<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des En rayon - Journal Zebuline</title>
	<atom:link href="https://journalzebuline.fr/tag/en-rayon/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://journalzebuline.fr/tag/en-rayon/</link>
	<description></description>
	<lastBuildDate>Mon, 24 Jun 2024 14:38:35 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9.4</generator>

<image>
	<url>https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/cropped-LOGO512SITE-4-e1659637379402.png?fit=32%2C32&#038;ssl=1</url>
	<title>Archives des En rayon - Journal Zebuline</title>
	<link>https://journalzebuline.fr/tag/en-rayon/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
<site xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">209690185</site>	<item>
		<title>Cet obscur objet qu’est le théâtre</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/cet-obscur-objet-quest-le-theatre/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=cet-obscur-objet-quest-le-theatre</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/cet-obscur-objet-quest-le-theatre/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Jun 2024 14:38:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[En rayon]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Alain Simon]]></category>
		<category><![CDATA[Bernard Duperrein]]></category>
		<category><![CDATA[Conversations à Bilbao]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Marie Broucaret]]></category>
		<category><![CDATA[La ligne d'encre]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[livre]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=124302</guid>

					<description><![CDATA[<p>C’est leur éditeur, Bernard Duperrein qui, après la lecture de ce qui deviendra le premier chapitre du livre, Conversations à Bilbao, demandera aux deux hommes de théâtre que sont Jean-Marie Broucaret et Alain Simon de compléter ce dialogue d’une bonne quarantaine de pages par d’autres essais composés sur le même mode à propos de leur [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/cet-obscur-objet-quest-le-theatre/">Cet obscur objet qu’est le théâtre</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>C’est leur éditeur, <strong>Bernard Duperrein</strong> qui, après la lecture de ce qui deviendra le premier chapitre du livre, <em>Conversations à Bilbao</em>, demandera aux deux hommes de théâtre que sont <strong>Jean-Marie Broucaret</strong> et <strong>Alain Simon</strong> de compléter ce dialogue d’une bonne quarantaine de pages par d’autres essais composés sur le même mode à propos de leur expérience de théâtre et de transmission. Suivant la méthode inspirée d’un travail mené avec deux actrices au Théâtre des Ateliers (<em>Dialogue</em>), il s’agit d’échanger des mails dans un délai de 24 heures après le moment où l’on reçoit le texte de l’autre, «&nbsp;<em>quelle que soit notre disponibilité, ou de notre inspiration</em>&nbsp;», explique Alain Simon en introduction&nbsp;: «&nbsp;<em>Les dates de début et de fin du dialogue sont fixées à l’avance</em>&nbsp;» une lecture à haute voix hors de leurs lieux d’exercice détermine l’intérêt de ce qui est produit. Comme le lieu de rencontre fut un hôtel de Bilbao, le titre était tout trouvé&nbsp;! La réflexion porte sur la manière de mener «&nbsp;<em>l’option théâtre&nbsp;</em>», le lieu de la représentation, la problématique de la scène et de ses «&nbsp;<em>murs</em>&nbsp;», le moment où le jeu commence, où l’acteur «&nbsp;<em>entre en jeu&nbsp;</em>». C’est brillant, profond, illustré de références. Le langage technique n’est pas occulté, mais éclairé de façon que tout type de lecteur puisse saisir les enjeux du propos. Le théâtre&nbsp;«&nbsp;<em>porte un espoir dans l’humanité. Plus qu’un art vivant, c’est un art des vivants&nbsp;</em>». Un ouvrage qui se lit comme un roman. Une pépite&nbsp;!</p>



<p>M.C.</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Conversations à Bilbao</em>, de <strong>Jean-Marie Broucaret</strong> et <strong>Alain Simon</strong><br>Éditions La ligne d’encre - 12 €</pre>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/cet-obscur-objet-quest-le-theatre/">Cet obscur objet qu’est le théâtre</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/cet-obscur-objet-quest-le-theatre/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">124302</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Croquer les êtres et leurs mots</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/croquer-les-etres-et-leurs-mots/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=croquer-les-etres-et-leurs-mots</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/croquer-les-etres-et-leurs-mots/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Jun 2024 14:35:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[En rayon]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Le génie des élèves]]></category>
		<category><![CDATA[Les Enfants Rouges]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[livre]]></category>
		<category><![CDATA[Olivier Mariotti]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=124299</guid>

					<description><![CDATA[<p>Olivier Mariotti nous invite à découvrirLe génie des élèves, quatre opuscules, un volume par saison, au format de poche au sens propre, sous-titrés «&#160;cinq questions majeures en mode mineur&#160;». Face à chaque portrait au crayon noir d’un·e adolescent·e (issu·e d’une classe de collège ou de lycée), se déclinent ses réponses sur cinq thèmes, toujours les [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/croquer-les-etres-et-leurs-mots/">Croquer les êtres et leurs mots</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Olivier Mariotti </strong>nous invite à découvrir<em>Le génie des élèves</em>, quatre opuscules, un volume par saison, au format de poche au sens propre, sous-titrés «&nbsp;<em>cinq questions majeures en mode mineur</em>&nbsp;». Face à chaque portrait au crayon noir d’un·e adolescent·e (issu·e d’une classe de collège ou de lycée), se déclinent ses réponses sur cinq thèmes, toujours les mêmes&nbsp;: L’amour, L’école, La mode, L’art, Les réseaux sociaux. S’esquissent des réminiscences rimbaldiennes avec les poings dans les poches, un penchant pour la révolte avec des poings serrés, ou une angoisse existentielle lorsqu’ils se plaquent des deux côtés du front… Sept minutes de pause par dessin, c’est la contrainte que s’est posée le professeur, qui, à la fin de la séance pose les questions précitées, toujours dans le même ordre. L’écrit validé par l’élève viendra s’imprimer en regard de son portrait. Les questions ne font pas appel à des connaissances mais à une expérience, explique en préface l’auteur. Cette inscription dans le temps de l’autre, dans sa présence, est touchante de sincérité. Certaines réponses sont d’une profondeur émouvante. L’ensemble donne un panorama tendre et présente une vision sensible, nuancée et intelligente de la jeunesse actuelle. Une bouffée d’air frais alors que les dystopies rôdent…</p>



<p>M.C.</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Le génie des élèves</em>, de <strong>Olivier Mariotti</strong><br>Éditions Les Enfants Rouges – 10 €</pre>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/croquer-les-etres-et-leurs-mots/">Croquer les êtres et leurs mots</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/croquer-les-etres-et-leurs-mots/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">124299</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Entre traditions occidentales et orientales</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/entre-traditions-occidentales-et-orientales/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=entre-traditions-occidentales-et-orientales</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/entre-traditions-occidentales-et-orientales/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Jun 2024 14:33:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[En rayon]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Guy Astic]]></category>
		<category><![CDATA[La fièvre du roman]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[livre]]></category>
		<category><![CDATA[Rouge Profond]]></category>
		<category><![CDATA[Salman Rushdie]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=124296</guid>

					<description><![CDATA[<p>Il y a quelque chose qui relève de la gageure que de vouloir donner un portrait de l’auteur génialement prolifique qu’est Salman Rushdie. Guy Astic part de leur rencontre aux Écritures Croisées dont l’écrivain avait été l’invité d’honneur en 2008 grâce à la «&#160;fée littéraire d’Aix-en-Provence&#160;», Annie Terrier. Malgré la fatwa qui pesait déjà sur [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/entre-traditions-occidentales-et-orientales/">Entre traditions occidentales et orientales</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Il y a quelque chose qui relève de la gageure que de vouloir donner un portrait de l’auteur génialement prolifique qu’est Salman Rushdie. <strong>Guy Astic</strong> part de leur rencontre aux <em>Écritures Croisées</em> dont l’écrivain avait été l’invité d’honneur en 2008 grâce à la «&nbsp;fée littéraire d’Aix-en-Provence&nbsp;», Annie Terrier. Malgré la fatwa qui pesait déjà sur lui sous le prétexte que <em>Les Versets Sataniques</em>, paru en 1988 ridiculiseraient le Coran et Mahomet, il avait séduit l’auditoire par sa verve, son détachement, son sens de l’humour, sa finesse, son élégance, sa faculté à faire de tout un récit. «&nbsp;<em>Il est resté</em>, affirme Guy Astic, <em>cette force qui va, vouée à l’art sans bornes du roman, foncièrement transgressif, qu’il ne cesse de régénérer&nbsp;</em>». Le critique, en une étude aussi passionnée que subtile, établit un ample réseau de références qui inscrivent Salman Rushdie dans la grande tradition de la littérature mondiale. On passe de «&nbsp;<em>la lignée du poète ourdou pakistanais Faiz Ahmed Faiz (1911-1984)</em>&nbsp;» à Pablo Neruda, Conrad, Tchekhov, Cervantès. Si <em>«&nbsp;la littérature est un territoire de controverses&nbsp;</em>», elle est aussi lieu de brassages. L’écrivain né dans l’Inde indépendante dans une ville bâtie par les Britanniques, elle-même «&nbsp;<em>mélange d’Orient et d’Occident&nbsp;</em>», a vu sa famille subir de plein fouet la partition entre les États du Pakistan et de l’Inde. Auteur post-colonial de fait, il mettra en pratique une écriture kaléidoscopique affirmant&nbsp;«&nbsp;<em>qu’aucun ensemble d’idées n’est intouchable</em>&nbsp;». En neuf chapitres, l’œuvre est parcourue avec une gourmandise sans cesse renouvelée, de la «&nbsp;<em>pollinisation croisée&nbsp;</em>» à «&nbsp;<em>l’imagination fractale&nbsp;</em>», de «&nbsp;<em>la langue sous la langue, ou l’anglais sens dessus dessous</em>&nbsp;» au «&nbsp;<em>roman protéen&nbsp;</em>» puis «&nbsp;<em>effervescent</em>&nbsp;». Les télescopages linguistiques, les collisions entre les langues et les histoires, nourrissent une «&nbsp;<em>jubilation romanesque</em>&nbsp;» dans laquelle on a hâte de se replonger.</p>



<p>MARYVONNE COLOMBANI</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Salman Rushdie, La fièvre du roman</em>, de <strong>Guy Astic</strong><br>Éditions Rouge Profond – 20 €</pre>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/entre-traditions-occidentales-et-orientales/">Entre traditions occidentales et orientales</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/entre-traditions-occidentales-et-orientales/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">124296</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Maroc et péril climatique</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/maroc-et-peril-climatique/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=maroc-et-peril-climatique</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/maroc-et-peril-climatique/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Jun 2024 12:36:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[En rayon]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Gallimard]]></category>
		<category><![CDATA[Librairies]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[livre]]></category>
		<category><![CDATA[Zineb Mekouar]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=124077</guid>

					<description><![CDATA[<p>On avait découvert le formidable talent narratif de Zineb Mekouar avec son premier livre La Poule et son cumin qui lui avait valu de faire partie des finalistes du Goncourt du premier roman 2022. Elle y racontait le destin de Kenza et Fatiha, deux petites filles issues de milieux sociaux opposés se retrouvant adultes à [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/maroc-et-peril-climatique/">Maroc et péril climatique</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>On avait découvert le formidable talent narratif de <strong>Zineb Mekouar</strong> avec son premier livre <em>La Poule et son cumin </em>qui lui avait valu de faire partie des finalistes du Goncourt du premier roman 2022. Elle y racontait le destin de Kenza et Fatiha, deux petites filles issues de milieux sociaux opposés se retrouvant adultes à Casablanca. Qu’étaient-elles devenues dans cette société qui punit l’avortement et interdit l’amour hors mariage&nbsp;?</p>



<p>Elle nous revient avec ce bouleversant <em>Souviens-toi des abeilles</em>&nbsp;(Gallimard), qui aborde avec un souffle poétique les difficultés d’un monde rural marocain se heurtant inexorablement au réchauffement climatique, à la sécheresse des sols, au tarissement des sources, à la suffocation des plantes. Cette souffrance de la nature pousse les hommes vers les villes et des destins incertains&nbsp;; un exode qui atomise, fait disparaître les lignées, les tribus, les traditions.</p>



<p>Sur les hauteurs du village d’Inzerki, le Taddart apparaît, immense, adossé à un flanc de montagne. Il est construit en terre, sur cinq étages, chacun étant composé de cases pouvant contenir plusieurs ruches de forme circulaire, faites de roseaux tressés. Chaque ruche appartient à une famille. «&nbsp;Voler&nbsp;» du miel qui n’appartient pas à sa lignée peut entraîner les pires calamités.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-black-color">Gardien de la mémoire</mark></strong></p>



<p>Un soir, alors que son bébé malade est pris de spasmes, Aicha désespérée se rend en pleine nuit au rucher sacré afin de le nourrir avec le meilleur des miels, celui des abeilles noires. Depuis cette nuit, il y a onze ans, Aicha a cessé de parler même à son fils Nadir, indifférente à tout. Parfois, elle est saisie de crises qui la font hurler dans la vallée. Pour les villageois, elle est la «&nbsp;possédée&nbsp;», «&nbsp;l’étrangère&nbsp;». De son côté, le père, Omar, est parti travailler à Agadir, censément pour gagner de quoi nourrir sa famille restée au village, mais surtout pour fuir cette femme qu’il aime mais qui n’est plus qu’un fantôme. Heureusement pour Nadir, il y a Jeddi, le grand-père gardien de la mémoire de ses années de jeunesse lorsque chaque ruche abritait des milliers d’abeilles et que leur bourdonnement s’étendait à des kilomètres autour du village&nbsp;; témoin d’un temps où la gestion de l’eau et le ramassage du bois se réglaient en Jmaa, en conseil des sages. Jeddi détient le secret des vents, des caroubiers, des oliviers, des thuyas et de l’arganier centenaire Mais surtout, il sait parler aux abeilles. À travers lui et sa transmission de mémoire et de savoirs, c’est un véritable hymne à la nature, au vivant que nous offre Zineb Mekouar.</p>



<p>ANNE-MARIE THOMAZEAU</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Souviens-toi des abeilles</em>, de <strong>Zineb Mekouar</strong><br>Gallimard – 19 €</pre>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/maroc-et-peril-climatique/">Maroc et péril climatique</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/maroc-et-peril-climatique/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">124077</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Du tri et des héritages</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/du-tri-et-des-heritages/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=du-tri-et-des-heritages</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/du-tri-et-des-heritages/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Jun 2024 08:56:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[En rayon]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[livre]]></category>
		<category><![CDATA[Plaine Page]]></category>
		<category><![CDATA[Sarah Kéryna]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=124002</guid>

					<description><![CDATA[<p>Inscrit dans la thématique de la filiation dès son titre, Ligne directe, le recueil poétique de la comédienne et poète Sarah Kéryna, instaure un faux jeu de miroirs entre les années 2018 et 2019,réalités diffractées, variations infimes. S’élabore un subtil exercice de collage où se voient juxtaposés extraits de journaux intimes de l’auteure, de sa [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/du-tri-et-des-heritages/">Du tri et des héritages</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Inscrit dans la thématique de la filiation dès son titre, <em>Ligne directe</em>, le recueil poétique de la comédienne et poète <strong>Sarah Kéryna</strong>, instaure un faux jeu de miroirs entre les années 2018 et 2019,réalités diffractées, variations infimes. S’élabore un subtil exercice de collage où se voient juxtaposés extraits de journaux intimes de l’auteure, de sa mère, de sa grand-mère, dates des deuils, mais aussi, la tragédie de la rue d’Aubagne à Marseille, l’incendie de Notre-Dame de Paris.</p>



<p>Ces évènements sidérants deviennent des marqueurs indélébiles et scandent notre perception du temps. Autour, les détails du quotidien, un parfum, une couleur, un tas de linge, ancrent le discours dans la matérialité du vivant. La brièveté de la forme -souples distiques parfois construits en quatrains, vers isolés où se condense une émotion-, le goût des étymologies, matière à histoires, tout contribue à la construction d’une esthétique du fragment. Peu à peu l’ensemble s’orchestre en une musique douce et amère, nostalgique et sans concession, dont les vides sont à la fois des mises en relief des mots qui émergent en îlots denses et l’affirmation de l’importance du mystère des non-dits.</p>



<p>Reprenant l’origine du terme «&nbsp;histoire&nbsp;» cher à Hérodote qui dénomma ainsi ses recherches, -en grec ancien «&nbsp;histoire&nbsp;» signifie «&nbsp;enquête&nbsp;»-, l’auteure réordonne par des tris et des rangements multiples les héritages matériels et les éléments de la mémoire. Le texte s’organise en strates où musique, cinéma, peinture se conjuguent&nbsp;en «&nbsp;syntonie&nbsp;»: «&nbsp;lumière laiteuse des films japonais&nbsp;», anamorphoses, «&nbsp;bras droit étiré de la Vierge Marie dans / L’Annonciation de Léonard de Vinci&nbsp;», rêves, reflets de l’enfance, «&nbsp;espace de fiction&nbsp;», douleur de l’écriture qui s’égare lorsque la douleur de la perte est trop forte… Un diamant poétique dans lequel on aime à se perdre et à se retrouver.</p>



<p>MARYVONNE COLOMBANI</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Ligne directe</em><br><strong>Sarah Kéryna</strong><br>éditions Plaine Page</pre>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/du-tri-et-des-heritages/">Du tri et des héritages</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/du-tri-et-des-heritages/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">124002</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Et si quelque chose changeait…</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/et-si-quelque-chose-changeait/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=et-si-quelque-chose-changeait</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/et-si-quelque-chose-changeait/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chris Bourgue]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Apr 2024 07:32:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[En rayon]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Donatien Leroy]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=123522</guid>

					<description><![CDATA[<p>Pour un premier roman, Donatien Leroy ne manque pas de culot. N’entreprend-il-pas de nous décrire par le menu sept journées de la vie d’un homme ordinaire, marié, un fils, un chien et des poissons dans un bocal&#160;! Cela s’accompagne d’une particularité qu’il convient de souligner&#160;: chacun des sept chapitres commence par une lettre minuscule et [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/et-si-quelque-chose-changeait/">Et si quelque chose changeait…</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Pour un premier roman, <strong>Donatien Leroy</strong> ne manque pas de culot. N’entreprend-il-pas de nous décrire par le menu sept journées de la vie d’un homme ordinaire, marié, un fils, un chien et des poissons dans un bocal&nbsp;! Cela s’accompagne d’une particularité qu’il convient de souligner&nbsp;: chacun des sept chapitres commence par une lettre minuscule et il n’y a aucun point. Sans que les lectrices et lecteurs en soient gênés. La lecture est fluide et s’écoule de virgule en virgule. On se prend au jeu. On repère la répétition des habitudes décrites avec précision, du réveil du matin au coucher du soir. Ainsi, lundi, premier jour, commence&nbsp;:&nbsp;«&nbsp;le réveil tonne, le même réveil, la même grimace […], le même lit, la même odeur […], ”tu as bien dormi&nbsp;?”,&nbsp;“Oui, et toi&nbsp;?”, la même question, la même réponse, la caresse au chien&nbsp;». Tous ces détails reviendront au cours du récit, dans le même ordre, sans variante. Et ça marche. Le déroulement des journées se répète, précision d’horloge. Cela en dit long sur notre monde&nbsp;: horaires de bureau, journal télévisé, courses au supermarché, rapport sexuel occasionnels…</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Spectateur de sa propre vie</mark></strong><br>Mais quelque chose s&rsquo;est passé, madame le sent, monsieur ne le dit pas tout de suite. Son père est décédé. Madame s&rsquo;occupera de tout, car madame est parfaite et sait ce qu&rsquo;il faut faire. Cet événement met un grain de sable dans l&rsquo;engrenage. Quelques souvenirs reviennent. Des beignes et des billes. Ça se résume à ça, une vie ? Mais aussi des parties de pêche à la rivière avec le père. Monsieur réfléchit au sens de la vie, de l&rsquo;éducation qu&rsquo;il a ressentie comme un dressage. On nait loup et on finit chien, se dit-il. Constat amer. Pour monsieur l’enterrement est un mauvais moment à  passer, un moment sans émotion. Cependant il retournera à la rivière de son enfance.</p>



<p>CHRIS BOURGUE</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Sisyphe</em>, de <strong>Donatien Leroy</strong><br>Inculte - 23 €</pre>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/et-si-quelque-chose-changeait/">Et si quelque chose changeait…</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/et-si-quelque-chose-changeait/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">123522</post-id>	</item>
	</channel>
</rss>
