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	<title>Archives des drag - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des drag - Journal Zebuline</title>
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		<title>Miss Knife ne s’émousse jamais  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 May 2026 07:39:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Travestissement et théâtre ont une histoire commune : à leur création, Antigone et Électre étaient jouées par des hommes et quand Shakespeare invente le mythe de l&#8217;amour impossible, c&#8217;est un travesti qui joue Juliette. Quant à la grève du sexe imaginée par Aristophane, elle est menée par des hommes travestis portant masques, devant un public [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Travestissement et théâtre ont une histoire commune : à leur création, Antigone et Électre étaient jouées par des hommes et quand Shakespeare invente le mythe de l&rsquo;amour impossible, c&rsquo;est un travesti qui joue Juliette. Quant à la grève du sexe imaginée par Aristophane, elle est menée par des hommes travestis portant masques, devant un public exclusivement masculin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le travestissement sur les scènes n&rsquo;était pas qu&rsquo;un moyen de pallier l&rsquo;absence des femmes&nbsp;: Shakespeare, Sophocle, Aristophane recrutaient des acteurs «&nbsp;féminins&nbsp;», et plaçaient la question du travestissement (dans <em>Comme il vous plaira</em> ou <em>La Nuit des Rois</em>), et du pouvoir masculin (dans <em>Antigone </em>ou <em>Lysistrata</em>) au centre de leurs pièces. Inventaient même Tyrésias, le mythe de la transsexualité réversible. Car évidemment, le recours à des acteurs travestis, et féminins, a marqué notre répertoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La démarche d&rsquo;<strong>Olivier Py </strong>témoigne de cette histoire singulière et Miss Knife, personnage de théâtre inventé en 1992 dans <em>La Nuit au cirque,</em> n’est ni simplement drag, certainement pas intergenre, mais complètement queer. Elle est l’autre identité d&rsquo;un homme, cisgenre, homosexuel, qui assume d&rsquo;aimer, par moments travestis, être une femme.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et les récitals de Miss Knife sont, depuis 32 ans, formidables.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Intrinsèquement d&rsquo;abord, parce que ses musiciens, ici un pianiste de jazz occasionnellement chanteur, sont excellents. Et parce Miss Knife chante très bien, juste et avec émotion et nuance. Et surtout parce que les chansons sont très bien écrites&nbsp;: on y retrouve la puissance d&rsquo;écriture lyrique des pièces de théâtre, la dérision, mais avec plus d&rsquo;intimité, de confidence, et plus d’indulgence envers les «&nbsp;trouducs&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">À chaque récital le public applaudit debout Olivier Py habillé en femme, tendance drag, talons hauts, faux cils, aigrette démesurée, robes et bas à paillette. Qui fait admirer le décolleté plongeant de son dos, s&rsquo;allonge et bat des jambes en disant «&nbsp;<em>j&rsquo;adore faire ça</em>&nbsp;». Demande «&nbsp;<em>y a-t-il encore des hétéros de base dans la salle&nbsp;?</em>&nbsp;» et réplique aux femmes qui lèvent la main «&nbsp;<em>non une femme n&rsquo;est jamais de base</em>&nbsp;».&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette femme travestie qui garde son phallus – elle s&rsquo;appelle Miss Knife tout de même – est le directeur du Théâtre du Châtelet. L’ancien directeur du <em>Festival d’Avignon</em>. Elle fait cela devant des publics étrangers aux questions queer qui viennent voir Olivier Py, et elle est applaudie, comprise, admise. La représentation des queers sur scène a fait, depuis 30 ans, en partie grâce à Miss Knife, un sacré bond en avant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">AGNÈS FRESCHEL</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Miss Knife </em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">21 au 23 mai</mark><br><a href="https://www.lestheatres.net/fr/a/5496-miss-knife">Théâtre des Bernardines,</a> Marseille </pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/"><em>Scènes</em> ici </a></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Politique, pénétration et course à pied </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chloé Macaire]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 May 2026 10:34:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[On y était]]></category>
		<category><![CDATA[Anne-Laure Thumerel]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Capital sexuel]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après un mois et demi à travailler les questions de mémoires et d’oubli [Lire ici], la Biennale des Écritures du réel s’est conclue sur plusieurs propositions consacrées à l’amour. Donnée au Théâtre La Cité, la soirée Capital sexuel mettait en dialogue deux performances s’intéressant aux rapports de domination dans la sphère romantico-sexuelle.  L’intitulé de cette [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Après un mois et demi à travailler les questions de mémoires et d’oubli [<a href="https://journalzebuline.fr/ecrire-le-reel-pour-militer-contre-loubli/">Lire ici</a>], la <em><a href="https://www.theatrelacite.com/biennales">Biennale des Écritures du réel </a></em>s’est conclue sur plusieurs propositions consacrées à l’amour. Donnée au Théâtre La Cité, la soirée <em>Capital sexuel </em>mettait en dialogue deux performances s’intéressant aux rapports de domination dans la sphère romantico-sexuelle. </p>



<p class="wp-block-paragraph">L’intitulé de cette soirée s’inspire du concept de capitalisme affectif, inventé par la sociologue Eva Illouz pour décrire la façon dont le domaine des émotions et le langage économique s’influencent mutuellement. Les deux performances font ouvertement référence au travail de la chercheuse, et le prolonge en un geste artistique.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La soirée a débuté par une sortie de résidence de la « créature drag » <strong>Giboulé de Marx</strong> pour son premier spectacle <em>Nos intimités politiques</em>. Dès le début de cette conférence drag, iel annonce la couleur : « <em>on va parler politique et cul</em> ». Vêtu·e d’un magnifique costume en tulle d’inspiration arlequin et installé·e derrière un grand bureau, Giboulé de Marx se lance dans une leçon sur l’histoire de la pénétration depuis la pédérastie institutionnelle en Grèce. « <em>La pénétration est une question de statut </em>» argumente-t-iel, dans les relations sexuelles hétéro comme homosexuelles, et peut à ce titre être analysé au prisme du rapport de classe. Notre conférencier·e drag conduit brillamment cet argumentaire avec humour et moult anecdotes, citant Marx et Illouz, et intercalant son cours avec des moments de performances ou de lip-sync. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Libération ou libéralisation ? </mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Après l’entracte, c’est au tour d&rsquo;<strong>Anne-Laure Thumerel</strong> de prendre place sur scène avec <em>next/autopsy d’un massacre amoureux</em>. Lorsque le public revient dans la salle, l’autrice et comédienne court sur un tapis de course, en robe rouge à manche longue. Derrière elle sur un écran noir, une pluie de phrases décousues : « <em>on n’allait pas se marier non plus </em>», « <em>les femmes se font souvent des films </em>» et finalement, « <em>on ne s’était rien promis </em>» </p>



<p class="wp-block-paragraph">Quand elle prend la parole, sans cesser de courir, elle s’adresse à un amant invisible, qu’elle décrit comme un «&nbsp;<em>amoureux consommateur éternellement insatisfait&nbsp;</em>» et appelle «&nbsp;<em>mon amour</em>&nbsp;», terme qu’il refuse. Il vient de la quitter… enfin pas vraiment, car ils n’ont jamais été ensemble. Face à un absent qui prétend ne pas vouloir restreindre son autonomie en l’enfermant dans un couple, elle ironise, décortique le langage pseudo-libérateur mais surtout transactionnel auquel il semble emprunter. L’écriture est piquante, précise, tout en allitération et en assonance. L’effort de son interminable course sur place l’essouffle, mais elle continue de courir : l’image est évidente, mais résolument efficace.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La comédienne change progressivement de position dans sa tirade et adopte une approche théorique de la situation. Elle lui &#8211; nous &#8211; fait littéralement la leçon sur ce qu’est le capitalisme affectif et sur le rôle qu’a joué la libération sexuelle dans son avènement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">CHLOÉ MACAIRE&nbsp;</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Capital sexuel #1 et #2</em> ont été donné le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">29 avril</mark> au <a href="https://www.theatrelacite.com">Théâtre La Cité</a>, Marseille</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/on-y-etait/"><em>On y était</em> ici </a></p>
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		<title>Bingo : Le Makeda fait un carton</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lilli Berton Fouchet]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Mar 2025 10:13:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Tout a été pensé pour une immersion dans l’univers&#160;gothico-chic, avec des roses et leurs ronces suspendues un peu partout dans la salle.&#160;Dessous, c’est le collectif House of Belles Plantes, composé des drag-queens&#160;Mandragwhore, Scott Von Teufel et Stevie&#160;Rosebush, qui accueillait le public pour un bingo «&#160;hystéro&#160;» dominical. Au programme, de l’humour, des blagues&#160;pinquantes, et de jolis [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Tout a été pensé pour une immersion dans l’univers&nbsp;gothico-chic, avec des roses et leurs ronces suspendues un peu partout dans la salle.&nbsp;Dessous, c’est le collectif House of Belles Plantes, composé des drag-queens&nbsp;Mandragwhore, Scott Von Teufel et Stevie&nbsp;Rosebush, qui accueillait le public pour un bingo «&nbsp;hystéro&nbsp;» dominical. Au programme, de l’humour, des blagues&nbsp;pinquantes, et de jolis lots à gagner… de quoi rester concentré malgré la scénographie punk-gothico, et les performances théâtrales, très glamour, qui ont ponctué le jeu.&nbsp;</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Dragothico</mark></strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Le soir venu, le&nbsp;Makeda&nbsp;s’est ensuite transformé en piste de danse où les « adelphes&nbsp;gotchiks », comme&nbsp;iels&nbsp;se nomment, ont offert&nbsp;des performances à&nbsp;tour de rôle après avoir&nbsp;changé·es&nbsp;leurs tenues&nbsp;: pendant que l’un·e&nbsp;performe,&nbsp;l’autre commente et met le son (électro, punk et new-wave au menu). Puis au public de se scinder en deux, et laisser la place nécessaire aux drags pour un défilé de tenues extravagantes.&nbsp;Scott Von Teufel avec son collier de clown élisabéthain, sa grande coiffe en tulle et ses chaussures à plateformes, Stevie&nbsp;Rosebush&nbsp;avec son crâne presque ciré, ses yeux noirs en pointe et habillé d’un corset en cuir et en clous, et&nbsp;Mandragwhore, avec un maquillage impressionnant<a></a>, face pâle et point noirs, et une cravate de satin rouge.&nbsp;Le public répond, avec sifflement et éloge tout du long.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">LILLI BERTON FOUCHET</p>



<pre class="wp-block-verse">La soirée du collectif <strong><em>House of Belles Plantes</em></strong> s’est déroulée le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">2 mars</mark> au Makeda, Marseille.</pre>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Beauty Queens</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Mar 2023 09:12:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>
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		<category><![CDATA[Coline Abert]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À rebours des spectaculaires RuPaul’s Drag Race et autres déclinaisons du genre, c’est une scène drag underground et complexe que Last Dance donne à découvrir. La documentariste Coline Abert s’est plongée trois ans durant dans le quotidien de Vinsantos DeFonte, alias Lady Vinsantos. Cette drag-queen très connue du milieu underground a fait ses armes à [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">À rebours des spectaculaires RuPaul’s Drag Race et autres déclinaisons du genre, c’est une scène drag underground et complexe que <em>Last Dance </em>donne à découvrir. La documentariste <strong>Coline Abert </strong>s’est plongée trois ans durant dans le quotidien de Vinsantos DeFonte, alias Lady Vinsantos. Cette drag-queen très connue du milieu underground a fait ses armes à San Francisco et surtout New Orleans, jusqu’à y fonder sa propre école. La caméra de Coline Abert explore ses ateliers, réunions, répétitions et performances scéniques avec générosité et délicatesse. Le résultat se révèle redoutablement émouvant&nbsp;: le portrait de la Nouvelle-Orléans, de cette ville devenue, après l’ouragan Katrina, une scène émergente à la créativité folle, vaut le détour. De même que cette exploration d’un art souvent réduit à des clichés ou des artefacts. On découvre, si on en doutait encore, la part artistique, politique et même intersectionnelle, au sens le plus noble du terme, du drag, pratique consistant à trouver en soi la femme, ou même l’homme, qui sommeille. Dont les très émouvantes Fauxniqueet Sarah Cards, ces femmes que Vinsantos qualifiera de «&nbsp;cisters&nbsp;».&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">L’adieu à l’alter ego</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutes deux explorent leur propre féminité trop longtemps niée ou tue à travers le drag&nbsp;; Fauxniquese fait également drag king à ses heures perdues, de même qu’une élève de l’école trouvant «&nbsp;hilarant&nbsp;» de désagréger par la force de l’humour et de la sensualité la virilité toxique. Franky Canga, fort d’une pratique assidue de la danse, interroge le corps et la représentation du corps noir, jusqu’à se réapproprier, pour sa performance parisienne, le célèbre <em>Strange Fruit </em>de Billie Holiday. L’autre belle idée de <em>Last Dance </em>consiste à accompagner la naissance de la vocation drag, l’émulsion de ses jeunes recrues, et dans le même temps, le désir de raccrocher nourri par Vinsantos. On se replonge, au fil de rares mais éclairantes archives et savamment disséminées, dans les premiers pas de cet alter ego féminin présent dès l’enfance. Mais aussi dans des années marquées par le sida, Act Up, les drogues en tout genre … L’adieu à l’alter ego, annoncé et inévitable, n’en est pas moins bouleversant.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">SUZANNE CANESSA</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Last Dance</em>, de <strong>Coline Abert</strong><br>En salle depuis le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">22 février</mark></pre>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/beauty-queens/">Beauty Queens</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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