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	<title>Archives des compagnie Exit - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des compagnie Exit - Journal Zebuline</title>
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		<title>Les rois porcs n’ont pas d’excuse</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Oct 2023 08:25:17 +0000</pubDate>
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<p>Le Théâtre Jean Vilar était plein à craquer de la jeunesse populaire de La Mosson et La Paillade, familière d’un lieu où la Ville de Montpellier programme des spectacles engagés et pratique une médiation active. <strong>Hélène Soulié</strong> y est en terrain familier&nbsp;: la metteuse en scène s’est formée à Montpellier et y a fait ses premières armes, et sa compagnie <strong>Exit</strong> y est toujours basée. Mais cet ancrage local n’empêche pas la portée universelle d’un spectacle pour enfants qui est une claque pour tous·tes.</p>



<p>Dans un décor enfantin astucieux où les meubles colorés se déplacent seuls, où les costumes ont tout du déguisement, une scène de prédation familiale a lieu. Le père (<strong>Jean Christophe Laurier</strong>), regard mauvais, bouche oblique, perruque blanche, bon chic terrifiant, accule sa fille, tandis que la mère fuit en conseillant à son enfant sans nom d’en faire autant. Celle-ci devra pourtant céder au rituel des « siestes » paternelles…</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Ce que disent nos fictions séculaires</mark></strong></p>



<p>Le premier acte est glaçant. <strong>Fanny Kervarec</strong>, qui joue l’enfant, s’étiole, se renferme, amenuise ses gestes, incarne la terreur et la culpabilité jusqu’au malaise. Le père éditeur et son ami écrivain, sorte d’affreux Matzneff gras, rois porcs libidineux, lorgnent sur la chair fraîche et dévorent des cervelles et de la viande crue. Ils sont l’incarnation dans le réel des ogres des contes, des loups, des pères qui veulent se marier avec leur fille, leur ôter le cœur, les endormir cent ans et dévorer les chevrettes.&nbsp;</p>



<p>Après ce premier acte sidérant c’est une autre fantaisie, féerique et libératrice, qui viendra réparer les traumatismes dans une joie tapageuse. L’âne de l’enfant (<strong>Nathan Jousni</strong>, très drôle) se révèle un hybride qui se genre au féminin. Il rencontre une Belle au bois dormant noire (formidable <strong>Laury Hardel</strong>) qui milite pour que la forêt renaisse. Leur road trip en auto tamponneuse délie peu à peu les paroles de l’enfant, son anorexie, sa terreur. Jusqu’au procès du père, définitif&nbsp;: oui, les hommes doivent s’interdire certains désirs, pour les enfants, surtout quand ils sont les leurs.</p>



<p><em>La fête est finie</em>. Ce <em>Peau d’âne</em> met un terme à l’inceste raconté dans le conte des Grimm et le film de Demy. La fée des lilas, le cake d’amour en prennent aussi pour leur grade. Mais au-delà, il construit un univers féérique possible où il y aurait des couples choisis, des hybrides et des trans, des princesses racisées et des espèces en voie d’apparition. De nouveaux contes, pour un nouveau monde non patriarcal.&nbsp;</p>



<p>AGNÈS FRESCHEL</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Peau d’âne, la fête est finie</em> a été créé les <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">12 et 13 octobre</mark> au Théâtre Jean Vilar, Montpellier.</pre>



<pre class="wp-block-verse"><strong>À venir</strong><br>Le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">28 janvier</mark> au Théâtre Savary, Villeneuve-lès-Maguelone</pre>
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		<title>Sous la peau des contes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Oct 2023 09:43:08 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La compagnie montpelliéraine Exit, dirigée depuis 2008 par Hélène Soulié, aporté ces dernières années sur les scènes révoltes les féministes et intersectionnelles contemporaines. Son MADAM –acronyme pour Manuel d’Auto Défense À Méditer&#8211;&#160; a marqué les théâtres&#160;: l’épopée post-genre en six épisodes prône une «&#160;tendresse radicale&#160;» et questionne profondément l’ordre patriarcal.&#160; &#160;Avec Peau d’Ane, la fête [&#8230;]</p>
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<p>La compagnie montpelliéraine <strong>Exit<em>, </em></strong>dirigée depuis 2008 par <strong>Hélène Soulié</strong>, aporté ces dernières années sur les scènes révoltes les féministes et intersectionnelles contemporaines. Son <em>MADAM</em> –acronyme pour <em>Manuel d’Auto Défense À Méditer</em>&#8211;&nbsp; a marqué les théâtres&nbsp;: l’épopée post-genre en six épisodes prône une «&nbsp;tendresse radicale&nbsp;» et questionne profondément l’ordre patriarcal.&nbsp;</p>



<p>&nbsp;Avec <em>Peau d’Ane, la fête est finie</em>, la metteure en scène sort de la performance et de l’adresse directe au spectateur, pour renouer avec un théâtre qui met en scène des personnages et se décline en actes. Elle veut s’adresser aux adultes mais aussi aux enfants, par le biais de cette histoire familière récrite par <strong>Marie Dilasser</strong>.&nbsp;</p>



<p>Car quel mythe affreux que ce conte&nbsp;! Charles Perreault le tempérait avec une marraine fée qui mettait fin à l’inceste mais les Frères Grimm sont plus crus encore, et la jeune fille désirée par son père doit le fuir, couverte de honte et de souillure, transformée en monstre hybride pour échapper à son désir qui restera impuni&nbsp;!</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">La valeur des filles</mark></strong></p>



<p>S’inspirant de Grimm et de Perreault, du film de Jacques Demy bien sûr mais aussi d‘éléments mythiques africains, Marie Dilasser compose sa pièce en trois actes&nbsp;: le premier, terrible, dans une cellule familiale où le père est tout puissant, éditeur d’un pédophile, et la mère fuyante&nbsp;et lâche ; le deuxième, où un âne hybride va guider la fillette dans sa fuite, aidé par d’autres princesses échappées de contes où on veut les endormir ou les empoisonner ; le troisième, un procès, enfin, celui des pères incestueux, des violeurs et détourneurs de mineures.&nbsp;</p>



<p>Un acte qui permettra enfin aux princesses des contes, et à tous les enfants, d’imaginer d’autres vies, d’autres relations amoureuses, choisies, dans une féminité souhaitée, qu’elles construiraient à leur guise sans enfiler des bagues ou des chaussures trop petites. Qui seules révèleraient la délicatesse, et donc la valeur, des filles&nbsp;?</p>



<p>AGNÈS FRESCHEL</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Peau d’Ane, la fête est finie</em><br>Marie Dilasser, Hélène Soulié<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Les 12 et 13 octobre</mark><br>Théâtre Jean Vilar, Montpellier<br><a href="http://theatrejeanvilar.montpellier.fr">theatrejeanvilar.montpellier.fr</a></pre>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/sous-la-peau-des-contes/">Sous la peau des contes</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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