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	<title>Archives des Émilie Marsh - Journal Zebuline</title>
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		<title>Marseille groove au féminin</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gaëlle Cloarec]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Apr 2024 17:25:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les scènes de musiques actuelles sont trop souvent le mauvais élève de la parité. Les Femmes s&#8217;en Mêlent s&#8217;est donné pour mission de visibiliser les artistes femmes, pour que les programmateurs ne puissent plus se dédouaner en disant «&#160;mais on n&#8217;en a pas trouvé&#160;!&#160;». Créé en 1997 à Paris, le festival voulait à l&#8217;origine «&#160;apporter [&#8230;]</p>
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<p>Les scènes de musiques actuelles sont trop souvent le mauvais élève de la parité. <strong><em>Les Femmes s&rsquo;en Mêlent</em></strong> s&rsquo;est donné pour mission de visibiliser les artistes femmes, pour que les programmateurs ne puissent plus se dédouaner en disant «&nbsp;<em>mais on n&rsquo;en a pas trouvé&nbsp;!</em>&nbsp;». Créé en 1997 à Paris, le festival voulait à l&rsquo;origine «&nbsp;<em>apporter une réponse à leur sous-représentation dans la plupart des festivals (principalement estivaux)</em>&nbsp;». On lui doit la mise en lumière d&rsquo;artistes de grand talent, comme Jeanne Added, La Grande Sophie ou Christine &amp; The Queens. Désormais, la structure entend aussi favoriser l&rsquo;accès des femmes aux moyens de production artistique, et leur mise en réseau pour qu&rsquo;elles puissent peser plus dans les négociations. Elle s&rsquo;appuie sur un dispositif d’actions, <strong><em>Les Femmes s&rsquo;engagent</em></strong>, qui propose ateliers, conférences, rencontres, projections et débats.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Une prog&rsquo; solide</mark></strong></p>



<p>Trois dates printanières sont prévues à Marseille. Le 18 avril, <strong>Jil Caplan</strong> sera accueillie&#8230; dans un cinéma, L&rsquo;Artplexe sur la Canebière. Un beau lieu, propre à recevoir la chanteuse qui défendra son dernier album, <em>Sur les cendres danser</em>, avec sa complice, compositrice et musicienne accomplie, <strong>Émilie Marsh</strong>. Le 26 avril, c&rsquo;est au Makeda que résonneront les voix de deux jeunes femmes, <strong>Maëlle</strong> et <strong>Alice</strong>. Dans un registre similaire, empreint des tourments affectifs de leur génération, elles se succéderont sur la scène de la rue Ferrari, la première avec, notamment, des airs de <em>Fil rouge</em>,&nbsp; la seconde avec ceux de <em>Photographie</em>, deux albums sortis en 2023. Le lendemain, des artistes aux prestations plus rageuses attireront les marseillaises prêtes à ne pas s&rsquo;en laisser compter par le patriarcat. <strong>Eesah Yasuke</strong> vient du rap et cela s&rsquo;entend&nbsp;: elle a obtenu un prix au Printemps de Bourges 2022, récompensant une vraie personnalité dans cet univers musical souvent très formaté. Quant à <strong>Maïcee</strong>, son flow rapide et ses thèmes crus devraient séduire le public du Makeda.</p>



<p>GAËLLE CLOAREC</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Les Femmes s’en mêlent</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Les 18, 26 et 27 avril<br></mark>Cinéma Artplex et Makeda, Marseille</pre>
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		<title>Ode à la liberté</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Oct 2023 10:37:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[En rayon]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ne pas confondre&#160;! Marylou de Michel Polnareff c’est avec un «&#160;y&#160;», celle-ci met les points sur les «&#160;i&#160;» et se refuse à tout «&#160;y&#160;» patriarcal. Les deux créatrices de l’opus Mauvaise(s) Fille(s), Émilie Marsh, autrice, compositrice et réalisatrice, et Maryline Maillot, interprète et autrice, brossent des portraits de femmes en dix chansons, composées et écrites [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Ne pas confondre&nbsp;! <em>Marylou</em> de Michel Polnareff c’est avec un «&nbsp;y&nbsp;», celle-ci met les points sur les «&nbsp;i&nbsp;» et se refuse à tout «&nbsp;y&nbsp;» patriarcal. Les deux créatrices de l’opus <em>Mauvaise(s) Fille(s)</em>, <strong>Émilie Marsh</strong>, autrice, compositrice et réalisatrice, et <strong>Maryline Maillot</strong>, interprète et autrice, brossent des portraits de femmes en dix chansons, composées et écrites par Émilie Marsh à l’exception de <em>Petite fille</em> dont le texte est dû à Maryline Maillot.&nbsp;</p>



<p>Leurs mots se lovent au cœur des mélodies soutenues finement par des guitares aux sonorités qui flirtent avec la pop et le folk, le tout habillé de sons électro, de percussions efficaces et de chœurs (Maryline Maillot) qui offrent leurs échos. La voix de Maryline Maillot aborde les paroles avec une fine simplicité, en un phrasé sans fioritures inutiles. Les finales des chansons se plaisent parfois à des suspens abrupts qui laissent à l’auditeur la résonance des mélodies, tandis que d’autres prolongent leur magie en réitérations rêveuses…</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">La révolte s’arpège</mark></strong></p>



<p>La fausse innocence des cantilènes offre une distanciation ironique aux paroles parfois acides et aux passions exacerbées. «&nbsp;La joie de vivre&nbsp;» communicative de <em>Seconde adresse</em> suit celle, «&nbsp;légère&nbsp;», qui «&nbsp;scintille&nbsp;» et «&nbsp;ne veut pas choisir&nbsp;». La liberté des corps et des esprits irrigue les vagues d’un «&nbsp;amour qu’on ne nous a pas appris&nbsp;». Les personnages sont «&nbsp;comme le vent qui ose&nbsp;» même dans une <em>Impasse Paradis</em>, s’endorment «&nbsp;au cœur du volcan&nbsp;», «&nbsp;plonge(nt) et replonge(nt) dans l’autre vie&nbsp;» et «&nbsp;décide(nt) de faire (leur) chemin&nbsp;». Si l’ivresse peut être recherchée dans les alcools interdits ou les choix de vie qui s’éloignent des routes communes, celles que les «&nbsp;braves gens&nbsp;» de la <em>Mauvaise réputation</em> de Brassens «&nbsp;n’aiment pas&nbsp;», elle rend hommage au courage d’être pleinement soi. <em>Mauvaises filles</em>, le titre éponyme qui clôt l’album, décline les multiples définitions de cette expression, tellement plus négative que sa version masculine, -une certaine aura en littérature entoure le «&nbsp;mauvais garçon&nbsp;» alors que la «&nbsp;mauvaise fille&nbsp;» est définitivement perdue-. Un disque pailleté où révolte et fête s’arpègent, lumineuses, comme leurs interprètes.&nbsp;</p>



<p>MARYVONNE COLOMBANI</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Mauvaise(s) fille(s)</em><br><strong>MARILOU</strong><br>label marseillais Free Monkey Records</pre>
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