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	<title>Archives des Cité de la Musique de Marseille - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Cité de la Musique de Marseille - Journal Zebuline</title>
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		<title>Aggelos Aggelou</title>
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		<pubDate>Wed, 20 May 2026 15:32:59 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Chants, instruments et improvisation se rencontrent sur la scène de la Cité de la Musique à l’occasion de la venue de l’interprète et artiste Aggelos Aggelou. À la fois danseur, chanteur, clarinettiste et joueur de laouto, un instrument proche du luth, le jeune prodige afro-grec s’inspire des traditions de sa région et de celles de [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Chants, instruments et improvisation se rencontrent sur la scène de la Cité de la Musique à l’occasion de la venue de l’interprète et artiste Aggelos Aggelou. À la fois danseur, chanteur, clarinettiste et joueur de laouto, un instrument proche du luth, le jeune prodige afro-grec s’inspire des traditions de sa région et de celles de l’ancienne ville de Smyrne pour proposer un concert inédit. Sur scène, le clarinettiste Philippos Fasoulas le rejoint, suivi de Dimítris Tásainas à la contrebasse et de Salvio La Rocca aux percussions. Entre héritage et sonorités plus contemporaines, le quatuor propose une immersion au cœur des traditions balkaniques. Ensemble, ils transfigurent la Grèce, réinventent son folklore avec une touche de modernité dont cette nouvelle génération d’instrumentistes a le secret.</p>



<pre class="wp-block-verse">I.L.<br><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">22 mai<br></mark><br><a href="https://www.citemusique-marseille.com/" type="link" id="https://www.citemusique-marseille.com/">Cité de la Musique</a>, Marseille</pre>



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		<title>Cité de la musique : la nouvelle création du Trio Nóta</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 May 2026 07:29:12 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Trois femmes s&#8217;affairent autour d&#8217;un atelier composé de récipients en verre, d’ustensiles en bois ou en métal, dont les sonorités semblent émaner d&#8217;un lavoir enchanté. En fond, le violoncelle tient une note, une seule. Les voix s&#8217;élèvent, cristallines puis quelque chose bascule, comme un cérémonial exalté durant lequel les trois chanteuses se transforment en créatures [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Trois femmes s&rsquo;affairent autour d&rsquo;un atelier composé de récipients en verre, d’ustensiles en bois ou en métal, dont les sonorités semblent émaner d&rsquo;un lavoir enchanté. En fond, le violoncelle tient une note, une seule. Les voix s&rsquo;élèvent, cristallines puis quelque chose bascule, comme un cérémonial exalté durant lequel les trois chanteuses se transforment en créatures d&rsquo;un monde fantastique surgies d&rsquo;une forêt ancienne. Le violon entre en scène. Le récit peut commencer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour cette nouvelle création en quintette, le Trio Nóta – <strong>Cati Delolme</strong>, <strong>Gabrielle Varbetian</strong> et <strong>Mélissa Zantman</strong> aux voix et percussions – a invité la violoncelliste et compositrice <strong>Claire Menguy </strong>et le multi-instrumentiste <strong>Colin Heller</strong>, au violon baryton et à la nyckelharpa (curieuse cithare suédoise dotée de touches et de cordes dont le timbre évoque à la fois le violon et l&rsquo;orgue). Ensemble, ils ont bâti un programme peuplé d&rsquo;êtres métamorphosés, d&rsquo;hybrides, de créatures magiques et de chimères tirés des contes et légendes du passé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le répertoire mêle ballades traditionnelles françaises et britanniques revisitées et compositions originales. Parmi les pièces anciennes on peut entendre <em>La Complainte de la Blanche Biche, </em>chant&nbsp;du XVI<sup>e</sup> siècle où une jeune fille maudite vit sous forme humaine le jour, et devient biche la nuit, jusqu’au moment où elle est chassée et tuée par son propre frère.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Passé et contemporain</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans <em>There Were Three Ravens</em>, harmonisée par Thomas Ravenscroft en 1611, une autre mystérieuse biche – métaphore de la bien-aimée – vient recueillir le corps d&rsquo;un chevalier mort ;&nbsp;<em>The Great Silkie of Sule Skerry</em>, chant des Orcades, collecté en 1938 raconte, lui, l&rsquo;histoire d&rsquo;un être capable de se transformer de phoque en homme. <em>Tam Lin</em>, chanson des Scottish Borders narre les aventures d’une jeune femme qui arrache son amant aux griffes de la Reine des elfes en le tenant serré tandis qu&rsquo;il se transforme tour à tour en serpent, en bête de feu et en braises vives. On remonte encore dans le temps avec <em>Phyton le merveilleux serpent</em> de Guillaume de Machaut (1300-1377), partition la plus ancienne du programme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À ces œuvres du passé répondent des pépites originales signées Francis Coulaud, Mélissa Zantman, Cati Delolme ou encore Colin Heller, dont les textes entrent en résonance avec les pièces anciennes. Les voix alternent solos et polyphonies, parfois rejointes par les musiciens. La frontière entre les mondes est poreuse, mouvante. Car c&rsquo;est là le cœur du projet : la métamorphose révèle un univers composé de présences multiples, établit une continuité entre les formes du vivant. Elle interroge notre rapport au sauvage, à l&rsquo;animal, à l&rsquo;altérité, à la mort. Elle parle aussi de la figure féminine telle que façonnée à la fin du Moyen Âge. Capable de donner la vie, la femme a cristallisé à la fois le désir, la fascination mais aussi la terreur justifiant bien des violences, des viols et des dominations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce programme de haut niveau, poétique et ambitieux porté par l’association Le Chant des voisins, n&rsquo;existerait pas sans la confiance partagée de ses coproducteurs&nbsp;: la Cité de la Musique de Marseille, l&rsquo;Espace Culturel de Chaillol, avec le soutien du PIC-Ensemble Télémaque, de Musicatreize et de l&rsquo;Abbaye Médiévale de Lagrasse, centre culturel les Arts de lire.</p>



<pre class="wp-block-verse">ANNE-MARIE THOMAZEAU<br><br>Le concert s’est déroulé<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> le 30 avril</mark> à la <a href="https://www.citemusique-marseille.com/" type="link" id="https://www.citemusique-marseille.com/">Cité de la musique</a>, Marseille.</pre>



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		<title>Chakâm et ses vents brûlants</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Apr 2026 07:36:13 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Chakâm, est un mot issu du persan classique désignant un poème bref et intense, porteur de récit et d&#8217;éloge. À la Cité de la Musique de Marseille, le trio en a livré une belle démonstration. Sogol Mirzaei, formée en Iran à l&#8217;art des luths târ et sétâr, est aujourd&#8217;hui l&#8217;une des interprètes les plus recherchées [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Chakâm, est un mot issu du persan classique désignant un poème bref et intense, porteur de récit et d&rsquo;éloge. À la Cité de la Musique de Marseille, le trio en a livré une belle démonstration. <strong>Sogol Mirzaei</strong>, formée en Iran à l&rsquo;art des luths târ et sétâr, est aujourd&rsquo;hui l&rsquo;une des interprètes les plus recherchées de la musique savante persane. Couronnée de succès en Iran, elle s&rsquo;installe en France et poursuit sa carrière en Europe depuis 2006 : « <em>Si nous n&rsquo;avons pas de plumes, nous avons 91 cordes pour raconter avec nos propres compositions</em> », témoigne-t-elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le târ iranien qu&rsquo;elle déploie, le qanun syrien de <strong>Rimonda Naanaa</strong> et la viole de gambe de <strong>Marie-Suzanne de Loye </strong>engagent un dialogue que rien ne prédestinait à résonner ensemble. Déracinement, nostalgie, sont parmi les thèmes de leur album <em>Les Vents Brûlants</em>, sorti il y a un an « <em>l</em><em>es vents brûlants, ce sont nos souvenirs, notre vécu, les absences, les silences, les familles dispersées, les cœurs déchirés, mais aussi l&rsquo;élan, l&rsquo;espoir et le renouveau </em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Entre Bach et Al-Farabi</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier morceau, <em>Didor </em>(« rencontre ») plonge le spectateur dans un voyage entre Orient et Occident. Puis un solo de viole de gambe d&rsquo;une gravité sombre s&rsquo;élève comme composé par un Bach qui, au-delà des siècles, aurait croisé Al-Farabi. Les trois voix se rejoignent ensuite et la soirée se construit en tableaux ; trios entrecoupés de solos qui laissent apprécier toute la virtuosité des artistes. Rimonda Naanaa, au qanun, s&rsquo;y révèle stupéfiante. Issue d&rsquo;une famille de musiciens de Damas, elle joue depuis le plus jeune âge cet instrument à cordes pincées dont l&rsquo;histoire remonte à plus de mille ans. L’élégance fine est sans doute le terme qui caractérise le mieux ces trois musiciennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les jeunes femmes multiplient les références littéraires. Elles rendent hommage aux femmes du monde entier qui « <em>rougissent comme l&rsquo;aurore qui déchire la nuit</em> » et qui se battent tous les jours pour leurs droits, «&nbsp;<em>debout dans l&rsquo;ombre comme face à la lumière</em>&nbsp;». Aux mères aussi, avec une berceuse vietnamienne inspirée de l’Américain Ocean Vuong dans son roman <em>Un bref instant de splendeur</em>. Puis vient <em>Le Chameau ivre</em>, pièce imaginée à la lecture du roman <em>L&rsquo;Absence de Soluch</em> de l&rsquo;Iranien Mahmoud Doulatabadi. L&rsquo;auteur y suit la marche d&rsquo;un chameau dans le désert : traînante, solennelle. Le chamelier s&rsquo;impatiente, sort son bâton, et le roman bascule. Il devient noir, cruel. Le chameau, ivre de colère, se retourne contre son maître.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Chakâm traduit cette tension qui monte et explose : les changements de rythme épousent la démarche de la bête, les accélérations en restituent la révolte. La démarche de l&rsquo;animal devient partition, et la rébellion, musique.</p>



<pre class="wp-block-verse">ANNE-MARIE THOMAZEAU<br><br>Le concert s’est déroulé le<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> 27 mars</mark>, à la Cité de la Musique, Marseille.</pre>



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		<title>Aïda Nosrat : incantation à la liberté</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Feb 2026 10:06:55 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dès les premières notes, l’auditorium se fige. Une voix ample s’élève, bientôt portée par le violon d’Aïda Nosrat. L’instrument, doté d’une corde supplémentaire – un do grave – étend la tessiture vers des profondeurs mélancoliques, parfaitement accordées au thème de l’exil qui traverse l’album Common Routes. L’accordéon d’Antoine Girard entre en dialogue. Formé notamment auprès [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Dès les premières notes, l’auditorium se fige. Une voix ample s’élève, bientôt portée par le violon d’<strong>Aïda Nosrat</strong>. L’instrument, doté d’une corde supplémentaire – un do grave – étend la tessiture vers des profondeurs mélancoliques, parfaitement accordées au thème de l’exil qui traverse l’album <em>Common Routes</em>. L’accordéon d’<strong>Antoine Girard </strong>entre en dialogue. Formé notamment auprès du groupe Bratsch, nourri de jazz et de musiques balkaniques et orientales, il est l’un des grands passeurs de ces répertoires nomades. À ses côtés, <strong>Marius Kikteff</strong> au bouzouki et à la guitare navigue entre traditions roumaine, grecque, turque, azérie ou kurde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avant le morceau suivant, Aïda Nosrat évoque la genèse du projet : « <em>Il a débuté quand les problèmes en Iran se sont intensifiés, puis le mouvement Femme, Vie, Liberté s’est développé. Nous avons enregistré durant la guerre de douze jours entre l’Iran et Israël. L’album sort… et l’Iran est au bord de la guerre. C’est déchirant. Je vis le cœur à moitié ici, en France, l’autre là-bas.</em> » Le public retient son souffle. Partie en 2016, Aïda incarne le drame d’une diaspora. « <em>L’album parle de nos racines humaines communes : l’amour, la compassion, la justice, la liberté. Ces idées ont voyagé grâce aux arts, seul langage capable de nous relier.</em> »</p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Danser sur les tombes</strong></mark></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le concert devient voyage. <em>Nomad</em> ouvre la route, suivi par <em>Les Filles de Cirus</em>, ancien chant de lutte pour la liberté, repris aujourd’hui encore et qu’elle dédie «&nbsp;<em>à toutes les femmes iraniennes qui ne cèdent ni à la tyrannie ni à la violence</em>&nbsp;». Vient un poème mis en musique d’Azerbaïdjan, son pays d’origine : grâce, feu intérieur, ornementations ciselées. Le bouzouki puis l’accordéon rayonnent. Une berceuse kurde, en hommage « <em>aux mères d’Iran qui ont perdu leur enfant</em> », suspend encore la salle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle interprète ensuite en mode jazzy – là aussi elle excelle – une chanson de Noa, l’artiste israélienne engagée pour la paix : « <em>Nos histoires se ressemblent… ce n’est pas nous le problème, mais les politiciens.</em> » Antoine Girard et Marius Kikteff enchaînent ensuite une composition du premier, <em>Gypsy Roots</em>, ronde entraînante aux airs de fête villageoise. Puis <em>Kojâyie</em> (« Où es-tu ? »), chant d’amour traditionnel iranien réarrangé, offre l’un des sommets du concert : la voix d’Aïda se déploie, lyrique et bouleversante. La salle est pétrifiée. Le public réclame un rappel. Revenue seule sur scène, elle évoque ces Iraniens qui dansent sur les tombes, transformant le deuil en défi. Elle entonne une incantation a cappella, martelant le sol&nbsp;; celui des cimetières et celui de l’exil. Les mains frappent, les youyous montent, la transe affleure. On en sort comme frappé, transformé.</p>



<pre class="wp-block-verse">ANNE-MARIE THOMAZEAU<br><br>Le concert s’est déroulé le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">13 février</mark> à la <a href="https://www.citemusique-marseille.com/" type="link" id="https://www.citemusique-marseille.com/">Cité de la musique</a>, Marseille.</pre>



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		<title>Rêvons c&#8217;est l&#8217;heure</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 Jan 2026 08:45:42 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Titre d’un air de Jules Massenet, « Rêvons c&#8217;est l&#8217;heure », donne le ton à ce récital intimiste porté par Brigitte Peyré (soprano), Muriel Tomao (mezzo-soprano) et Caroline Boirot (piano). Sœurs par la musique, les deux chanteuses forment avec la pianiste une triade complice. Le répertoire pour duos de femmes n’est pas si étendu mais [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Titre d’un air de Jules Massenet, « <em>Rêvons c&rsquo;est l&rsquo;heure</em> », donne le ton à ce récital intimiste porté par Brigitte Peyré (soprano), Muriel Tomao (mezzo-soprano) et Caroline Boirot (piano). Sœurs par la musique, les deux chanteuses forment avec la pianiste une triade complice. Le répertoire pour duos de femmes n’est pas si étendu mais elles l’explorent avec des mélodies françaises et des lieds allemands. Elles y incluent des œuvres de compositrices. Elles alternent premiers et seconds sopranos, dessus et dessous, mêlant harmonieusement duos et solos brillants. Ce spectacle a été créé l’été dernier dans le cadre du festival <em>Avant le soir</em>, qui invite les Marseillais à des spectacles dans les parcs et jardins des 1<sup>er</sup> et 7<sup>e</sup> arrondissements. Nous aurons plaisir à les entendre à nouveau. En salle, cette fois. </p>



<pre class="wp-block-verse"><em>A.-M.T.</em><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">24 janvier<br></mark><strong><a href="https://www.citemusique-marseille.com/" type="link" id="https://www.citemusique-marseille.com/">Cité de la musique</a></strong>, Marseille</pre>



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		<title>Diasporik : D’El Andalus à Marseille</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Samia Chabani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Jun 2025 09:46:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musiques]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelkrim Dali]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Né en 1964 à Tlemcen (Algérie), Fouad Didi baigne dès l’enfance dans les traditions musicales de sa ville natale, réputée pour son école intimiste, ornementée et spirituelle de la musique araboandalouse . Son père, membre d’une confrérie où se chantaient des hymnes sacrés, l’initie aux percussions (bendîr, darbouka) et à la mandoline. Mais c’est le [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Né en 1964 à Tlemcen (Algérie), Fouad Didi baigne dès l’enfance dans les traditions musicales de sa ville natale, réputée pour son école intimiste, ornementée et spirituelle de la musique araboandalouse . Son père, membre d’une confrérie où se chantaient des hymnes sacrés, l’initie aux percussions (bendîr, darbouka) et à la mandoline. Mais c’est le violon, sous l’orientation de Yahia El Ghoul, qui devient son instrument de prédilection, aux côtés du oud (luth).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Formé aux répertoires classiques des maîtres Abdelkrim Dali, Redouane Bensari, et guidé par des Cheikhs tels que Brixi ou Ahmed Malti, Fouad Didi est un virtuose du violon et incarne la transmission orale des traditions tlemcéniennes.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">L’école de Tlemcen et ses noubas</mark></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">L’univers araboandalou repose sur le concept de nouba, suite modale structurée en plusieurs mouvements rythmiques (mîzān) de lents aux rapides. Tlemcen conserve 11 noubas majeures, réputées pour leurs ornementations subtiles, leur voix solistes puissantes et un violon lyrique porté vers l’expressivité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Entre musique sacrée et musique savante, le répertoire arabo-andalou est sauvegardé durant la colonisation et constitue une notabilité puissante et ancienne en Afrique du Nord, avec une esthétique codifiée, influençant depuis des répertoires plus populaires comme le chaâbi. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette esthétique « pleine de tarab »&nbsp;(extase)&nbsp;est à la fois précise dans son architecture et émotive dans sa transmission, un équilibre que Fouad Didi incarne pleinement.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Pédagogue et passeur </mark></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Installé à Marseille depuis 1996, Fouad Didi, titulaire du Diplôme d’État et du Certificat d’Aptitude pour les musiques traditionnelles, enseigne à la Cité de la musique de Marseille, au Conservatoire de Toulon et à l’Institut des Musiques du Monde d’Aubagne, tout en dirigeant l’Orchestre Tarab, formé de musiciens issus des écoles de Tlemcen et d’Alger. Il y propose ateliers, masterclasses et formations, autour des formes classiques (nouba, hawzi) et populaires (chaâbi, melhoun), montrant ainsi la richesse évolutive du répertoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Passeur depuis plus de 30 ans, il contribue à l’émergence et la professionnalisation de nouveaux artistes, tels que Nadir Ben dont le premier album&nbsp;<em>Maturity,&nbsp;</em><em>A</em><em>l Rosh</em><em>d</em>&nbsp;paraît à l’automne prochain, suite à une série de concerts en France et en Algérie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">SAMIA&nbsp;CHABANI</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Fouad Didi et son orchestre</em><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">les 24 et 25 juin</mark><br><strong><a href="https://www.citemusique-marseille.com/">Cité de la musique de Marseille</a></strong></pre>



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		<title>Diasporik : Fi khatar Marseille ! Hommage à Marseille !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Samia Chabani]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Mar 2025 10:03:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musiques]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Cité de la Musique de Marseille]]></category>
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		<category><![CDATA[Sofiane Saïdi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au cœur de Marseille, la Cité de la Musique abrite depuis plus de dix ans un espace unique : le Pôle régional des musiques du monde. Sous la direction artistique de Manu Théron, ce lieu d’exception invite des artistes de tout le pourtour méditerranéen à façonner une Scène d’Intérêt National, avec le soutien indéfectible de [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Au cœur de Marseille, la <a href="https://www.citemusique-marseille.com">Cité de la Musique</a> abrite depuis plus de dix ans un espace unique : le Pôle régional des musiques du monde. Sous la direction artistique de Manu Théron, ce lieu d’exception invite des artistes de tout le pourtour méditerranéen à façonner une Scène d’Intérêt National, avec le soutien indéfectible de la Ville de Marseille.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les 28 février et 1<sup>er</sup>&nbsp;&nbsp;mars <a href="https://journalzebuline.fr/fairouz-la-diva-de-lamour/">[voir ici]</a>, la programmation mettait à l’honneur les musiques du Maghreb et du Machrek, inaugurant ainsi les veillées artistiques&nbsp;du Ramadan. Marseille, ville-monde par excellence, a toujours été un creuset de recomposition des identités culturelles&nbsp;: la Cité de la Musique&nbsp;incarne cet héritage en favorisant la création autour des répertoires arabes, arabo-amazighes et méditerranéens.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Un contexte sous tension</mark></strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, au niveau national, ces répertoires musicaux restent rares sur les scènes artistiques. Est-ce l&rsquo;effet des tensions renouvelées entre les rives de la Méditerranée ?&nbsp;À voir le palmarès des Césars 2025, on pourrait croire ces interrogations caduques.&nbsp;<em>L’Histoire de Souleymane</em>, sacré à quatre reprises, ainsi que les consécrations de Hafsia Herzi et Karim Leklou en tant que meilleurs actrice et acteur, semblent témoigner d&rsquo;une reconnaissance du pluralisme culturel, malgré les tensions économiques, diplomatiques et sécuritaires. Même si le film&nbsp;<em>Ni chaînes ni maîtres</em>, premier long-métrage français traitant de l’esclavage et du marronnage à l&rsquo;île Maurice au XVIII<sup>e</sup>&nbsp;siècle, réalisé par Simon Moutaïrou, est absent du palmarès.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Marseille, la question ne se pose pas de la même manière qu’aux Césars&nbsp;: la cité phocéenne, loin de se plier aux exclusions, a su retourner le stigmate de la diversité en une force. La programmation du Pôle des musiques du monde en est la preuve éclatante : qu&rsquo;ils soient initiés ou simples curieux, les spectateurs affluent, séduits par ces scènes intemporelles et contemporaines du monde arabe et du Maghreb.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Marseille, capitale du raï ?</mark></strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Le 28 février, à l’invitation du musicien&nbsp;<strong><a href="https://www.instagram.com/mehdilaifaoui_music/">Mehdi Laifaoui</a></strong>, en résidence d&rsquo;artiste, un quartet s’est&nbsp;formé, rassemblant&nbsp;<strong>Mehdi Askeur</strong>,&nbsp;<strong>Jamel Reffes</strong>&nbsp;et&nbsp;<strong><a href="https://www.instagram.com/sofianesaidiofficiel/">Sofiane Saïdi</a></strong>, figures incontournables du raï. Ces artistes, combinant carrières solos et collaborations éphémères, insufflent une nouvelle dynamique à ce genre emblématique. Les classiques du raï s’enchaînent, réarrangés avec une modernité audacieuse. Mehdi Askeur sublime ce répertoire en interprétant&nbsp;<em>Fais comme tu veux</em>&nbsp;(<em>Diri ki tebghi</em>) et&nbsp;<em>Cette vie est absurde</em>&nbsp;(<em>Had denia melha</em>), avant de conclure avec l’incontournable&nbsp;<em>Ya&nbsp;Mimouna Dhyaf Rabbi</em>, une ode à l’amant éconduit.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Tradition en mouvement</mark></strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Issu d’une transmission orale et familiale, le raï révèle un héritage culturel puissant, notamment à travers le&nbsp;matrimoine des Medahates,&nbsp;ces groupes féminins qui, de génération en génération, initient les plus jeunes à une musique oscillant entre complaintes, autodérision et célébration de la vie. Du&nbsp;raï trab&nbsp;traditionnel au&nbsp;pop raï, le genre a évolué avec l&rsquo;introduction d&rsquo;instruments comme la trompette à pistons et l&rsquo;accordéon, en complément du bendir et des krakibs (crotales).&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;inscription du raï sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l&rsquo;Unescoen tant que chant populaire d&rsquo;Algérie et le succès planétaire de&nbsp;<em>Disco Maghreb</em>&nbsp;de DJ Snake attestent de sa vitalité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mue par une curiosité insatiable pour les musiques du monde, la Cité de la Musique s&#8217;emploie à réinventer ces répertoires raï et arabes pour le plus grand bonheur des Marseillais. Contre vents et marées, elle perpétue cette tradition d’accueil et d’échanges culturels, conjurant ainsi les méandres d’une politique arabe de la France devenue illisible et inaudible.</p>



<p class="wp-block-paragraph">SAMIA CHABANI</p>



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		<title>Faïrouz, la diva de l’amour</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Mar 2025 10:01:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musiques]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Amine Soufari]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
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		<category><![CDATA[Hind Chraibi]]></category>
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		<category><![CDATA[Vincent Cladere]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Amine Soufari&#160;a tous les talents. On le connaissait compositeur, chef d’orchestre et de chœur, on le découvre magnifique pianiste et joueur de luth. Avec sa complice, la chanteuse&#160;Hind Chraibi, il a imaginé une soirée pour célébrer Faïrouz, dernière légende vivante de la chanson arabe. Les deux artistes, pétris d’humanité sont accompagnés par le saxophoniste&#160;Vincent Cladere, [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Amine Soufari</strong>&nbsp;a tous les talents. On le connaissait compositeur, chef d’orchestre et de chœur, on le découvre magnifique pianiste et joueur de luth. Avec sa complice, la chanteuse&nbsp;<strong>Hind Chraibi</strong>, il a imaginé une soirée pour célébrer Faïrouz, dernière légende vivante de la chanson arabe. Les deux artistes, pétris d’humanité sont accompagnés par le saxophoniste&nbsp;<strong>Vincent Cladere</strong>, la contrebassiste&nbsp;<strong>France Duclairoire</strong>&nbsp;et la très expressive percussionniste marseillaise&nbsp;<strong>Nadia Tighidet</strong>. Ensemble, Ils forment le&nbsp;<em>Atmaten Quintet</em>&nbsp;qui a puisé dans le vaste répertoire de la diva.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les chansons de Fairouz, l’amour est toujours au rendez-vous comme avec<em>&nbsp;Wa habib (</em>et mon bien-aimé)<em>,</em>&nbsp;<em>Eddaysh kan fi nass,&nbsp;</em>qui parle de la solitude de ceux qui ne sont pas aimés<em>ou Shayef el Bahr&nbsp;</em>qui déclame&nbsp;:<em>&nbsp;</em>«<em>&nbsp;</em><em>Mon amour pour toi est aussi grand que la mer&nbsp;</em>»<em>.&nbsp;</em>Ses compositeurs, les frères Rahbani (Mansour et Assy qu’elle épousera) prenaient aussi plaisir à adapter des airs mythiques comme&nbsp;<em>L</em><em>es feuilles mortes</em>&nbsp;ou la 40<sup>e</sup>&nbsp;symphonie&nbsp;de Mozart. Ils reprennent aussi les mots d’immenses écrivains comme Khalil Gibran. Depuis le décès de son époux, celle que l’on surnomme aussi la 7<sup>e</sup>&nbsp;colonne, en référence aux six colonnes du temple de Jupiter de Balbeck, travaille avec son fils Zyad.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Étonnamment Hind Charaibi a des faux airs de celle qu’elle célèbre. La même prestance, le visage long et fin, et l’intense sensibilité. Le public est immédiatement transporté dans l’ambiance cosy d’un piano bar, comme ceux qui fleurissaient dans le Beyrouth d’avant-guerre proposant des morceaux jazzy qui se mélangeaient avec bonheur aux mélodies poignantes et aux rythmes orientaux. Le public tape dans les mains, des youyous résonnent. Certains connaissent ces chansons par cœur et Hind les invite à chanter, ce&nbsp;dont ils ne se privent pas. Des spectateurs quittent leurs fauteuils pour devenir danseurs. Les solos des quatre musiciens s’enchaînent dans une complicité totale.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Puis c’est l’heure de la surprise. Manu Théron monte sur scène. Armé d’un tambour il se lance lui aussi dans un solo décoiffant qui met la salle en folie. L’émotion est palpable quand la chanteuse entame&nbsp;<em>Libeyrouth</em>, hommage à la capitale du Liban si meurtrie depuis ces&nbsp;cinquante dernières années : «&nbsp;<em>À</em><em>&nbsp;Beyrouth du fond de mon cœur, j’envoie un Sala</em><em>m et des baisers à ses océans, ses toits, ses rochers et à son peupl</em>e.&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph">ANNE-MARIE THOMAZEAU<a></a></p>



<pre class="wp-block-verse">Le concert s’est déroulé le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">1<sup>er</sup> mars</mark>, à la Cité de la Musique de Marseille.</pre>



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		<title>Rêver une musique sans frontières</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Oct 2023 06:23:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musiques]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Alcazar]]></category>
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		<category><![CDATA[Les Pennes-Mirabeau]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[October Lab]]></category>
		<category><![CDATA[PIC Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Raoul Lay]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. Après les évasions pour les terres lointaines, Pays de Galles, Canada, Chine, l’Ensemble Télémaque effectue un retour à ses sources méditerranéennes. D’où est né ce besoin de revenir à vos origines&#160;? Raoul Lay. Curieusement, cette envie vient de la Chine&#160;! Lors de notre October lab là-bas, nous avions travaillé avec le sheng, cet orgue [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Zébuline</strong>. <strong>Après les évasions pour les terres lointaines, Pays de Galles, Canada, Chine, l’Ensemble Télémaque effectue un retour à ses sources méditerranéennes. D’où est né ce besoin de revenir à vos origines&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Raoul Lay.</strong> Curieusement, cette envie vient de la Chine&nbsp;! Lors de notre <em>October lab</em> là-bas, nous avions travaillé avec le sheng, cet orgue à bouche chinois qui date de 1100 avant notre ère. Cet instrument traditionnel très ancien est enseigné dans les conservatoires au même titre que le piano ou le violon. Les musiciens y apprennent lecture et écriture, que ce soit pour la pratique d’instruments traditionnels ou «&nbsp;classiques&nbsp;», ce qui n’existe pas en Europe&nbsp;: l’enseignement de la tradition et de la modernité en même temps ne se voit guère, même si à l’IMM d’Aubagne, par exemple, il y a un essai de poser les musiques «&nbsp;savantes&nbsp;» et les musiques traditionnelles dans un même apprentissage. Est intéressante la question de la relation entre musique traditionnelle et contemporaine, de l’association de musiciens traditionnels et contemporains, artistes «&nbsp;savants&nbsp;» et «&nbsp;non-savants&nbsp;», je mets des guillemets car la différence est liée aux univers musicaux et non aux connaissances ni aux techniques. J’ai souhaité alors me confronter aux traditions de la Méditerranée, puisque c’est chez nous, et voir si l’on pouvait réunir dans une même œuvre des interprètes de musique traditionnelle avec leurs instruments et une composition contemporaine, autrement dit faire vivre ensemble musique de tradition et musique d’écriture.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Comment s’est effectué le choix des musiciens et des compositeurs&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au début, j’ai rêvé de toutes les îles, puis, je me suis retourné vers un premier florilège – je compte bien traverser la mer et parcourir le plus grand nombre de modes de composition qui fleurissent en Méditerranée – la Corse, la plus proche, la Sardaigne, sa voisine et Malte (j’ai été directeur artistique du Malta Philharmonic Orchestra en 2019-2020). Mais d’abord, à Marseille, je me suis adressé à Vincent Beer Demander qui, avec un instrument traditionnel, la mandoline, est en même temps enseignant et lecteur, afin qu’il soit soliste du premier concerto. Ensuite, en Sardaigne, je me suis intéressé à la launeddas, une sorte de clarinette polyphonique à triples tuyaux et anche simple dont les sonorités peuvent faire penser à la cornemuse et qui est jouée principalement au cours d’instants ritualisés. J’ai donc passé commande pour ces deux instruments et ceux de l’Ensemble Télémaque de trois concertos, l’un dédié à la mandoline, auprès de Karl Fiorini (Malte), l’autre à la launeddas (soliste Michele Deiana) auprès de Jérôme Casalonga (Corse) et le dernier, double, à la mandoline et la launeddas à Maria Vincenza Cabizza (Sardaigne). À Marseille, le spectacle sera joué quatre fois, puis au printemps nous serons reçus en Corse à Pigna, en Sardaigne (Cagliari et Sassari), puis à Malte (La Valette). Il y aura neuf représentations en tout, ce qui permettra de faire vraiment vivre ces œuvres.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pouvez-vous nous en parler en avant-première&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y aura d’abord une œuvre connue ! Aux trois créations s’ajouteront les <em>Folk Songs</em> pour soprano et ensemble que Luciano Berio a écrits en 1964, une manière de montrer que l’histoire des liens entre la musique populaire traditionnelle et la création contemporaine n’est pas si neuve&nbsp;: le compositeur italien puise dans les répertoires folkloriques des Etats-Unis, de l’Arménie, de la France, la Sicile, l’Italie, la Sardaigne, l’Azerbaïdjan et plus précis encore de l’Auvergne&nbsp;! En ce qui concerne les trois créations, je ne voudrais pas tout déflorer, cependant je peux déjà évoquer les titres et les tonalités de chaque œuvre. Jérôme Casalonga, le plus tellurique, a travaillé sur les bourdons pour <em>Nuraghe</em> qui évoque les tours rondes en forme de cône tronqué, symboles de la culture nuragique sarde apparue entre 1900 et 730 avant J.-C.. Karl Fiorini, le plus méditerranéen et le plus lyrique, a choisi un titre anglais, c’est la langue de Malte, <em>Fighting for Hope</em>, une respiration dont on a plus que besoin ces temps-ci&nbsp;! Maria Vincenza Cabizza, la plus contemporaine, joue sur le sens et la forme avec <em>Il ballo delle occhiate</em>, («&nbsp;La danse des regards&nbsp;»). Umberto Eco disait que l’on doit pouvoir tout récupérer. L’ultra-modernité s’était transformée en nouvel académisme lorsqu’elle refusait à tout crin la tonalité avec laquelle il a fallu rompre à une époque. Avec Télémaque, en bientôt trente ans, on a pu constater l’évolution de l’idée de la création et perçu la grande peur de l’Occident de ne pas contrôler l’écriture&nbsp;! Aujourd’hui en musique on est en synchronie, on a accès à tout ce que l’on veut, ce qui permet des croisements sans fin. Écrire c’est improviser, improviser puis écrire. Il y a toujours un va-et-vient entre l’inconscient et le geste musical. C’est avec ce dernier qu’il faut travailler, sinon on peut déboucher sur des partitions injouables pour tel ou tel instrument&nbsp;!&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">ENTRETIEN RÉALISÉ PAR MARYVONNE COLOMBANI</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Au programme</strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">18 octobre</mark> Mucem Lab, rencontre colloque « Instruments traditionnels et création contemporaine : circulations, échanges et métissages en méditerranée » avec les compositeurs et solistes invités mais aussi avec l’ethnomusicologue Elisabeth Cestor, la fondatrice de l’IMM d’Aubagne, Margaret Dechenaux, le musicologie et organologue André Gabriel, le compositeur Nicoló Terrasi, le compositeur, chanteur, auteur, programmateur Manu Théron.<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">19 octobre</mark> Concert commenté à l’Alcazar.<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">20 octobre</mark> Concertos des trois rives à la Cité de la Musique de Marseille.<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">21 octobre</mark> Concertos des trois rives à l’Espace Tino Rossi, Les Pennes-Mirabeau.<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">22 octobre</mark> Concertos des trois rives au PIC Marseille.</pre>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>October Lab</em></strong>
04 91 43 10 46 
<a href="http://ensemble-telemaque.com">ensemble-telemaque.com</a></pre>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/rever-une-musique-sans-frontieres/">Rêver une musique sans frontières</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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