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	<title>Archives des CLAIRE DE CAUSANS - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des CLAIRE DE CAUSANS - Journal Zebuline</title>
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		<title>Avignon : « L’art peut empuissancer le réel »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Apr 2025 14:45:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Idées et rencontres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avignon s’affirme Terre de culture en 2025, pour commémorer les 25 ans d’Avignon 2000, où elle fut capitale européenne de la Culture. Mais aussi, naturellement, parce que le ville moyenne (90000 habitants) est le siège d’un des monuments les plus visités de France (800000 visiteurs pour le Palais des Papes), du plus grand festival de [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Avignon s’affirme <a href="https://avignon2025.fr"><em>Terre de culture</em> en 2025,</a> pour commémorer les 25 ans d’<em>Avignon 2000</em>, où elle fut capitale européenne de la Culture. Mais aussi, naturellement, parce que le ville moyenne (90000 habitants) est le siège d’un des monuments les plus visités de France (800000 visiteurs pour le Palais des Papes), du plus grand festival de théâtre du monde (2 millions de billets entre le In et le Off), et de musées remarquables. </p>



<p>Ce n’est pourtant pas sur ces atouts célèbres que <strong>Cécile Helle</strong> décline son année exceptionnelle, la dernière de son dernier mandat puisque la maire a décidé de ne pas se représenter en 2026. Son bouquet final, <em>Terre de culture 2025, </em>intitulée <em>Curiosité(s),</em> joue subtilement avec les nuances, affirmant une culture sans majuscule, jamais dominante, mais au singulier, universelle. Elle s’attache pourtant à des <em>Curiosité(s) </em>qui affirment leur pluriel entre parenthèses, comme une ouverture vers la pluralité…&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Culture pour tous et toutes</mark></strong></p>



<p>Dans une ville marquée par ses remparts qui sont comme une fracture sociale, Cécile Helle avance qu’Avignon «&nbsp;<em>est terre de culture au-delà du Festival</em>&nbsp;» et que, en ces temps où on constate «<em>&nbsp;des trous d’air dans la démocratie</em>&nbsp;», dans ce «&nbsp;<em>contexte de fragilisation inédit de la culture en France</em>&nbsp;», il faut tenir «&nbsp;<em>un manifeste esthétique qui soit aussi un acte politique&nbsp;</em>».&nbsp;</p>



<p>Celui-ci consiste, comme a pu le constater le public convié à parcourir les nouveaux équipements de la ville, en des <em>Maisons folies</em> confiées à des associations, un musée éphémère gratuit dans une église restaurée, la nouvelle médiathèque Renaud-Barrault, sur la rocade [<em><a href="https://journalzebuline.fr/avignon-retrouver-le-chemin-de-la-culture-populaire/">Lire ici</a></em>], dans un quartier réputé difficile, une maison des projets dans les faubourgs… </p>



<p>Car pour Cécile Helle la culture constitue une «&nbsp;<em>fabuleuse aventure humaine et urbaine</em>&nbsp;». Géographe de métier, elle connaît l’importance des équipements et des circulations, qui doivent «&nbsp;<em>permettre les hybridations culturelles et le réenchantement du quotidien</em>&nbsp;» et «&nbsp;<em>faire éclore un nouveau regard afin de révéler la ville, pour remettre la lumière sur la beauté</em>&nbsp;».&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Quel projet politique ?</mark></strong></p>



<p>Après une intervention de la CGT Spectacles invitée à la tribune [<em><a href="https://journalzebuline.fr/etats-generaux-de-la-culture-tribune-prononcee-a-avignon/">Lire ici</a></em>] des tables rondes animées par <strong>Marie-Josée Sirach</strong>, chef de la rubrique culture de <em>L’Humanité</em>, ont rendu compte d’une situation d’urgence extrême et inédite. </p>



<p>Malgré des positionnements différents quant à l’attitude à adopter face aux coupes budgétaires que tous disent «&nbsp;<em>drastiques</em>&nbsp;», le constat est unanime&nbsp;: pour sauver l’indispensable navire, il faut à la fois dénoncer la situation, inventer de nouveaux modes de production, et faire le constat documenté de ce que la culture apporte.&nbsp;</p>



<p>Ainsi <strong>Claire de Causans</strong>, adjointe à la culture du maire d’Arles (Horizons) et vice -présidente de la FNCC, déclarait que son association de collectivités «&nbsp;<em>transpartisane</em>&nbsp;», tout en voulant «&nbsp;<em>maintenir le dialogue avec l’État</em>&nbsp;», était unanimement inquiète, «&nbsp;<em>que les élus soient de droite, de gauche ou apolitiques&nbsp;</em>». «&nbsp;<em>Ce sont les villes qui financent la plus grande part de la culture, et il est de plus en plus difficile pour les adjoints à la culture de défendre leurs budgets&nbsp;au sein de leur majorité </em>».</p>



<p><strong>Eli Commins</strong>, directeur du Lieu Unique à Nantes est frappé de plein fouet par Christelle Morançais, la « <em>tronçonneuse d’or</em> » [<em><a href="https://journalzebuline.fr/pays-de-la-loire-la-culture-mise-en-coupe-reglee/">Lire ici</a></em>]. Il expliquait que 100 % de ses interlocuteurs étaient atteints par des baisses ingérables, voire des suppressions totales : des petites associations aux grands lieux de programmation et de production mais aussi « <em>toutes les structures sociales et éducatives avec lesquelles on travaille habituellement </em>».</p>



<p>«&nbsp;<em>Il y a une vraie idéologie derrière cette action, accompagnée d’une très grande violence dans le propos. Christelle Morançais déclare que nous sommes «&nbsp;shootés à la subvention publique&nbsp;», nous assimilant à des parasites</em>&nbsp;». Une déshumanisation qui n’augure rien de bon.</p>



<p><strong>Joris Mathieu</strong>, coprésident du SYNDEAC et directeur du Théâtre Nouvelle Génération, Centre dramatique national de Lyon, soulignait aussi la dimension politique de la mise à sac de la «&nbsp;<em>décentralisation culturelle</em>&nbsp;», détaillant le projet culturel de Laurent Wauquiez en Rhône Alpes. En effet en 2023 le TNG a été victime du retrait total de sa subvention (150000 euros) par le Président de région pour le motif clair de «&nbsp;<em>désaccord avec le directeur&nbsp;</em>». «&nbsp;<em>En Rhône Alpes il ne s’agit pas de tout couper, le budget global est à peu près constant. Mais il s’agit de réorienter en privilégiant le patrimoine et en interdisant toute subversion.</em>&nbsp;»</p>



<p>Il soulignait aussi l’hypocrisie de subventionneurs qui demandent de sortir des murs tout en réduisant les budgets. «&nbsp;<em>J’ai perdu 25&nbsp;% de mes moyens en 10 ans de direction. Comment voulez-vous rayonner&nbsp;sur un territoire&nbsp;?&nbsp;»</em></p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Inventer l’avenir</mark></strong></p>



<p>La deuxième table ronde s’attachait à défendre «<em>&nbsp;face aux replis identitaires et au trouble démocratique&nbsp;</em>» des «&nbsp;<em>projets culturels pour produire du commun dans nos territoires&nbsp;</em>». Mais <strong>Chloé Tournier</strong>, directrice de la scène nationale de Cavaillon soulignait comme Joris Mathieu qu’il est impossible d’inventer sans budget, «&nbsp;<em>nous voulons rayonner dans les villages, aller vers des spectateurs éloignés, produire des créations en résidence, établir des ponts… sans sacrifier la programmation à la médiation.&nbsp;</em>»&nbsp; Dans ce théâtre toujours plein, comment faire si les coûts augmentent et les budgets baissent&nbsp;? <strong>Cathy Bouvard</strong>, directrice des Ateliers Médicis à Clichy Montfermeil (93) sait également qu’aucun des «&nbsp;n<em>ouveaux territoires de l’art</em>&nbsp;», et qu’aucun des projets humains de co-construction artistique qu’elle mène à Montfermeil, ne peut s’envisager avec des budgets restreints.&nbsp;</p>



<p>Ce que confirme <strong>Maud le Floc’h</strong> directrice du Pôle Arts et urbanisme en Indre et Loire. «&nbsp;<em>Aujourd’hui, ce qu’on raconte, c’est qu’on tient bon dans le tangage, et que derrière les excellences des théâtres, des opéras… les artistes s’engagent sur le territoire et participent de son aménagement. Les artistes inventent à partir des sujets brûlants et des alertes écologiques, sociales et politiques. L’art peut empuissancer le réel</em> ».</p>



<p>Car selon elle, «&nbsp;<em>chaque territoire va apporter sa réponse</em> ».</p>



<p>Ce que <strong>Rima Abdul-Malak</strong>, ancienne ministre de la Culture, nuance avec pragmatisme «&nbsp;<em>Les réponses territoriales doivent s’accompagner de l’engagement de l’État ».</em>&nbsp;Rappelant que durant les deux années de son mandat le budget de son ministère a augmenté, elle explique que «&nbsp;<em>face à Bercy</em>&nbsp;» les arguments humains, culturels, esthétiques, territoriaux «&nbsp;<em>sont inaudibles</em>&nbsp;» et qu’il faut avancer des chiffres. Celui du tourisme par exemple, «<em>&nbsp;71 milliards en 2024 qui n’existeraient pas sans les investissements et les événements culturels, la culture étant le principal motif des touristes qui viennent en France</em>&nbsp;».&nbsp;</p>



<p>Des propos que complète <strong>Fanny Lacroix</strong>, maire de Châtel-en-Trièves (491 habitants) et Vice-présidente de l’Association des Maires ruraux de France. Défendant le «&nbsp;<em>Droit au village</em>&nbsp;» avec une fougue épatante, elle sait que conserver la classe unique d’une école, chaque service public, une vie culturelle, sont des combats, qu’il faut mener en inventant ses systèmes, mais aussi en réclamant ses droits.&nbsp;</p>



<p>Agnès Freschel</p>



<pre class="wp-block-verse">Les États généraux de la Culture ont eu lieu à Avignon<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> le 18 avril</mark> dans le cadre de <em>Curiosité(s), Avignon Terre de culture 2025</em></pre>



<p>Retrouvez nos articles <em><a href="https://journalzebuline.fr/category/societe/politique-culturelle/">Politique culturelle</a></em> ici </p>



<p></p>
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		<title>Le Théâtre d’Arles au cœur d’enjeux territoriaux ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Jun 2024 06:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>CLAIRE DE CAUSANSadjointe au maire Patrick de Carolis en charge de la Culture Zébuline. Pourquoi et comment avez-vous choisi Dominique Bluzet pour diriger le Théâtre municipal d’Arles&#160;?&#160; Claire de Causans. Patrick de Carolis l’a expliqué en Conseil municipal, ils se connaissent depuis très très longtemps&#160;! L’équipe actuelle voulait une direction, elle a refusé une candidature [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>CLAIRE DE CAUSANS</strong><br></mark>adjointe au maire Patrick de Carolis en charge de la Culture</h2>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="696" height="872" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/06/IMG_5038.jpg?resize=696%2C872&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-123974" style="width:368px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/06/IMG_5038.jpg?w=700&amp;ssl=1 700w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/06/IMG_5038.jpg?resize=239%2C300&amp;ssl=1 239w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/06/IMG_5038.jpg?resize=150%2C188&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/06/IMG_5038.jpg?resize=300%2C376&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/06/IMG_5038.jpg?resize=696%2C872&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/06/IMG_5038.jpg?resize=335%2C420&amp;ssl=1 335w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /></figure>
</div>


<p><strong>Zébuline. Pourquoi et comment avez-vous choisi Dominique Bluzet pour diriger le Théâtre municipal d’Arles&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p><strong>Claire de Causans.</strong> Patrick de Carolis l’a expliqué en Conseil municipal, ils se connaissent depuis très très longtemps&nbsp;! L’équipe actuelle voulait une direction, elle a refusé une candidature que nous lui proposions, et accepté celle de Dominique Bluzet qui correspondait à la volonté du mairie de construire un projet de territoire, d’étoffer et de diversifier l’offre tout en maintenant la spécificité de notre théâtre, qui était labellisé sur les écritures contemporaines. L’équipe n’a manifesté aucune réticence au projet de Dominique Bluzet, qui vient s’inscrire dans la programmation d’Ophélie Couailhac, qui programme dans ce théâtre depuis deux ans.&nbsp;</p>



<p><strong>Le processus de nomination n’est-il pas discutable&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p>C’est un théâtre municipal, la mairie peut nommer sa direction. Dominique Bluzet arrive avec un financement du ministère que nous avions perdu. Il est soutenu par le Département, la Région et l’État. Il ne transpose pas les saisons de ses théâtres&nbsp;ici, mais permet aux Arlésiens de bénéficier de quelques spectacles que nous n’avions pas les moyens de faire venir sur nos budgets propres. Nous serons très vigilants sur la grille tarifaire, il n’est pas question d’appliquer ici les tarifs aixois.&nbsp;</p>



<p><strong>Qui fera la programmation, donc&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p>La saison 2024-2025 est prévue par Ophélie Couailhac, il l’a entièrement validée et a proposé quelques spectacles supplémentaires. En 2025-2026, ils réfléchiront à la programmation ensemble. Il a même proposé à Ophélie Couaillac d’intervenir dans Les Théâtres [<em>structure regroupant les quatre théâtres que dirige Dominique Bluzet, ndlr</em>]. Tout cela est très positif, ce ne sera pas un énième théâtre de Dominique Bluzet, mais un lieu qui bénéficiera de ses réseaux et de son expertise, grâce aux synergies des moyens. Il réfléchira aussi à une programmation dans le Théâtre antique de 2000 places, qui est sous employé.&nbsp;</p>



<p><strong>Certaines craintes s’expriment sur la diffusion des compagnies locales…&nbsp;</strong></p>



<p>Alors là… Elles n’avaient aucune place au théâtre lors des mandatures précédentes, elles restaient à la porte, là on les accueille, on produit Marie Vauzelle par exemple. Bien sûr nous continuerons.&nbsp;</p>



<p><strong>Vous avez baissé les subventions de 600 000 à 400 000 euros en arrivant. C’était une erreur&nbsp;?</strong></p>



<p>Nous avons dû opérer des coupes budgétaires, mais ce budget de 600 000 euros a été rétabli depuis.&nbsp;</p>



<p><strong>Ne craignez-vous pas que cette alliance Arles-Marseille-Aix, menée par le président de One Provence, organisme métropolitain, relève d’une volonté de Martine Vassal de faire entrer Arles dans la métropole&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p>Je ne crois pas, et de toute façon Patrick de Carolis est clairement contre. Il s’entend bien avec Martine Vassal mais tient beaucoup à l’agglomération arlésienne et au PETR [<em>Pays d’Arles, ndlr</em>]. Tisser des liens ne change rien à notre indépendance.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>NICOLAS KOUKAS</strong><br></mark>conseiller municipal d’opposition (PCF)</h2>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="696" height="392" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/06/nicolas-koukas-3_542-7528346_20240126063616.jpeg?resize=696%2C392&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-123975" style="width:634px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/06/nicolas-koukas-3_542-7528346_20240126063616.jpeg?w=768&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/06/nicolas-koukas-3_542-7528346_20240126063616.jpeg?resize=300%2C169&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/06/nicolas-koukas-3_542-7528346_20240126063616.jpeg?resize=150%2C84&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/06/nicolas-koukas-3_542-7528346_20240126063616.jpeg?resize=696%2C392&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/06/nicolas-koukas-3_542-7528346_20240126063616.jpeg?resize=747%2C420&amp;ssl=1 747w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /></figure>
</div>


<p><strong>Zébuline. Vous avez fait part en Conseil municipal de votre opposition à la nomination de Dominique Bluzet à la tête du Théâtre d’Arles. Pourquoi&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>Nicolas Koukas.</strong> Je ne remets aucunement en cause ses qualités de directeur. Mais c’est une décision unilatérale du maire, sans appel d’offre, sans même une information préalable du Conseil municipal. En deux délibérations, on entérine sa nomination et une convention avec le théâtre aixois du Jeu de Paume. Après les erreurs du début de mandat, pourquoi leur ferait-on confiance&nbsp;?&nbsp;</p>



<p><strong>De quelles erreurs parlez-vous&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p>De la diminution brutale de budget du théâtre, passé de 600 000 euros à 400 000 euros quand Patrick de Carolis a pris ses fonctions. Nous avons perdu la convention avec l’État, Valérie Deulin [<em>directrice du théâtre jusqu’en 2022, ndlr</em>] est partie… et on a eu Édouard Baer, qui n’a tenu aucune de ses promesses. Tout a fait pschitt, il n’a pas ouvert le théâtre tous les jours comme il le promettait, n’a pas développé la programmation au Théâtre antique. Comment, après ces échecs, accepter une nouvelle décision sans consultation et sans débats&nbsp;?&nbsp;</p>



<p><strong>Le budget a été rétabli et Dominique Bluzet a une expérience de direction qu’Edouard Baer n’avait pas…</strong></p>



<p>Comme je vous le disais, je ne remets aucunement en cause ses qualités d’entrepreneur. Mais d’un côté 50 000 euros par an pour venir 7 jours par mois me semblent beaucoup, d’autre part les acteurs du territoire sont nombreux à être inquiets. Quelle place vont-ils avoir dans ce projet&nbsp;? Je ne suis pas aixois, je suis arlésien, et Arles a un ADN particulier. Quel est le projet pour notre théâtre municipal, la programmation va-t-elle tenir compte des acteurs de la ville, la tarification va-t-elle être revue la hausse&nbsp;? Ce théâtre a une histoire, il a été fermé par un maire de droite, rouvert par un maire de gauche, et mis en grande difficulté par Patrick de Carolis, qui a dissous l’association, composée d’acteurs arlésiens, qui l’administrait. Là, on nous impose un lien dont Arles ne veut pas. Depuis des années les 29 communes de l’agglomération se battent pour ne pas entrer dans cette métropole qui est dans une impasse économique, politique et administrative. La culture arlésienne n’est pas destinée à être la tête de pont d’un rapprochement territorial.&nbsp;</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>DOMINIQUE BLUZET</strong><br></mark>Directeur des Théâtres (Gymnase, Bernardines, Jeu de Paume et Grand Théâtre de Provence)</h2>



<p><strong>Vous dirigez 4 théâtres, à Aix et à Marseille, et une agence d’attractivité du territoire, One Provence. Pourquoi prendre en charge un théâtre de plus&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p><strong>Dominique Bluzet.</strong> Pour ce qui est de One Provence, la demande de Martine Vassal était honorifique, je ne suis pas payé pour exercer cette présidence, qui n’est pas une direction. La présidente du Département et de la Métropole cherchait quelqu’un qui avait réussi à réconcilier Aix et Marseille. Cette présidence se termine l’an prochain, mais la direction du Théâtre d’Arles repose effectivement sur la même dynamique.&nbsp;</p>



<p><strong>C’est une volonté de Martine Vassal&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p>Non, du ministère, qui veut réconcilier ce territoire. Depuis la guerre des Gaules, depuis César, le pouvoir administratif a quitté Marseille pour s’installer à Aix, qui croit à sa légitimité d’administrer la populace marseillaise… Pour sortir de cette représentation millénaire, je pense qu’il faut comme on l’a fait en 2013 coordonner nos dynamiques autour de la vie culturelle. C’est à dire reprendre l’histoire à la guerre des Gaules, et tenir compte enfin de l’Arlésienne en l’incluant dans la politique de création et de diffusion de ce territoire exceptionnel.</p>



<p><strong>Exceptionnel en quoi&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p>Le territoire Arles Aix Marseille regroupe des festivals et institutions de dimension internationale, photographie, art lyrique, théâtre, mais aussi arts émergents, édition… Mais les artistes de ce territoire ont du mal à être accompagnés en production et en diffusion. L’idée de l’État, parce que c’est Christopher Miles [<em>Directeur général de la création artistique au ministère de la Culture, ndlr</em>] et la Ville d’Arles qui sont venus me chercher, c’est d’aller vers plus d’efficacité en termes d’accompagnement des compagnies. Le plan «&nbsp;Mieux produire, mieux diffuser&nbsp;» du ministère permet d’engager 120 000 euros à Aix et 80 000 euros à Arles pour produire et diffuser les compagnies de la région.&nbsp;</p>



<p><strong>Moins votre salaire&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p>Le Théâtre d’Ales est en régie municipale. Pour le diriger je recevrai ce que recevait Édouard Baer, mais je serai là, pour accompagner les compagnies, élargir les publics en concernant tout le monde. On me reproche aussi d’uniformiser l’offre mais vous savez, en 6 jours d’ouverture des réservations pour les Théâtres, nous avons vendu 74 000 places, pour une programmation qui est tout sauf uniforme. Je programme et produis des compagnies d’ici comme celle d’Agnès Régolo, mais aussi Adama Diop avec un spectacle qui parle de violences policières, Joël Pommerat et son travail avec des détenus, du stand-up dans les cités à l’Après-M en reversant une part des recettes, parce qu’ils en ont besoin. Pour moi, aller vers, ce n’est pas aller chercher du public qui viendra dans mes théâtres ensuite, mais allier, rassembler, faire vivre les différences. Je sers un territoire avec ses gens, pas une ambition politique. J’arrive à Arles avec de l’argent, la possibilité de mutualiser les programmations, de mieux diffuser les compagnies qui auront plus de dates. J’arrive aussi dans un théâtre qui a souffert de la direction d’Édouard Baer et qui avait besoin d’une solution. On verra, à l’usage, si c’est cela qui convient.&nbsp;</p>



<p>ENTRETIENS RÉALISÉS PAR AGNÈS FRESCHEL</p>
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