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	<title>Archives des compétition - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des compétition - Journal Zebuline</title>
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		<title>[BERLINALE 2026] : Rose, de guerre lasse</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 22 Feb 2026 09:14:47 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La terre retournée sur les champs de bataille fume encore et fait lit aux charognes et aux squelettes. Le film s’ouvre sur ces images de désolation. Il ne s’y attardera pas. Il y a le Noir et le Blanc&#160;: le sang n’est pas rouge, l’herbe n’est pas verte. Pas de symbolisme chromatique, pas d’opposition, de [&#8230;]</p>
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<p>La terre retournée sur les champs de bataille fume encore et fait lit aux charognes et aux squelettes. Le film s’ouvre sur ces images de désolation. Il ne s’y attardera pas.</p>



<p>Il y a le Noir et le Blanc&nbsp;: le sang n’est pas rouge, l’herbe n’est pas verte. Pas de symbolisme chromatique, pas d’opposition, de complémentarité. Une palette de gris pour une photo superbe -signée <strong>Gerald Kerkletz</strong> qui recrée une Allemagne du 17<sup>ème</sup> siècle. Rurale, austère, meurtrie par la guerre de Trente ans.</p>



<p>Il y a dans le rôle-titre, <strong>Sandra Hüller</strong> &#8211; décidément une de nos grandes actrices européennes, qui décroche l&rsquo;Ours d&rsquo;argent d&rsquo;interprétation.</p>



<p>Il y a les nombreux récits et archives juridiques, aujourd’hui étudiés par les historiens, révélant le destin de toutes ces femmes en Europe qui se sont travesties en hommes pour des raisons diverses. Le réalisateur <strong>Markus Schleinzer</strong> s’en inspire.</p>



<p>Vêtue en soldat, cheveux courts sommairement taillés, cicatrice à la joue, et un œil déformé, l’ex-soldate Rose, arrive vêtue en homme dans un village protestant isolé. Elle mordille la balle qui l’a défigurée, suspendue à une chaîne autour du cou. Elle présente aux autorités, un titre de propriété sur une ferme abandonnée dont elle prétend être l’héritier. Malgré les suspicions, on la laisse s’installer dans la communauté. Peu à peu, elle s’y intègre. Elle doit accepter un mariage arrangé avec Suzanna (<strong>Caro Braun</strong>), la fille d’un riche fermier.</p>



<p>Double usurpation&nbsp;: d’identité et de genre. Double crime pour quelqu’un qui n’aspire qu’à la paix. L’issue ne pourra être un happy end.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Protection et carcan</strong></mark></p>



<p>Le monde est dangereux pour les femmes et plus encore pour la mystérieuse Rose qui a connu la guerre et bien d’autres épreuves dont on ne saura rien. Elle risque à chaque moment de se faire démasquer. Son travestissement qui lui a donné la liberté de travailler, de posséder ce bout de terre, la corsette aussi. Protection et carcan. La narration en voix off est étrangement douce sur cette âpre réalité.</p>



<p>Tourné dans les montagnes du Harz au cœur de la vallée de Glasebach, le film s’ancre dans la matérialité paysanne, les travaux quotidiens. Il faut sans cesse gagner des batailles contre la nature, essuyer pluies et tempêtes, se garder des ours, s’extraire de la boue.</p>



<p>Et ce lieu étranger en ce passé lointain nous laisse pourtant l’impression d’être lié à notre présent.</p>



<p>ELISE PADOVANI</p>



<p><em>Rose </em>de <strong>Markus Schleinzer</strong> / Prochainement en salle</p>



<p><strong><em>Ours d&rsquo;argent de la meilleure performance</em></strong> :<strong> Sandra Hüller</strong> dans <em>Rose</em></p>



<p><strong><em>Ours d’or</em> :</strong><em> Yellow Letters </em>d’<strong>İlker Çatak</strong></p>



<p><strong><em>Grand prix du jury</em> : </strong> <em>Kurtuluş (Salvation)</em> d&rsquo;<strong>Emin Alper</strong></p>



<p><strong><em>Prix du jury</em> : </strong><em>Queen at sea</em> de <strong>Lance Hammer</strong></p>



<p><strong><em>Ours d’argent de la meilleure réalisation</em> : </strong><em>Everybody Digs Bill Evans</em> de <strong>Grant Gee</strong></p>



<p><strong><em>Ours d’argent du meilleur scénario</em> : </strong><em>Nina Roza</em> de <strong>Geneviève Dulude-De Celles</strong></p>



<p></p>
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		<title>[Berlinale 2025] : Chine des Villes, Chine des champs</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Feb 2025 19:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la Une]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Living the land, rural, se développe sur un cycle de saisons. Girls on wire, urbain, se déroule sur une trentaine d’années. Tous deux situent leur narration à partir du basculement historique de la Chine dans l’économie de marché, en 1991. Ours d&#8217;argent du Meilleur réalisateur : Living the land, du printemps à l’hiver. Plan serré sur [&#8230;]</p>
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<p><em>Living the land</em>, rural, se développe sur un cycle de saisons. <em>Girls on wire</em>, urbain, se déroule sur une trentaine d’années. Tous deux situent leur narration à partir du basculement historique de la Chine dans l’économie de marché, en 1991.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Ours d&rsquo;argent du Meilleur réalisateur </mark></strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">: <strong><em>Living the land</em>, du printemps à l’hiver. </strong></mark></p>



<p>Plan serré sur un groupe de paysans entassés dans une charrette tirée par un tracteur entre des champs givrés. Un enfant tient une urne funéraire dans ses bras. Le tracteur peine à s’extraire de la boue grasse qui charge ses  roues. Elargissement progressif et lyrique du cadre.  Le regard s’envole des herbes roussies par l’hiver au paysage complet : une langue de terre limitée par la mer. Voilà les dernières images de <em>Living the Land</em>, deuxième long-métrage de <strong>Huo Meng</strong>, superbement photographié par <strong>Guo Daming</strong> . Métaphore de l’essor économique du pays et de l’effort douloureux pour s’arracher à cette terre qui nourrit les vivants et accueille les morts.</p>



<p>On est dans un village perdu au fin fond de la campagne chinoise. Pas d’électricité. Pas de téléphone. Pas de motorisation : on fauche les blés à la main,&nbsp; on laboure avec des bœufs. On inhume, on exhume en respectant des rites funéraires millénaires. On réunit les corps des époux. On met en scène le deuil de la famille tout de blanc vêtue, accompagnant le défunt à grandes gesticulations et lamentations ostentatoires -pas forcément sincères. On est pauvre. Le travail est harassant. On est soumis aux caprices météorologiques, au prélèvement par les autorités d’une partie de la récolte et nul ne trouve à y redire.</p>



<p>Là, vit Chuang ( <strong>Wang Shang</strong>). Il a10 ans, fait pipi au lit. Ses parents travaillant à la ville, l’ont confié à leur famille paysanne. Il entretient une relation privilégiée avec Li (<strong>Zhang Yanrong</strong>) son arrière grand mère, nonagénaire, fumeuse et frondeuse, ainsi qu’avec Xiuying (<strong>Zhang Chuwen</strong>), sa tante amoureuse en secret de l’instituteur. On capte la tristesse de la jeune femme quand elle est mariée contre son gré à un homme qu’elle n’aime pas. On suit le jeune Chuang à l’école, dans les champs au fil des travaux agraires.&nbsp; On le voit&nbsp; rire, jouer avec ses camarades, défendre son cousin handicapé mental des cruautés des villageois, et lire. Sa soif d’apprendre le prépare déjà à une autre vie. Loin de tout misérabilisme, on s’immerge dans la vie de ce village qui n’est plus tout à fait coupé du reste du monde. Le secrétaire du parti vient faire appliquer les directives du pouvoir central : visite médicale obligatoire, surveillance du ventre des femmes, des accouchements. Une télé arrive, puis un tracteur. Le réalisateur respectueux ne porte aucun jugement, laisse ressentir la beauté et le poids de la vie. L’individu est peu de chose face à la Nature et à l’Histoire qui s’incarne dans cette fresque paysanne.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><em>Girls on wire</em>, famille je vous hai-me</mark></strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="696" height="376" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/02/202503366_1.jpg?resize=696%2C376&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-127817" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/02/202503366_1.jpg?resize=1024%2C553&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/02/202503366_1.jpg?resize=300%2C162&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/02/202503366_1.jpg?resize=768%2C415&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/02/202503366_1.jpg?resize=1536%2C830&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/02/202503366_1.jpg?resize=2048%2C1107&amp;ssl=1 2048w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/02/202503366_1.jpg?resize=150%2C81&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/02/202503366_1.jpg?resize=696%2C376&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/02/202503366_1.jpg?resize=1068%2C577&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/02/202503366_1.jpg?resize=1920%2C1038&amp;ssl=1 1920w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/02/202503366_1.jpg?resize=777%2C420&amp;ssl=1 777w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/02/202503366_1.jpg?w=1392&amp;ssl=1 1392w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /></figure>



<p>Productrice de <em>Black Coal Ice</em>, Ours d’or en 2014, <strong>Vivian Qu</strong> revient à la Berlinale en tant que réalisatrice pour présenter son 2è long métrage&nbsp;: <em>Girls on wire</em></p>



<p>Une ouverture en filtre rouge au fond d’un tunnel prison bien noir où les coups pleuvent sur une jeune femme recroquevillée sur le sol. Suivie d’une évasion digne de Lisbeth Salender et d’une traque qui durera jusqu’à la fin de ce film hybride. Mélodrame social, thriller dérapant vers le pastiche voire la comédie. Comme si <em>Les deux Orphelines</em> rencontraient le polar coréen et le kung-fu. Le réel se frotte aux décors de la Cinecità chinoise à Chengseng. Par des allers retours entre présent et passé la réalisatrice laisse au spectateur le soin de reconstituer le destin de deux cousines, bousculant la chronologie et trouant le récit de nombreuses ellipses.</p>



<p>Fang Di (extraordinaire <strong>Wen Qi</strong>)&nbsp; a vu arriver chez elle sa cousine Tian Tian (<strong>Liú Hào-Cún</strong>) encore bébé et ses parents. Elles ont passé leur enfance ensemble comme deux sœurs. Le père de Tian Tian, resté seul, a sombré dans la drogue obligeant sa fillette à mentir et voler pour payer ses doses. Fang Di fuit la maison devenue irrespirable, pour devenir actrice et connaît une célébrité télévisuelle. Tian Tian reste, tombe aux mains des dealers de son père endetté, et se drogue à son tour, harcelant sa cousine pour obtenir de l’argent. L’entreprise de sa mère périclitant, Fang Di se retrouve également à rembourser les dettes familiales.</p>



<p>Quand le film commence les deux cousines ne se sont pas vues depuis 5 ans. Tian Tian vient de tuer un homme et Fang Di, désargentée, désabusée, est devenue cascadeuse dans des films d’arts martiaux, soumise à la volonté de metteurs en scène bien peu empathiques. On assiste avec Tian Tian à une scène de tournage insoutenable. On plonge, prise après prise, Fang Di suspendue par des câbles, depuis un pont, dans l’eau glacée d’un fleuve pour la propulser ensuite à son point de départ, sabre à la main, encore et encore, jusqu’au malaise de la jeune femme. Retrouvées par les mafieux, Fang Di et Tian Tian &nbsp;s’enfuient ensemble. Le drame social tourne au thriller avec des Méchants très méchants, des poursuites et des bagarres. Le fil évoqué par le titre anglais est celui du funambule qui cherche à garder l’équilibre. Mais il est d’autres fils pour ces filles, ceux qui les relient depuis l’enfance et tissent une sororité, une solidarité. Ceux &#8211; plus cordes que fils, qui attachent à une famille mortifère dont on ne peut se libérer et dont le film serre le nœud coulant.</p>



<p>ELISE PADOVANI</p>
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		<title>Jeux olympiques : la mystification</title>
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		<dc:creator><![CDATA[journalzebuline]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 May 2024 09:40:44 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. La flamme olympique est arrivée le 8 mai à Marseille, quelle est son histoire ?Aymeric Mantoux. La flamme, emblème des Jeux est née à Olympie. Mais son parcours sous forme de relais est l’idée de Carl Diem chargé par Hitler d’organiser les Jeux de Berlin en 1936. À son initiative, la torche fabriquée par les [&#8230;]</p>
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<p><strong>Zébuline. La flamme olympique est arrivée le 8 mai à Marseille, quelle est son histoire ?<br>Aymeric Mantoux.</strong> La flamme, emblème des Jeux est née à Olympie. Mais son parcours sous forme de relais est l’idée de Carl Diem chargé par Hitler d’organiser les Jeux de Berlin en 1936. À son initiative, la torche fabriquée par les usines d’armement Krupp est allumée dans le sanctuaire de Zeus, en Grèce, avant d’être acheminée à pied jusqu’à Berlin. Ce n’est ni une invention de Pierre de Coubertin, ni du Comité international olympique (CIO). On a choisi par la suite de conserver ce cérémonial… de propagande nazie.</p>



<p><strong>Dans votre livre vous démontez le mythe du baron Pierre de Coubertin.<br></strong>J’ai écrit ce livre car j’avais du mal à comprendre le décalage entre les activités très lucratives du CIO et l’humanisme affiché par ses membres se référant sans cesse aux valeurs de cet aristocrate de la fin du XIX<sup>e</sup> siècle. Les Jeux olympiques modernes favoriseraient la paix dans le monde, les rapprochements entre les peuples, le sport amateur. La « communauté des anneaux » a fait du baron Pierre de Coubertin un héros de l’olympisme, un demi-dieu. Or, le mythe ressemble plutôt à une mystification.</p>



<figure class="wp-block-pullquote"><blockquote><p>« C’était un opportuniste, un des premiers lobbyistes moderne »</p></blockquote></figure>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="683" height="1024" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/05/Portrait-Aymeric-Mantoux.jpeg?resize=683%2C1024&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-123695" style="width:449px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/05/Portrait-Aymeric-Mantoux.jpeg?resize=683%2C1024&amp;ssl=1 683w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/05/Portrait-Aymeric-Mantoux.jpeg?resize=200%2C300&amp;ssl=1 200w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/05/Portrait-Aymeric-Mantoux.jpeg?resize=150%2C225&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/05/Portrait-Aymeric-Mantoux.jpeg?resize=300%2C450&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/05/Portrait-Aymeric-Mantoux.jpeg?resize=696%2C1044&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/05/Portrait-Aymeric-Mantoux.jpeg?resize=280%2C420&amp;ssl=1 280w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/05/Portrait-Aymeric-Mantoux.jpeg?w=700&amp;ssl=1 700w" sizes="(max-width: 683px) 100vw, 683px" /><figcaption class="wp-element-caption">Aymeric Mantoux © X-DR</figcaption></figure>
</div>


<p><strong>C’est-à-dire&nbsp;?<br></strong>Par exemple, il n’a jamais inventé les Jeux modernes. Beaucoup avait eu l’idée avant lui. Il a surfé sur une idée qui était dans l’air du temps. Les devises olympiques qu’on lui prête « Citius, Altius, Fortius » ou «&nbsp;l’important est de participer&nbsp;» ne sont pas non plus de lui.<br>C’était un opportuniste, un des premiers lobbyistes moderne. Il s’est battu vingt ans contre vents et marées pour imposer son projet de « néo-Olympiades ». Avec ses «&nbsp;coubertinades&nbsp;» il vante à Jules Ferry, ministre de l’Instruction publique, les bienfaits du sport pour les enfants, au nationaliste Maurras, la nécessité de revitaliser la France, aux hommes de gauche la faculté d’étendre la paix dans le monde. Il ira jusqu’à prôner des idées marxistes espérant que le prolétariat puisse participer « tenacement, mais calmement, à sa propre élévation ». Il fut anti dreyfusard puis… dreyfusard. Le baron de Coubertin avait indéniablement des qualités&nbsp;: la diplomatie, la ténacité, le machiavélisme même qu’il a utilisé pour réaliser son grand œuvre mais l’humanisme, sûrement pas.</p>



<p><strong>Il a même collaboré avec le régime nazi.<br></strong>Tout à fait. Après la Première Guerre mondiale,&nbsp;les Allemands sont exclus des jeux mais sous couvert d’apolitisme Coubertin milite pour les réintégrer. Hitler y est peu favorable, souhaitant organiser des jeux aryens, puis se laisse convaincre. Il y voit un moyen de montrer au monde la supériorité de la race allemande. Coubertin a fait campagne pour les Jeux de Berlin. Intellectuel, introduit dans les milieux les plus influents du monde, il ne pouvait ignorer ce qui se passait outre-Rhin&nbsp;: les arrestations, les pogroms. <em>Mein Kampf</em> avait déjà été diffusé à des millions d’exemplaires. Les dirigeants du CIO, y compris Coubertin, se sont inclinés plus bas que terre devant le régime hitlérien. Les Jeux de Berlin signent la fin des valeurs de l’olympisme à considérer qu’elles aient existé.</p>



<p><strong>Vous lui reprochez aussi sa misogynie<br></strong>Beaucoup d’hommes soutenaient l’entrée des femmes aux JO. Pour lui, c’était inconcevable. Des années de rencontres avec des femmes athlètes ou militantes ne convaincront pas le baron. Il avait une conception martiale, élitiste du sport. Il faudra attendre son départ à la tête du CIO pour qu’elles puissent y participer.</p>



<figure class="wp-block-pullquote"><blockquote><p>« La seule raison d’être des Jeux olympiques est l’argent »</p></blockquote></figure>



<p><strong>Et son racisme.<br></strong>Conçus par des Blancs pour des Blancs, les Jeux olympiques ont été créés pour les pays « civilisés ». En 1904, Coubertin accepte que soient organisées les « Journées anthropologiques&nbsp;», des compétitions réservées aux représentants des «&nbsp;tribus sauvages&nbsp;» pour éviter de les intégrer dans ses Jeux. S’il a été en avance pour concrétiser les Jeux olympiques modernes, il était en retard sur tout le reste.</p>



<p><strong>Que pensez-vous des J.O. contemporains&nbsp;?</strong></p>



<p>Je ne suis pas contre les jeux, j’ai d’ailleurs travaillé au service communication des J.O.&nbsp;de Paris. Mais je refuse que l’on nous berne avec un discours s’appuyant sur une biographie tronquée. À ces niveaux de compétition, le sport amateur n’existe plus. La seule raison d’être des Jeux olympiques est l’argent. Ils rapportent des milliards d’euros au CIO qui est devenu une multinationale commercialisant à prix d’or ses droits de retransmission télé, ses emblèmes et ses anneaux olympiques, à Visa ou Coca-Cola. C’est une énorme machine à cash dont on peut se demander ce qui en est fait.</p>



<p><strong>Et des Jeux qui nous attendent&nbsp;?<br></strong>Ils sont là, autant les célébrer. Mais on nous avait promis des Jeux pour tous, inclusifs. Force est de constater qu’au prix des places, elles sont réservées à des «&nbsp;happy few&nbsp;». J’aurais mieux compris qu’au nom de l’olympisme on construise 24 stades de baskets dans les quartiers sensibles.<strong>&nbsp;</strong></p>



<p>ENTRETIEN RÉALISÉ PAR ANNE-MARIE THOMAZEAU&nbsp;</p>


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<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="500" height="678" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/05/COUV-PdeCoubertin.jpeg?resize=500%2C678&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-123696" style="width:222px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/05/COUV-PdeCoubertin.jpeg?w=500&amp;ssl=1 500w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/05/COUV-PdeCoubertin.jpeg?resize=221%2C300&amp;ssl=1 221w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/05/COUV-PdeCoubertin.jpeg?resize=150%2C203&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/05/COUV-PdeCoubertin.jpeg?resize=300%2C407&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/05/COUV-PdeCoubertin.jpeg?resize=310%2C420&amp;ssl=1 310w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /></figure>
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<pre class="wp-block-verse"><em>Pierre de Coubertin : l’homme qui n’inventa pas les Jeux Olympiques </em><br>Éditions du faubourg. <br>Sortie le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">15 mai</mark></pre>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/jeux-olympiques-la-mystification/">Jeux olympiques : la mystification</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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