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	<title>Archives des Chloé Despax - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Chloé Despax - Journal Zebuline</title>
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		<title>Au programme du PAC 2026</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Voiry]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 May 2026 07:38:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avec plus de 450 artistes invités et près de 70 lieux participants, le Printemps de l’Art Contemporain (PAC), porté par le réseau Provence Art Contemporain, fédère galeries, centres d’art, écoles, ateliers, musées et lieux indépendants réparties entre Marseille, Aix-en-Provence, Martigues, Istres, Rognes, Châteauneuf-le-Rouge, Gardanne et l’Étang de Berre. L’événement (en majorité gratuit) est l’un des [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Avec plus de 450 artistes invités et près de 70 lieux participants, le <em><strong>Printemps de l’Art Contemporain</strong></em> (PAC), porté par le réseau Provence Art Contemporain, fédère galeries, centres d’art, écoles, ateliers, musées et lieux indépendants réparties entre Marseille, Aix-en-Provence, Martigues, Istres, Rognes, Châteauneuf-le-Rouge, Gardanne et l’Étang de Berre. L’événement (en majorité gratuit) est l’un des grands rendez-vous culturels du printemps, à la fois laboratoire artistique, plateforme de visibilité pour les artistes émergents et moment de rencontre avec le public. Au programme cette année&nbsp;: 66 expositions, 41 vernissages, 24 performances dont huit dans l’espace public, six nocturnes et plusieurs circuits organisés à travers la métropole. À découvrir du 13 au 24 mai.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Ouverture et parcours</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La programmation marseillaise constitue le cœur battant du festival. Les journées des 13, 14, 16, 20, 21 et 22 mai seront rythmées par de multiples vernissages du Vieux-Port à la Belle-de-Mai, de la Blancarde au Panier, de Bonneveine à l’Estaque, transformant le festival en expérience urbaine autant qu’artistique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ouverture le 13 avec un brunch (12 h) et une performance (13 h) autour de l’inauguration de l’exposition collective <em>Percolation – Passer au travers</em> de <strong>Gabriel Garçonnat</strong>, <strong>Aloïs Frost</strong> et <strong>Blanche Coquerel</strong> au QG du PAC, 20 rue Saint-Antoine au Panier, exposition sur les possibilités d’habiter un environnement contemporain abîmé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">S’ensuivra une série de vernissages dans toute la ville (Vidéochroniques, Zemma, Tchikebe, Dos Mares, Zoème, territoires Partagés, SOMA, Double V gallery, JAC40, Cité des arts de la rue, Pôle des arts visuels de L’Estaque&#8230;) et des portes ouvertes au Cirva, de 15 h à 18 h, avec <strong>Simon Dupety</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À noter&nbsp;: le 16 mai, le PAC, partenaire de la manifestation nationale <em>Saison Méditerranée 2026</em>, invite le public à découvrir les programmations art contemporain labellisés par la <em>Saison</em>, parmi lesquelles <em>Kegham de Gaza : une archive inachevable</em> au Centre Photographique Marseille, <em>AFRICA / Voix publiques</em> au Musée d’art contemporain [mac], <em>Dormir comme le soleil</em> au Centre de la Vieille Charité, <em>Résistances &amp; Désobéissances</em> à La Citadelle de Marseille, <em>Ses racines s’étendent jusqu’à 7 000 km</em> à La Compagnie, <em>Mémoire en transit</em> au Château de Servières ou <em>Déplacer le silence, 40 artistes et poète·sses de Gaza</em> à Jeanne Barret [voir pages III à VII].</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Une nuit à l’Opéra de Marseille</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 21, l’Opéra de Marseille accueille une soirée exceptionnelle imaginée par le PAC et le festival <em>PLATEAUX</em>, porté par le collectif <strong>RIFT</strong>. La programmation fait dialoguer danse, poésie, musique expérimentale et vidéo, avec notamment une performance déambulatoire de <strong>Biro Soumare</strong>, une création chorégraphique réunissant les apprenti·e·s du Ballet national de Marseille avec <strong>Hugo Mir-Valette</strong> et <strong>Liam Warren</strong>, ainsi qu’une lecture poétique de <strong>Kmar Douagi</strong>. La soirée se poursuivra avec la performance électro-acoustique et lumineuse <em>ZENITH 2000K</em> de <strong>Thomas Laigle</strong>, un concert réunissant <strong>Céline Chiasera</strong> et <strong>Nosfera</strong>, puis un DJ set de <strong>Duality</strong> et <strong>Myria Idha</strong>. Deux projections vidéo, signées <strong>Nicolas Faubert</strong> et <strong>Stefan Kruse Jørgensen</strong>, accompagneront cette traversée nocturne.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Dans toute la Métropole</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le PAC invite aussi à se projeter provisoirement hors de l’ébullition printanière plastique marseillaise : le 17 mai, le circuit spécial Étang de Berre organisé en navette depuis le centre-ville marseillais (de 9h45 à 17h30, à réserver sur p-a-c.fr), enchainera le vernissage de l’exposition collective <em>Mediterranea Mundi</em> au Polaris à Istres avec celui de <em>Récits des souterrains</em> au Parc de la Poudrerie Royale à Miramas, puis la performance, au Centre d’arts Fernand Léger à Port-de-Bouc, de <em>Vents guérisseurs</em> de la plasticienne <strong>Chloé Despax</strong> et de la musicienne <strong>Isabelle Courroy</strong>, suivie d’une visite commentée de l’exposition <em>420 nanomètres</em> d’<strong>Anne Goyer</strong>. Sur le même principe et tout aussi riches, une « tournée aixoise » aura lieu le 23 mai, et une autre en pays d’Aix le lendemain.</p>



<pre class="wp-block-verse">MARC VOIRY<br><br><a href="https://p-a-c.fr/le-festival" type="link" id="https://p-a-c.fr/le-festival">Printemps de l’Art Contemporain<br></a><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 13 au 24 mai<br></mark><br>Divers lieux, Marseille, Aix-en-Provence, Martigues, Istres, Rognes, Châteauneuf-le-Rouge, Gardanne et l’Étang de Berre</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/arts-visuels/"><em>Arts visuels </em>ici</a></p>
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		<title>Changer les faces du monde</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gaëlle Cloarec]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Nov 2023 10:14:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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		<category><![CDATA[Pierre-Olivier Costa]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;histoire s&#8217;écrit dans les travaux universitaires, éventuellement les journaux, mais aussi dans les musées. Trop longtemps, ces institutions ont présenté au public de quoi conforter le «&#160;roman national&#160;» –&#160;et parfois international&#160;– avec les préjugés propres à chaque époque. La nôtre a évidemment les siens, mais elle essaie tant bien que mal de desserrer l&#8217;étau des [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;histoire s&rsquo;écrit dans les travaux universitaires, éventuellement les journaux, mais aussi dans les musées. Trop longtemps, ces institutions ont présenté au public de quoi conforter le «&nbsp;roman national&nbsp;» –&nbsp;et parfois international&nbsp;– avec les préjugés propres à chaque époque. La nôtre a évidemment les siens, mais elle essaie tant bien que mal de desserrer l&rsquo;étau des intolérances, d&rsquo;ouvrir l&rsquo;historiographie à d&rsquo;autres cultures que celle de l&rsquo;Occident, hégémonique depuis peu ou prou deux siècles. Pour un établissement dit «&nbsp;de société&nbsp;», tel que le Mucem, il s&rsquo;agit de sonder les courants et les contextes sans conformisme, en acceptant de remettre en question ses propres approches.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avant de céder la place à son successeur Pierre-Olivier Costa, l&rsquo;ex-président du Musée des civilisations de l&rsquo;Europe et de la Méditerranée, Jean-François Chougnet, avait programmé une exposition allant dans ce sens. <em>Une autre histoire du monde</em>, conçue par les commissaires <strong>Fabrice Argounés</strong>, <strong>Camille Faucourt</strong> et <strong>Pierre Singaravélou</strong>, s&rsquo;ouvre en ce mois de novembre avec l&rsquo;ambition de promouvoir des récits différents, en abandonnant la perspective occidentale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Entre la présence et l&rsquo;absence</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Logiquement, le parcours ne présente pas de linéarité chronologique ou de préséance géographique. Le travail des trois maîtres d&rsquo;œuvre a plutôt consisté à relever des parallèles, divergences, récurrences, lignes de force, dans l&rsquo;infinité de représentations du temps et de l&rsquo;espace que les êtres humains ont pu élaborer au fil des siècles. Ils se sont servis pour cela d&rsquo;une fine sélection de calendriers et surtout cartes, très impressionnantes dans leur variété et leur profusion. Ou bien de supports de narration, tels que ce bambou gravé de Nouvelle-Calédonie qui relate en dessins l&rsquo;arrivée des colonisateurs français à partir de 1853, ou cette peau de bison peinte, témoignant des exploits d&rsquo;un guerrier Sioux à peu près au même moment, mais très loin de l&rsquo;île. En n&rsquo;oubliant pas les traditions orales, mises en valeur dans un intelligent dispositif sonore par <strong>Chloé Despax</strong>. En laissant sa place à l&rsquo;inconnu (ces <em>khipus</em> incas, fines cordelettes à nœuds, servaient-ils à compter les jours, les données démographiques, les tributs, les inventaires ?). Ou à ce qui est perdu, du fait de l&rsquo;impitoyable tri opéré par les vainqueurs dans la mémoire des peuples. Une vitrine est ainsi restée vide, car elle symbolise les « <em>fantômes de l&rsquo;histoire matérielle et culturelle de l&rsquo;humanité</em> ».</p>



<div class="wp-block-jetpack-slideshow" data-autoplay="true" data-delay="3" data-effect="slide"><div class="wp-block-jetpack-slideshow_container swiper-container"><ul class="wp-block-jetpack-slideshow_swiper-wrapper swiper-wrapper"><li class="wp-block-jetpack-slideshow_slide swiper-slide"><figure><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="696" height="370" alt="" class="wp-block-jetpack-slideshow_image wp-image-121528" data-id="121528" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/11/10.jpg?resize=696%2C370&#038;ssl=1" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/11/10.jpg?resize=1024%2C544&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/11/10.jpg?resize=300%2C159&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/11/10.jpg?resize=768%2C408&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/11/10.jpg?resize=150%2C80&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/11/10.jpg?resize=696%2C370&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/11/10.jpg?resize=1068%2C568&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/11/10.jpg?resize=790%2C420&amp;ssl=1 790w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/11/10.jpg?w=1417&amp;ssl=1 1417w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /></figure></li><li class="wp-block-jetpack-slideshow_slide swiper-slide"><figure><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="689" height="1024" alt="" class="wp-block-jetpack-slideshow_image wp-image-121529" data-id="121529" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/11/18.jpg?resize=689%2C1024&#038;ssl=1" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/11/18.jpg?resize=689%2C1024&amp;ssl=1 689w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/11/18.jpg?resize=202%2C300&amp;ssl=1 202w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/11/18.jpg?resize=150%2C223&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/11/18.jpg?resize=300%2C446&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/11/18.jpg?resize=282%2C420&amp;ssl=1 282w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/11/18.jpg?w=694&amp;ssl=1 694w" sizes="(max-width: 689px) 100vw, 689px" /></figure></li><li class="wp-block-jetpack-slideshow_slide swiper-slide"><figure><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="696" height="464" alt="" class="wp-block-jetpack-slideshow_image wp-image-121530" data-id="121530" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/11/%C2%A9_Julie_Cohen_Mucem.jpg?resize=696%2C464&#038;ssl=1" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/11/%C2%A9_Julie_Cohen_Mucem.jpg?w=1000&amp;ssl=1 1000w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/11/%C2%A9_Julie_Cohen_Mucem.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/11/%C2%A9_Julie_Cohen_Mucem.jpg?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/11/%C2%A9_Julie_Cohen_Mucem.jpg?resize=150%2C100&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/11/%C2%A9_Julie_Cohen_Mucem.jpg?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/11/%C2%A9_Julie_Cohen_Mucem.jpg?resize=630%2C420&amp;ssl=1 630w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /></figure></li></ul><a class="wp-block-jetpack-slideshow_button-prev swiper-button-prev swiper-button-white" role="button"></a><a class="wp-block-jetpack-slideshow_button-next swiper-button-next swiper-button-white" role="button"></a><a aria-label="Pause Slideshow" class="wp-block-jetpack-slideshow_button-pause" role="button"></a><div class="wp-block-jetpack-slideshow_pagination swiper-pagination swiper-pagination-white"></div></div></div>



<pre class="wp-block-preformatted"><strong>Pour aller plus loin</strong>
Le catalogue de l'exposition, co-édité par le Mucem et Gallimard, est un beau cadeau à (se) faire au moment des fêtes, afin d'approfondir la pluralité des récits historiques présentés sur les cimaises du musée, et leurs résonances actuelles. On y trouve notamment une série de créations graphiques, aquarelles, encres, gravures ou pastels, inspirées à des illustrateurs contemporains par des œuvres et objets figurant dans le parcours.
Éditions Gallimard/Mucem - 26,50 €</pre>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Renversement de la carte</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec la mondialisation, entamée bien plus tôt qu&rsquo;on ne le croit souvent, les mythologies et cosmologies se sont percutées, hybridées, autant que les sciences et les techniques ont pu se répandre, se succéder les unes aux autres. Il est intéressant de voir comment l&rsquo;architecture occidentale a intrigué les Indiens, comment Chinois et Iraniens percevaient les mœurs européennes. L&rsquo;armement, en tout cas, a l&rsquo;air d&rsquo;en avoir fasciné plus d&rsquo;un, si l&rsquo;on en croit les scènes de chasse ou les mousquets figurant dans les œuvres picturales présentées. Les habitants d&rsquo;Afrique ou d&rsquo;Asie ont-ils eu spontanément envie d&rsquo;adopter nos codes&nbsp;? Sans doute parfois, mais l&rsquo;exposition ne dissimule pas la terrible vérité&nbsp;: pour généraliser notre vision du monde, linéaire et évolutionniste, ce qui implique d&rsquo;énormes conséquences, particulièrement le concept de progrès et celui de civilisation, il fallut partout en passer par la violence militaire, l&rsquo;oppression, l&rsquo;acculturation. Il est temps de renverser les perspectives, comme le revendique <strong>Chéri Samba</strong> au pied d&rsquo;une grande toile, <em>La Vraie Carte du monde</em>, réalisée par l&rsquo;artiste en 2011&nbsp;: «&nbsp;<em>placer l&rsquo;Europe en haut est une astuce psychologique inventée par ceux qui croient être en haut, pour qu&rsquo;à leur tour les autres pensent être en bas</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">GAËLLE CLOAREC</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Une autre histoire du monde</em></strong><br>Jusqu'au 11 mars<br>Mucem, Marseille</pre>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<pre class="wp-block-verse"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Les procès du siècle - Saison 3</mark></strong>
<em>Luttes en partage</em> : tel est le thème prometteur de la troisième série de rencontres organisées dans l'auditorium Germaine Tillon. Au « <em>croisement du débat, du théâtre et de l’instruction judiciaire </em>», les échanges porteront sur les droits humains et les droits de la Terre. Après l'ouverture de saison en fanfare, aux côtés de la rock star de l'éco-féminisme, <strong>Vandana Shiva</strong>, invitée par Opera Mundi le 16 novembre, <strong>Salomé Saqué</strong>, auteure du livre <em>Sois jeune et tais-toi</em>, débattra avec le sénateur David Assouline, puis <strong>Mame-Fatou Niang</strong> (enseignante-chercheuse et artiste) avec <strong>Seumboy Vrainom :€</strong> (artiste et militant) autour des notions de post, néo ou décolonialisme.
À suivre <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">tous les lundis soirs à 19 h</mark>, en entrée libre. <em>G.C.</em></pre>
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