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	<title>Archives des Cathy Escoffier - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Cathy Escoffier - Journal Zebuline</title>
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		<title>Le Western imaginaire de Cathy Escoffier</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Dussutour]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Apr 2026 07:47:24 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>« Du fait de mes origines italiennes, je suis une fan de Sergio Leone et du western spaghetti, en particulier de la psychologie des personnages, qui ont souvent comme un sens de la justice intérieure&#160;». Le répertoire d’Ennio Morricone est d’ailleurs une source d’inspiration pour certaines compositions de Cathy Escoffier, en particulier sur le titre [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">« <em>Du fait de mes origines italiennes, je suis une fan de Sergio Leone et du western spaghetti, en particulier de la psychologie des personnages, qui ont souvent comme un sens de la justice intérieure</em>&nbsp;». Le répertoire d’Ennio Morricone est d’ailleurs une source d’inspiration pour certaines compositions de <strong>Cathy Escoffier</strong>, en particulier sur le titre éponyme. Il commence comme une marche lancinante pour aller vers une cavalcade endiablée aux accents symphoniques, après un solo de piano fondant de délicatesse de la leadeuse, qui passe ensuite aux accords acidulés du Fender Rhodes. Les arrangements de l’octet réuni sur le disque, confiés à <strong>Christophe Dal Sasso</strong>, esquissent les portraits des personnages qui se succèdent au fil des plages, avec des contradictions soulignées par des délicats traits d’orchestre ou des échanges révélateurs de conflits intérieurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Le mercenaire et la justicière</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier titre, <em>Proverbe amérindien</em>, est construit autour d’une mélodie originale amérindienne. Quand il s’agit de tirer le portrait de <em>Harry le mercenaire</em>, c’est dans le métal progressif du groupe Messhuggah qu’elle a puisé son inspiration, un peu à la manière d’un Tigran Hamasyan, non sans partir d’une clave aux contours latins, sur laquelle se pose, dans une séquence éthérée, un fondant solo de clarinette, comme révélant la sensibilité d’un personnage faussement dur. Les morceaux sont d’ailleurs conçus pour exister indépendamment du texte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Dans notre société, on est un peu comme dans un western&nbsp;: on doit se tenir à nos principes.</em>&nbsp;» Conçu dans une période de sa vie où le monde est bouleversé par la guerre en Ukraine, les conflits sociaux en France, et où sa propre vie devient un combat suite à des bouleversements dans sa vie familiale, elle conçoit le portrait de <em>Serket, la justicière égarée</em> comme une pièce autobiographique. Sur cette composition douce et angulaire, la flûte de Dal Sasso émerge comme un charme envoutant, et la pianiste déroule des accords d’une tendresse infinie. C’est d’ailleurs le dessinateur <strong>Laurent Pascal</strong>, concepteur d’un roman graphique de douze pages inspiré du récit écrit par Cathy Escoffier, qui a suggéré à cette dernière de renouer avec ce nom de justicière. Signalons qu’elle est signataire d’une tribune récente contre les violences sexistes et sexuelles encore trop présentes dans le milieu du jazz.</p>



<pre class="wp-block-verse">LAURENT DUSSUTOUR<br><br>Un Western imaginaire, de Cathy Escoffier<br><br>Le Mouton Atonal<br><br>Avec : Christophe Dal Sasso – flûtes &amp; arrangements ; Chloé Cailleton – voix &amp; narration Thomas Savy – clarinettes ; Cécile Hardouin – basson ; Camille Lebrequier – cor d’harmonie ; Mathias Allamane – contrebasse ; Karl Jannuska – batterie</pre>



<p class="wp-block-paragraph"> Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/musiques/"><em>Musiques</em> ici</a></p>
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		<title>Le Comœdia, en forme olympique ? </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Voiry]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 Sep 2023 07:23:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[Aubagne]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Tous les «&#160;genres&#160;» du spectacle vivant – théâtre, chant, musique, danse, humour, spectacles jeune public – sont accueillis au Comœdia. Tous tributaires de textes, qu’ils soient du répertoire, d’adaptations de best-sellers ou de romans jeunesse, textes contemporains, d’auteurs comédiens ou de stand-uppers. Sous l’intitulé «&#160;Littérature&#160;» sont donc présentés une série de spectacle, dont La fabuleuse [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Tous les «&nbsp;genres&nbsp;» du spectacle vivant – théâtre, chant, musique, danse, humour, spectacles jeune public – sont accueillis au <strong>Comœdia</strong>. Tous tributaires de textes, qu’ils soient du répertoire, d’adaptations de best-sellers ou de romans jeunesse, textes contemporains, d’auteurs comédiens ou de stand-uppers. Sous l’intitulé «&nbsp;Littérature&nbsp;» sont donc présentés une série de spectacle, dont <em>La fabuleuse histoire d’Edmond Rostand</em> par <strong>L’ Agence de voyages imaginaires</strong> (30 septembre), où <strong>Philippe Car</strong> interprète une quarantaine de personnages&nbsp;! <em>Tempête dans un verre d’eau</em> de la Cie <strong>Tac Tac</strong> (18 octobre), spectacle jeune public (à partir de 8 ans) de <strong>Marie Carrignon</strong> et <strong>Clément Montagnier</strong>, inspiré de <em>La Tempête</em> de Shakespeare. Ou bien encore l’adaptation par <strong>Jean-Philippe Daguerre</strong> du best-seller <em>La Chambre des merveilles</em> (12 janvier) de <strong>Julien Sandrel</strong> (320 000 exemplaires vendus en France, traduit dans vingt pays).</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">VIP</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Quant aux «&nbsp;Personnes/Personnages&nbsp;», autre intitulé de la saison, qu’ils soient issus du répertoire, de romans, historiques ou du temps présent, ils sont pour beaucoup féminins&nbsp;: dans l’ordre d’apparition, nous aurons par exemple la fameuse <strong>Zize Dupanier</strong> dans <em>Une Zize peut en cacher une autre </em>(6 octobre) de <strong>Thierry Wilson</strong> et <strong>Didier Constant</strong>, Edith Piaf dans <em>Piaf ! Le spectacle</em> (7 octobre) de <strong>Nathalie Lermitte</strong>, considéré par les proches de la Môme comme « <em>le plus bel hommage jamais produit sur la carrière d&rsquo;Édith Piaf</em> ». Un <em>Récital, Portraits de femmes</em> (22 décembre), en partenariat avec <strong>Génération Opéra</strong>, association qui a fait découvrir parmi d’autres Roberto Alagna et Nathalie Dessay. Ou bien encore le duo inattendu et intimiste <em>Cathy Escoffier invite Siska</em> (25 janvier) où l&rsquo;univers pop-électro de <strong>Siska</strong>, ancienne membre du groupe Watcha Clan, vient flirter avec l&rsquo;univers classico-jazz-rock de la pianiste <strong>Cathy Escoffier</strong>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Gros souper et banc de touche</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les notes provençales seront principalement apportées peu avant Noël par la <em>Crèche vivante</em> de <strong>Dansaire de Garlaban</strong> (9 décembre &#8211; gratuit) et par <em>Le Gros Souper</em> de <strong>L’ Estello Aubanenco</strong>, spectacle qui retrace les traditions de la veillée calendale, accompagnées de danses au son du galoubet et du tambourin. Côté sport, ce sera dans le cadre des «&nbsp;Olympiades culturelles&nbsp;» du <strong>Conseil départemental des Bouches-du-Rhône</strong>, deux pièces de théâtre (représentation gratuite sur réservation)&nbsp;: <em>Je ne cours pas, je vole</em>, nommée cinq fois aux Molières 2023, écrite par <strong>Élodie Menant</strong>, mise en scène de <strong>Johanna Bové</strong> où Laure Manaudou, Rafael Nadal ou Usain Bolt sont invités à raconter leurs parcours dans l’univers impitoyable du sport. Et <em>Le Syndrome du banc de touche</em>, de la Cie <strong>Le Grand Chelem</strong> de <strong>Léa Girardet</strong>, comédienne traversant une crise de légitimité artistique, qui décide de s’autotitulariser en s’inspirant du fameux entraîneur de l’équipe de France, qui a gagné la Coupe du Monde il y a 20 ans, Aimé Jacquet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">MARC VOIRY</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Le Comœdia</strong><br>Aubagne<br>04 42 18 19 88 <br><a href="http://aubagne.fr">aubagne.fr</a></pre>
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		<title>Siska, une tête chercheuse </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Santucci]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Dec 2022 17:29:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ce vendredi 2 décembre Siska a un problème. Son oreille est bouchée et elle doit voir un ORL. Ce mal classique des musiciens aurait pu faire annuler l’interview, mais elle tient sans aucune hésitation son engagement&#160;: «&#160;J’irai lundi matin…&#160;», dit-elle élégamment. Voilà maintenant quelques jours qu’elle occupe La Mesón, la salle du centre-ville de Marseille, [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Ce vendredi 2 décembre <strong>Siska</strong> a un problème. Son oreille est bouchée et elle doit voir un ORL. Ce mal classique des musiciens aurait pu faire annuler l’interview, mais elle tient sans aucune hésitation son engagement&nbsp;: «&nbsp;J’irai lundi matin…&nbsp;», dit-elle élégamment.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Voilà maintenant quelques jours qu’elle occupe La Mesón, la salle du centre-ville de Marseille, où elle invite les vendredi 9 et samedi 10 décembre à deux soirées qu’elle prépare avec excitation. Il y aura son groupe <strong>No Night In Zion</strong> le premier soir et, point d’orgue du week-end, un duo piano-voix avec <strong>Cathy Escoffier</strong> le lendemain. Une rencontre étonnante, entre une artiste qui a grandi et appris son art dans les conservatoires, et Siska, dont l’aventure musicale, construite en autodidacte, a commencé à quelques mètres à peine de La Mesón.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sourire éternellement vissé aux lèvres, Siska pointe le premier étage du 63, rue Consulat. «&nbsp;<em>Je ne reconnais pas la porte mais c’était ici&nbsp;!&nbsp;</em>» Ici, c’est l’endroit où elle habitait «&nbsp;<em>en communauté&nbsp;</em>», au début des années 1990. « <em>Je vivais avec des musiciens, on était une dizaine et on faisait tout ensemble&nbsp;</em>». Avec eux, Siska rencontre des «&nbsp;<em>frères</em>&nbsp;» et monte son premier groupe Axxam, avec lequel elle fait ses débuts dans les bars du coin. «&nbsp;<em>On était plus nombreux sur scène que dans le public</em>&nbsp;», sourit-elle.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au même moment, elle crée avec cette bande un nouveau rendez-vous dans le quartier de Noailles. Ce sera la première édition du <em>Festival du Soleil</em>, devenu par la suite la fête la plus importante du quartier – un 14 juillet sauce épicée – aujourd’hui disparu, mais qui lui a permis une rencontre décisive.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors qu’ils ont rencardé de nombreux groupes pour participer à cette soirée, au dernier moment tous annulent, sauf un. Ce groupe, c’est Les Guenilles, «&nbsp;<em>des petits blancs avec des dreads&nbsp;</em>» descendus de Serre-Chevalier. Forcément, au début, ils sont pris «&nbsp;<em>de haut&nbsp;</em>», mais l’ambiance tourne vite quand ils commencent à jouer. «&nbsp;<em>C’était le feu.</em> <em>Je n’avais jamais vu des mecs sauter comme ça sur scène, ils nous ont tous calmés.&nbsp;</em>» Dans ce groupe il y a un certain Julien Soupa Ju, avec qui elle va fonder Watcha Clan et, plus tard, une famille.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="683" height="1024" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/12/SLP08961-Edit-1.jpg?resize=683%2C1024&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-117708" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/12/SLP08961-Edit-1.jpg?resize=683%2C1024&amp;ssl=1 683w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/12/SLP08961-Edit-1.jpg?resize=200%2C300&amp;ssl=1 200w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/12/SLP08961-Edit-1.jpg?resize=696%2C1044&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/12/SLP08961-Edit-1.jpg?resize=280%2C420&amp;ssl=1 280w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/12/SLP08961-Edit-1.jpg?w=700&amp;ssl=1 700w" sizes="(max-width: 683px) 100vw, 683px" /><figcaption class="wp-element-caption">© Charlie Kapagolet – Agence Jam Teery</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Un coup de fil qui change tout&nbsp;</mark></strong><br>Une quinzaine d’années plus tard, nous voilà sur la scène du festival <em>Fusion</em> à Berlin. C’est un des plus grands rendez-vous de musique underground et Watcha Clan y est programmé pour la troisième fois. Siska, qu’on appelle alors Sista Ka, est la chanteuse charismatique de ce groupe à succès, qui donne en moyenne cent concerts par an dans toute l’Europe. Mais si ce concert devait être formalité pour elle, ce soir-là, il se passe quelque chose&nbsp;: Siska a les yeux humides quand elle monte sur le plateau.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quelques minutes plus tôt, elle a eu sa fille au téléphone. Elle fête alors son premier anniversaire, loin d’elle, à Marseille. «&nbsp;<em>J’ai craqué, je sentais que je loupais un truc.</em>&nbsp;» Au moment de monter sur scène, sa décision est prise&nbsp;: Watcha Clan, c’est terminé. Paradoxalement, ce concert est selon elle une de ses meilleures performances, joué avec cette énergie d’une aventure qui touche à sa fin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De l’énergie, il lui en a fallu toutes ces années passées sur la route. «&nbsp;<em>Un soir on était à Istanbul, le lendemain en Alsace.</em>&nbsp;» Chaque membre du groupe a ses petites astuces pour lutter contre la fatigue et la monotonie. «&nbsp;<em>L’un c’était la prière, l’autre son instrument, et moi le yoga.&nbsp;» </em>De ces années, elle en garde un souvenir vivace.«<em>&nbsp;C’est une chose que ça marche musicalement dans un groupe. Mais après il faut vivre sur la route, dans la voiture. Et nous on était une vraie famille.&nbsp;</em>»</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Nomade à sédentaire</mark></strong><br>Quand vient le moment de tout arrêter, ce n’est pas si évident. Elle doit réapprendre la vie quotidienne, se sédentariser, faire ses courses… mais elle s’occupe de sa fille. Une petite qui jusqu’à présent appelait sa grand-mère «&nbsp;maman&nbsp;». Cette nouvelle étape de sa vie va aussi nourrir son nouveau projet musical.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car si le groupe est terminé, l’envie de rejouer pointe très vite. «&nbsp;<em>La musique ne s’arrête jamais, elle est toujours en toi, et puis il faut bien gagner sa vie.&nbsp;</em>» Elle commence alors la composition de son album <em>A Woman’s Tale</em>, puis cinq ans plus tard de <em>Mauvaise graine</em>, dans lesquels elle raconte sa vie de femme, affiche aussi une sensualité qu’elle avait souvent cachée, peut-être due à son enfance passée dans les Quartiers Nord de Marseille, au Merlan.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les paroles changent, la musique aussi&nbsp;; comme dans sa vie, le rythme ralenti. Fini la jungle et la drum and bass de Watcha Clan, place désormais à une trip-hop lancinante empreinte de soul. Une musique qu’elle compose dans sa nouvelle maison, proche de la mer et des Goudes, loin des tumultes du centre-ville.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="696" height="464" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/12/SLP09002-Edit-1.jpg?resize=696%2C464&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-117709" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/12/SLP09002-Edit-1.jpg?w=700&amp;ssl=1 700w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/12/SLP09002-Edit-1.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/12/SLP09002-Edit-1.jpg?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/12/SLP09002-Edit-1.jpg?resize=630%2C420&amp;ssl=1 630w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">© Charlie Kapagolet – Agence Jam Teery</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Si au départ, elle souhaite couper avec ses anciens compagnons pour démarrer ce projet, elle comprend vite que Clément, du Watcha Clan, lui est indispensable. Frère de Julien Soupa Ju, il a intégré le groupe quand il en était à ses balbutiements. Très doué dans tous les styles de musique, Siska le présente comme un «&nbsp;<em>cadeau des dieux&nbsp;»</em>. Aujourd’hui, elle échange avec lui les morceaux qu’elle compose dans ce que cette docteure en économétrie appelle «&nbsp;<em>son labo de recherche&nbsp;</em>».&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est dans ce studio à domicile que Siska termine actuellement la composition de son prochain album. Un retour à ses premiers amours reggae qu’elle écrit en pensant à son ami Joby alias Ras Jahby, personnage central du reggae marseillais décédé en 2021. Quand elle l’évoque, pour la première fois son visage toujours radieux s’assombrit quelque peu. C’est à ce moment que Krystle Warren arrive pour les balances de son concert qu’elle donne le soir-même à La Mesón. Siska doute qu’elle la reconnaisse, alors même que la chanteuse américaine a fait des chœurs sur son album. Humble, elle s’approche timidement vers Krystle qui la remet immédiatement. Un échange cordial a lieu, mais il est temps pour Siska de rentrer chez elle, retrouver sa maison et son quotidien de sédentaire, qu’elle tient aujourd’hui à préserver.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">NICOLAS SANTUCCI &nbsp;</p>



<pre class="wp-block-verse">Carte blanche à <strong>Siska</strong><br>Projection du film<strong> <em>Le Premier Rasta</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">8 décembre<br></mark>Les Variétés, Marseille<br><br><strong>No Night In Zion</strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">9 décembre<br></mark><br><strong>Siska &amp; Cathy Escoffier</strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">10 décembre<br></mark>La Mesón, Marseille<br><a href="http://lameson.com">lameson.com</a></pre>
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