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	<title>Archives des Denis Podalydès - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Denis Podalydès - Journal Zebuline</title>
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		<title>Le commun en toile de fond</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Jun 2026 08:42:54 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Un Ours dans le Jura</strong><br></mark>Michel et Cathy, couple de pépiniéristes usé par les dettes autant que par l’érosion conjugale, ne se parlent plus vraiment. Jusqu’au jour où un accident absurde impliquant un ours – pas très commun dans le Jura –, deux cadavres et deux millions d’euros en billets usagés leur donnent soudain de bonnes raisons de se taire ensemble. La tentation est trop forte : les voilà malfaiteurs malgré eux, embarqués dans une mécanique de mensonges, de disparition de corps et de décisions de plus en plus calamiteuses. Hiver rude, gendarmerie locale dépassée, truands en embuscade, running gags et rebondissements en série : on se croirait chez les frères Coen. Et c’est pourtant <strong>Franck Dubosc</strong> qui signe cette comédie policière très drôle et très noire, où tout le monde finit par échouer au <strong><em>Cul Pidon</em></strong><em>,</em> club échangiste tenu par une <strong>Emmanuelle Devos</strong> impayable. <strong>Laure Calamy</strong> y est formidable en femme au bord de l’explosion, <strong>Benoît Poelvoorde</strong> et <strong>Joséphine de Meaux</strong> composent un duo de gendarmes délicieusement dépassé, dans un film qui trouve son meilleur rythme lorsqu’il assume jusqu’au bout l’art du dérapage.<br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Mercredi 15 juillet<br></mark>Square Gilabert</strong>,Lavéra</p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>En Fanfare</strong><br></mark>Avec <em>En fanfare</em>, <strong>Emmanuel Courcol</strong> fait de la musique un révélateur social autant qu’un possible lieu de réparation. Thibaut, chef d’orchestre reconnu, apprend qu’il a été adopté lorsqu’une maladie l’oblige à rechercher un donneur compatible. Il découvre alors Jimmy, frère biologique resté dans le Nord, employé de cantine et tromboniste dans une fanfare. Tout pourrait tourner à l’opposition facile entre grande musique et pratique populaire, réussite individuelle et vies modestes, élégance bourgeoise et gouaille ouvrière. Le film se révèle au contraire d’une grande finesse. Il regarde ce que les trajectoires sociales fabriquent d’écarts, de malentendus, de blessures, mais aussi ce qu’un collectif peut encore réparer. Dans la fanfare, comme au cœur d’un orchestre, on ne joue pas pour briller seul : on écoute, on reprend, on tient la note avec les autres.<strong> Benjamin Lavernhe </strong>compose un Thibaut fragile derrière la maîtrise, tandis que <strong>Pierre Lottin</strong> donne à Jimmy une présence à la fois butée, drôle et bouleversante. Sans renoncer aux ressorts de la comédie populaire, <em>En fanfare</em> touche lorsqu’il rappelle que le commun se travaille, se répète, s’accorde.<br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Mercredi 22 juillet<br></mark>Maison de Saint-Julien-les-Martigues</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Youssef Salem a du succès<br></mark>Co-scénariste, entre autres, du <em>Nom des Gens,</em> </strong>la réalisatrice <strong>Baya Kasmi</strong>poursuit dans <em>Youssef Salem a du succès</em><strong> </strong>son exploration tendre et inquiète des névroses familiales. Derrière l’allure de comédie bien troussée, le film regarde ce qui se tait, se refoule, se transmet. Youssef, écrivain magnifiquement incarné par <strong>Ramzy Bedia</strong>, voit son roman <em>Le choc toxique</em>, inspiré sans ménagement de sa propre famille, sélectionné pour le Goncourt. Une consécration, certes, mais surtout une catastrophe possible : que se passerait-il si ses parents découvraient, sous la fiction, les secrets de leurs enfants, les désirs tus, l’homosexualité gardée secrète de sa sœur, les frustrations et les mensonges accumulés ? Portée par des dialogues vifs, l’énergie de <strong>Noémie Lvovsky</strong> en agente littéraire et la révélation <strong>Melha Bedia</strong>, formidable en cadette frondeuse, la comédie assume le burlesque sans esquiver la mélancolie. Kasmi y signe un film drôle, sensible, moins préoccupé par le regard communautaire que par le vertige intime du jugement familial.<br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Mercredi 29 juillet<br></mark>Place Jean Jaurès</strong>, Ferrières</p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Le Répondeur</strong><br></mark>Baptiste a du talent, mais peine encore à percer. Imitateur virtuose, il ne parvient pas à vivre de son art, jusqu’au jour où Pierre Chozène, écrivain célèbre en mal de silence, lui propose un drôle d’emploi : répondre au téléphone à sa place, avec sa voix, ses intonations, ses humeurs. Le dispositif pourrait n’être qu’un ressort de vaudeville ; <strong>Fabienne Godet</strong> en tire une comédie plus fine sur la délégation de parole, la reconnaissance et les vies qu’on traverse par procuration. Baptiste interprète, infléchit, invente, finit par prendre au sérieux ceux que l’écrivain tenait à distance. <strong>Salif Cissé</strong> donne à ce personnage en quête de légitimité une délicatesse incarnée, face à un <strong>Denis Podalydès</strong> parfaitement à l’aise en auteur absorbé par son propre prestige. Sous les quiproquos, <em>Le Répondeur</em> laisse également affleurer une jolie mélancolie, et même un certain vertige : celui des voix que l’on autorise, que l’on délègue, que l’on imite ou que l’on choisit de silencier.<br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Vendredi 31 juillet<br></mark>Plage des Laurons</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> <strong>Kneecap</strong><br></mark>Biopic pas comme les autres signé par <strong>Ruch Peppiatt</strong>, <em>Kneecap </em>aussi nerveux que le trio dont il raconte la naissance. À Belfast, Naoise, Liam Óg et JJ, membres du vrai groupe <strong>Kneecap</strong> et interprètes d’eux-mêmes, arrachent le gaélique irlandais aux marges où l’on voudrait le cantonner pour en faire une langue de fête, de provocation et de résistance. Le film épouse leur énergie : montage heurté, humour sale gosse, drogues, slogans, concerts en surchauffe, refus obstiné de rentrer dans le rang. Mais derrière l’insolence, quelque chose de plus profond circule : le poids de l’histoire nord-irlandaise, la mémoire encore vive du conflit, la transmission familiale, la possibilité pour une génération de parler autrement que dans la langue du pouvoir. <strong>Michael Fassbender</strong>, en père républicain fantomatique, donne au récit une gravité souterraine. Un film indocile, drôle, furieux, où le rap devient moins une échappatoire qu’une manière de reprendre possession du commun.<br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jeudi 3 septembre<br></mark>Cour de L’Île<br></strong>Dans le cadre du Festival Terre de Résistance</p>



<pre class="wp-block-verse">Tout le programme cinéma<br>Toutes les projections débutent à partir de 21h30 en juillet, et 21 h en août.<br><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">30 juin </mark></strong>: La vie, en gros de Kristina Dufková - Cour de l’école Damofli, Saint-Jean<br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">2 juillet </mark></strong>: Un P’tit truc en plus de Artus - Maison de Carro<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>15 juillet :</strong></mark> Un ours dans le Jura de Franck Dubosc - Square Gilabert, Lavéra<br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">16 juillet :</mark></strong> Paddington au Pérou de Dougal Wilson - Cour du gymnase Di Lorto<br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">17 juillet :</mark></strong> Sauvages de Claude Barras - entrée principale parc Paul Lombard, Figuerolles<br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">21 juillet :</mark></strong> Flow, le chat qui n’avait plus peur de l’eau de Gints Zilbalodis - Chapelle Sainte-Croix, La Couronne<br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">22 juillet :</mark></strong> En Fanfare de Emmanuel Courcol - Maison de Saint-Julien-les-Martigues<br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">23 juillet :</mark></strong> Sonic 3 de Jeff Fowler - devant le centre social Paradis Saint-Roch<br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">28 juillet :</mark></strong> Le Robot Sauvage de Chris Sanders - Maison de Saint-Pierre-les-Martigues<br><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">29 juillet :</mark></strong> Youssef Salem a du succès de Baya Kasmi - place Jean-Jaurès, Ferrières<br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">30 juillet : </mark></strong>Dragons de Dean Deblois - Chapelle de la Miséricorde (Notre-Dame des Marins)<br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">31 juillet :</mark></strong> Le Répondeur de Fabienne Godet - Plage des Laurons, Terrain de sport<br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">5 août :</mark></strong> Dumbo de Tim Burton - place du Marché, La Couronne<br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">6 août :</mark></strong> L'Amour ouf de Gilles Lelouche - Théâtre de verdure, Ferrières<br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">11 août :</mark></strong> Linda veut du poulet de Chiara Malta et Sébastien Laudenbach - Parc des sports Julien Olive<br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">13 août :</mark></strong> Le comte de Monte-Cristo de Matthieu Delaporte - Théâtre de verdure, Ferrières<br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">15 août :</mark></strong> Flo de Géraldine Danon - port de Carro<br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">20 août :</mark></strong> La Fureur du dragon de Bruce Lee - Théâtre de verdure, Ferrières<br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">21 août :</mark></strong> Chien de la casse de Jean-Baptiste Durand - Place Mirabeau, L'Île<br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">27 août :</mark></strong> Astérix et Obélix : mission Cléopâtre de Alain Chabat - Théâtre de verdure, Ferrières<br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">3 septembre :</mark></strong> Kneecap de Rich Peppiatt - Cour de L’Île (dans le cadre du festival Terre de Résistance)</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/cinema/">Cinéma ici</a></p>



<div class="wp-block-jetpack-slideshow aligncenter" data-effect="slide" style="--aspect-ratio:calc(696 / 292)"><div class="wp-block-jetpack-slideshow_container swiper"><ul class="wp-block-jetpack-slideshow_swiper-wrapper swiper-wrapper"><li class="wp-block-jetpack-slideshow_slide swiper-slide"><figure><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="696" height="292" alt="" class="wp-block-jetpack-slideshow_image wp-image-137214" data-id="137214" data-aspect-ratio="696 / 292" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-Wayna-Pitch.jpeg?resize=696%2C292&#038;ssl=1" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-Wayna-Pitch.jpeg?resize=1024%2C429&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-Wayna-Pitch.jpeg?resize=300%2C126&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-Wayna-Pitch.jpeg?resize=768%2C322&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-Wayna-Pitch.jpeg?resize=1536%2C643&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-Wayna-Pitch.jpeg?resize=150%2C63&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-Wayna-Pitch.jpeg?resize=696%2C291&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-Wayna-Pitch.jpeg?resize=1068%2C447&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-Wayna-Pitch.jpeg?resize=1003%2C420&amp;ssl=1 1003w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-Wayna-Pitch.jpeg?w=1600&amp;ssl=1 1600w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-Wayna-Pitch.jpeg?w=1392&amp;ssl=1 1392w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-block-jetpack-slideshow_caption gallery-caption">Kneecap © Wayna Pitch</figcaption></figure></li><li class="wp-block-jetpack-slideshow_slide swiper-slide"><figure><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="696" height="326" alt="" class="wp-block-jetpack-slideshow_image wp-image-137213" data-id="137213" data-aspect-ratio="696 / 326" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-Julien-Panie-2024-Gaumont-Pour-toi-Public-productions-France-2-Cinema.png?resize=696%2C326&#038;ssl=1" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-Julien-Panie-2024-Gaumont-Pour-toi-Public-productions-France-2-Cinema.png?resize=1024%2C480&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-Julien-Panie-2024-Gaumont-Pour-toi-Public-productions-France-2-Cinema.png?resize=300%2C141&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-Julien-Panie-2024-Gaumont-Pour-toi-Public-productions-France-2-Cinema.png?resize=768%2C360&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-Julien-Panie-2024-Gaumont-Pour-toi-Public-productions-France-2-Cinema.png?resize=1536%2C720&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-Julien-Panie-2024-Gaumont-Pour-toi-Public-productions-France-2-Cinema.png?resize=150%2C70&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-Julien-Panie-2024-Gaumont-Pour-toi-Public-productions-France-2-Cinema.png?resize=696%2C326&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-Julien-Panie-2024-Gaumont-Pour-toi-Public-productions-France-2-Cinema.png?resize=1068%2C501&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-Julien-Panie-2024-Gaumont-Pour-toi-Public-productions-France-2-Cinema.png?resize=896%2C420&amp;ssl=1 896w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-Julien-Panie-2024-Gaumont-Pour-toi-Public-productions-France-2-Cinema.png?w=1600&amp;ssl=1 1600w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-Julien-Panie-2024-Gaumont-Pour-toi-Public-productions-France-2-Cinema.png?w=1392&amp;ssl=1 1392w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-block-jetpack-slideshow_caption gallery-caption">Un Ours dans la Jura © Julien Panie &#8211; 2024 Gaumont &#8211; Pour toi Public productions &#8211; France 2 Cinéma</figcaption></figure></li><li class="wp-block-jetpack-slideshow_slide swiper-slide"><figure><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="696" height="464" alt="" class="wp-block-jetpack-slideshow_image wp-image-137211" data-id="137211" data-aspect-ratio="696 / 464" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-2025-Emmanuelle-Jacobson-Roques-Le-Bureau-Films.jpeg?resize=696%2C464&#038;ssl=1" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-2025-Emmanuelle-Jacobson-Roques-Le-Bureau-Films.jpeg?resize=1024%2C682&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-2025-Emmanuelle-Jacobson-Roques-Le-Bureau-Films.jpeg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-2025-Emmanuelle-Jacobson-Roques-Le-Bureau-Films.jpeg?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-2025-Emmanuelle-Jacobson-Roques-Le-Bureau-Films.jpeg?resize=1536%2C1023&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-2025-Emmanuelle-Jacobson-Roques-Le-Bureau-Films.jpeg?resize=150%2C100&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-2025-Emmanuelle-Jacobson-Roques-Le-Bureau-Films.jpeg?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-2025-Emmanuelle-Jacobson-Roques-Le-Bureau-Films.jpeg?resize=1068%2C712&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-2025-Emmanuelle-Jacobson-Roques-Le-Bureau-Films.jpeg?resize=630%2C420&amp;ssl=1 630w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-2025-Emmanuelle-Jacobson-Roques-Le-Bureau-Films.jpeg?w=1600&amp;ssl=1 1600w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-2025-Emmanuelle-Jacobson-Roques-Le-Bureau-Films.jpeg?w=1392&amp;ssl=1 1392w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-block-jetpack-slideshow_caption gallery-caption">Le répondeur © 2025 Emmanuelle Jacobson-Roques &#8211; Le Bureau Films</figcaption></figure></li><li class="wp-block-jetpack-slideshow_slide swiper-slide"><figure><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="696" height="287" alt="" class="wp-block-jetpack-slideshow_image wp-image-137210" data-id="137210" data-aspect-ratio="696 / 287" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-2023-Agat-Films-France-2-Cinema.jpeg?resize=696%2C287&#038;ssl=1" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-2023-Agat-Films-France-2-Cinema.jpeg?resize=1024%2C422&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-2023-Agat-Films-France-2-Cinema.jpeg?resize=300%2C124&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-2023-Agat-Films-France-2-Cinema.jpeg?resize=768%2C317&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-2023-Agat-Films-France-2-Cinema.jpeg?resize=1536%2C634&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-2023-Agat-Films-France-2-Cinema.jpeg?resize=150%2C62&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-2023-Agat-Films-France-2-Cinema.jpeg?resize=696%2C287&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-2023-Agat-Films-France-2-Cinema.jpeg?resize=1068%2C441&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-2023-Agat-Films-France-2-Cinema.jpeg?resize=1018%2C420&amp;ssl=1 1018w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-2023-Agat-Films-France-2-Cinema.jpeg?w=1600&amp;ssl=1 1600w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-2023-Agat-Films-France-2-Cinema.jpeg?w=1392&amp;ssl=1 1392w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-block-jetpack-slideshow_caption gallery-caption">En Fanfare © 2023 &#8211; Agat Films &#8211; France 2 Cinéma</figcaption></figure></li><li class="wp-block-jetpack-slideshow_slide swiper-slide"><figure><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="696" height="291" alt="" class="wp-block-jetpack-slideshow_image wp-image-137209" data-id="137209" data-aspect-ratio="696 / 291" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-2022-DOMINO-FILMS_FRANCE-2-CINEMA.png?resize=696%2C291&#038;ssl=1" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-2022-DOMINO-FILMS_FRANCE-2-CINEMA.png?resize=1024%2C428&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-2022-DOMINO-FILMS_FRANCE-2-CINEMA.png?resize=300%2C125&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-2022-DOMINO-FILMS_FRANCE-2-CINEMA.png?resize=768%2C321&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-2022-DOMINO-FILMS_FRANCE-2-CINEMA.png?resize=1536%2C641&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-2022-DOMINO-FILMS_FRANCE-2-CINEMA.png?resize=150%2C63&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-2022-DOMINO-FILMS_FRANCE-2-CINEMA.png?resize=696%2C291&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-2022-DOMINO-FILMS_FRANCE-2-CINEMA.png?resize=1068%2C446&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-2022-DOMINO-FILMS_FRANCE-2-CINEMA.png?resize=1006%2C420&amp;ssl=1 1006w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-2022-DOMINO-FILMS_FRANCE-2-CINEMA.png?w=1600&amp;ssl=1 1600w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/06/Copyright-2022-DOMINO-FILMS_FRANCE-2-CINEMA.png?w=1392&amp;ssl=1 1392w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-block-jetpack-slideshow_caption gallery-caption">Youssef Salem a du succès © 2022 Domino</figcaption></figure></li></ul><a class="wp-block-jetpack-slideshow_button-prev swiper-button-prev swiper-button-white" role="button"></a><a class="wp-block-jetpack-slideshow_button-next swiper-button-next swiper-button-white" role="button"></a><a aria-label="Pause Slideshow" class="wp-block-jetpack-slideshow_button-pause" role="button"></a><div class="wp-block-jetpack-slideshow_pagination swiper-pagination swiper-pagination-white"></div></div></div>
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		<title>Molière : du papier à musique </title>
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		<dc:creator><![CDATA[journalzebuline]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Dec 2024 09:25:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Georges Forestier, qui nous a quittés au printemps dernier sans avoir le temps de tenir ce livre entre ses mains, imagine une biographie de Molière racontée par Dorimond (Nicolas Drouin), un comédien contemporain de Molière auquel Denis Podalydès prête ici sa voix. Comme son titre l’indique, cette biographie co-éditée par Gallimard et Harmonia Mundi, met [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Georges Forestier</strong>, qui nous a quittés au printemps dernier sans avoir le temps de tenir ce livre entre ses mains, imagine une biographie de Molière racontée par Dorimond (Nicolas Drouin), un comédien contemporain de Molière auquel <strong>Denis Podalydès</strong> prête ici sa voix. Comme son titre l’indique, cette biographie co-éditée par Gallimard et Harmonia Mundi, met en valeur la musique au centre des nombreuses œuvres de l’auteur, comme les comédies-ballets <em>La Princesse d’Elide </em>(1664), Georges<em> Dandin</em> (1668) ou encore le<em> Bourgeois gentilhomme </em>(1670), commandées par le roi pour ses fêtes.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette part musicale, parfois occultée par une tradition scolaire privilégiant le texte de l’auteur, est ici mise à l’honneur par des partitions de Lully et Charpentier, les deux collaborateurs de Molière, interprétées par l’ensemble des Arts Florissants dirigé par <strong>William Christie</strong>. Chaque chapitre comprend des extraits enregistrés par les comédiens du <strong>Théâtre Molière Sorbonne</strong>, compagnie créée par Georges Forestier en 2017 qui restitue ici dans une prononciation historiquement informée les textes de l’auteur.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Partenariat public-privé</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce parcours chronologique retrace les différentes étapes de la vie de Molière et de ses comédiens : menant d’abord une vie itinérante avec sa troupe de l’Illustre Théâtre, il se stabilise à Paris avec la protection de Monsieur, frère du roi, avant de gagner la faveur du roi lui-même. Chaque création est reliée à des événements privés ou publics : c’est peu après son mariage avec la jeune Armande Béjart qu’il crée <em>L’École des femmes </em>(1663), et la visite de l’émissaire du Grand Turc lui donne le sujet du <em>Bourgeois gentilhomme </em>(1670). Les rivalités de l’auteur sont aussi évoquées : celle l’opposant aux comédiens de l’hôtel de Bourgogne, ou encore à Pierre Corneille, avec qui il finit par collaborer pour la versification de <em>Psyché </em>(1671). Dorimond lui reproche même d’avoir plagié une de ses pièces pour la création de <em>Dom Juan</em>. Toutefois, ce dramaturge, qui n’a pas connu la gloire de Molière, n’exprime aucune amertume dans ce récit au ton d’admiration palpable, et dans lequel nous entendons la voix de Georges Forestier, ici ressuscité par un Dorimond-Podalydès ventriloque. </p>



<p class="wp-block-paragraph">MATHILDE MOUGIN</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Molière, la musique d’une vie</em>, de <strong>Georges Forestier</strong><br><a href="https://www.gallimard.fr/catalogue/moliere-la-musique-d-une-vie/9782073082718">Gallimard</a>&nbsp;et <a href="https://boutique.harmoniamundi.com/merch/475026-georges-forestier-denis-podalyds-comdiens-du-thtre-molire-sorbonne-les-arts-florissants-william-christie-molire-la-musique-dune-vie">Harmonia Mundi</a> – 28 €&nbsp;</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/litterature/"><em>Livres</em> et <em>Littérature</em> ici </a></p>
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		<title>[Festival d&#8217;Avignon] Les mères, l’État et la loi</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Jul 2024 11:55:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La tragédie d’Euripide est un de ces grands textes antiques dont on ne sait trop ce qu’ils disent, sinon que la loi des dieux gouverne les mortels et impose quelques principes : l’accueil des étrangers, la protection des faibles et en particulier des hôtes, mais aussi les irréductibles supériorité des Grecs et infériorité des femmes. [&#8230;]</p>
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]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph">La tragédie d’Euripide est un de ces grands textes antiques dont on ne sait trop ce qu’ils disent, sinon que la loi des dieux gouverne les mortels et impose quelques principes : l’accueil des étrangers, la protection des faibles et en particulier des hôtes, mais aussi les irréductibles supériorité des Grecs et infériorité des femmes. Ces principes, interrogés aujourd’hui, apparaissent à la fois comme étonnamment protecteurs et éminemment archaïques et violents. Car Hécube, reine troyenne dont les Grecs viennent de sacrifier la fille pour obtenir des vents favorables, demande justice non pour cette Polyxène mais pour son plus jeune fils tué lui aussi, mais par un Thrace. Les Dieux et les Grecs, qui ont sacrifié sa fille, lui viendront en aide pour venger son fils, en lui permettant d’aveugler le roi Thrace mais aussi d’assassiner ses deux enfants. Une « justice » qui a tout d’une vengeance, comme le fait remarquer <strong>Denis Podalydès</strong>, qui joue Agamemnon, mais aussi le juge de l’intrigue contemporaine. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Car <em>Hécube, pas Hécube</em> n’est pas <em>Hécube</em>, mais un jeu autour des répétitions, par les Comédiens-Français, de la deuxième partie de la pièce, une fois la mort de Polyxène évacuée, concentrée sur la mort du fils et la vengeance. L’actrice qui joue Hécube est aussi mère d’un enfant autiste victime de maltraitance dans un centre d’accueil. Elsa Lepoivre, magnifique, se dédouble, portant la douleur des deux mères et leur commun besoin de réparation.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Justice ou vengeance</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les analogies entre les deux histoires jettent un trouble sur les motivations des mères : Hécube est essentiellement vindicative mais la démarche de Nadia, la comédienne, n’est pas exempte de culpabilité et d’ambiguïté. Comment aime-t-on son enfant autiste qui refuse parfois les câlins, et dont on ne peut projeter l’avenir ? Que doit faire un État, ses lois, pour protéger les handicapés qui s’automutilent et ne comprennent ni les consignes ni les interdictions ? Qui est coupable, l’employé maltraitant ou l’État qui le recrute sans le former ni le contrôler ?&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Protection. C’est la leçon du théâtre antique qui aveugle les coupables, les rois de Thrace et les Œdipe, qui ont manqué de clairvoyance. Le secrétaire d’État qui n’a pas réagi aux alertes et signalements de maltraitance finira comme eux les yeux crevés, hurlant de douleur. Les rois et les États doivent protéger les faibles, ou tout perdre face à la douleur et aux aboiements des mères blessées.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Théâtre et humanité</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La force de <strong>Tiago Rodrigues </strong>est de tisser tout cela peu à peu, par des analogies, une grande fluidité entre les scènes où la tragédie antique se déploie, Loïc Corbery faisant face avec panache et duplicité à la vengeance d’Hécube ; celles où Nadia face au juge, à l’avocate, parle avec une humanité sensible de son fils et de ses intérêts restreints d’autiste ; et celles où tous répètent <em>Hécube</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car c’est le théâtre qui fait lien, offert de l’intérieur par la troupe hors norme du Français. Les spectateurs invités à leur table, dans l’intimité de leurs répétitions, assistent à leur questionnement amusé sur le texte, son racisme et son sexisme ; sur la mise en scène, le décor, les costumes noirs ; sur le jeu, les scènes chorales mal réglées, la juste hauteur d’un cri, le ressenti réel d’une comédienne qui pleure une fiction. Une maîtrise du jeu, du lieu, du temps, du texte, du sens, magistrale.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">AGNÈS FRESCHEL</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Hécube, pas Hécube </em>est donné jusqu’au <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">16 juillet</mark> à la Carrière Boulbon<br><br><strong>À noter</strong><br>Spectacle diffusé en direct sur France 2 le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">5 juillet</mark></pre>
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		<title>Quand ça tourne mal </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Jan 2024 13:33:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Cédric Kahn]]></category>
		<category><![CDATA[Denis Podalydès]]></category>
		<category><![CDATA[Jonathan Cohen]]></category>
		<category><![CDATA[Making of]]></category>
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		<category><![CDATA[Provence]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’est un film dans le film. Celui qui raconte le combat d’ouvriers pour sauver leur usine que tourne Simon (Denis Podalydès). Mais très vite tout dérape. Car dès la première séquence, il est clair que ce ne sera pas facile&#160;: le jeune recruté pour le making of du film entre dans le champ&#160;et on doit [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">C’est un film dans le film. Celui qui raconte le combat d’ouvriers pour sauver leur usine que tourne Simon (<strong>Denis Podalydès</strong>). Mais très vite tout dérape. Car dès la première séquence, il est clair que ce ne sera pas facile&nbsp;: le jeune recruté pour le making of du film entre dans le champ&nbsp;et on doit retourner la scène. Il est viré et remplacé par un jeune figurant qui a confié au réalisateur son premier scenario, Joseph <strong>(Stefan</strong> <strong>Crépon</strong>). Puis les financiers font pression pour que la fin soit modifiée&nbsp;: «&nbsp;<em>On a financé un film avec une fin positive, hyper optimiste. Là, c’est super plombant.&nbsp;</em>»Simon se rend compte que son producteur (<strong>Xavier Beauvois</strong>) leur a fourni un autre scénario que le sien&nbsp;! La star (<strong>Jonathan Cohen</strong>) intervient pendant le tournage pour donner encore plus de place à son personnage et écraser Nadia, la jeune actrice débutante (<strong>Souheila</strong> <strong>Yacoub</strong>). Très vite tout dérape pour Simon qui refuse de renoncer à raconter «&nbsp;<em>l’histoire vraie de gens écrasés par le capitalisme, celles d’ouvriers occupant leur usine menacée de délocalisation. </em>» Les financiers retirent les fonds, son producteur est dépassé et est souvent aux abonnés absents. Il faut alléger le plan de travail, couper des scènes, ce que propose la directrice de production (<strong>Emmanuelle Bercot</strong>). Les techniciens, sous pression, vont-ils travailler sans salaire&nbsp;? Sa femme&nbsp; (<strong>Valérie Donzelli</strong>) lui reproche de ne penser qu’à son travail et veut le quitter. Joseph qui fait le making of le suit partout, faisant en quelque sorte le portrait d’un cinéaste en burn-out. Ce sera peut-être le seul film à l’arrivée craint l’habilleuse.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Sans lourdeur</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La mise en abyme n’est certes pas un thème original. On pense évidemment à <em>La  Nuit américaine</em> de Truffaut, <em>Mulholland drive</em> de Lynch ou <em>Ça Tourne à Manhattan</em> de Tom DiCillo. En trois actes, le dernier film de <strong>Cédric Kahn</strong>, <em>Making of</em> est un film sur le travail du cinéma : «<em> Ce qui m’intéressait, c’était d’entrer dans le cinéma par un angle politique et social, et pas du tout mythologique,</em> explique Cedric Kahn<em>. Un film politique, social, humain sur le cinéma, mais surtout amusant.</em> » Et c’est réussi. Les acteurs, aussi bien les comédiens professionnels que les figurants, des ouvriers recrutés dans les Yvelines où le film a été tourné, sont excellents. Des scènes drôles, une mise en scène impeccable, le choix de trois formats – la vidéo du stagiaire filmant le making of en format carré, la comédie en format normal et le film des ouvriers en scope –, une réflexion sociale sans lourdeur, répondent à la question posée au début du film : « <em>Que veulent les spectateurs ? Qu’on parle d’eux ou oublier leurs soucis ? </em>» Peut-être les deux ! </p>



<p class="wp-block-paragraph">ANNIE GAVA</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Making of</em>, de <strong>Cédric Kahn</strong><br>En salles le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">10 janvier</mark></pre>
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		<title>« Je verrai toujours vos visages », le pouvoir des liens</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Mar 2023 05:38:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Adèle Exarchopoulos]]></category>
		<category><![CDATA[Aix-en-Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Denis Podalydès]]></category>
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<p class="wp-block-paragraph"><em>«&nbsp;Je ne suis pas très douée pour montrer du doigt tout ce qui ne va pas. Ce qui m’anime, c’est de montrer ce qui marche.&nbsp;» </em>Cette confidence, lâchée au fil d’une rencontre avec la réalisatrice <strong>Jeanne Herry</strong>, résume à elle seule l’originalité et la force de ce cinéma décidément singulier. Héritier d’un certain cinéma social, soucieux de montrer les marges, leurs rouages et les petits miracles qui s’y nichent, il emprunte également ses intrigues, sa force narrative et son sens du symbole au genre policier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Porté par une direction d’acteurs millimétrée, <em>Je verrai toujours vos visages </em>se révèle tout aussi efficace et puissant que <em>Pupille</em>, son précédent long-métrage, sorti il y a cinq ans. On retrouve d’ailleursplusieurs acteurs et actrices déjà présents dans <em>Pupille&nbsp;</em>: <strong>Élodie Bouchez</strong>, de moins en moins rare (et c’est tant mieux&nbsp;!)&nbsp;; <strong>Gilles Lellouche</strong>, de nouveau sollicité pour mettre à mal sa virilité naturelle&nbsp;; et évidemment <strong>Miou-Miou</strong>, mère de la scénariste et réalisatrice, sur une partition plus délicate. La distribution est ici carrément superlative&nbsp;: <strong>Adèle Exarchopoulos</strong>, <strong>Jean-Pierre Darroussin</strong>, <strong>Leïla Bekhti</strong>, <strong>Denis Podalydès </strong>et <strong>Fred Testot </strong>complètent ce casting cinq étoiles, en compagnie de nouveaux venus plus que prometteurs. Soit <strong>Suliane Brahim</strong>, <strong>Dali Benssalah </strong>ou encore <strong>Birane Ba</strong>, tous plus talentueux les uns que les autres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le tout pourrait cependant sonner bien faux. Après s’être, avec <em>Pupille</em>, intéressée aux mécanismes de l’adoption en y scrutant chaque étape (accouchement sous X, aide sociale à l’enfance …) c’est aux rouages de la justice restaurative que <em>Je verrai toujours vos visages </em>s’intéresse. On y croise des victimes de violences et des auteurs d’infractions, confrontés les uns aux autres par des dispositifs propices à de beaux échanges. Délinquants, criminels, victimes se rencontrent sous le regard et la supervision d’interlocuteurs attentifs pour comprendre, apprendre et grandir. Casse-gueule, le dispositif fonctionne cependant à pleins tubes. Il faut dire que la réalisatrice est, de son propre aveu, «<em>&nbsp;passionnée avant tout par le lien&nbsp;: par ceux qui les nouent, les défont … Par leur effritement mais aussi par leur renforcement. C’est vraiment tout ce qui m’intéresse.&nbsp;</em>»Et cela se voit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">SUZANNE CANESSA</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Je verrai toujours vos visages</em>, de<strong> Jeanne Herry</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En salle le 29 mars</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le film a été présenté en avant-première au cinéma Le Cézanne à Aix-en-Provence, et suivi d’une rencontre avec son équipe.</p>
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