtuose des polars hongkongais mais le même sens esthétique et la même élégance.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Alternance jour-nuit</strong></mark></p>



<p>La lumière rouge et stroboscopique d’une boîte succède à celle un peu blafarde du jour, les néons des avenues de Tapei, au soleil d’une escapade amoureuse. En cut ou fondus, on passe d’une ambiance à l’autre. D’une pulsation à l’autre. Le visage de Zhong-han en clair-obscur semble parfois un Caravage.</p>



<p>Keff brosse ici le portrait de la jeunesse taïwanaise. Celle dorée des héritiers que les gangsters dépouillent, celle corvéable à merci, qui trime et ne peut pas faire d’études, celle qui verse dans la violence, se rêve en «&nbsp;Robins des bois&nbsp;» mais se fait manipuler par des politiciens associés à des hommes d’affaires et à des parrains. Celle qui manifeste dans les rues ou celle qui s’intéresse davantage à l’ouverture d’une pâtisserie branchée et à ses followers sur Insta qu’au destin de l’île. On est en juin 2019. De nuit comme de jour, les écrans télé retransmettent les images des émeutes de Hong-kong. C’est une phrase de Martin Luther King qui ouvre le film&nbsp;: «&nbsp;<em>Les émeutes, c’est le cri des sans voix</em>&nbsp;». Les élections se préparent à Taïwan et divisent la population. La Chine menace. Et la fin imminente d’une époque s’immisce dans les esprits.</p>



<p>La caméra ne s’appesantit jamais et le scenario n’explique rien. Une rétention qui fait sens comme le mutisme désespéré de Zhong-Han.</p>



<p>ELISE PADOVANI</p>



<p><em>Gangs of Taïwan</em>, <strong>Keff</strong></p>



<p>En salles <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">le 30 juillet</mark></p>
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		<title>« Des Preuves d&#8217;amour » : deux mères et un couffin</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Jun 2025 13:29:49 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le 23 avril 2013, le parlement adopte par 331 voix contre 225, la loi ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe, promulguée le 17 mai suivant. C’est sur cette archive sonore que s’affiche le générique initial du premier long métrage d’Alice Douard, Des Preuves d’amour. Si cette reconnaissance officielle du droit à [&#8230;]</p>
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<p>Le 23 avril 2013, le parlement adopte par 331 voix contre 225, la loi ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe, promulguée le 17 mai suivant. C’est sur cette archive sonore que s’affiche le générique initial du premier long métrage d’<strong>Alice Douard</strong>, <em>Des Preuves d’amour</em>.</p>



<p>Si cette reconnaissance officielle du droit à la famille pour tous, marque une étape décisive pour beaucoup d’homosexuels, elle ne leur évite pas tous les écueils discriminatoires dans leurs démarches pour fonder un foyer.</p>



<p>On est au printemps 2014. A Paris. Céline (<strong>Ella Rumpf</strong>) et Nadia (<strong>Mona Chokri</strong>) se sont mariées et attendent leur premier enfant conçu par PMA au Danemark – la PMA ne sera autorisée en France qu’en 2021. C’est Nadia, 37 ans, qui porte le bébé. Céline, plus jeune, portera le deuxième, elles se le sont promis. Nadia est dentiste. Céline DJ. Elles s’aiment et partagent l’expérience de cette gestation comme tous les parents. Entre échographies, séances de préparation à l’accouchement, discussions avec ceux qui sont passés par là, elles s’émerveillent, s’angoissent, doutent&nbsp;… Attendre un enfant est une aventure banale et extraordinaire&nbsp;! Universelle et unique. Nadia ne rentre plus dans ses vêtements, panique devant les difficultés professionnelles et financières que sa maternité va générer mais garde son humour et sa radieuse solidité. Céline, dont on épouse le point de vue, plus fragile, plus grave et sans lien génétique avec sa fille à naître, doit trouver sa place et sa légitimité.</p>



<p>Nourri par l’expérience de la réalisatrice, dont le court métrage césarisé <em>L’Attente</em> abordait déjà le sujet, le film suit la grossesse de Nadia et les étapes de la constitution du dossier. Il sera soumis à la décision du juge des affaires familiales&nbsp;qui permettra à Céline d’adopter le bébé. Il va falloir donner «&nbsp;des preuves d’amour&nbsp;», collecter photos et témoignages des &nbsp;parents et amis – en veillant à ne pas choisir que des copines lesbiennes (sic). Il s’agira d’ attester de la solidité du couple, de sa capacité à accueillir l’enfant.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>La preuve par trois</strong></mark></p>



<p>Sans taire l’homophobie et les préjugés, se moquant des maladresses des hétéros (qui sentent le vécu) , Alice Douard ne réduira jamais son film à une dénonciation. Il sera lumineux, bienveillant et joyeux. Le parcours administratif et médical, émaillé de vraies scènes comiques, s’associe à un cheminement plus intime. Plus particulièrement pour Céline. Sur le point de devenir mère, la jeune femme est confrontée à sa propre enfance, marquée par la mort de son père, l’absence de sa « mauvaise » mère (impeccable <strong>Noémie Lvovsky</strong>), pianiste internationale qui a placé sa carrière avant sa maternité. Mère et fille, musiciennes dans des registres différents, si loin, si proches. La pulsation techno, tout comme les envolées de Chopin et de Beethoven, se font écho de cet élan d’amour, de confiance, au-delà du chaos profond que chacune porte en elle. Les actrices, selon le vœu de la réalisatrice, existent aussi bien indépendamment qu’ensemble dans une indéniable alchimie.</p>



<p>&nbsp;Alice Douard voulait «&nbsp;<em>un film populaire et fédérateur</em>&nbsp;» et c’est réussi&nbsp;!</p>



<p>Quand, après l’accouchement et une dernière hésitation à l’image, entre flou et net, Nadia et Céline, mères ravies et apaisées, se retrouvent dans le même plan, leur petite fille contre la peau de Céline, la preuve par trois est évidence.</p>



<p>ELISE PADOVANI</p>
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		<title>Résistance musculaire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 May 2025 14:57:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Édito]]></category>
		<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour prendre de la masse musculaire et augmenter la résistance d’un corps vivant, il est nécessaire de provoquer des microfissures dans les tissus en les sollicitant légèrement au-dessus de leurs forces.&#160; Pas trop, pour ne pas les&#160;déchirer,&#160;et à des fréquences raisonnables, pour que les fissures soient comblées avant le nouvel entraînement.&#160;Les réparations musculaires successives augmentent [&#8230;]</p>
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<p>Pour prendre de la masse musculaire et augmenter la résistance d’un corps vivant, il est nécessaire de provoquer des microfissures dans les tissus en les sollicitant légèrement au-dessus de leurs forces.&nbsp;</p>



<p>Pas trop, pour ne pas les&nbsp;déchirer,&nbsp;et à des fréquences raisonnables, pour que les fissures soient comblées avant le nouvel entraînement.&nbsp;Les réparations musculaires successives augmentent considérablement la force et la résistance du corps, pour peu qu’il se suralimente et &nbsp;n’abandonne pas à l’atrophie certains muscles mineurs en se concentrant, plastiquement, sur les biceps, les abdos et les fessiers.</p>



<p><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Équilibre et endurance&#8230;</strong></mark></em></p>



<p>Une apologie de la&nbsp;muscu&nbsp;dans&nbsp;<em>Zébuline</em><em>&nbsp;</em>? La métaphore physiologique, appliquée au corps social, peut faire sens culturel au moment où il est question, face aux agressions continues venues de toute part, d’organiser la résistance politique.&nbsp;</p>



<p>On peut d’ailleurs constater, cette semaine, que l’endurcissement, la robustesse, la détermination, s’imposent dans les programmations et la création artistique&nbsp;: Chloé&nbsp;Moglia&nbsp;fait spectacle de la suspension lente au Zef, le funambule Théo Sanson cherche l’équilibre dans les trouées poétiques d’Alain&nbsp;Damasio, Eva&nbsp;Doumbia&nbsp;et Ahmed Madani cuisinent pour réparer à Cavaillon, la danse se fait résistance affirmée à la Joliette, le&nbsp;<em>Train bleu</em>&nbsp;emmène en kayak et randonnée pédestre, pariant sur la force musculaire pour transformer notre rapport au spectacle. Quant aux hommes bleus de&nbsp;Générik&nbsp;Vapeur, ils font une démonstration d’énergie commune, insensée, sur la Canebière, détruisant tous les murs&nbsp;bidons…&nbsp;</p>



<p><em><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">&#8230;font plus que force ni que fric.</mark></strong></em></p>



<p>Le tapis rouge de Cannes est loin&nbsp;: ici s’affirme le bleu, le muscle féminin, le contre-récit, le partage et la préparation au&nbsp;combat. Sur les écrans de Cannes les mêmes tendances artistiques se dessinent, mais la Croisette n’en finit pas de stéréotyper le corps des femmes, de monétiser le sexe, de&nbsp;cocktailiser&nbsp;sans mesure et&nbsp;bling-blinguer&nbsp;dans des palaces même pas somptueux, sous un ciel bâché&nbsp;d’hélicos sonores face à une baie couverte de yachts ostentatoires.&nbsp;</p>



<p><em>#</em><em>Metoo</em>&nbsp;est passé sur les écrans, commence à modifier les comportements en coulisses et sur les tournages, Depardieu est condamné, comme&nbsp;Christophe&nbsp;Ruggia&nbsp;avant lui, et Philippe&nbsp;Caubère&nbsp;sans doute demain. Reste à&nbsp;se débarrasser du décorum, des flashes et de la surexposition médiatique qui&nbsp;attirent&nbsp;les milliardaires et les puissants qui&nbsp;dépècent le monde. Et à résister à toutes les réactions&nbsp;masculinistes&nbsp;qui veulent que les muscles resserrent l’étau, désormais&nbsp;entrouvert, sur les corps&nbsp;racisés, les corps des femmes, les corps&nbsp;trans&nbsp;et invalides.&nbsp;</p>



<p>Comme dans nos chairs, face aux agressions, la résistance aux déchirements internes s’organise. Avec ténacité, nos muscles s’entraînent avec mesure pour parer les coups.</p>



<p>AGNÈ<a></a>S FRESCHEL</p>



<p></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/societe/"><em>Société</em> ici </a></p>



<p></p>
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		<title>Simón de la montaña</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Apr 2025 13:06:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[On y était]]></category>
		<category><![CDATA[63è Semaine de la Critique]]></category>
		<category><![CDATA[Artus]]></category>
		<category><![CDATA[Ava Cahen]]></category>
		<category><![CDATA[Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Federico Luis]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un film dérangeant, à la croisée des genres, sur la jeunesse, ses désirs, ses prises de risque. Un regard singulier sur le handicap, la norme et le hors-norme. Et comme l’a promis Ava Cahen, Déléguée générale de la Sélection cannoise, avant la projection, «&#160;une expérience immersive&#160;» nous téléportant, dès le prologue, dans l’austère Cordillère des [&#8230;]</p>
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<p>Un film dérangeant, à la croisée des genres, sur la jeunesse, ses désirs, ses prises de risque. Un regard singulier sur le handicap, la norme et le hors-norme. Et comme l’a promis <strong>Ava Cahen</strong>, Déléguée générale de la Sélection cannoise, avant la projection, «&nbsp;<em>une expérience immersive&nbsp;</em>» nous téléportant, dès le prologue, dans l’austère Cordillère des Andes, perdus avec un groupe d’adolescents et jeunes adultes neuro-atypiques, au cœur d’une violente tempête qui gronde et hurle, bouscule les corps, brouille les réseaux et floute l’image de poussière. C’est de cette errance, hautement métaphorique, et de ce trouble que va surgir la figure du protagoniste, Simón que la caméra portée ne lâchera plus guère.</p>



<p>Simón a 22 ans. Il vit, entre sa mère lasse et son beau-père déménageur qu’il aide dans ses tournées. Son domicile se trouve près d’un Centre de jour pour jeunes déficients mentaux, qu’il cherche à intégrer bien que n’ayant aucun trouble cognitif.</p>



<p>Ses motivations demeureront ambiguës. Serait-ce pour rompre sa solitude dans ce coin déshérité du pays sans véritable horizon&nbsp;? Serait-ce pour se choisir une famille quand la sienne ne lui convient pas&nbsp;? Serait-ce pour obtenir le certificat d’handicap qui assure une allocation mensuelle et des avantages financiers&nbsp;? Serait-ce par transgression ou perversion&nbsp;? Pour jouer avec le feu et tenter d’exister&nbsp;en devenant ce qu’il feint d’être&nbsp;? Toutes les pistes sont ouvertes par le scénario sans qu’aucune ne soit privilégiée. La complexité du personnage admirablement interprété par <strong>Lorenzo Ferro</strong> dont le visage se déforme à volonté, est au diapason d’un film funambule. Entre le jeu et la vie. Au Centre, on répète <em>Roméo et</em> <em>Juliette</em> mais l’actrice est vraiment amoureuse de son partenaire. Colo, une jeune handicapée, aime Simon mais ce dernier joue-t-il avec elle&nbsp;? Se joue-t-il d’elle ? Jamais il n’abusera d’elle malgré les propositions de la jeune fille, restant maître de son rôle, dans les situations limites, mais quels sont ses sentiments&nbsp;réels ? Dans son enfance, le père de Simon lui faisait lire <em>Hamlet</em>&nbsp;– et Colo va frôler la noyade : ce doute adolescent existentiel et fatal, n’est-il pas un des fils conducteurs du film. Comme l’est, plus tangible, le sonotone que Colo lui offre. Source d’amplification et de distorsion du son – prolongée par les effets de saturation des guitares électriques – la prothèse auditive lui fait percevoir le monde comme ceux auxquels il voudrait ressembler. Malgré son âpreté – qui l’éloigne des comédies bienveillantes du box office à l’instar du récent <em>Un p’tit truc en plus</em>&nbsp; d’<strong>Artus</strong>, <em>Simon de la montaña</em> est une ode à la vitalité de la jeunesse qui ne cherche pas à être aimable mais s’affirme par une mise en scène et une écriture cinématographique très inspirées.</p>



<p>ÉLISE PADOVANI</p>



<p></p>
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		<title>« Blue Sun Palace » : du bleu dans le blues</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Mar 2025 09:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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		<category><![CDATA[Semainne de la critique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>On mange souvent dans le cinéma asiatique. Blue Sun Palace, bien que signé par la Sino- Américaine Constance Tsang, qui vit à New York, ne déroge pas à cette règle, s’inspirant des maîtres tel que Tsai Ming-liang. La jeune réalisatrice lui emprunte d’ailleurs pour le rôle masculin principal, son acteur fétiche, Lee Kang-sheng. Le film [&#8230;]</p>
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<p>On mange souvent dans le cinéma asiatique. <em>Blue Sun Palace</em>, bien que signé par la Sino- Américaine <strong><a href="https://www.constancetsang.com/">Constance Tsang</a></strong>, qui vit à New York, ne déroge pas à cette règle, s’inspirant des maîtres tel que <strong>Tsai Ming-liang</strong>. La jeune réalisatrice lui emprunte d’ailleurs pour le rôle masculin principal, son acteur fétiche, <strong>Lee Kang-sheng</strong>.</p>



<p>Le film commence dans un restaurant du Queens devant un poulet pimenté partagé par des amoureux rieurs. Il finit dans un établissement de Baltimore avec le même plat dégusté en solitaire. Rien d’anecdotique ici. Pour tous les exilés, les odeurs, les saveurs des plats du pays touchent à l’intime et à l’identité culturelle, au plaisir présent et à la nostalgie.</p>



<p>Didi (<strong>Haipeng Xu</strong>) est masseuse dans un salon newyorkais qui ne propose pas de services sexuels comme le stipule l’affichette sur la porte. De la ville occidentale, on ne voit presque rien. Les clients sont en majorité des hommes blancs. Les rumeurs urbaines s’échouent ici comme des vagues. Didi partage son lieu de travail, qui fait office de lieu de vie, avec trois collègues taïwanaises, immigrées comme elle. Elle a, on l’apprendra bien plus tard, une fille de 7 ans élevée à Baltimore par une tante, et a rencontré – sans doute à l’occasion d’un massage –, Cheung, un compatriote, employé dans une entreprise du bâtiment.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Bonheur simple</strong></mark></h4>



<p>Toutes les semaines, il invite Didi au restaurant. Tous deux vont ensuite au karaoké. Un soir, la jeune femme l’emmène, contre le règlement, chez elle à l’insu de ses amies, collègues et colocataires. Au matin, un grand soleil éclaire la chambre. Pas de passion torride. Un attachement, une proximité, une tendresse. Peu de paroles entre les amants. Peu d’informations pour le spectateur. Ils rêvent au futur simple d’un bonheur simple&nbsp;: une maison près de la mer, un gros chien, de bons plats à savourer à deux… Didi donne à Cheung une photo d’océan.</p>



<p>Puis tout bascule à la suite d’une agression, le jour du nouvel an chinois, suggérant la violence latente portée aux communautés asiatiques en Amérique. Le film se déplace alors sur Amy<strong> (Wu Ke-xi)</strong>, une de ses colocataires, au bord de la folie.</p>



<p>La réalisatrice inscrit tous ses personnages dans un espace contraint&nbsp;parfois fragmenté par le jeu des miroirs ou des voilages : les tables de restos, la cuisine des filles, l’entrée du salon, le couloir sur lequel s’ouvrent les cabines exiguës fermées par des rideaux, les escaliers de l’immeuble. La lumière arrive là, le plus souvent filtrée, tamisée.</p>



<p>Associant avec une grande maîtrise réalisme et stylisation, Constance Tsang nous installe dans la quotidienneté des gestes. Balayer, laver les vitres, ranger, préparer les repas, s’occuper du linge, masser les clients jusqu’à la limite de la masturbation, parfois demandée, parfois obtenue. À Baltimore, l’Atlantique se superpose à la photo offerte à Cheung par Didi. Un espace enfin ouvert et bleu à l’infini pour clore ce très joli premier film.</p>



<p>ÉLISE PADOVANI</p>



<p><em>Blue Sun Palace</em>, de <strong>Constance Tsang</strong></p>



<p>En salles le 12 mars</p>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/cinema/">Cinéma ici!</a></p>
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		<title>Sur les routes russes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Jan 2024 10:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Gela Chitava]]></category>
		<category><![CDATA[Ilya Povolotsky]]></category>
		<category><![CDATA[La Grâce]]></category>
		<category><![CDATA[Maria Lukyanova]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Sélectionné à la dernière Quinzaine des cinéastes de Cannes, La Grâce d’Ilya Povolotsky, nous embarque dans un voyage du nord au sud de la Russie Des paysages de montagnes puis de steppes désertiques, un van rouge sur une route cahotante. À son bord, un homme au visage fermé et une adolescente qui mâche bruyamment un [&#8230;]</p>
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<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Sélectionné à la dernière Quinzaine des cinéastes de Cannes, <em>La Grâce</em> d’Ilya Povolotsky, nous embarque dans un voyage du nord au sud de la Russie</strong></mark><br><br>Des paysages de montagnes puis de steppes désertiques, un van rouge sur une route cahotante. À son bord, un homme au visage fermé et une adolescente qui mâche bruyamment un chewing-gum. Qui sont-ils ? Que font-ils là ? On ne sait pas grand-chose des protagonistes du premier long métrage de fiction d’<strong>Ilya Povolotsky</strong>. Taiseux, ils vivent dans ce van qui contient toutes leurs affaires, en particulier le matériel d’un petit cinéma itinérant et une urne funéraire. Il faut accepter de ne pas tout comprendre immédiatement, de se demander ce qui se passe, fasciné par ces paysages qu’ils traversent. Accepter de partager le voyage de ce père (<strong>Gela Chitava</strong>) et de sa fille (<strong>Maria Lukyanova)</strong> du sud au nord de la Russie, de la frontière géorgienne jusqu’aux rives de la mer de Barents. Chercher de l’eau, se ravitailler en essence, monter un écran de fortune dans des lieux improbables, montrer à des villageois, sortis de nulle part,<em> Le Frère, </em>un film culte d’Alexeï <em>Balabanov. </em>Le père vend sous le manteau des DVD pornos et se fait poursuivre par des villageois furieux. Avec son polaroid, la fille prend des photos des gens qu’elle croise, des paysages et même de dos, nu, le premier garçon avec qui elle a couché mais qui ne doit pas la suivre.<br><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>L’histoire d’un passage</strong></mark></p>



<p>Tourné en pellicule, en longs plans séquences, panoramiques et plans fixes, le film d’Ilya Povolotskynous donne à voir des paysages désolés, un monde fantôme aux couleurs de l’hiver, où <em>«&nbsp;l’été semble avoir été annulé&nbsp;», </em>d’immenses bâtisses aux murs lépreux. Parfois, père et fille ne peuvent poursuivre leur voyage&nbsp;; la route est coupée. Des gens en combinaison blanche ramassent des poissons morts, décimés par la peste. Au fur et à mesure que l’on va vers le nord, les couleurs deviennent de plus en plus minérales, le temps semble se dilater jusqu’à la mer qui emporte les cendres.<em> «&nbsp;Le film a l’air d’être un road-movie mais c’est inexact. C’est une histoire de passage à l’âge adulte, de maturité</em> »,explique sa réalisatrice. Tourné dans l’ordre chronologique en 42 jours sur 5000 km, <em>La Grâce</em> est un superbe film, âpre, dont les images restent en mémoire comme ces albums anciens qu’on feuillette au fil du temps.</p>



<p>ANNIE GAVA</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>La Grâce</em>, <strong>Ilya Povolotsky</strong>
En salles le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">24 janvier</mark></pre>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/sur-les-routes-russes/">Sur les routes russes</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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		<title>La danse, côté Azur</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Nov 2023 07:26:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[Alpes-Maritimes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La biennale de la danse de Cannes prend ses quartiers sur la Croisette et propose ses spectacles sur la Côte d’Azur, avec une nouvelle direction et des invités prestigieux. Une première édition pour Didier Deschamps, qui a quitté la direction du Théâtre National de Chaillot après 10 ans de programmation des plus grands chorégraphes internationaux [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>La biennale de la danse de Cannes prend ses quartiers sur la Croisette et propose ses spectacles sur la Côte d’Azur, avec une nouvelle direction et des invités prestigieux.</p>



<p>Une première édition pour <strong>Didier Deschamps</strong>, qui a quitté la direction du Théâtre National de Chaillot après 10 ans de programmation des plus grands chorégraphes internationaux actuels. Le programme du <em>Festival de Danse de Cannes</em> prend les mêmes tonalités, attaché à une danse physique, souvent narrative, qui se pose la question de sa transmission et de son écriture. En particulier avec les films de danse, qui voyagent en archives mais aussi en thématiques, comme la gravité.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">De Nice à Draguignan</mark></strong></p>



<p>Après Sharon Eyal, Thierry Malandain et la compagnie nationale norvégienne en ouverture, programmés lors du premier week-end, d’autres grands ballets internationaux se produiront, la <strong>Trisha Brown Company</strong>, le <strong>Grand Ballet de Genève</strong>, le <strong>Cloud Gate Dance</strong> de Taiwan qui clôturera le festival au Palais le 10 décembre.&nbsp;</p>



<p>Entretemps on pourra voir, de Nice à Draguignan, quelques compagnies précieuses, celle de <strong>Michèle Noiret</strong>, le magnifique <em>Magnifiques</em> de <strong>Michel Kéléménis</strong>, <strong>Thomas Lebrun</strong>, <strong>Amala Dianor</strong>… et quelques incursions vers des formes plus conceptuelles, ou déjantées, ou radicales, comme celle d’<strong>Etay Axelroad</strong>, d’<strong>Alexander Vantournhout </strong>ou la création de <strong>Kor’sia</strong>…&nbsp;</p>



<p>Le festival s’ouvre aussi à de nouvelles voies&nbsp;: <strong>Antoine le Ménestrel</strong> grimpe une façade en hommage à Harold Lloyd, le flamenco fait son entrée avec la <strong>Compania Paula Comitre</strong>, <strong>Jan Gallois</strong> danse dans la rue, le cirque s’installe avec la compagnie hongroise <strong>Recirquel</strong>. Bientôt le hip-hop, le Ballet national de Marseille et son École Supérieure&nbsp;?&nbsp;</p>



<p>AGNÈS FRESCHEL</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Festival de danse de Cannes</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’au 10 décembre<br></mark><a href="http://festivaldedanse-cannes.com">festivaldedanse-cannes.com</a></pre>
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