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	<title>Archives des cinéma chinois - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des cinéma chinois - Journal Zebuline</title>
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		<title>Le Grand Phuket, une adolescence en Chine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Feb 2026 10:07:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>The Great Phuket était l’un des nombreux films chinois sélectionnés à la Berlinale 2024, toutes sections confondues. Des films nourris par les traumatismes nés des bouleversements urbains, économiques, sociologiques qui ont secoué tout le pays et l’ont projeté avec une grande brutalité, pour le meilleur et souvent le pire, parmi les premières puissances mondiales. Des [&#8230;]</p>
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<p><em>The Great Phuket</em> était l’un des nombreux films chinois sélectionnés à la Berlinale 2024, toutes sections confondues. Des films nourris par les traumatismes nés des bouleversements urbains, économiques, sociologiques qui ont secoué tout le pays et l’ont projeté avec une grande brutalité, pour le meilleur et souvent le pire, parmi les premières puissances mondiales. Des films de déchirure, d’entre deux temps, d’entre deux mondes.</p>



<p>Pour son premier long métrage, le jeune réalisateur Yaonan LIU de 39 ans, a fait appel à des acteurs non professionnels castés dans les villages urbains du district du Grand Phuket au sud de la Chine. Une zone restructurée par le plan de reconstruction gouvernemental. Des barres d’immeubles, des ilots de maisons villageoises au confort sommaire, un lycée tout neuf, des terrains vagues, des champs de ruines d’habitations récemment détruites, un plan d’eau pollué : un chaos dans lequel Li Xing un adolescent de 14 ans, cherche ses marques. Conflits avec sa mère et son beau-père, des gens du peuple «&nbsp;sans instruction et peu entreprenants&nbsp;» comme ils se définissent eux-mêmes et qui refusent l’expropriation. Incidents à l’école où Li Ying dort en cours, introduit des portables interdits et se bagarre avec les «&nbsp;caïds&nbsp;» du campus.</p>



<p>Li Xing a l’âge des émois amoureux : son cœur bat pour la brillante jeune fille qui anime la radio du lycée. Li a l’âge ingrat et la peau acnéique. Li est un effronté. Lointain cousin du Doisnel des 400 coups dans lesquels il entraîne son ami Song Yang, plus timoré, issu d’un milieu « bourgeois » et dont la mère suscite ses fantasmes érotiques.</p>



<p>Li et Song ont trouvé l’entrée d’un tunnel où ils se réfugient souvent. Là, les pierres ont enregistré les sons du passé et le souterrain conduit à une usine désaffectée interdite au public. Song y frôlera la mort et Li, miné par la culpabilité et la détresse verra cet abri s’écrouler au sens propre et figuré. Le quartier en voie de destruction, va de pair avec Li, comme lui en devenir et à reconstruire. Et le boyau où il s’enterre, archéologie d’un passé industriel récent, renvoie à l’idée de digestion et de gestation.</p>



<p>Le film volontairement elliptique, juxtapose scènes réalistes et scènes oniriques. Rêves ou cauchemars se traduisent en images d’animation sans rupture avec le prosaïsme documentaire. Parfois ce prosaïsme-là se fait collage surréaliste&nbsp;:&nbsp; des poissons sèchent suspendus à un fil, au balcon de la maison paysanne, tandis que l’arrière-plan se hérisse de tours au milieu des gravats.</p>



<p>Le monde adolescent n’est pas rationnel, dit Yaonan LIU, il obéit aux émotions, crée ses trompe l’œil, s’entiche de ses illusions.</p>



<p>Comme souvent pour un premier film, <em>Le Grand Phuket</em> puise dans la vie de son réalisateur, dans sa nostalgie  » d’un lieu sale et désordonné « , de cette  » ville éphémère prise en étau entre deux époques « , à l’instar de toute adolescence. Il rend aussi hommage aux adultes, à leur faculté d’adaptation et à leur énergie pour reconstruire une vie sur les ruines du monde ancien.</p>



<p>ELISE PADOVANI</p>



<p><em>Le Grand Phuket</em> de <strong>Yaonan LIU</strong></p>



<p>En salle le 4 février</p>
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		<title>« Brief History of a family » : l&#8217;Intrus</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 Aug 2025 05:25:27 +0000</pubDate>
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<p>La singularité d’un film se dévoile souvent dès les premiers plans. Le premier long métrage de <strong>Jianjie Lin</strong> est de ceux-là. Un jeune garçon, vu de dos, opère une traction sur une barre fixe de gymnastique. On ne voit que le haut de son corps, ses bras contractés&nbsp;; on entend son râle de souffrance marquant sa détermination à tenir le plus longtemps possible. Image minimaliste, léchée, délimitant le réel comme un cache opératoire. Un ballon lancé par quelqu’un hors champ, frappera l’adolescent provoquant sa chute. On est dans un lycée chinois d’une grande ville indéterminée. Tu Wei (<strong>Lin Muran</strong>), enfant unique d’une famille aisée vient d’agresser on ne sait pas pourquoi Yan Shuo (<strong>Sun Xilun</strong>), élève studieux, solitaire, mutique, et d’origine modeste. Est-ce pour se faire pardonner que Wei l’invite chez lui&nbsp;? Est-ce par curiosité&nbsp;? Ou encore pour en faire un partenaire de jeu ? En tout état de cause, cette décision va enclencher un processus de parasitage de la cellule familiale de Wei&nbsp;; un jeu de manipulations, qui révèlera sous la surface lisse et polie de cette famille modèle, les frustrations, les émotions réprimées, les non-dits.</p>



<p>Le père de Wei est biologiste. Un chercheur-conférencier, spécialiste des mécanismes de pénétration d’agents pathogènes dans les cellules. Comme Yan Shuo, le virus SARL CoV2 entre dans les cellules-hôtes grâce à la médiation des protéines – qui par analogie, seraient ici des désirs refoulés. Dans un cache circulaire figurant le cercle d’un microscope, on voit ces pénétrations. Shuo ne fait qu’utiliser les faiblesses et les rêves de chacun pour s’installer et se faire peu à peu adopter. Culpabiliser ces nantis qui vivent dans une belle maison au design élégant. Se faire complice des mensonges de Tu Wei, passionné d’escrime, peu intéressé par les études et branché en permanence sur des jeux vidéo. Émouvoir sa mère (<strong>Ke-Yu Guo</strong>) en lui racontant qu’il a perdu la sienne à 10 ans et que son père alcoolique le bat&nbsp;; en partageant avec elle les corvées de courses et de cuisine, en l’interrogeant sur ses goûts. On saura qu’elle a renoncé à sa carrière d’hôtesse de l’air pour devenir femme au foyer. On apprendra plus tard que la politique de l’enfant unique et la carrière de son mari lui ont imposé un avortement. Yan Shuo va séduire également le père (<strong>Zu Feng</strong>), obsédé par la réussite sociale, en incarnant le fils qu’il aurait voulu avoir, ambitieux, persévérant, mélomane. L’antithèse du sien.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Le flou et le net</strong></mark></p>



<p>La joie revient dans ce foyer un peu glacé en même temps que grandit le malaise. Wei est jaloux de ce garçon qui le supplante. Qui est vraiment Yan Shuo&nbsp;? Un orphelin à protéger&nbsp;? Un psychopathe&nbsp;? un calculateur incapable de sentiments&nbsp;? un parricide&nbsp;? &nbsp;Quelle est la part de vérité dans ses récits&nbsp;? Est-on dans un Théorème pasolinien&nbsp;à la chinoise ? Un thriller social&nbsp;? Avec une grande virtuosité, le scénario égrène les doutes, cultive la paranoïa. On voit trouble à travers l’eau d’un aquarium. Les brise-vue aux motifs floraux de l’intérieur du foyer, et les vitres fumées brouillent les pistes. Le flou et le net se répondent dans une mise en scène au cordeau. La musique de <strong>Toke Brorson Oden</strong> accentue la tension et <em>Le Clavier bien tempéré</em> de J-S Bach, admiré par le père de Tu Wei et Yan Shuo, décline ses préludes sur tous les tons, en mineur et majeur. On en redemande.</p>



<p>ELISE PADOVANI</p>



<p><em>Brief History of a Family</em>, <strong>Jianjie Lin, </strong></p>



<p>En salles,<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> <strong>le 13 août</strong></mark></p>



<p></p>
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		<title>[Berlinale 2025] : Chine des Villes, Chine des champs</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Feb 2025 19:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Living the land, rural, se développe sur un cycle de saisons. Girls on wire, urbain, se déroule sur une trentaine d’années. Tous deux situent leur narration à partir du basculement historique de la Chine dans l’économie de marché, en 1991. Ours d&#8217;argent du Meilleur réalisateur : Living the land, du printemps à l’hiver. Plan serré sur [&#8230;]</p>
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<p><em>Living the land</em>, rural, se développe sur un cycle de saisons. <em>Girls on wire</em>, urbain, se déroule sur une trentaine d’années. Tous deux situent leur narration à partir du basculement historique de la Chine dans l’économie de marché, en 1991.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Ours d&rsquo;argent du Meilleur réalisateur </mark></strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">: <strong><em>Living the land</em>, du printemps à l’hiver. </strong></mark></p>



<p>Plan serré sur un groupe de paysans entassés dans une charrette tirée par un tracteur entre des champs givrés. Un enfant tient une urne funéraire dans ses bras. Le tracteur peine à s’extraire de la boue grasse qui charge ses  roues. Elargissement progressif et lyrique du cadre.  Le regard s’envole des herbes roussies par l’hiver au paysage complet : une langue de terre limitée par la mer. Voilà les dernières images de <em>Living the Land</em>, deuxième long-métrage de <strong>Huo Meng</strong>, superbement photographié par <strong>Guo Daming</strong> . Métaphore de l’essor économique du pays et de l’effort douloureux pour s’arracher à cette terre qui nourrit les vivants et accueille les morts.</p>



<p>On est dans un village perdu au fin fond de la campagne chinoise. Pas d’électricité. Pas de téléphone. Pas de motorisation : on fauche les blés à la main,&nbsp; on laboure avec des bœufs. On inhume, on exhume en respectant des rites funéraires millénaires. On réunit les corps des époux. On met en scène le deuil de la famille tout de blanc vêtue, accompagnant le défunt à grandes gesticulations et lamentations ostentatoires -pas forcément sincères. On est pauvre. Le travail est harassant. On est soumis aux caprices météorologiques, au prélèvement par les autorités d’une partie de la récolte et nul ne trouve à y redire.</p>



<p>Là, vit Chuang ( <strong>Wang Shang</strong>). Il a10 ans, fait pipi au lit. Ses parents travaillant à la ville, l’ont confié à leur famille paysanne. Il entretient une relation privilégiée avec Li (<strong>Zhang Yanrong</strong>) son arrière grand mère, nonagénaire, fumeuse et frondeuse, ainsi qu’avec Xiuying (<strong>Zhang Chuwen</strong>), sa tante amoureuse en secret de l’instituteur. On capte la tristesse de la jeune femme quand elle est mariée contre son gré à un homme qu’elle n’aime pas. On suit le jeune Chuang à l’école, dans les champs au fil des travaux agraires.&nbsp; On le voit&nbsp; rire, jouer avec ses camarades, défendre son cousin handicapé mental des cruautés des villageois, et lire. Sa soif d’apprendre le prépare déjà à une autre vie. Loin de tout misérabilisme, on s’immerge dans la vie de ce village qui n’est plus tout à fait coupé du reste du monde. Le secrétaire du parti vient faire appliquer les directives du pouvoir central : visite médicale obligatoire, surveillance du ventre des femmes, des accouchements. Une télé arrive, puis un tracteur. Le réalisateur respectueux ne porte aucun jugement, laisse ressentir la beauté et le poids de la vie. L’individu est peu de chose face à la Nature et à l’Histoire qui s’incarne dans cette fresque paysanne.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><em>Girls on wire</em>, famille je vous hai-me</mark></strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="696" height="376" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/02/202503366_1.jpg?resize=696%2C376&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-127817" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/02/202503366_1.jpg?resize=1024%2C553&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/02/202503366_1.jpg?resize=300%2C162&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/02/202503366_1.jpg?resize=768%2C415&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/02/202503366_1.jpg?resize=1536%2C830&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/02/202503366_1.jpg?resize=2048%2C1107&amp;ssl=1 2048w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/02/202503366_1.jpg?resize=150%2C81&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/02/202503366_1.jpg?resize=696%2C376&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/02/202503366_1.jpg?resize=1068%2C577&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/02/202503366_1.jpg?resize=1920%2C1038&amp;ssl=1 1920w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/02/202503366_1.jpg?resize=777%2C420&amp;ssl=1 777w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/02/202503366_1.jpg?w=1392&amp;ssl=1 1392w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /></figure>



<p>Productrice de <em>Black Coal Ice</em>, Ours d’or en 2014, <strong>Vivian Qu</strong> revient à la Berlinale en tant que réalisatrice pour présenter son 2è long métrage&nbsp;: <em>Girls on wire</em></p>



<p>Une ouverture en filtre rouge au fond d’un tunnel prison bien noir où les coups pleuvent sur une jeune femme recroquevillée sur le sol. Suivie d’une évasion digne de Lisbeth Salender et d’une traque qui durera jusqu’à la fin de ce film hybride. Mélodrame social, thriller dérapant vers le pastiche voire la comédie. Comme si <em>Les deux Orphelines</em> rencontraient le polar coréen et le kung-fu. Le réel se frotte aux décors de la Cinecità chinoise à Chengseng. Par des allers retours entre présent et passé la réalisatrice laisse au spectateur le soin de reconstituer le destin de deux cousines, bousculant la chronologie et trouant le récit de nombreuses ellipses.</p>



<p>Fang Di (extraordinaire <strong>Wen Qi</strong>)&nbsp; a vu arriver chez elle sa cousine Tian Tian (<strong>Liú Hào-Cún</strong>) encore bébé et ses parents. Elles ont passé leur enfance ensemble comme deux sœurs. Le père de Tian Tian, resté seul, a sombré dans la drogue obligeant sa fillette à mentir et voler pour payer ses doses. Fang Di fuit la maison devenue irrespirable, pour devenir actrice et connaît une célébrité télévisuelle. Tian Tian reste, tombe aux mains des dealers de son père endetté, et se drogue à son tour, harcelant sa cousine pour obtenir de l’argent. L’entreprise de sa mère périclitant, Fang Di se retrouve également à rembourser les dettes familiales.</p>



<p>Quand le film commence les deux cousines ne se sont pas vues depuis 5 ans. Tian Tian vient de tuer un homme et Fang Di, désargentée, désabusée, est devenue cascadeuse dans des films d’arts martiaux, soumise à la volonté de metteurs en scène bien peu empathiques. On assiste avec Tian Tian à une scène de tournage insoutenable. On plonge, prise après prise, Fang Di suspendue par des câbles, depuis un pont, dans l’eau glacée d’un fleuve pour la propulser ensuite à son point de départ, sabre à la main, encore et encore, jusqu’au malaise de la jeune femme. Retrouvées par les mafieux, Fang Di et Tian Tian &nbsp;s’enfuient ensemble. Le drame social tourne au thriller avec des Méchants très méchants, des poursuites et des bagarres. Le fil évoqué par le titre anglais est celui du funambule qui cherche à garder l’équilibre. Mais il est d’autres fils pour ces filles, ceux qui les relient depuis l’enfance et tissent une sororité, une solidarité. Ceux &#8211; plus cordes que fils, qui attachent à une famille mortifère dont on ne peut se libérer et dont le film serre le nœud coulant.</p>



<p>ELISE PADOVANI</p>
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