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	<title>Archives des Chroniqu’heureuses - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Chroniqu’heureuses - Journal Zebuline</title>
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		<title>Quand Zola « devient » français</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lucie Ponthieux Bertram]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Mar 2026 11:35:42 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Comment vous sentez-vous après le spectacle ? Forbon N’Zakimuena. Ça dépend toujours un peu de comment ça s’est passé, comment le public a réagi… Là, aujourd’hui je me sens hyper bien ! Sur scène, je me suis éclaté, c’est la première fois que je joue à Marseille et c’est un peu un rêve qui se [&#8230;]</p>
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<p><strong>Comment vous sentez-vous après le spectacle ?</strong></p>



<p><strong>Forbon N’Zakimuena.</strong> Ça dépend toujours un peu de comment ça s’est passé, comment le public a réagi… Là, aujourd’hui je me sens hyper bien ! Sur scène, je me suis éclaté, c’est la première fois que je joue à Marseille et c’est un peu un rêve qui se réalise pour moi. J’adore cette ville !</p>



<p><strong>Est-ce que toute l’histoire est vraie ?</strong></p>



<p>Et oui ! Ça existe vraiment, mes parents ne sont pas français et quand on naît en France on doit passer par là. À mon époque ça se faisait devant le tribunal, maintenant c’est en préfecture. Tous les enfants nés en France de parents étrangers, même si ça fait plus de dix ans qu’ils sont là, doivent faire cette démarche pour «&nbsp;devenir&nbsp;» français. Auparavant, il y avait le droit du sol, qui stipulait qu&rsquo;être né en France suffisait à être français. Depuis 1993 et la loi Pasqua, c’est fini, alors que ce droit avait été acquis en 1789 avec la Révolution française. Depuis trente ans, les choses évoluent dans ce sens là. C’est l’une des raisons pour lesquelles j’ai eu envie de faire ce spectacle : quand j’ai commencé à parler de ce projet et de mon histoire, j’ai réalisé que beaucoup de personnes ne savaient pas que ça se passait comme ça. J’ai rencontré plein d’adolescents et de jeunes adultes, je leur ai posé des questions pour savoir comment ça s’est passé pour eux. C’est leurs voix qu’on entend.</p>



<p><strong>Comment vous est venue l’idée de faire ce spectacle ?</strong></p>



<p>À un moment de ma vie, j’ai commencé à réfléchir à la question du racisme. J’ai grandi dans une famille où l’on en parlait pas beaucoup, mais je l’ai toujours vécue. Je l’ai toujours mise un peu de côté, et j’ai deux enfants qui ont vécu des choses très jeunes également. J’ai commencé à lire des histoires, à écouter des podcasts, ça m’a fait réfléchir à mon propre vécu et d’où pouvait venir ce sentiment que je suis quelqu’un d’intéressant dans ce pays, que je peux contribuer à quelque chose. Tout a convergé vers le moment où j’ai demandé ma naturalisation à 13 ans. En réfléchissant, j’ai réalisé que devoir justifier que j&rsquo;étais français alors que j’avais toujours vécu ici et m’étais toujours considéré comme français a créé chez moi un sentiment d’illégitimité, de honte. C’est ça le danger du racisme : faire croire à des personnes qu’ils ne sont pas humains, qu’ils ne valent pas le coup. Frantz Fanon dit une phrase toute simple : “une société est raciste ou elle ne l’est pas”. Une France qui assume ces lois là devient un pays raciste. C’est triste, d’autant qu’il est écrit dans la constitution que le racisme est un délit. C’est tout ça qui m’a poussé à écrire ce spectacle, à porter ce message.</p>



<p><strong>Pourquoi finir le spectacle en dansant ?</strong></p>



<p>Pour moi, la danse c’est une manière de ne pas s’excuser d’être là, de ne pas avoir honte de bouger, c’est un message important pour toutes les personnes de toutes origines habitant en France, on ne doit pas s’excuser d’être là, il faut assumer. L’une des meilleures manières de le faire, c’est de prendre l’espace, pour moi ça se fait en dansant, en brillant.</p>



<p>ENTRETIEN RÉALISÉ PAR MAHÉ, MAMBOUSSO, ALA, HIMDA, RABEA, ILIYAS , MANAL ET YAMINA ET RETRANSCRIT PAR LUCIE PONTHIEUX BERTRAM</p>



<p></p>



<pre class="wp-block-preformatted"><strong>Manal : «&nbsp;</strong>Dans un décor minimaliste et seul en scène, Forbon rappe avec colère pour montrer ses émotions et revendiquer quelque chose qui le dérange. La pièce m’a captivée, que ce soit dans les mots ou la musique, l’artiste a le courage de parler de son histoire.&nbsp;»</pre>



<pre class="wp-block-preformatted"><strong>Yamina : </strong>«&nbsp;Le spectacle raconte une histoire triste mais importante. Le fait que Forbon ait dû changer de nom pour être accepté m'a marqué et fait réfléchir. Il joue tous les rôles, ça rend le spectacle vivant.&nbsp;»</pre>



<pre class="wp-block-preformatted"><strong>Himda :</strong> «&nbsp;Le décor minimaliste permet de se concentrer davantage sur la performance du comédien chanteur. Le sujet abordé reflète la réalité de nombreuses personnes. Forbon a répondu à nos questions de manière claire et argumentée.&nbsp;»</pre>



<pre class="wp-block-preformatted"><a></a> <strong>Mahé : </strong>«&nbsp;J’ai été particulièrement marquée par l’histoire de la naturalisation. Les questions auxquelles répondre sont très nombreuses et difficiles. Moi je suis française et pourtant je ne connais pas la <em>Marseillaise</em> ! C’est un moment de tension. Forbon nous dit qu’il ne faut jamais abandonner.&nbsp;»</pre>



<pre class="wp-block-preformatted"><strong>Mambousso : </strong>«&nbsp;J’ai aimé que Forbon raconte son histoire, parce que je vais peut-être y passer, ou quelqu’un de ma famille. J’ai compris des choses. Le début est assez stressant, oppressant et nous met dans l’ambiance.&nbsp;»</pre>



<pre class="wp-block-preformatted"><strong>Rabea :</strong> « On est pas habitués à ces formats. On ne connaît pas bien ces histoires de naturalisation. Le comédien est décontracté et calme, mais raconte ses émotions et sa colère avec le rap. Forbon transmet ses émotions au public, le spectacle est engagé et fait prendre conscience. »</pre>



<pre class="wp-block-verse">Le <a href="https://www.babelminots.com">festival Babel Minots</a> s’est tenu du <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">9 au 18 mars</mark> à Marseille<br><em>Zola… pas comme Émile !!! </em>se jouera le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">31 mars</mark> au <a href="https://www.theatredeshalles.com/spectacles/zola-pas-comme-emile-face-a_-clean-version/">Théâtre des Halles</a>, Avignon</pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/"><em>Scènes</em> ici </a></p>



<p></p>
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		<title>Un beau Jest à Marseille</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lucie Ponthieux Bertram]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Dec 2025 15:49:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les Chroniqu’heureusesPremières fois en Duomobile Le 27 novembre,ce sont les journalistes en herbe des Chroniqu’heureuses qui se rendaient sur le terrain pour découvrir en live le projet Duomobile, en première partie de soirée. Si les jeunes de l’association Because U Art affinent leurs compétences journalistiques depuis bientôt deux années d’interviews d’artistes musicaux, ils découvrent pour [&#8230;]</p>
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<h2 class="wp-block-heading"><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Les Chroniqu’heureuses</mark></em><br><strong>Premières fois en Duomobile</strong></h2>



<p><em>Le 27 novembre,ce sont les journalistes en herbe des Chroniqu’heureuses qui se rendaient sur le terrain pour découvrir en live le projet </em><strong><em>Duomobile</em></strong><em>, en première partie de soirée. Si les jeunes de l’<a href="https://www.instagram.com/becauseuart/">association Because U Art </a>affinent leurs compétences journalistiques depuis bientôt deux années d’interviews d’artistes musicaux, ils découvrent pour la première fois le travail du retour de concert. L’enjeu : développer ses capacités à exprimer ses ressentis, les comparer et les unir à ceux du groupe, à restituer un environnement et à formuler une critique en développant son vocabulaire. </em></p>



<p><em>Après la découverte de ce nouveau format d’article et celle, dans les grandes lignes, de l’univers du groupe, Mame Bousso, Ala, Yamina et Himda passaient la porte du Petit Cab, carnet en main, l&rsquo;œil affûté et l&rsquo;oreille tendue. Le lendemain, ils se réunissaient en atelier pour décrire l’expérience, rejoints par Manal. Voici leur retour&nbsp;:</em></p>



<pre class="wp-block-verse">Malgré son nom, la double salle du Petit Cab est un espace plutôt vaste, avec sa belle hauteur sous plafond, qui garde la marque de son passé d’usine. La première salle accueille un bar, un espace détente muni d’une dizaine de transats et de quelques nattes posées au sol, une décoration très minimaliste et des toilettes qui sentent encore le neuf. Deux portes battantes donnent sur une salle entièrement peinte en noir, celle des concerts, munie, elle, d’une haute scène et d’une petite régie en fond de salle. Quelques affiches décorent les murs.&nbsp;</pre>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Duolingo</strong><br>Le binôme Duomobile entre en scène, dans une attitude et un style plutôt rock. Apparemment très investis et concentrés dans la réussite de leur concert, on devine qu’ils n’ont pas une grande habitude de se produire en public. Théry et Pépi, qui sont accompagnés à l’année par l’AMI via le dispositif Be On, arborent chacun une guitare électrique. Sur la musique, qui mêle l’électro gérée à l’ordinateur par Pépi et les lignes rock des guitares, Téry chante et rappe en arabe et en anglais. Sur les morceaux plus rappés, les rythmiques sont rapides, alors que les mélodies chantées sont souvent plus lentes. Parfois, on entend des dissonances, la voix et les instruments ne sont pas tout à fait coordonnés.</pre>



<pre class="wp-block-verse">Le live est probablement en cours de travail, mais la motivation est visible, et une bonne partie du public proche de la scène semble fait d’amis et de famille qui dansent et soutiennent le duo, ce qui rend l’ambiance plutôt festive.&nbsp;</pre>



<p><em>Les Chroniqu’heureuses avec Lucie Ponthieux Bertram </em></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h1 class="wp-block-heading"><strong>Finir en beauté avec Ganagobie</strong></h1>



<p><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Le 29 novembre, le <a href="https://www.lejest.fr">festival Jamais d’Eux Sans</a> Toi se clôturait sur une dernière soirée au Petit Cab, avec le concert remarqué d’un nouveau groupe marseillais </mark></em></p>



<p>On connaît l’intérêt de l’<a href="https://www.amicentre.biz">AMI</a> et de sa directrice Élodie Lebreut pour les musiques créatives et les ambitions performatives en tous genres. C&rsquo;est dans cette optique que le <a href="https://www.lejest.fr">festival</a> recevait la fabuleuse formation <strong>Ganagobie</strong>, à l’initiative de la batteuse, arrangeuse et improvisatrice marseillaise <strong>Blanche Lafuente</strong>. La musicienne explique que ce qui la guide :  « <em>c’est la conviction que la musique dépasse le simple champ esthétique : elle est un outil de lien social, de soin, d’inclusion et de célébration</em>. » À cette image, son nouveau projet est une fusion foisonnante et transcendantale de traditions africaines, de jazz punk, d’électro et de danse. </p>



<p>Arrivé au <a href="https://www.lafriche.org/la-friche/lieux/petit-cab/">Petit Cab</a>, le public entre tranquillement dans la salle, attentif aux premières notes venues de la scène, scrutant tout mouvement ou apparition. Il faut dire que depuis leur concert à L&rsquo;Intermédiaire il y a quelques semaines, Ganagobie est sur une tripotée de bouches, qui parlent toutes d’une « claque ». Il y a donc foule, ce samedi, et c’est depuis le couloir des toilettes que parviennent les rythmiques d&rsquo;instruments de percussion manuels et des notes de voix suraiguës. La troupe se meut lentement dans le bar, et invite le spectateur à la suivre dans la salle de concert, avant de pérégriner pas à pas vers la scène depuis le fond, comme une procession, un rituel. </p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Une claque</mark></strong></p>



<p>La pseudo cérémonie débute, donc, et un riddim s’installe, fait de riffs électroniques imaginés par <strong>Jean Renucci</strong>, de percussions noyées et du chant habité du musicien chanteur sénégalais <strong>Jo Keita</strong> – que l’on connaît bien dans la région pour son projet afro-funk, entre autres. </p>



<p>Le spectateur ne le sait pas encore, mais il sera emporté plus d’une heure durant dans ce rite entre chamanisme et légèreté, entre jazz et punk, entre traditions et catharsis, porté par le maître de cérémonie/chanteur charismatique Jo – dans un costume noir moulant serti de sequins argentés – et rafraîchi par les interventions douces et amusées de Blanche Lafuente.&nbsp;</p>



<p>Si la musique est ici vectrice de transe, s’y mêle également le spectacle envoûtant d’une danseuse de krump – danse née dans le sud de Los Angeles au début des années 1990, dans un contexte de profonde crise sociale. Il faut dire que cette danse, faite de mouvements saccadés, de jetés de bras et de visages tirés, a de quoi impressionner, et que son exécution par <strong>Clotilde Penet</strong>, ajoutée au Popping (smurf) plus souple de <strong>Elarif Hassani</strong>, avaient de quoi happer intégralement le public, conquis.&nbsp;</p>



<p>Après une longue phase hallucinogène, vint une partie du set «&nbsp;<em>plus offensive&nbsp;</em>», pour reprendre le terme de Blanche, afin de pouvoir laisser exploser toute l’énergie retenue par le groupe et le public dans un gestefree-jazz/punk/dub exutoire. On ne sait si la puissance du live transparaît à sa juste hauteur, entre ces mots, mais il est définitivement à découvrir, à suivre et à conseiller ! Une claque, une vraie !&nbsp;</p>



<p>LUCIE PONTHIEUX BERTRAM</p>



<pre class="wp-block-verse">Duomobile et Ganagobie étaient programmés les <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">27 et 29 novembre</mark> au Petit Cab de la <a href="https://www.lafriche.org">Friche la Belle de Mai</a> (Marseille), dans le cadre du festival <em>Jamais d’Eux Sans Toi.</em></pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/musiques/"><em>Musiques</em> ici </a></p>



<p></p>
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		<title>Les Chroniqu’heureuses  : Mehdi Haddjeri sur le grill</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lucie Ponthieux Bertram]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Jun 2025 14:38:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Idées et rencontres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Guidés à l’année dans l’apprentissage des rouages du journalisme, dans l’analyse de l’information et dans la découverte du milieu artistique, l’équipe de jeunes chroniqueurs issus de l’asso de Noailles ont cette fois étudié le parcours de Temenik Electric. Ils ont pu rencontrer son chanteur, Mehdi Haddjeri, et le questionner avec la plus grande attention sur [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Guidés à l’année dans l’apprentissage des rouages du journalisme, dans l’analyse de l’information et dans la découverte du milieu artistique, l’équipe de jeunes chroniqueurs issus de l’asso de Noailles ont cette fois étudié le parcours de <a href="https://www.facebook.com/temenikelectric/?locale=fr_FR">Temenik Electric</a>. Ils ont pu rencontrer son chanteur, Mehdi Haddjeri, et le questionner avec la plus grande attention sur l’album en cours de sortie et l’accompagnement de la Cité des Minots, dont les concerts se tiendront au Silo ces 18 et 19 juin. </p>



<p><strong>Les apprentis. Nous avons visionné les deux nouveaux clips de Temenik Electric. Pourquoi as-tu choisi deux thèmes si différents, les tourments et l’amour ?&nbsp;</strong></p>



<p><strong>Mehdi Haddjeri. </strong>Pour moi, ces deux thèmes ne sont pas différents. Dans tout l’album que l’on sortira cet automne, j’ai choisi d&rsquo;aborder le thème de l&rsquo;amour dans le sens large. Je parle d’amour dans les deux clips mais dans un sens différent. L’amour, c’est large.&nbsp;</p>



<p><strong>Est-ce que les «&nbsp;tourments&nbsp;» dont tu parles dans <em>Be Cif </em>sont des tourments vécus ?&nbsp;</strong></p>



<p>Oh ! Comment tu sais que je parle de tourments ? Ce n&rsquo;est pas moi d&rsquo;ailleurs, c’est le chanteur, c’est toujours pareil ! Est-ce que c’est moi ou un personnage ? C’est comme dans les films : on fait parler des personnages mais on parle à travers eux, et ce dont tu parles peut parler à plein de gens : les tourments que je peux avoir, d’autres les ressentent. <em>Bé Cif</em>, ça veut dire «&nbsp;de force&nbsp;». Je veux exprimer que quoi qu’il arrive il faut s’en sortir.&nbsp;</p>



<p><strong>Qui sont les personnages blancs étranges qui t’entourent dans le clip de <em>Bé Cif </em>? Que représentent-ils ?&nbsp;</strong></p>



<p>Ce sont les différents personnages qu’on peut avoir dans la tête, ceux qui entraînent ton tourment. C’est une image pour montrer que nous sommes plusieurs dans ma tête.&nbsp;</p>



<p><strong>On retrouve dans les deux clips le peignoir, l’ours en peluche et les éléments du salon, qui font penser à l’intimité du foyer. Est-ce que le foyer a une importance particulière pour vous ?&nbsp;</strong></p>



<p>J’en ai fait des interviews avec des journalistes, et je n’ai pas eu ce genre de questions. Là, tu me permets de réfléchir à l&rsquo;importance de mon foyer ! C’est primordial pour moi. Je suis le dernier enfant d’une famille de quinze ! C&rsquo;est donc un sujet central. Jérôme, le réalisateur et bassiste du groupe, a capté qu’il y avait des endroits et des gens très importants pour moi, dans ma musique. &nbsp;</p>



<p><strong>Tu as choisi le thème de l&rsquo;exil algérien pour le grand concert de la Cité des Minots. Qu’est-ce que cet exil représente pour vous ?&nbsp;</strong></p>



<p>L’histoire familiale ! Parler de l’exil c’est parler de mon histoire et celle de plein d’autres familles. C’est un sujet important, nous, enfants de France qui avons des origines. On arrive par le projet de la Cité des Minots à rejoindre les programmes scolaires, c’était notre souhait.&nbsp;</p>



<p><strong>Quels ont été vos critères dans le choix du répertoire de la Cité des Minots ?&nbsp;</strong></p>



<p>On a essayé de regrouper des chansons des années 1050 à d’autres d’aujourd’hui, des chansons de femmes, dans le but de rendre hommage à ces personnes qui dans leurs chansons ont traversé l’histoire de France et leur parcours d&rsquo;immigrés.&nbsp;</p>



<p><strong>Quelles ont été les difficultés rencontrées au cours de l’apprentissage des chansons avec les enfants ?&nbsp;</strong></p>



<p>J’ai la double casquette, celle de chanteur mais aussi de constructeur de la Cité des Minots, travaillant au Nomad’. On s’est rendus compte que les enfants de CE1 et CM2 n&rsquo;avaient pas de difficultés à apprendre larabe, ou bien le béninois, comme l’an dernier. Ils peuvent apprendre plein de répertoire car ils s’appuient sur les sonorités. C’était plus galère pour les musiciens intervenants, pour les adultes, et pour moi ! Je ne parle pas l’arabe naturellement, je ne le parle qu&rsquo;en chansons.&nbsp;</p>



<p><strong>Que vous apporte personnellement le fait de travailler avec des centaines d’enfants ?</strong></p>



<p>Ça me donne beaucoup d&rsquo;énergie et j’ai l’impression de servir à quelque chose. Parfois, quand tu es artiste ou que tu portes des projets, tu te poses plein de questions sur le sens de ce que tu fais. Travailler avec des enfants donne du sens à ma démarche.&nbsp;</p>



<p>ENTRETIEN RÉALISÉ PAR MAM’BOUSSO, HIMDA, IZZA, ALA, MANSOUR ET YAMINA</p>



<p>PROPOS RECCUEILLIS PAR LUCIE PONTHIEUX BERTRAM</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em><a href="https://www.lenomad.com/lacitédesminots">La Cité des Minots</a></em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 16 au 19 juin</mark><br>Silo, Marseille </pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/musiques/"><em>Musiques</em> ici </a></p>
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		<title>Les Chroniqu’heureuses rencontrent Khara</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lucie Ponthieux Bertram]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Mar 2025 10:42:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Idées et rencontres]]></category>
		<category><![CDATA[Musiques]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Because U Art]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Chroniqu’heureuses]]></category>
		<category><![CDATA[Khara]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Rap]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les minots.&#160;Quelle est l’importance du chant dans ta vie ? Comment as-tu commencé ?&#160; Khara. Centrale. C’est ce qui a donné du sens à ma vie, de comprendre pourquoi, potentiellement, j’existais. Le chant m’est venu car j’aimais bien mettre des notes sur mes cris.  Comment te sens-tu en tant qu’artiste féminine dans le milieu du rap ?&#160; [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Les minots.&nbsp;</strong><strong>Quelle est l’importance du chant dans ta vie ? Comment as-tu commencé ?&nbsp;</strong></p>



<p><strong><a href="https://www.instagram.com/kharapuce/?hl=fr">Khara</a>.</strong> Centrale. C’est ce qui a donné du sens à ma vie, de comprendre pourquoi, potentiellement, j’existais. Le chant m’est venu car j’aimais bien mettre des notes sur mes cris. </p>



<p><strong>Comment te sens-tu en tant qu’artiste féminine dans le milieu du rap ?&nbsp;</strong></p>



<p>Je crois que la question du genre n’est pas très importante. La société voudrait que ce soit beaucoup dans nos têtes, mais je me sens juste artiste, et j’aime l’être. </p>



<p><strong>Pourquoi avoir choisi le nom de scène Khara ?&nbsp;</strong></p>



<p>Khara est un mélange des deux prénoms de ma mère et de ma grand-mère.&nbsp;</p>



<p><strong>On l</strong><strong>it et on entend souvent le mot «&nbsp;</strong><strong><em>canines</em></strong><strong>&nbsp;»</strong><strong>&nbsp;dans tes textes et ta communication. Que représente</strong><strong>-t-il pour toi ?&nbsp;</strong></p>



<p>Quand j’étais petite, ma dentition était un sujet de moquerie ; &nbsp;je tends à penser que si tu parles en premier de quelque chose, les gens n’ont plus matière à le faire. Du coup, au lieu d’avoir honte, c’est devenu mon symbole !</p>



<p><strong>Dans la&nbsp;</strong><strong>chanson&nbsp;</strong><strong><em>Marie,&nbsp;</em></strong><strong>pourquoi choisir de parler de l’enfance ?&nbsp;</strong></p>



<p>Marie, c’est mon vrai prénom. Quand j’étais petite, on me chantait tout le temps la chanson de Johnny Hallyday. J’en reprends&nbsp;le refrain et le transforme. Dans l’originale, Johnny parle à la vierge, et moi je suis agnostique.&nbsp;J’ai donc décidé de parler à l’enfant en moi qui, je pense, ne disparaît jamais.&nbsp;</p>



<p><strong>Pourquoi utiliser une arme pour te défendre dans le cli</strong><strong>p de&nbsp;</strong><strong><em>Marie&nbsp;</em></strong><strong>?&nbsp;</strong></p>



<p>C’est métaphorique : j&rsquo;ai trouvé intéressant de représenter que c’est Marie, enfant, qui protège Khara adulte. L’enfant donne la force d’affronter des situations compliquées telles que faire face à des milliers de gens, ou bien à tous les reproches qu’on reçoit en tant qu’artiste.&nbsp;</p>



<p><strong>Comment as-tu été sélectionnée par le festival <em><a href="https://marsatac.com">Marsatac</a></em> ? </strong></p>



<p>J’ai sorti un projet,&nbsp;mais&nbsp;je n’avais pas les moyens financiers de défendre. Je n’ai rien fait&nbsp;d’autre que&nbsp;l’envoyer sur les plateformes de streaming. Un jour, j’ai reçu un appel de&nbsp;<em>Marsatac</em>&nbsp;qui me proposait de jouer sur la scène La Frappe, en 2022.&nbsp;C’était génial&nbsp;! Je viens d’une famille plutôt modeste et je n’avais jamais eu l’occasion d’aller à&nbsp;<em>Marsatac</em>, alors que mes amis y aillaient tous les ans. Y aller pour la première fois en tant qu’artiste, c’était drôle !</p>



<p><strong>Comment est composée la partie instrumentale de&nbsp;</strong><strong>tes morceaux ?&nbsp;</strong></p>



<p>Ça dépend de mes humeurs et des personnes qui m’entourent. Dario Della Noce, avec qui j’ai sorti le morceau&nbsp;<em>Président</em>, m’aide à construire mes prods. On essaye de se servir de toutes les énergies nous animent le jour J pour construire des&nbsp;choses.&nbsp;</p>



<p><strong>Comment imagines-tu ton avenir musical ?&nbsp;</strong></p>



<p>J’espère&nbsp;un jour aller encore plus loin, mais je ne veux pas avoir des idées fixes pour ne pas être déçue. Je continue d&rsquo;espérer que les choses iront dans le bon sens.&nbsp;</p>



<p>ENTRETIEN RÉALISÉ PAR YAMINA, HIMDA, MAME BOUSSO ET VICTOR.</p>



<p>PROPOS RECUEILLIS PAR LUCIE PONTHIEUX BERTRAM</p>



<pre class="wp-block-verse">Le concert donné au Makeda, le<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> 7 mars</mark>, à Marseille </pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/musiques/">Musiques ici</a></p>



<p></p>
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		<title>S.H.A</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lucie Ponthieux Bertram]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Feb 2025 17:10:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Idées et rencontres]]></category>
		<category><![CDATA[Musiques]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Chroniqu’heureuses]]></category>
		<category><![CDATA[Festival avec le Temps]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<category><![CDATA[rencontres]]></category>
		<category><![CDATA[S.H.A]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quand et comment avez-vous commencé la musique ?&#160; S.H.A. Je viens d’un milieu un peu compliqué : j’ai grandi à l’Aide Sociale à l’Enfance, en foyer et en famille d’accueil. Dans ce genre de circuit, on nous dit beaucoup qu’on ne doit pas trop rêver, qu’on doit rester terre à terre. J’ai perdu beaucoup de temps [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Quand et comment avez-vous commencé la musique ?&nbsp;</strong></p>



<p><strong><a href="https://www.instagram.com/s.h.amusic/">S.H.A.</a> </strong>Je viens d’un milieu un peu compliqué : j’ai grandi à l’Aide Sociale à l’Enfance, en foyer et en famille d’accueil. Dans ce genre de circuit, on nous dit beaucoup qu’on ne doit pas trop rêver, qu’on doit rester terre à terre. J’ai perdu beaucoup de temps à écouter ce qu’on me disait et ce n’est qu’à 22/23 ans que j’ai dit que je voulais que ce soit mon métier. </p>



<p><strong>Vous inspirez-vous de cette histoire pour écrire les paroles ?&nbsp;</strong></p>



<p>Je ne m’inspire que de ça, ce qui n’était pas le cas plus jeune. Je vivais à travers les histoires des autres, j’étais celle à qui on raconte toutes les histoires. Moi, je n’avais pas d&rsquo;amoureux mais j’écrivais sur les histoires d&rsquo;amour de mes potes ! [rires]. En sortie d’adolescence et en phase avec mes émotions, j’ai commencé à écrire sur moi vers vingt ans.&nbsp;</p>



<p><strong>Depuis vos débuts, avez-vous pensé à arrêter ?&nbsp;</strong></p>



<p>Souvent… Il y a encore six mois ça m’est arrivé après une petite tournée. C’est un métier difficile, vivre en tant qu’artiste. On a le statut d’intermittent, en France, qui le permet. Mais il faut être en phase avec ses émotions pour écrire : sa peur, sa colère, sa tristesse ; et il faut avoir de l&rsquo;énergie. Penser à arrêter ça te permet de faire le point sur tous les sacrifices que tu fais, tu réalises pourquoi tu le fais et les conséquences que ça a.&nbsp;</p>



<p><strong>Aujourd’hui, comment vous sentez-vous sur scène ?&nbsp;</strong></p>



<p>Je pense que c’est l’endroit où je me sens le mieux. Si je fais de la musique, c’est majoritairement pour la scène. Quand on aime ses morceaux et qu’on sait pourquoi on les a écrits, c’est mystique ce qui se passe sur scène. Ce sentiment est incroyable.&nbsp;</p>



<p><strong>Pourquoi choisissez-vous des ambiances musicales joyeuses pour accompagner des textes souvent tristes ?&nbsp;</strong></p>



<p>Parce que j’ai été longtemps nostalgique, jeune. J’avais vécu des trucs assez durs, du coup je pensais que je serais triste toute ma vie. Que les trucs que j’avais vécus ne me permettraient jamais d’être très heureuse. J’écoutais moi même des choses très tristes, mon but c’était de pleurer des sons. Ce n’était qu’en étant touchée à ce point là par la musique que je ressentais vraiment le côté fou de la musique. En grandissant, grâce à des amis, des rencontres, des expériences, on prend confiance en soi, on se dit «&nbsp;je ne suis pas juste nulle&nbsp;». La vie, c’est de l’ombre et de la lumière constamment, ce n’est pas stable, et je voulais que ma musique soit pareille : que tu puisses pleurer en dansant sur mes morceaux, créer des moments de danse comme d’écoute profonde. Ça me ressemble.&nbsp;</p>



<p>PROPOS RECUEILLIS PAR RIZLAINE, AMANI, ROUWAIDA ET RANIA ET ENTRETIEN RÉALISÉ PAR LUCIE PONTHIEUX BERTRAM</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>S.H.A en concert</strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">8 mars</mark><br>Bibliothèque du Panier, dans le cadre du festival&nbsp;<em>Avec le Temps</em></pre>



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		<title>Chroniqu’heureuses : les jeunes journalistes de Babel Minots</title>
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		<dc:creator><![CDATA[journalzebuline]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Apr 2024 09:22:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musiques]]></category>
		<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Babel Minots]]></category>
		<category><![CDATA[Because U Art]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Chroniqu’heureuses]]></category>
		<category><![CDATA[Diva Syndicat]]></category>
		<category><![CDATA[Festival]]></category>
		<category><![CDATA[LUCIE PONTHIEUX BERTRAM]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[Merlot]]></category>
		<category><![CDATA[Nomad’ Café]]></category>
		<category><![CDATA[petits reporters]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Diva SyndicatLe premier groupe d’enfants de 7-10 ans est issu de l’Auberge marseillaise, projet d&#8217;accueil pour femmes isolées porté par neuf associations installé au Prado (dans une ancienne auberge de jeunesse). Son sujet d’étude : Diva Syndicat, spectacle musical joué par un duo de musiciennes chanteuses, qui &#8211; sur fond de féminisme et forme alternant [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><strong><em>Diva Syndicat</em></strong><br>Le premier groupe d’enfants de 7-10 ans est issu de l’Auberge marseillaise, projet d&rsquo;accueil pour femmes isolées porté par neuf associations installé au Prado (dans une ancienne auberge de jeunesse). Son sujet d’étude : <em>Diva Syndicat</em>, spectacle musical joué par un duo de musiciennes chanteuses, qui &#8211; sur fond de féminisme et forme alternant interpellations du public et interprétations habitées -, retrace l’histoire des femmes dans la musique, de sa première trace écrite à Aya Nakamura. Entretien.</h2>



<p><strong>Gabriel : Pourquoi aimez-vous faire de la musique ? </strong><br><strong>Gentiane : </strong>Moi, y’a un truc que j’aime bien, c’est qu’on a pas besoin de mots lorsqu’on joue d’un instrument. Du coup, quand je suis super triste, je joue et je me sens mieux. <br><strong>Noémie :</strong> Moi, j’aime bien faire de la musique avec d’autres gens ! Ça me permet de partager différemment d’avec des mots. </p>



<p><strong>Houssam : Pourquoi avez-vous inventé ce syndicat ? </strong><br><strong>Noémie :</strong> Si on demande à la plupart des gens de citer des compositeurs, même s’ils ne connaissent pas le classique, ils diront Mozart, Beethoven… Si on demande de citer une compositrice, c’est beaucoup plus difficile ! Ça marche aussi pour la peinture, la littérature, le théâtre… On a donc créé le syndicat pour défendre la représentation des femmes dans la musique. Les musiciennes aussi: as-tu déjà vu une fille jouer de la batterie ? C’est très rare. <br><strong>Gentiane :</strong> Je me souviens, à l’école on nous apprenait toujours Maurice Carel ou Jacques Prévert en poésie. Pourquoi on ne parle jamais de poétesses ? </p>



<p><strong>Fatoumata : Depuis quand travaillez-vous ensemble ? </strong><br><strong>Noémie : </strong>On a commencé à travailler ensemble quand on a voulu créer ce spectacle, il y a trois ans. Avant, on ne se connaissait pas trop, mais on savait qu’on avait des énergies complémentaires qu’on avait envie de rassembler sur scène. </p>



<p><strong>Maryam : Combien de temps avez-vous mis pour créer ce spectacle ?</strong><br><strong>Noémie : </strong>Quasiment deux ans. Et ce que tu ne vois pas, c’est que nous ne sommes pas venues qu’à deux mais à quatre. Notre équipe est en train de démonter la technique ; on a une personne qui s&rsquo;occupe de la lumière et l’autre du son. Pour créer le spectacle, une troisième personne nous aide pour vendre le spectacle. En tout, vingt personnes ont travaillé à la création : sur l’imagination des décors, leur construction, les costumes, la chorégraphie, la composition musicale, l’arrangement…<br><strong>Gentiane :</strong> … l’écriture du texte, le regard extérieur. Puis, il y a les personnes qui travaillent dans le bureau pour faire les fiches de paie, chercher de l’argent, faire la comptabilité… Tout ça prend beaucoup de temps.</p>



<p><strong>Sassou : Comment connaissez-vous toutes ces artistes que vous interprétez sur scène ?  </strong><br><strong>Noémie : </strong>C’est une très bonne question car c’était super dur de les trouver ! Quand on a décidé de créer un spectacle sur les femmes compositrices, on a ouvert un livre qui s&rsquo;appelle <em>Histoire de la musique</em>. Dedans, il n’y avait que des hommes nés entre le XIII<sup>e </sup>et le XXe siècle en Europe. On pensait que ce serait une histoire de la musique du monde entier mais pas du tout. <br><strong>Gentiane :</strong> C’était des bobards. On s’est donc fait aider par un musicologue, un scientifique de l’histoire de la musique en général, Jérôme Thiébaut. Il nous a dit connaître des  milliers de compositrices. On ne pouvait pas parler de toutes, on s’est donc concentrées sur les femmes occidentales qui ont fait de la musique en Europe ou en Amérique du Nord.</p>



<p><strong>Abderaman : Quel est le plus grand ou le plus impressionnant public devant lequel vous ayez joué ? </strong><br><strong>Gentiane :</strong> C’est vous ! (rires). Le plus impressionnant, c’est toujours de jouer un spectacle pour la première fois : on a peur de se tromper, on ne maîtrise pas forcément tout. Celui-là, on l&rsquo;a joué 105 fois, déjà. <br><strong>Noémie :</strong> Oui, on est moins stressées car on a déjà joué devant plein de publics différents : de 20 personnes, de 600 personnes, dans une prison… Ce qui stresse le plus c’est quand il y a des professionnels qui viennent. </p>



<p><strong>Yourid : Depuis quel âge faites-vous de la musique ? </strong><br><strong>Noémie : </strong>depuis toute petite. Des personnes de ma famille étaient musiciennes et m’ont poussé à en faire. Mais, par exemple, mon grand-père a commencé le piano à 60 ans ! Il n’y a pas d’âge pour faire de la musique.<br><strong>Gentiane :</strong> Ce qui fait la différence, c’est le travail, la passion et l’envie. On a pas besoin d’argent pour faire de la musique. </p>



<p><strong>Anas : Pourquoi il n’y a que des filles dans votre spectacle ? </strong><br><strong>Gentiane :</strong> Tony, au son, devait jouer avec nous, mais il s’est dégonflé ! Non, sans rire, quand j’étais petite on me racontait des histoires où il n’y avait que des héros ! Je n’avais pas de mal à me projeter dans la peau du héros, même si j’étais une fille. Ce qui serait super, aujourd’hui, c’est que les petits garçons puissent se projeter dans une héroïne ! On aimerait bien qu’il y ai plus de filles aux postes de responsabilité, et ce n’est pas vraiment encore le cas. </p>



<p><strong>Fatoumata : Aimiez-vous jouer des instruments quand vous étiez petites ? </strong><br><strong>Noémie :</strong> Quand tu commences, c’est facile. J’ai appris à lire la musique en même temps que le français. Quand il faut travailler, c’est comme les tables de multiplication, à un moment ça devient difficile, il faut faire un effort. <br><strong>Gentiane : </strong>Et puis, quand tu grandis, ça devient compliqué car tes copains se retrouvent dehors et toi tu dois faire ton solfège, travailler ton instrument… </p>



<p><strong>Sassou : Comment faites-vous pour vous changer aussi vite ? </strong><br><strong>Noémie : </strong>On a des costumes magiques ! La costumière a construit plein de costumes avec des aimants, quand on tire dessus, ça se décroche ! Comme ça, on peut se changer rapidement. Ce sont des vêtements de théâtre, on ne les mettrait pas dans la vraie vie. Ils sont vraiment faits avec plein d’ouvertures faciles qui permettent de les enfiler rapidement. Ça a mis beaucoup de temps, car beaucoup de vêtements sont faits sur mesure, c’est très technique. </p>



<p><strong>Godsent : Qu’aimez-vous chanter ? </strong><br><strong>Noémie :</strong> Des choses à plusieurs, en chœur, ou dans lesquelles il y a beaucoup d’harmonies. C’est super de chanter dans les toilettes, les salles de bain ou les cages d’escalier : ça sonne hyper bien ! </p>



<p></p>



<pre class="wp-block-preformatted"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Le mot des minots </strong><br></mark><strong>Anas :</strong> Il y a des chanteuses qui sont encore en vie, mais les gens s’en foutent d’elles. Elles ont même chanté du Aya Nakamura. Elles nous ont dit que les femmes avaient le droit de chanter. <br><strong>Gabriel :</strong> Elles racontaient l’histoire de chanteuses qui, à cause de leurs maris ou de leurs frères, ont dû arrêter la musique. <br><strong>Godsent :</strong> Les jeux de poupées racontaient que les femmes n’avaient pas besoin d’hommes. <br><strong>Abderaman :</strong> Les poupées, c’était des femmes mortes de plein de choses. Elles veulent défendre les femmes qui ont certaines choses qu’elles n’ont pas le droit de faire. Comme le vote, par exemple. Et le syndicat, il sert à défendre les droits des femmes. </pre>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="696" height="464" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/04/Merlot-et-Because-U-Art-%C2%A9solange-53.jpg?resize=696%2C464&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-123438" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/04/Merlot-et-Because-U-Art-%C2%A9solange-53.jpg?resize=1024%2C683&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/04/Merlot-et-Because-U-Art-%C2%A9solange-53.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/04/Merlot-et-Because-U-Art-%C2%A9solange-53.jpg?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/04/Merlot-et-Because-U-Art-%C2%A9solange-53.jpg?resize=150%2C100&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/04/Merlot-et-Because-U-Art-%C2%A9solange-53.jpg?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/04/Merlot-et-Because-U-Art-%C2%A9solange-53.jpg?resize=1068%2C712&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/04/Merlot-et-Because-U-Art-%C2%A9solange-53.jpg?resize=630%2C420&amp;ssl=1 630w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/04/Merlot-et-Because-U-Art-%C2%A9solange-53.jpg?w=1200&amp;ssl=1 1200w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">Merlot et Because U Art  © solange</figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><strong><em>Nouveau Voisins, Nouveaux Amis</em></strong><br>Le second groupe, c’est Because U Art (Mars World), asso de Noailles qui propose aux enfants et ados un tas d’activités de familiarisation aux médias et plus encore. <br>Pour Babel Minots, le groupe de 11-12 ans a travaillé sur <em>Nouveau Voisins, Nouveaux Amis</em>, joli format hybride mêlant un film capté à l’Iphone par l’artiste Merlot dans un centre d’accueil Emmaüs pour migrants, à Ivry. L’habillage musical est joué en live sur scène, accompagnant les rushs A Capella projetés en fond de scène.  Entretien</h2>



<p><strong>Séréna : Comment avez-vous fait pour parler avec les habitants du centre et leur faire comprendre que vous alliez filmer ? </strong><br><strong>Merlot : </strong>En fait, quand je suis arrivé, je n’avais pas prévu de faire ça. Mais comme personne ne parle vraiment Français là bas, j’ai tout de suite parlé avec les enfants car eux ont été plus vite pour apprendre. Ils sont venus avec leurs parents, qui n’arrivaient pas vraiment à parler français, ils parlaient arabe, pachto etc. C’est pour ça qu’on voit beaucoup les enfants dans le film. Ils avaient même inventé une langue qui mélangeait toutes les leurs et ils se comprenaient entre eux ! C’était assez amusant.  </p>



<p>Le film n’est pas venu tout de suite, j’avais mon téléphone et on s’amusait à chanter des chansons, je filmais parfois. Quand je suis rentré chez moi le premier soir, j’ai regardé les vidéos et je me suis dit : “mais c’est trop bien !”. Le lendemain, j’ai demandé au centre l&rsquo;autorisation de continuer à filmer. C’était sans matériel, simplement avec mon téléphone !&nbsp;</p>



<p><strong>Yahya : quelles sont les personnes qui vous ont aidé à fabriquer la musique du spectacle ? </strong><br>En fait, le centre d’accueil où j’ai filmé est géré par Emmaüs. Il touche de l’argent de la part de l’État pour s’occuper des personnes qui arrivent en France. Ce sont d’abord eux qui m’ont aidé en m’autorisant à filmer. Pour ce qui est du spectacle, il y a une personne qui m’a beaucoup aidé, c’est Cedryck Santens, le guitariste qui était sur scène. Il a fait beaucoup de musique avec moi, on a construit la bande son ensemble. </p>



<p><strong>Séréna : Lors de votre rencontre avec les habitants du centre, qu’est-ce qui vous a donné envie de faire un “docu-concert” ?</strong><br>Moi, je suis musicien, je ne suis pas journaliste. On peut avoir envie de parler des gens quand on arrive dans un endroit comme ça. Un journaliste poserait des questions, donnerait des informations au public. Moi, c’est plus sur l’émotion que je voulais travailler. Quand quelqu’un chante, il se passe quelque chose de beau. Je voulais montrer ça et jouer avec eux. </p>



<p><strong>Yahya : Auriez-vous quand même fait un spectacle comme celui-ci sans les rencontrer ?</strong><br>Non ! En fait, il y a un artiste que j’ai découvert il y a peu qui s’appelle Chassol. Lui, il enregistre des gens qui chantent ou des bruits de rue, et il fait de la musique dessus. L’idée de le faire m’est venue lorsque j’étais là bas, je l’ai appelé et lui ai dit que j’allais utiliser cette technique : il m’a dit d’accord. Ensuite, j’ai refait des spectacles comme ça, mais sans les rencontrer je ne l’aurais pas fait. </p>



<p><strong>Snaïf : quelles émotions avez-vous ressenties lors du tournage du film ? </strong><br>Beaucoup de joie. Je vais te dire la vérité : quand je suis allé là-bas, c’était un moment de ma vie où je n’étais pas heureux, et eux ils m’ont remonté le moral, alors qu’ils ont traversé des choses très très difficiles dans leur vie… J’ai été très heureux de faire leur connaissance. </p>



<p><strong>Rukiia : Est-ce qu’il a été difficile de jouer ce concert la première fois ?</strong><br>La première fois qu’on a joué, c’était compliqué, en effet. En fait, j’avais passé plein de temps avec les gens, et ils n’étaient pas là pour la première. C’était très difficile, je n’avais jamais filmé des gens et montré le film. Ils m’ont manqué, j’avais envie qu’ils soient là. </p>



<p><strong>Snaïf : Êtes-vous toujours en contact avec les différentes familles du centre ? Savez-vous ce que sont devenues les familles ?</strong><br>J’étais très triste de les quitter après quatre/cinq mois. J’ai eu envie de garder le contact, mais quand les migrants arrivent en France, ils changent souvent de téléphone, ils achètent des cartes pré-payées, les perdent et les remplacent, donc leur numéro change. J’ai donc perdu le contact avec la plupart des gens hormis trois personnes. Une fois, c’était le plus beau moment de tous les concerts, on est allés à Carcassonne et un enfant m’a dit après le spectacle “eh, moi je suis dans le film !”. Je ne comprenais pas parce que ce n’était pas un enfant qui chante. On a cherché avec toute la salle, on a remis le film sur l’ordi et on a regardé dans toutes les séquences et on l&rsquo;a trouvé ! Dans le film, il court. Il était venu avec toute sa famille et c’était un grand plaisir de retrouver quelqu’un de là-bas. </p>



<p><strong>Rukiia : Qu’est-ce qui a inspiré la composition de la musique ?</strong><br>Des fois, on a fait tellement de musique qu’on ne réfléchit même plus. La musique, c’est juste les émotions, c’est ce qui vient. Le guitariste aime lui aussi travailler comme ça. on entend quelque chose dans notre tête, et on le fait. Ça fait longtemps qu’on fait ça. On se jette dedans sans réfléchir.</p>



<p><strong>Yamina : qu’aimez-vous dans le fait d’écouter et faire de la musique ? </strong><br>En fait, ça fait trente ans que je fais de la musique et je ne sais même pas pourquoi. J’aime ça, j’aime cette manière de communiquer avec les gens, de dire des choses profondes sur toi, la société, sur ce que tu penses vraiment, ça touche les gens. Tu peux leur dire des choses sans leur dire directement. Ce spectacle-là, c&rsquo;est un peu ça : On trouve que la France est vraiment raciste en ce moment : les gens se méfient de tous les immigrés. Ce spectacle là, les gens sourient, les enfants ont des grands yeux, personne ne peut dire “je n’aime pas ces gens-là” ! C’est une manière d’avoir les gens “en traître”, de leur procurer une émotion qui va les faire réfléchir un peu. Je l’espère. </p>



<p><strong>Gémaël : quel est l’instrument que vous maîtrisez ou aimez le plus ? </strong><br>Je n’en maîtrise aucun. Je suis chanteur, à la base, mais je joue mal, je sais jouer des accords, c’est tout. Je ne connais pas le nom des notes, mais quand j’ai envie que ce soit plus compliqué; ce sont les musiciens avec qui je travaille qui savent. </p>



<p><strong>Yahya, y a t il des personnes qui ont essayé de vous décourager ? </strong><br>Personne ! Quand on est musicien, il faut être déter, déter ! Personne va nous dire “fais ci, fais ça”. C’est toi qui fais. Tu appelles des copains, tu trouves des sous, c’est compliqué de faire de la musique, mais ça vaut le coup. </p>



<p><strong>Snaïf : Après tout ce chemin de création, que ressentez-vous ? </strong><br>Je suis très fier. On était déterminés, on avait envie de le faire. </p>



<p><strong>Yahya : Savez-vous déjà sur quoi portera votre prochain spectacle ? </strong><br>Ouais. On a fait un film avec Cedryck. Moi, j’avais écrit une histoire qui s’appelle<em> Marcel le père noêl et le petit livreur de pizzas</em>, c’est devenu un dessin animé et on va en faire un spectacle, ce sera un ciné-concert ! </p>



<pre class="wp-block-preformatted"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Le mot des minots</strong><br></mark><strong>Snaïf :</strong> J’ai découvert des instruments que je ne connaissais pas ! C’était dur pour lui de quitter le centre. Là-bas, il avait de la joie.<br><strong>Séréna :</strong> J’ai aimé car ils ne parlaient pas tous la même langue, il chantaient dans des langues différentes., les petits de la vidéo sont mignons et en forme. J'ai adoré la salle ancienne, aussi.<br><strong>Yahya</strong> :  il y a des moments drôles, la musique était cool, les morceaux peuvent plaire à tout le monde. Les enfants ont créé une langue ! Et j’ai aimé qu’ils chantent tous une musique venant de chez eux. <br><strong>Séréna :</strong> J'étais contente d'interviewer une personne qui aime bien les petits. Merlot était drôle et trop gentil ! J’avais l’impression que les enfants du centre le prenaient pour quelqu’un de leur famille. Il y a beaucoup d’ambiance dans le spectacle. </pre>



<p>LUCIE PONTHIEUX BERTRAM&nbsp;</p>
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