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	<title>Archives des Cie Contrepoint - Journal Zebuline</title>
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		<title>Touste dehors (enfin !)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gaëlle Cloarec]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Jun 2026 07:43:34 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Il faisait beau, et même très chaud sous le soleil gapençais pour le 13e festival des arts de la rue, Toustes dehors (enfin)&#160;!. Avec une affluence considérable, les festivaliers se pressant pour mieux voir et entendre. Pas facile, quand il s&#8217;agit d&#8217;une déambulation telle que celle proposée par La horde dans les pavés, qui explore [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Il faisait beau, et même très chaud sous le soleil gapençais pour le 13<sup>e</sup> festival des arts de la rue, <em><strong>Toustes dehors (enfin)&nbsp;!</strong></em>. Avec une affluence considérable, les festivaliers se pressant pour mieux voir et entendre. Pas facile, quand il s&rsquo;agit d&rsquo;une déambulation telle que celle proposée par <strong>La horde dans les pavés</strong>, qui explore l&rsquo;espace urbain avec d&rsquo;autres usages que ce pour quoi il a été prévu. Cinq acrobates inspirés par le parkour et un musicien avec clavier portatif composent ce collectif&nbsp;: de minute en minute, ils disparaissent et apparaissent dans des endroits improbables, juchés sur un lampadaire, en haut des toits, accrochés par les cheveux (!) à la fenêtre de la piscine municipale&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>J&rsquo;ai appris à sauter à l&rsquo;âge de deux ans</em>, révèle l&rsquo;un d&rsquo;eux. <em>Tout mon corps a décollé du sol, et c&rsquo;était cool.</em>&nbsp;» C&rsquo;est tout aussi cool la vingtaine passée, semble-t-il&nbsp;: ces jeunes femmes et jeunes hommes échangent entre eux des regards tendres, se rattrapent, se portent, sont présents les uns pour les autres, se remercient. Le message politique de la compagnie n&rsquo;est peut-être rien de plus que «&nbsp;<em>solidarisez-vous les uns des autres&nbsp;</em>», mais franchement, cela fait du bien.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Aimer contre tout</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Même tendresse entre potes dans <em>Hune</em>, spectacle de théâtre chorégraphié par la <strong>Cie Paon dans le ciment</strong>. Deux jeunes gens investissent l&rsquo;escalier du lycée pour y rouler-bouler, le temps, en moins d&rsquo;une heure, de raconter la vie de Mattia et Adri au moyen d&rsquo;un <em>mash up</em> brillant, dont l&rsquo;humour léger sert de cheval de Troie à un propos dramatique. Tour à tour journaliste cherchant le fait divers, passante n&rsquo;ayant pas vu grand chose mais ravie qu&rsquo;on lui tende le micro, politiciens en mal de récupération, gendarme, pompier intervenu pour prendre en charge un malaise, ils délivrent avec brio l&rsquo;histoire d&rsquo;une personne qui s&rsquo;effondre, dans un système fait pour exclure. Son ami d&rsquo;enfance, lui-même en bute à la violence du monde du travail, passe de boulot en boulot comme on change de chemise et, happé par ses responsabilités familiales, peine à empêcher la dégringolade. Des destins très familiers&nbsp;: ce pourrait être nous. Aussi l&rsquo;affection bourrue qu&rsquo;ils se témoignent perce le cœur.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Joie partagée d&rsquo;avoir un corps</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Une autre énergie, féminine cette fois, se déploie dans <em>Faune</em>, performance des trois danseuses de la <strong>Cie Libertivore</strong>. Elles roulent sur un tapis rond semé de feuilles, à l&rsquo;ombre des grands arbres du parc de la Pépinière, s&rsquo;entremêlent, s&rsquo;envolent, s&rsquo;échappent. Des bois de cerf leur servent d&rsquo;appui, de grappin, d&rsquo;ailes, de griffes. Une bande son musicale, rythmée par des cris et stridulations, accompagne leur gestuelle, toute de défi et de furtivité animale. Cette sauvagerie est une célébration de la joie d&rsquo;avoir un corps jeune et souple. Un cadeau offert au public&nbsp;: lorsqu&rsquo;ils se relèvent, encore songeurs, adultes, enfants et vieux et vieilles bougent pour un moment avec plus de liberté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Même émotion soutenue par la musique, jouée en direct par le violoncelliste <strong>Guillaume Bongiraud</strong>, dans <em>Solstice</em>, de la <strong>Cie Contrepoint</strong>. Le mouvement hypnotique de deux circassiens maîtres de la roue Cyr procure une sensation poignante&nbsp;: ah, si une telle harmonie pouvait exister dans le cours banal de l&rsquo;existence humaine&nbsp;! Le spectacle ne dure qu&rsquo;une demi-heure, mais il mérite bien sa <em>standing ovation</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">En troupe ou bien tout seul : s&rsquo;aventurer</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Grand succès aussi pour <strong>La Bande à Tyrex</strong>, du cirque cycliste doté également d&rsquo;un accompagnement en musique <em>live</em>. Mais l&rsquo;esprit est bien plus déluré&nbsp;: ils sont neuf, véloces, taquins. Franchement, qui eût cru qu&rsquo;on pouvait faire autant de choses avec une bicyclette&nbsp;? Jouer de la trompette debout sur la selle et le guidon, s&rsquo;entasser à quatre dessus, s&rsquo;enfuir en marche arrière, jubilant après l&rsquo;avoir fauchée sans vergogne à ses copains&nbsp;? C&rsquo;est peut-être la morale de l&rsquo;histoire&nbsp;: ensemble, on rigole plus. Parfois, il n&rsquo;est pas besoin d&rsquo;autre chose.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et pour ceux qui apprécient la culture plus littéraire, il était aussi possible d&rsquo;aller applaudir dans le jardin du Centre diocésain <em>L&rsquo;Ouest Loin</em>, œuvre inclassable d&rsquo;<strong>Olivier Debelhoir</strong> (<strong>Cie d&rsquo;un Ours</strong>). Juché sur une paire de skis, avec sa perche de funambule, il soliloque en truffant son texte de citations de Victor Hugo, Marcel Proust, Edith Piaf ou encore Daniel Balavoine. Un éloge du risque qu&rsquo;on encourt à solliciter autrui&nbsp;: s&rsquo;il ne vient pas, il faut oser s&rsquo;aventurer tout seul.</p>



<pre class="wp-block-verse">GAËLLE CLOAREC<br><br>Le festival Toustes dehors (enfin) ! a eu lieu du<strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> 5 au 7 juin</mark></strong> à Gap.</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/on-y-etait/"><em>On y était</em> ici</a></p>
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		<title>Toustes dehors (enfin) !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Julie Bordenave]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Jun 2026 07:22:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Escapade]]></category>
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<p class="wp-block-paragraph">Tour de chauffe de cette 13<sup>e</sup> édition de<em> Toustes dehors (enfin) !</em> le vendredi 5 juin, avec deux formes très différentes. Dès 16h30 en centre-ville, <strong>Adrien M &amp; Claire B</strong> inventent avec <em>Faune </em>un jeu de piste virtuel, à reconstituer via 10 affiches grand format placardées sur les murs de la ville. Une application en réalité augmentée leur donnent vie, pour reconstituer une faune imaginaire. À 19 h, direction le stade Paul Givaudan pour une grande forme participative : le <em>Ballet jogging</em> ! Tout est dit, il vous appartient de vous en remettre au chorégraphe <strong>Pierre Rigal</strong>, qui impulse in situ une chorégraphie avec plus de 100 coureurs amateurs des Hautes-Alpes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Les pépites</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Aux petits matins, loin du tumulte, ce sont des pépites qui se révèlent, qu’elles soient des créations récentes, ou plus matures faisant partie du répertoire des arts de la rue. Dimanche à 9h30, sur le parvis du lycée, moment de grâce avec la compagnie <strong>Paon dans le ciment</strong>. Avec beaucoup de justesse, de pudeur et d’inventivité, le duo fait d’un escalier son espace scénographique. Prétextes à mille métaphores, les marches deviennent aussi terrain de jeu, entre souvenirs lointains, ascension sociale et rêves déchus. Suspendu aux pas du duo, comme à ses lèvres, on embarque dans l’histoire de ce binôme d’amis, que la vie séparera. Bien tourné, bien écrit, bien joué. Touché ! (<em>Hune</em>, les 6 et 7 juin).</p>



<p class="wp-block-paragraph">En matinée aussi, dans la quiétude du jardin du Centre Diocésain, c’est avec ferveur qu’on retrouve les liturgies païennes d’<strong>Olivier Debelhoir</strong>. Seul en piste, l’acrobate très concentré s’attelle à l’accomplissement de son rituel, dans ses lointaines contrées imaginaires où il nous embarque avec une intense poésie très pince-sans-rire (<em>L’Ouest loin</em>, <strong>Compagnie d’un Ours</strong>).Quant à <strong>Nicolas Heredia</strong>, sa qualité est tout autre : tout aussi narquois, mais plus prolixe. Le comédien s’est fait une spécialité de décrypter la sémiologie du quotidien, pour nous rappeler combien tout est signifiant – de la relecture gonflée de <em>L’origine du monde</em> à l’art de légender un environnement pour des visiteurs de passage (<em>Légendes</em> à la gare Saint Charles en octobre 2025). Avec <em>La Fondation du Rien</em>, il propose cette fois de remplir notre planning… d’activités exclusivement annulées, pour nous rendre le temps que l’on nous vole incessamment (<strong>La Vaste Entreprise</strong>, Jardin du Centre Diocésain, en matinée les 6 et 7).</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Cirque indiscipliné</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ailleurs en ville, on glanera des déambulations mêlant parkour et cirque indiscipliné, sur les pas de 5 acrobates et d’un <em>musicien-sprinteur</em> (<em>Impact d’une course</em> <strong>La horde dans les pavés</strong>) ; ou encore les envolés oniriques et fantaisistes du bluffant mentaliste <strong>Kurt Demey</strong>, qui s’adjoint ici les services du chorégraphe <strong>Christian Ubl</strong>, pour le mariage hautement improbable de la magie mentale et de la danse contemporaine sur gazon synthétique (<em>Garden of Chance</em>, Cour de l’école Porte-Colombe). Dans le parc de la Pépinière, des formes tous publics se succèdent durant tout le week-end : marionnettes à doigts sans paroles, donnant vie à d’attachants et ingénieux personnages – chien espiègle, danseurs de claquettes, chœur d’enfants (<em>Hands Up !</em>, <strong>Lejo</strong>) ; ballet tournoyant de deux acrobates à la roue Cyr, sur des notes de violoncelle (<em>Solstice</em>, <strong>Cie Contrepoint</strong>)&#8230; Toujours, le Kiosque de la Pépinière constitue le point de ralliement du festival, son coeur battant, où l’on se ressource et se restaure, avant un tour de chant le soir venu (buvettes, food trucks, espace jeux, lecture, concerts et DJ sets).</p>



<pre class="wp-block-verse">JULIE BORDENAVE<br><br><a href="https://www.theatre-la-passerelle.eu/Toustes-dehors-enfin-26" type="link" id="https://www.theatre-la-passerelle.eu/Toustes-dehors-enfin-26">Toustes dehors (enfin) !<br></a><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Du 5 au 7 juin<br></strong></mark>Divers lieux, Gap</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/societe/escapade/">Escapade </a>Ici<br><br></p>
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