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	<title>Archives des Erige Sehiri - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Erige Sehiri - Journal Zebuline</title>
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		<title>Une communauté et ses épreuves</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Jan 2026 08:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Promis le ciel. Pour qui&nbsp;? Pour cette fillette immergée dans un bain moussant doux et bleuté autour de laquelle s’affairent trois femmes noires, lui posant des questions, la rassurant. La fillette (<strong>Estelle Kenza Dogbo)</strong> évoque un bateau renversé, un homme avec des couteaux «&nbsp;<em>Tout est cassé</em>&nbsp;» répète t-elle. Elles doivent trouver une solution pour la fillette. C’est ainsi que commence le nouveau film de la Tunisienne <strong>Erige Sehiri</strong>, dont on avait apprécié le précédent, <em>Sous les figues</em> (<a href="https://journalzebuline.fr/une-jeunesse-mi-figue-mi-raisin/">https://journalzebuline.fr/une-jeunesse-mi-figue-mi-raisin/</a>) Ici, c’est autour d’une communauté de femmes subsahariennes qui tentent de trouver leur place en Tunisie que se construit le film.&nbsp; Trois Ivoiriennes. Une pasteure, (<strong>Aïssa Maïga)</strong> ancienne journaliste, Aminata qui se fait appeler Marie, a rassemblé la communauté dans son&nbsp; <em>Église de la persévérance</em>, un culte catholique et un centre d’aides. Avec elle, Naney (<strong>Déborah Christelle Naney</strong> ) qui l’aide mais qui trafique avec un ami tunisien, Foued (<strong>Foued Zaazaa</strong> ),&nbsp; espérant faire venir sa fille qu’elle n’a pas vue depuis 3 ans. La plus jeune, Jolie&nbsp; (<strong>Laetitia Ky</strong>) étudiante, en règle avec ses papiers, pense surtout à ses études et voudrait être plus indépendante. La caméra de <strong>Frida Marzouk</strong> les suit de très près, captant sur leur visage toutes les émotions&nbsp;: espoir en un avenir meilleur, crainte et doutes quand les rafles de subsahariens s’annoncent. Scènes de la vie quotidienne, moments de ferveur quand Marie prêche et que toutes les femmes de la communauté prient et chantent&nbsp;: instants d’allégresse quand on danse, oubliant qu’on est loin de son pays et que la Tunisie n’est pas vraiment une terre d’accueil. Et lien entre les trois, la petite Kenza, l’enfant qu’on voudrait garder dans la communauté, ce qui pourrait être un risque pour Marie, Kenza qui ramène le sourire sur leur visage quand elles sont tristes, celle qui&nbsp;interroge les liens brisés, la maternité, l’avenir. Autour de ces trois femmes, gravitent des hommes, le propriétaire de la maison (<strong>Mohamed Grayaâ</strong>) assez indifférent à leur sort, Foued qui subit la crise économique comme bon nombre de Tunisiens, Noa, l’ami aveugle de Marie qui l’interpelle sur son projet de ne pas remettre Kenza aux autorités <em>: Tu ne peux remplacer un enfant par un enfant&nbsp;» </em>&nbsp;dit –il à cette mère qui a perdu sa fille. Un moment très émouvant.</p>



<p>« <em>On m’a promis le ciel, en attendant je suis sur la terre, à ramer.</em> » chante le groupe <strong>Delgres</strong>. &nbsp;Certes, elles rament ces trois femmes dont <strong>Erige Séhiri</strong> fait le portrait&nbsp; dans ce film choral à l’image soignée, souvent bleutée, superbement interprété par <strong>Aïssa Maïga, Déborah Christelle Naney</strong>,<strong> Laetitia Ky </strong>et la petite<strong> Estelle Kenza Dogbo, </strong>&nbsp;mais leur force, leur volonté face à l’adversité nous donnent une vraie leçon de vie.</p>



<p>Annie Gava</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Lire <a href="https://journalzebuline.fr/femmes-inspirantes/">ICI </a>un entretien avec Erige Sehiri</mark></strong></p>



<p><strong><em>Promis le ciel</em></strong> <strong> en salles le 28 janvier 2026</strong></p>



<p>© Jour2fête</p>



<p></p>
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		<title>Femmes inspirantes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Nov 2025 09:56:21 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Vos films sont souvent inspirés par des rencontres&#160;; comment vous est venue l’idée de Promis le ciel que vous avez co-écrit avec Anna Ciennik et Malika Cécile Louati&#160;? L’idée du film a germé en 2016&#160;: j’avais réalisé un documentaire sur des étudiantes de Côte d’Ivoire et du Cameroun qui venaient étudier en Tunisie. Je trouvais [&#8230;]</p>
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<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><em>Vos films sont souvent inspirés par des rencontres&nbsp;; comment vous est venue l’idée </em>de Promis le ciel <em>que vous avez co-écrit avec <strong>Anna Ciennik</strong> et <strong>Malika Cécile Louati</strong>&nbsp;?</em></mark></p>



<p>L’idée du film a germé en 2016&nbsp;: j’avais réalisé un documentaire sur des étudiantes de Côte d’Ivoire et du Cameroun qui venaient étudier en Tunisie. Je trouvais intéressant que la Tunisie soit une terre d’accueil, un lieu pour de futures ingénieures. C’était déjà le cas, il y a 20 ans. Ces étudiantes m’avaient raconté que l’expérience de leurs parents qui avaient étudié en Tunisie était tout autre&nbsp;; eux vivaient beaucoup de racisme et de xénophobie, ce qui n’était pas le cas 20 ans auparavant. Je me suis dit que tout pouvait basculer dans une société&nbsp;; c’est le cas aussi en Europe. J’ai commencé à m’intéresser à cette question et avec Malika, on a fait des recherches&nbsp;; un peu plus tard, j’ai revu une amie journaliste qui m’a dit qu’elle était aussi pasteure. Petit à petit on a commencé à écrire et après, Anna nous a aidées à structurer les choses. Le scenario a évolué au cours du tournage.</p>



<p><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Comment avez-vous construit vos personnages féminins et aviez-vous en tête vos actrices au moment de l’écriture du film&nbsp;?</mark></em></p>



<p>Non. Au départ, je voulais faire jouer une vraie pasteure puis je me suis dit qu’il fallait une comédienne assez charismatique et j’ai pensé à <strong>Aïssa Maïga</strong>.&nbsp; Car le personnage porte à bout de bras une communauté&nbsp;: elle doit jouer un double rôle car le rôle de pasteur, c’est déjà un rôle dans la vie&nbsp;; elle doit jouer aussi le rôle de celle qu’elle était avant, quand elle s’appelait Aminata et qu’elle était journaliste. <strong>Déborah Christelle Naney, </strong>je l’ai rencontrée à Tunis en faisant un casting sauvage et <strong>Laetitia Ky</strong> sur Instagram. Et la petite Kenza dans une église évangélique. C’est très varié&nbsp;! Je me laisse porter pendant mon travail de recherche à ces rencontres. Je suis en attente de ces rencontres, de ces coups de cœur qui vont venir chambouler le scénario que j’ai écrit au départ.</p>



<p><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Votre film, très riche, aborde plein de thématiques différentes&nbsp;; évidemment la condition des femmes subsahariennes en Tunisie mais aussi le rapports femmes/ hommes, le rapport à l’argent, à la maternité, la situation sociale, sans didactisme&nbsp;: &nbsp;ce n’est pas évident de traiter tout cela&nbsp;! quelle est votre recette&nbsp;?</mark></em></p>



<p>(Rires) C’est juste en faisant beaucoup de recherches, en travaillant en immersion avec ces femmes et en créant des scènes qui retracent ce à quoi elles sont confrontées dans leur quotidien ; en condensant les choses comme si c’était un moment de leur vie ; il suffit que l’une éclaire l’autre sur la trajectoire des femmes subsahariennes et de cet entre-deux   dans lequel elles se trouvent : entre les portes de l’Europe, l’Europe et l’Afrique subsaharienne. Coincées dans une vie provisoire, en attente de décisions politiques, de questions administratives. Tout cela se mélange parce que dans la vie, on n’est pas compartimenté comme on peut l’être dans les films : quand il y a une histoire on se concentre sur l’histoire ; dans la vie on doit gérer plusieurs éléments et j’aimais bien que ce soit un peu comme cela.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="696" height="292" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/11/promis_le_ciel.jpg?resize=696%2C292&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-133100" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/11/promis_le_ciel-scaled.jpg?resize=1024%2C429&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/11/promis_le_ciel-scaled.jpg?resize=300%2C126&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/11/promis_le_ciel-scaled.jpg?resize=768%2C322&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/11/promis_le_ciel-scaled.jpg?resize=1536%2C644&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/11/promis_le_ciel-scaled.jpg?resize=2048%2C858&amp;ssl=1 2048w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/11/promis_le_ciel-scaled.jpg?resize=150%2C63&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/11/promis_le_ciel-scaled.jpg?resize=696%2C292&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/11/promis_le_ciel-scaled.jpg?resize=1068%2C447&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/11/promis_le_ciel-scaled.jpg?resize=1920%2C804&amp;ssl=1 1920w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/11/promis_le_ciel-scaled.jpg?resize=1002%2C420&amp;ssl=1 1002w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/11/promis_le_ciel-scaled.jpg?w=1392&amp;ssl=1 1392w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">(C)Jour2 fête</figcaption></figure>



<p><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Vous avez réussi à ce qu’on s’intéresse aussi bien Marie qu’à Naney et Jolie même si elles sont très différentes</mark></em></p>



<p>Elles racontent toutes les trois quelque chose de très différent Marie, une intellectuelle qui a décidé de devenir pasteure sûrement parce qu’elle a vécu quelque chose de trouble, de grave dans sa vie. Elle porte à bout de bras une communauté et elle est assez fragile, ambiguë parfois. Elle gère cette église comme une petite PME. On sait peu de choses sur son passé mais on devine. Jolie est une étudiante ; elle a sa carte de séjour et pense qu’elle n’a rien à voir avec les migrants. Naney est un électron libre entre la rue, l’église, le jour, la nuit ; c’est pour cela qu’on s’attache beaucoup à elle ; Et la petite Kenza est une enfant de 4 ans, très intelligente et qui a beaucoup d’humour.</p>



<p><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Et comment avez-vous travaillé avec cette petite fille&nbsp;?</mark></em></p>



<p>Elle est extraordinaire dans la vie&nbsp;! parfois il fallait être patient&nbsp;: c’est une enfant. Parfois elle était fatiguée, parfois trop joyeuse pour le rôle. J’ai passé beaucoup de temps avec elle avant le tournage&nbsp;; j’allais la voir chez elle, je l’emmenais au parc. Ainsi j’ai créé un lien de confiance comme avec les autres acteurs. Par exemple la manière dont elle regarde Jolie, très froide avec elle. J’ai demandé à l’actrice d’être vraiment froide avec elle-même en dehors du plateau. A Aïssa, j’ai demandé d’avoir un peu un rôle de maman. Cela a favorisé les rapports.</p>



<p><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Et les hommes dans tout ça&nbsp;?</mark></em></p>



<p>Les femmes migrantes sont souvent seules et les hommes <strong>gravitent </strong>autour. Ce sont des Tunisiens comme le propriétaire de la maison, qui est là. Foued, l’ami de Naney&nbsp;: on ne sait pas trop la relation qu’il entretient avec elle. Ce ne sont pas des liens aboutis. C’est pour cela que j’emploie le mot «&nbsp;graviter&nbsp;». Quand on est dans un pays étranger, on est vulnérable et les gens qui s’approchent sentent cette vulnérabilité et s’en servent. Sans les diaboliser, ils regardent d’abord leur intérêt.</p>



<p><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">La caméra de votre directrice de la photo, </mark></em><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Frida Marzouk,</mark></strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">cadre souvent vos personnages de très près. Comment avez -vous travaillé avec elle&nbsp;? Avez-vous regardé ensemble des films, des photos, des tableaux&nbsp;?</mark></em></p>



<p>Non&nbsp;! Cela avait été le cas pour mon film précédent <em>Sous les figues</em>&nbsp; ((<a href="https://journalzebuline.fr/une-jeunesse-mi-figue-mi-raisin/">https://journalzebuline.fr/une-jeunesse-mi-figue-mi-raisin/</a>) mais là non&nbsp;! Il y a eu très peu de préparation. On a tourné sur le vif. On s’inspirait du réel. On n’avait pas le temps. Pour le cadre, on a utilisé un format large, en scope qui sert plutôt à filmer les paysages mais pour moi les paysages, c’était les visages. On filmait de très près, ce qui donnait cet effet de portrait mais aussi comme si les femmes étaient dans un grand espace, enfermées. Frida est venue avec moi dans les églises. En fait, oui on a regardé ensemble un film, <em>Moonlight </em>de Jenkins qui a beaucoup de couleurs bleues. On a pensé à utiliser une palette chromatique dans le bleu et le rose&nbsp;: le bleu du ciel et de la mer, et le rose comme la robe à paillettes de Naney. Ces deux couleurs sont celles du crépuscule. Le film est à la lisière du jour et de la nuit comme leur vie&nbsp;; On n’a pas l’habitude de voir ces couleurs-là dans le cinéma africain. C’est un film africain mais aussi tunisien et le crépuscule tunisien a ces couleurs-là. Je voulais aller vers la froideur&nbsp;; ce que ces femmes ressentent dans ce pays qui ne les accueille pas.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><em>Le titre&nbsp;: </em>Promis le ciel&nbsp;<em>: Alors le ciel, promis pour qui&nbsp;?</em></mark></p>



<p>Toutes les promesses qu’on se fait les uns aux autres, les promesses d’un état à ses citoyens, les promesses d’une pasteure à ses fidèles, d’une mère à son enfant, les promesses de l’amitié et de la solidarité&nbsp;: toutes ces promesses-là qui sont abordées dans le film&nbsp;: « <em>On m’a promis le ciel, en attendant je suis sur la terre, à ramer.</em> » c’est cette chanson du groupe <strong>Delgres </strong>que j’ai découverte à la radio et qui reflétait le film&nbsp;et qui devait y être&nbsp;; ce que j’ai demandé au groupe. Une chanson qui a donné son titre au film.</p>



<p><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Votre film a fait l’ouverture d’Un Certain Regard au Festival de Cannes 2025, a remporté plusieurs prix dans les festivals. Cela doit vous ouvrir facilement des portes pour la production de votre futur film&nbsp;?</mark></em></p>



<p>On m’avait déjà dit cela après <em>Sous les figues.</em> Le film suivant est souvent plus ambitieux, plus difficile à financer donc. <em>Promis le ciel</em> a été fait plus vite en deux ans.&nbsp; J’espère juste que ce qui va être soutenu est mon processus de travail. En France les financements restent toujours liés au scenario, qui doit toujours être écrit et récrit…J’essaie d’expliquer que tout ne peut s’écrire au scenario. J’espère qu’on fera confiance à ma démarche. Le 3<sup>ème</sup> volet qui est aussi sur les femmes au travail en Tunisie, traitera d’un métier, d’un univers qu’on connait très peu. Je n’en dirai pas plus… Ce qui m’importe aujourd’hui est que <em>Promis le ciel</em> soit vu, qu’on puisse en discuter, qu’on puisse regarder d’autres perspectives de la migration que celles qu’on a l’habitude de voir&nbsp;; toute l’Afrique voudrait venir en Europe&nbsp;! &nbsp;alors que c’est beaucoup plus complexe que ça.&nbsp; En Europe, on entend qu’on veut remplacer l’ADN chrétien par l’ADN musulman. Les islamistes disent que les chrétiens veulent remplacer l’ADN musulman par l’ADN chrétien&nbsp;!!!Je montre l’absurdité de cette situation sans oublier la pression européenne sur la Tunisie. Bloquer la migration en protégeant les frontières. Le film n’est pas aussi dur que ce qui se passe dans la vie. Le quotidien de certaines femmes est beaucoup plus difficile que ce que je montre. J’ai choisi une famille recomposée plus confortable que d’autres. Ces femmes ne sont ni des héroïnes, ni des victimes. Elles sont pleines de vie, de vitalité. Des femmes INSPIRANTES !</p>



<p><strong>Entretien réalisé à Apt le 9 novembre 2025 par Annie Gava</strong></p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Lire <a href="https://journalzebuline.fr/africapt-promis-le-ciel/">ICI</a> la critique du film</mark></strong></p>



<p></p>
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		<title>Africapt, au rythme de l’Afrique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Nov 2025 07:39:13 +0000</pubDate>
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<p>Au &nbsp;Cinéma <em>Le César</em> ainsi que dans quelques villages du Pays d’ Apt, on pourra découvrir &nbsp;une quinzaine de longs métrages dont 4 avant –premières et 8 inédits, 8 courts métrages, &nbsp;fictions et documentaires. Des cinéastes nés pour la plupart dans les années 80 et 90 dont plusieurs &nbsp;seront présents après les projections pour parler de leur travail. Un échange qui pourra se poursuivre les lendemains à partir de 10h à la Micro-Folie, animé par <strong>Tahar Chikhaoui</strong>.. Ces traditionnelles <em>Rencontres du Matin</em> sont l’occasion d’approfondir l’analyse des films vus la veille, d’évoquer d’autres productions de la filmographie des cinéastes et les ressorts de leur création .Et une table ronde «&nbsp;<em>Les pères fondateurs, quel héritage ?</em>&nbsp;»&nbsp;aura lieu le samedi 8 nov à 15h30 à la Micro folie, animée par <strong>Olivier Barlet.</strong></p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Présents par leurs films</mark></strong></p>



<p><strong>Maxime Jean-Baptiste</strong> qui appartient à la diaspora guyanaise tisse à partir d’un fait divers&nbsp; un récit de deuil, d’apprentissage et de transmission culturelle&nbsp;dans <a href="http://(https://journalzebuline.fr/koute-vwa-une-histoire-de-violence/"><em>Koute Vwa</em> </a><strong>Akinola Davies Jr</strong> suit une réunion de famille lors des élections nigérianes de 1993 dans <em>My Father&rsquo;s Shadow</em>.&nbsp; <strong>Denise Fernandes</strong>, née à Lisbonne de parents cap-verdien propose dans <em>Hanami </em>une&nbsp; réflexion sur la condition de l’être capverdien, tiraillé entre les douleurs de l’exil et l’isolement insulaire. <strong>Ousmane William Mbaye</strong> dans <em>Ndar, Saga Waalo</em>, nom originel de Saint-Louis, qui fut le port de la pénétration coloniale en Afrique, se demande &nbsp;comment on peut penser l’histoire autrement. <strong>Raoul Peck </strong>dans <em>Haiti&nbsp; 2+2=5</em> plonge dans les derniers mois de la vie d’Orwell et dans son œuvre visionnaire,<em> 1984</em>.<strong> Abdenour Zahzah</strong> dans <em>Frantz Fanon</em> met en lumière la genèse de l’engagement anticolonial de l’auteur de <em>Peaux noires, masques blancs.</em> &nbsp;Quant à <strong>Denis Kouyaté,</strong> dans <em>Katanga, la danse des scorpions</em> (Etalon d&rsquo;or de Yennenga au Fespaco 2025), il transpose dans un contexte africain, <em>Macbeth </em>de Shakespeare.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Ils seront là</mark></strong></p>



<p><strong>Intagrist El Ansari</strong> propose une quête personnelle, une transmission générationnelle dans <em>Ressacs, une histoire touarègue</em>. Le Tunisien <strong>Ridha Tlili</strong> évoque&nbsp; <em>La Couleur du phosphate</em>, cause et résultat, vie et mort. <strong>Tahar Kessi,</strong> dans <em>Amsevrid</em>, « celui qui chemine », nous entraîne au cœur de l’Algérie en suivant trois personnages à différentes époques. Ce sont trois femmes que suit la Tunisienne <strong>Erige Sehiri</strong> dans <em>Promis le ciel </em>et son compatriote<em>, </em><strong>Ala Eddine Slim </strong>présente son dernier film, <em>Agora, </em>entre&nbsp; thriller et fable&nbsp;: dans une ville isolée, les disparus reviennent.&nbsp;L’Egyptien <strong>Mohamed Rashad </strong>&nbsp;dans <em>The Settlement</em>, inspiré d’événements réels, s’attache à la quête de deux frères se demandant si la mort de leur père au travail était vraiment accidentelle. Le Rwandais, <strong>Mutiganda wa Nkunda </strong>présentera<em> Phiona, la fille de Madrid&nbsp;: </em>Phiona remet en cause les valeurs d’une société qui rejette l’une des siennes, et, plus important que tout, ses futures mères. &nbsp;Quant à <strong>Namir Abdel Messeeh,</strong> il parlera de&nbsp; <strong><a href="https://journalzebuline.fr/acidla-vie-apres-siham-une-histoire-damour/">La vie après Siham</a> </strong>, 3<sup>ème</sup> volet de sa trilogie familiale</p>



<p>Africapt ce sont aussi un Jury de jeunes, un marathon vidéo, une exposition à la Maison Suet.</p>



<p><strong>6 jours au rythme de l’Afrique de 10h à plus de 23h !</strong></p>



<p>ANNIE GAVA</p>



<p><a href="https://www.africapt-festival.fr">https://www.africapt-festival.fr</a></p>



<p></p>
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		<title>Une jeunesse mi-figue mi-raisin</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Dec 2022 16:52:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelhak Mrabti]]></category>
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<p>Une aube claire. Sur un chemin à la lisière de la terre et du ciel, la silhouette d’une femme, un bâton et un panier à la main. Elle rejoint celles qu’on embarque dans une camionnette, jeunes et plus vieilles. Quelques hommes aussi. La caméra s’approche doucement de leurs visages. C’est le début de la journée de travail des cueilleurs et cueilleuses de figues. «&nbsp;Il se passe plein de choses dans les vergers&nbsp;»&nbsp;dit Fidé, l’une des protagonistes du premier long-métrage de fiction d’<strong>Erige Sehiri</strong>, <em>Sous les figues.</em>&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Noce de Sana</mark></strong><br>Un huis clos à ciel ouvert dans une région rurale du nord-ouest de la Tunisie que la cinéaste connait bien. Un lieu où l’on se retrouve, où l’on échange, se confie, se chamaille, se jalouse. Un lieu où ces jeunes filles en fleurs parlent de liberté, d’indépendance, de désir et surtout d’amour. De cet amour qu’on attend, qu’on espère, qu’on craint aussi&nbsp;: «&nbsp;L’amour est un mensonge&nbsp;», proclame l’une d’entre elles. De cette passion qu’on n’a pas eu, quand on n’a pas choisi son mari. «&nbsp;Je ne connaissais pas celui que j’ai épousé&nbsp;» déplore Layla, une des ainées. Alors que la jeune Sana de 17 ans voudrait que Firas, qu’elle espère épouser, soit plus conservateur. Comment échapper au poids du patriarcat&nbsp;? Les garçons parlent eux aussi&nbsp;; ils regrettent que les filles soient trop conservatrices, portant le voile et refusant qu’on les touche. Le chef, sûr de son bon droit, poursuit Melek&nbsp;: «&nbsp;je fais de toi ce que je veux&nbsp;», avant qu’elle ne lui échappe.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Une caméra au parfum</mark></strong><br>Tourné avec des acteurs et actrices non professionnel·les, excellent·es de vérité, <em>Sous les figues</em> est un film superbe. La caméra de <strong>Frida Marzouk</strong> s’attarde sur les visages de la (re)belle Fidé (<strong>Fidé Fdhili)</strong>, de l’amoureuse Melek (<strong>Feten Fdhili</strong>), de la conservatrice Sana (<strong>Ameni Fdhili</strong>) ou du touchant Abdou (<strong>Abdelhak Mrabti)</strong>. Elle saisit les regards échangés, promesses d’histoires qui s’esquissent ou regrets de celles qui s’achèvent. Elle cadre les gestes de la cueillette, capte les jeux d’ombre et de lumière, nous fait presque sentir le parfum des figues. Et grâce à l’ingénieur du son <strong>Aymen Laabidi</strong>, qui nous fait entendre le bruissement du vent dans les feuillages, on a l’impression d’avoir passé toute une journée sous les figuiers.<br>Dans ce film, qui pointe délicatement la précarité, les conditions de travail, le manque d’horizon de la jeunesse tunisienne rurale, mais aussi leur énergie et leur soif de vivre, Erige Sehiriconfirme la bienveillance et la douceur du regard, qu’on avait déjà remarquées dans son documentaire <em>La Voie normale.</em></p>



<p>ANNIE GAVA</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Sous les figues</em>, d’<strong>Erige Sehiri</strong><br>Sorti le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">7 décembre</mark><br><br>Le film vient de remporter le Tanit d’argent aux <em>Journées cinématographiques de Carthage</em> et représentera la Tunisie aux Oscars.&nbsp;</pre>
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