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	<title>Archives des Fabienne Pavia - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Fabienne Pavia - Journal Zebuline</title>
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		<title>Oh les Beaux jours ! « Une conviction nous a réunies »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 May 2025 15:13:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
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					<description><![CDATA[<p> Zébuline. C’est votre 9e édition, pourriez-vous nous dire comment vous avez créé ce festival ? Fabienne Pavia.&#160;C’est arrivé au moment où la ville était prête. Une conviction nous a réunies, Nadia et moi&#160;: on pensait qu’un projet littéraire ambitieux pouvait marcher ici, à Marseille. Nadia Champesme. Et qu’il pouvait être porté par des gens du territoire. F.P.&#160;En fait on pressentait [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p> <strong>Zébuline</strong>. <strong>C’est votre 9<sup>e</sup> édition, pourriez-vous nous dire comment vous avez créé ce festival ?</strong></p>



<p><strong>Fabienne Pavia</strong><strong>.</strong>&nbsp;C’est arrivé au moment où la ville était prête. Une conviction nous a réunies, Nadia et moi&nbsp;: on pensait qu’un projet littéraire ambitieux pouvait marcher ici, à Marseille.</p>



<p><strong><a href="https://www.instagram.com/nadia_champesme/">Nadia Champesme</a>.</strong> Et qu’il pouvait être porté par des gens du territoire.</p>



<p><strong>F.P.</strong>&nbsp;En fait on pressentait une&nbsp;évolution de la ville, et elle&nbsp;a eu lieu, juste après.</p>



<p><strong>N.C.</strong><strong>&nbsp;</strong>Depuis 2015 la politique du livre a changé. Sociologiquement et historiquement Marseille jusque là était dépourvue de propositions à sa mesure.</p>



<p><strong>F.P.</strong>&nbsp;Les éditeurs parisiens étaient très aimables et aimaient notre projet mais la réponse était toujours la même&nbsp;: à Marseille on ne vend pas de livres.</p>



<p><strong>Est-ce que cela a changé aujourd’hui&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p><strong>N.C.&nbsp;</strong>L’image de la ville très certainement, les ventes aussi, du moins en centre ville. Dans ma librairie ce matin je n’ai eu que des Allemands&nbsp;! C’était sans doute leurs vacances, mais il est évident que Marseille est devenue une ville très touristique.</p>



<p><strong>F.P.</strong>&nbsp;Notre spécificité aussi, ce sont nos métiers. Nadia est libraire,&nbsp;je suis éditrice, nous connaissons cette ville dans ses réussites et ses désastres. On savait en 2015 qu’il lui fallait&nbsp;un festival littéraire spécifique, d’où les&nbsp;<em>Frictions littéraires</em>&nbsp;que nous programmons. On s’est aussi retrouvées porteuses des&nbsp;<em>Rencontres d’Averroès</em>, là aussi ça gratte, ça frotte avec le débat d’idées.&nbsp;</p>



<p><strong>N.C.&nbsp;</strong>Oui, on voulait toucher un public le plus large possible, dans une ville où le rapport à la littérature était compliqué…</p>



<p><strong>F.P.</strong>&nbsp;Et même si la ville change, je veux croire que cela reste un festival pour les Marseillais. Depuis 2022 on distribue 15&nbsp;000 billets par an, sans compter les passants dans les manifestations gratuites. Nous avons trois personnes à l’année qui s’occupent de l’action culturelle. Nous touchons entre 3500 et 4000 personnes, avec un spectre&nbsp;très large et des projets adaptés à chaque public, étudiant, écolier, associations sociales ou médicales. Ce tissage du territoire est indispensable, comme le sont les complicités. Aujourd’hui nous avons trop de bénévoles&nbsp;!</p>



<p><strong>N.C.&nbsp;</strong>Cette convivialité ne nous fait pas renoncer à notre objectif de départ, l’élégance. On ne veut ni bricole ni bout de ficelle, et&nbsp;<em>Oh les beaux jours</em>&nbsp;est éclatant et beau, avec de belles affiches&nbsp;!</p>



<p><strong>Votre festival est-il aujourd’hui correctement financé&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p><strong>F.P.</strong>&nbsp;La question du financement des festivals littéraires est sensible, au niveau national c’est une catastrophe actuellement.&nbsp;Les nôtres sont «&nbsp;stabilisés&nbsp;», c’est à dire en baisse eu égard à la hausse des coûts. Dans le détail, le Département s’était désengagé et est revenu, L’État et la Région maintiennent leurs financements, le CNL [Centre National du Livre, établissement&nbsp;public d’État qui finance la chaine du livre, ndlr]&nbsp;maintient son aide.</p>



<p><strong>N.C.&nbsp;</strong>Que nous jugeons très sous dimensionnée…</p>



<p><strong>F.P.</strong>&nbsp; Et la ville de Marseille a notablement augmenté le sien, ce qui est précieux en période de restriction globale des budgets des collectivités. Une qualité de relation s’est instaurée, on construit &nbsp;avec elle dans une grande confiance, et personne ne nous demande d’aller dans des champs qui ne relèvent pas de notre action.</p>



<p><strong>Et la Métropole&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p><strong>F.P.</strong>&nbsp;Elle&nbsp;préfère financer son nouveau salon du livre à Marseille, et d’autres petits salons&nbsp;hors Marseille. Le plus grand festival littéraire de la région ne l’intéresse pas.&nbsp;</p>



<p><strong>On retrouve cette année les formats des années précédentes, et d’autres…&nbsp;</strong></p>



<p><strong>N.C.&nbsp;</strong>Oui, parmi les nouveaux formats il y a les Musiques fictions accueillies avec le GMEM [voir journalzebuline.fr]&nbsp;de Maylis de Kérangal et Olivia Rosenthal. Et cette lecture marathon de&nbsp;<em>Une femme sur le fil</em>, par Olivia qui est une véritable performeuse. 4 heures, avec apéro-entracte.</p>



<p><strong>F.P.</strong>&nbsp;Parmi les frictions,&nbsp;<em>Mauvaises Filles</em>. La psychanalyste Laurie Laufer nous parle des&nbsp;héroïnes de la modernité,&nbsp;de Virginia Woolf à Wendy Delorme, ces femmes qu’on dit folles et qui ne le sont pas, en compagnie de la romancière Adèle Yon, dont le premier roman est une enquête sur son aïeule lobotomisée dans les années&nbsp;1950.&nbsp;</p>



<p><strong>N.C.&nbsp;</strong>Cette année nos grands entretiens sont tous consacrés à des femmes, en dehors de celui avec Paul B.Preciado, qui est un penseur et auteur important que nous sommes heureuses d’accueillir</p>



<p><strong>F.P.</strong>&nbsp;Pour les autres grands entretiens on a Marie-Hélène Lafon, dont j’adore la langue généreuse et précise, qui revendique ses racines sans en faire un vecteur identitaire&nbsp;; Susie Morgenstern, qui a 80 ans et performe avec ses petits enfants sur scène&nbsp;; Zeruya Shalev, une écrivaine israélienne opposante à Netanyahou, à l’œuvre&nbsp;magistrale, d’une intimité lumineuse.&nbsp;</p>



<p><strong>N.C.</strong>&nbsp;Et les beaux jours posthumes seront consacrés à Françoise Sagan.</p>



<p><strong>F.P.</strong>&nbsp;Oui, il est temps de la reconnaitre pour ce qu’elle est, une grande écrivaine, avec une langue magnifique, et des propos essentiels sur la liberté et le désir.&nbsp;</p>



<p><strong>N.C.&nbsp;</strong>On veut aussi&nbsp;insister sur la présence d’écrivains étrangers importants, qui sont particulièrement difficiles à faire connaître ici. La venue de Zeruya Shalev est importante, celle de László Krasznahorkai est essentielle. C’est un immense écrivain hongrois, avec lequel Christian Garcin va dialoguer. Sa présence hors de Hongrie est très rare.</p>



<p><strong>F.P.</strong>&nbsp;Quand on rencontre sa littérature on ne peut plus la lâcher. Ses longues phrases, sa capacité de résistance qui combat sa propre mélancolie… Le lire est une expérience sensorielle rare, on est très fières de l’avoir, et on voudrait le faire connaître à davantage de lecteurs ici. &nbsp;</p>



<p><strong>Ce dont n’a pas besoin Mylène Farmer&nbsp;! Pourquoi ce choix d’une&nbsp;</strong><strong><em>Nuit Mylène</em></strong><strong>&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>N.C.&nbsp;</strong>Oui, ce n’est pas un gag, mais une commande&nbsp;! C’est aussi une de nos spécificités, très appréciée des auteurs&nbsp;: nous leur commandons des textes et les mettons en présence pour les confronter. Mis en scène par Emmanuel Noblet, cinq écrivains et un photographe vont croiser leurs expériences de l’icône française. Certains sont «&nbsp;passés à côté&nbsp;» et se demandent pourquoi. Pour d’autres, comme Sergueï Shilakov, elle a représenté une formidable ouverture lors de son concert à Moscou qui a&nbsp;déverrouillé, pour un temps, la perception des LGBT en Russie. Il dit qu’elle lui a sauvé la vie.</p>



<p><strong>F.P.</strong>&nbsp;Sur scène, les écrivains se mettent en danger en passant du côté du spectacle vivant. Depuis 10 ans on voit que le public apprécie ce geste, et le vit comme une rencontre. On y tient, comme à nos concerts dessinés, Voyou et Pedrosa cette année. Ou à nos lectures musicales, l’autrice chanteuse Clara Ysée accompagnée par la pianiste Camille El Bacha… Des frictions, toujours, bénéfiques&nbsp;!</p>



<p>ENTRETIEN RÉALISÉ PAR&nbsp;AGNES FRESCHEL</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Hendricks, Taubira et… Mylène Farmer</strong></h2>



<p>Cette année encore, le festival&nbsp;<em>Oh les beaux jours</em>&nbsp;décloisonne les genres et fait dialoguer la littérature avec d’autres formes artistiques et des faits sociétaux. Les femmes en tête&nbsp;!</p>



<p>Plus de 120 auteurs et artistes vont investir les lieux emblématiques de la cité phocéenne comme La Criée, le Conservatoire Pierre Barbizet, l’Alcazar et même le Château d’if. Ils animeront 77 événements, dont 52 en accès libre. Des rencontres, des performances et des lectures musicales comme celles autour de deux romans qui ont marqué l’année 2024&nbsp;<em>Archipels</em>&nbsp;d’Hélène Gaudy et&nbsp;<em>Mémoires sauvées de l’eau</em>&nbsp;de la Marseillaise Nina Léger, qui sera accompagnée de la violoniste Marina Chiche. Avec ces formats différents, la littérature devient plus vivante et accessible, loin des cadres académiques. La majorité des événements sont gratuits et sans réservation, favorisant une&nbsp;découverte libre et conviviale avec toujours cette volonté de replacer la littérature au cœur de la cité.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Fils rouges</mark></strong></h3>



<p>La programmation s’articule autour de neuf parcours thématiques, fils rouges invitant à explorer les questions de notre temps comme <em>En finir avec la violence </em>avec René Frégni, Jérome Ferrari et <a href="http://www.baptistefillon.com">Baptiste Fillon</a>, <em>La règle du Je</em> qui célèbre l’autofiction avec Nicolas Mathieu, Pierre Ducrozet et le chanteur Albert de la Simone pour son premier livre mais aussi <em>Vers l’Amérique</em> ou <em>Enfances perdues </em>qui permettra, entre autres, un échange avec Olivia Rosenthal. </p>



<p>Plusieurs temps forts marqueront cette 9<sup>e</sup>&nbsp;édition comme la rencontre&nbsp;<em>Tout ange est terrible</em>&nbsp;qui réunira l’immense écrivain hongrois László Krasznahorkai et l’auteur français Christian Garcin autour d’une réflexion sur la littérature et le sacré.</p>



<p>Autre moment très attendu :&nbsp;<em>Blues. La bibliothèque idéale de Barbara Hendricks et Christiane Taubira</em>, dialogue entre voix et musique, où l’ancienne ministre et la célèbre chanteuse, amies de longue date, partageront leurs livres de cœur.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Oh des ovnis !</mark></strong></h3>



<p>Depuis sa création,&nbsp;<em>Oh les beaux jours</em>&nbsp;convie des écrivains à inventer collectivement un ovni artistique à la croisée du spectacle et de la performance. Cette année, le festival s’attaque à Mylène Farmer… l’iconique. Réunis autour de metteur en scène Emmanuel Noblet, Emmanuelle Bayamack Tam, Arnaud Cathrine, Grégory Le Floch, Anouk Schavelzon, Sergueï Shikalov et le photographe Raphael Neal nous invitent à&nbsp;<em>La nuit Mylène, tout est chaos</em>. Sera-t-elle libertine&nbsp;?</p>



<p>Les grands entretiens mettent cette année à l’honneur Marie-Hélène Lafon, l’auteure jeunesse <a href="https://susiemorgenstern.com">Susie Morgenstein</a>, Zeruya Shalev (prix Fémina étranger 2014) et Paul B. Preciado, philosophe du corps, des études de genre et de la politique sexuelle. </p>



<p>Le festival est aussi l’occasion de mettre en lumière de nouveaux talents grâce à la remise de plusieurs prix dont celui du Barreau de Marseille, qui récompensera cette année<a href="https://www.instagram.com/adeleloupage/?hl=fr"> Adèle Yon</a> pour son roman  <em>Mon vrai nom est Elisabeth.</em></p>



<p>ANNE-MARIE THOMAZEAU</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em><a href="https://ohlesbeauxjours.fr">Oh les beaux jours !</a></em></strong><br>Frictions littéraires à Marseille<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 27 mai au 1<sup>er</sup> juin</mark><br>Divers lieux</pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/litterature/">Littérature ici</a></p>



<p></p>
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		<title>Averroès prend un coup de jeune, et de féminin</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 Nov 2024 08:35:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Idées et rencontres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. Vous annoncez de Nouvelles Rencontres d’Averroès, sous titrées Marseille, la Méditerranée, le monde. Quel est votre lien avec votre prédécesseur et fondateur des Rencontres ?   Chloé Cambreling. Nous nous inscrivons dans l’héritage de Thierry Fabre, pour lequel nous avons beaucoup d’estime. Mais en même temps ce sont bien de «&#160;nouvelles&#160;» Rencontres. L’esprit demeure, avec [&#8230;]</p>
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<p><strong>Zébuline. Vous annoncez de <a href="https://www.nouvellesrencontresaverroes.com">Nouvelles Rencontres d’Averroès</a>, sous titrées <em>Marseille, la Méditerranée, le monde</em>. Quel est votre lien avec votre prédécesseur et fondateur des Rencontres ?  </strong></p>



<p><strong>Chloé Cambreling.</strong> Nous nous inscrivons dans l’héritage de Thierry Fabre, pour lequel nous avons beaucoup d’estime. Mais en même temps ce sont bien de «&nbsp;nouvelles&nbsp;» Rencontres. L’esprit demeure, avec les tables rondes et leur manière d’aborder les sujets, mais nous proposons de nouveaux formats.</p>



<p><strong>Les Tables rondes demeurent mais il n’y en a plus que trois, et leurs titres ne reflètent pas une problématique, mais une idée. Pourquoi ces choix&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p>Nous voulons laisser la place dans la grande salle pour un nouveau format, le «&nbsp;grand entretien&nbsp;» qui remplace en quelque sorte la quatrième table ronde. Nous avons conservé l’articulation entre le thème général «&nbsp;Méditerranée année zéro&nbsp;», et ses déclinaisons en débats, qui malgré leur titre/mot&nbsp; posent bien des problématiques&nbsp;!&nbsp;«&nbsp;Sentinelle&nbsp;» pose la Méditerranée comme un espace annonciateur des catastrophes ou des éclaircies collectives. Avec Valérie Masson-Delmotte, climatologue, Alessandro Giacone, historien de la construction européenne, et Pierre Zaoui, philosophe, auteur de <em>La Traversée des catastrophes</em>. «&nbsp;Échiquier&nbsp;» est plus directement politique avec les historiens David Abulafia et Florian Louis et la professeure de droit Jinan Limam. Il sera question des guerres, des empires et des migrations, qui suivent ou non les règles du jeu. La troisième table ronde, «&nbsp;Mythologies&nbsp;», sera celle des récits. Du passé, mais surtout des imaginaires, qui peuvent ouvrir l’avenir. Avec Paulin Ismard, spécialiste d’histoire antique, Sadia Agous, chercheuse en littérature arabes et hébraïques, et la dramaturge Lina Prosa, autrice de <em>Lampedusa Beach</em>. Ce sont trois entrées différentes pour un thème commun.&nbsp;</p>



<p><strong>Justement, que signifie ce thème, «&nbsp;Méditerranée année zéro&nbsp;»&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p>C’est bien entendu une manière d’acter le fait que ce sont des nouvelles rencontres. Mais cela n’est pas qu’anecdotique&nbsp;: porter sur la Méditerranée un regard nouveau, un regard d’aujourd’hui, nous semble nécessaire, en prenant en compte la gravité du moment que nous vivons. De quel côté du zéro sommes-nous, celui de la disparition&nbsp;? Ce zéro, on peut aussi le prendre comme le début quelque chose, la possibilité d’un futur désirable. Sans faire table rase, que voulons nous proposer&nbsp;?&nbsp;</p>



<p><strong>Vous parlez de gravité du moment. Sera-t-il question d’Israel, de la Palestine et du Liban, des échecs des printemps arabes, des exils et des morts de notre mer&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p>Evidemment, cela sera en filigrane de toutes les tables rondes, et plus particulièrement du grand entretien avec Ghassan Salamé. Le regard de cette grande personnalité libanaise sur la Méditerranée et sur l’état du monde est plus important que jamais.</p>



<p><strong>Ce format du grand entretien n’est pas contradictoire…</strong></p>



<p>Ce n’est pas un débat effectivement, nous avons choisi cet invité parce que son parcours personnel est susceptible de nous éclairer sur les enjeux actuels du mode. Il aura une discussion avec Brigitte Curmi et moi-même qui, sans constituer un débat contradictoire, posera des questions et générera un point de vue multiple.&nbsp;</p>



<p><strong>Autre nouveauté, les tables rondes seront accompagnées de masterclasses…&nbsp;</strong></p>



<p>Oui, chacune en écho avec les problématiques abordées. L’idée étant qu’un invité, qui n’est pas un chercheur mais travaille sur les questions méditerranéennes, offre un prélude, un contrepoint d’une heure aux tables rondes. Ainsi la masterclasse de Nicolas Floc’h, artiste qui photographie les fonds sous-marins, leurs écosystèmes et leurs transformations, s’inscrit en écho avec «&nbsp;Sentinelle&nbsp;», celle de Delphine Rouilleault, magistrate spécialiste des migrations, sera en rapport avec «&nbsp;Échiquier&nbsp;», et Jul, qui met en BD l’histoire antique avec <em>50 nuances de grecs</em>, est bien sûr en rapport avec «&nbsp;Mythologies&nbsp;».&nbsp;</p>



<p><strong>Votre programmation artistique est-elle aussi faite de continuité et de nouveautés…&nbsp;</strong></p>



<p>Effectivement, le concert de clôture est une tradition, confiée à Aynur, chanteuse kurde symbole de résistance. Mais il y aura aussi un nouveau format original, le jeudi, à l’Espace Julien : <em>Année Zéro, mille possibles</em> commencera par un débat militant avec Margaux Mazellier et Amine Kessaci, suivie d’une performance de la poétesse Rim Battal accompagnée de l’electro de Syqlone, artiste de la scène bass chaâbi, avant son live. Une soirée qui veut mixer les publics autant que les sons et les gens. </p>



<p><strong>Des lectures aussi…</strong></p>



<p>Oui. Ce format existait avant, l’an dernier en particulier avec Kamel Khelif. On le reprend ici avec <em>Le Prophète</em>&nbsp;: le&nbsp; livre de Khalil Gibran a plus de 100 ans et plus de 100 langues de traduction. Zeina Abirached en a fait une BD, et son spectacle mêlera lecture, dessins projetés et musique live. L’autre lecture, Toi et ton frère, est faite par un acteur à la voix très identifiée, Micha Lescot, mais le texte est moins connu&nbsp;! Il s’agit de faire découvrir le récit de Marie Cosnay, sur la saga des frères Barberousse.&nbsp;</p>



<p><strong>Peut-on dire que Averroès Junior s’inscrit dans la poursuite du travail entamé, le Collège de la Méditerranée dans son renforcement, et la Bibliothèque Bleue dans la nouveauté&nbsp;?&nbsp; &nbsp;</strong></p>



<p>Oui. Les conférences du Collège de la méditerranée organisées par Julien Loiseau font désormais partie intégrante, au long de l’année, des Nouvelles Rencontres d’Averroès, qu’elles précèdent ou poursuivent. La bibliothèque bleue, est un temps où nous, les programmateurs, partageons nos lectures, nos coups de cœur, pour donner à voir l’importance et la diversité des écrits en sciences humaines sur le sujet méditerranéen. Depuis la recherche académique jusqu’aux essais poétiques… Quant à Averroès Junior, qui travaille bien en amont des Rencontres, et sur d’autres territoires que Marseille, c’est un volet essentiel de la programmation. Il est terriblement important que les adolescents s’emparent de ces problématiques. Ce qu’ils ont à proposer est précieux. Pour eux, l’année zéro, ce sont des envies, un monde qui s’ouvre. Ils font partie intégrante des Nouvelles Rencontres, comme une constante d’Averroès, au-delà du changement, au-delà des quatre jours de programmation.</p>



<p>ENTRETIEN RÉALISÉ PAR AgnEs Freschel</p>



<p>*Rémi Baille, écrivain, Sobhi Bouderbala, historien, Chloé Cambreling, journaliste, Julien Loiseau, historien, Nadia Champesme et Fabienne Pavia, codirectrices de l’association Des Livres comme des idées. </p>



<pre class="wp-block-verse"><em><strong>Nouvelles Rencontres d’Averroès</strong><br></em><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">21 novembre<br></mark>Masterclasse avec <strong>Delphine Rouilleault</strong><br>18h,<a href="https://labaleinemarseille.com"> La Baleine</a><br><br><em>Année zéro, mille possibles</em><br>19h, <a href="https://www.espace-julien.com/fr/">Espace Julien</a><br><a href="https://theatre-lacriee.com">Théâtre national de La Criée</a><br><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Le 22 novembre<br></mark><em>Sentinelle</em>, Table Ronde 15 h <br>Masterclasse avec <strong>Nicolas Floc’h</strong>, 17 h<br><a href="https://theatre-lacriee.com">Bibliothèque bleue</a>, 19h<br><em>Le Prophète</em>, 20h30<br><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Le 23 novembre<br></mark>Masterclasse avec <strong>Jul</strong>, 11 h<br><em>Échiquier</em>, Table ronde, 14h30<br>Grand Entretien avec <strong>Ghassan Salamé</strong>, 18 h<br><em>Toi et ton frère</em>, 21h<br><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Le 24 novembre<br></mark><em>Mythologies</em>, Table ronde 11 h<br><br><strong>Aynur</strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Le 4 novembre</mark>, 17 h<br><a href="https://www.cepacsilo-marseille.fr">Le Silo</a></pre>



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		<title>Quand les beaux jours reviennent</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Jun 2023 14:59:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Fabienne Pavia]]></category>
		<category><![CDATA[Festival]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Marie-Sophie Ferdane]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[Nadia Champesme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Voilà désormais sept ans que le festival créé par Nadia Champesme et Fabienne Pavia s’est établi à Marseille, avec un succès qui ne se dément pas. Les nombreuses lectures, qu’elles soient musicales, dessinées, posthumes et ensommeillées se sont vite remplies. Elles ont même, pour la plupart, affiché complet. Les rencontres annoncées, disséminées sur les différents [&#8230;]</p>
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<p>Voilà désormais sept ans que le <a href="https://journalzebuline.fr/faire-tomber-la-litterature-de-son-piedestal/">festival créé par <strong>Nadia Champesme </strong>et <strong>Fabienne Pavia </strong></a>s’est établi à Marseille, avec un succès qui ne se dément pas. Les nombreuses lectures, qu’elles soient musicales, dessinées, posthumes et ensommeillées se sont vite remplies. Elles ont même, pour la plupart, affiché complet. Les rencontres annoncées, disséminées sur les différents sites de La Criée, du Conservatoire, du Mucem et de la bibliothèque de l’Alcazar, ont attiré des auditeurs nombreux et attentifs, malgré le retour attendu d’une météo printanière et la concurrence rude des plages ensoleillées. Il faut croire que les frictions littéraires tant attendues réchauffent plus sûrement et plus durablement les cœurs d’un public abondant et de plus en plus diversifié, venu assister en masse aux événements les plus <em>people </em>– la venue de <strong>Mathieu Amalric </strong>ou de <strong>Marie-Sophie Ferdane</strong>, celle de la goncourisée <strong>Brigitte Giraud </strong>– mais aussi aux hommages à Italo Calvino ou Fernando Pessoa.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Frictions fructueuses</mark></strong></p>



<p>Le festival peut notamment s’enorgueillir de ses rendez-vous réussis avec la jeunesse&nbsp;: celui des Nouvelles des Collégiens, qui ont vu cinq écrivains accompagner chacun une classe de collégiens dans l’écriture d’une nouvelle&nbsp;; celui qui a amené deux classes de lycéens marseillais à échanger avec <strong>Olivier Adam</strong> comme de bons petits intervieweurs en herbe. Ou encore les étudiants en théâtre du Conservatoire à Rayonnement Régional de Marseille, qui se sont emparés avec courage et poigne des mots d’<strong>Éric Fottorino</strong>.&nbsp;</p>



<p>Les festivités prennent cependant, parfois, un tournant amer. On ne parvient ainsi pas complètement à croire aux tensions familiales chères à Olivier Adamet surtout à la réalisatrice <strong>Baya Kasmi</strong>, récitées pourtant avec générosité mais sur un ton beaucoup trop familier ce <em>Dessous les roses </em>un brin convenu. Les <em>Variations de Paul </em>pourtant lues avec conviction et bonhommie par leur auteur <strong>Pierre Ducrozet </strong>peinent à convoquer les imaginaires musicaux que le texte appelait de ses vœux, ou même à susciter chez les auditeurs un brin assommés le désir spontané de danser. La faute, peut-être, à la partition électro de <strong>Rubin Steiner</strong>, trop monolithique pour aborder tous les territoires du roman&nbsp;? Ou peut-être le temps n’est-il tout simplement pas à ces frictions et à ces humeurs-là&nbsp;?</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">L’effroi sous la glace</mark></strong></p>



<p>Pourtant bien menés et orchestrés, les entretiens dévient parfois, se fissurent. Ils semblent ouvrir des abîmes d’inquiétude inattendus, y compris par les auteurs et autrices elles-mêmes. Les nombreuses digressions de <strong>Daniel Pennac </strong>amènent ainsi un auteur prompt à discuter sans fin de son amour pour Italo Calvino, de son goût de l’argot ou ses «&nbsp;trucs&nbsp;» de prof à son effroi face au Pépère qui hante son <em>Terminus Malaussène</em>, digne représentant de l’&nbsp;<em>«&nbsp;extrême méchanceté » </em>dans laquelle semble sombrer notre époque, d’autant plus proche, dans ses affects, de la pensée de l’extrême droite, qu’elle ne l’a pas encore vraiment connue. Même son de cloche lorsque <strong>Lola Lafon </strong>prendra la parole à propos du très beau <em>Quand tu écouteras cette chanson</em>, ode poignante à Anne Frank. Heureuse de constater que les lecteurs et lectrices émus par son livre et venus à sa rencontre <em>«&nbsp;ne lui ressemblent pas&nbsp;»</em>, heureuse de rendre hommage aux qualités mésestimées d’une écrivain en herbe, Lola Lafon n’en demeure pas moins inquiète des protestations anonymes, silencieuses, répétées, de négationnistes de tous crins. C’est désormais l’urgence de produire <em>«&nbsp;non pas des fictions, mais des récits&nbsp;» </em>pour dire cette Histoire-là qui anime l’autrice s’étant pourtant illustrée en tant que romancière.&nbsp;</p>



<p>Les lectures qui marquent le plus sont peut-être celles qui assument leur dureté et leur violence. Celle effectuée de main de maître par <strong>Marie-Sophie Ferdane </strong>sur le très beau texte de<strong> Makenzy Orcel </strong>a rappelé combien la langue, en se mâtinant de poésie, sait se mâtiner de rage, et comment dire cette rage peut ouvrir l’auteur et le lecteur au monde. Dire avec la même humanité, la même intensité, le destin d’une jeune femme française cabossée et celle d’un malien ayant fui la guerre. Tout aussi impressionnante et recueillie fut la lecture de <em>La Pêche du Jour </em>d’Éric Fottorino par les jeunes étudiants en théâtre, portée par le violon de <strong>Marc Vieillefon</strong>, les percussions et la voix de <strong>Salma Omri </strong>et le saxophone de <strong>Raphaël Imbert</strong>. Heureux et ému d’accueillir <em>«&nbsp;un texte tout simplement historique</em>&nbsp;» sur l’horreur migratoire, en compagnie de SOS Méditerranée, le directeur du conservatoire ne cache pas la nécessité de faire date.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/Lola-Lafon-%C2%A9-Nicolas-Serve.jpg?resize=696%2C478&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-119432" width="696" height="478" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/Lola-Lafon-%C2%A9-Nicolas-Serve.jpg?resize=218%2C150&amp;ssl=1 218w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/Lola-Lafon-%C2%A9-Nicolas-Serve.jpg?resize=100%2C70&amp;ssl=1 100w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">Lola Lafon © Nicolas Serve</figcaption></figure>
</div>


<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">L’avenir au féminin</mark></strong></p>



<p>Le désir d’Histoire et d’historicité est peut-être celui qui transparaît le plus de cette édition qui a tiré le meilleur de ses rencontres entre auteurs, et surtout entre autrices. Le vertige est ainsi tenace à écouter dialoguer la romancière <strong>Noëlle Michel </strong>et la préhistorienne <strong>Marylène Patou-Mathis</strong> au sujet des Néanderthaliens, et des 100 000 ans d’avance que ces derniers ont encore sur les Homo sapiens. Le parfum de fin de règne se mêle heureusement ici à une volonté de détricoter l’Histoire – et la préhistoire – tels que racontés depuis le XIX<sup>e</sup> siècle, et de questionner le désir de domination au cœur de cette narrativisation de l’Histoire. Tout aussi passionnant sera le débordant entretien d’<strong>Alice Zeniter </strong>et <strong>Hélène Frappat</strong>, questionnant la place de la femme dans les récits au prisme de la philosophie et de la narratologie. L’autrice de <em>Toute une moitié du monde </em>ne peut que constater l’ampleur d’une tâche consistant à réinventer le récit et ses péripéties automatiques, quitte à risquer qu’on le trouve «&nbsp;<em>un peu chiant</em>&nbsp;», puisque trop éloignée de l’épopée aristotélicienne. Hélène Frappat se livre alors à une diatribe anti-Aristote jubilatoire, abattant tout ce qui se dresse sur son passage depuis sa formation de philosophe et sa carrière de romancière – et on devine que les obstacles n’ont pas manqué. L’ironie, l’humour convoqués ici avec génie sont peut-être, du propre aveu de l’autrice, l’arme la plus redoutable dont elle et ses semblables disposent.</p>



<p>C’est également un humour ravageur qui pousse une <strong>Jeanne Cherhal </strong>hésitante à ouvrir son nuancier érotique, illustré par <strong>Simon Frankart</strong>, et à prendre le micro au piano pour y livrer de très belles chansons. Et la nécessité de se relever, par l’absurde, d’un deuil insupportable, qui donna naissance au formidable <em>Touché </em>de <strong>Pascale Monnier</strong>, tirade d’infinitifs oulipienne portée merveilleusement par Mathieu Amalric. Un humour qui, plutôt que de dissimuler la gêne et la douleur, sait en faire ses meilleurs alliés.</p>



<p>SUZANNE CANESSA</p>



<pre class="wp-block-verse">Le festival <em>Oh les beaux jours !</em> s’est déroulé du <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">23 au 29 mai</mark>, à Marseille.</pre>
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		<title>« Faire tomber la littérature de son piédestal »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chris Bourgue]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 May 2023 14:46:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Entretien]]></category>
		<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Fabienne Pavia]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. Nadia Champesme et Fabienne Pavia, vous êtes à la tête de ce grand rendez-vous. Quel a été votre parcours ? Nadia Champesme. Formée dans les métiers du livre, j’ai ouvert ma librairie Histoire de l’oeil en 2005. Fabienne Pavia. Je suis autodidacte. J’ai créé les Éditions Le bec en l’air en 1999 à Manosque, [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Zébuline. Nadia Champesme et Fabienne Pavia, vous êtes à la tête de ce grand rendez-vous. Quel a été votre parcours ?</strong></p>



<p><strong>Nadia Champesme.</strong> Formée dans les métiers du livre, j’ai ouvert ma librairie Histoire de l’oeil en 2005.</p>



<p><strong>Fabienne Pavia.</strong> Je suis autodidacte. J’ai créé les Éditions Le bec en l’air en 1999 à Manosque, en même temps que naissaient les <em>Correspondances</em>. Très vite, on a publié des livres sur la photographie, en rapport avec des textes. Cela est en rapport avec ce que l’on fait dans le festival, ce côté hybride et mélangé auquel on tient.&nbsp;</p>



<p><strong>Comment est née votre collaboration&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>F.P. </strong>Il se trouve que la Ville de Marseille a mis en place un audit pour analyser la triste situation du livre à Marseille, les initiatives précédentes n’ayant pas vraiment réussi. Notre projet a été accepté.</p>



<p><strong>Quelles formes a pris ce projet&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>F.P</strong>&nbsp;: Il fallait mettre en place une vraie politique du livre et non seulement un événement annuel, structurer les bibliothèques, les centres sociaux. Pour cela il fallait des moyens&nbsp;; la Région, la Drac, puis des fondations se sont associées. On a réuni les <em>Rencontres d’Averroès</em> et le festival. De ce fait, les deux structures se complètent&nbsp;: sciences humaines à l’automne et littérature au printemps, avec une programmation attirante.</p>



<p><strong>Quelle est la composition de l’équipe&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>F.P. et N.C.</strong> Nous sommes huit à l’année, dont quatre qui se consacrent à l’action culturelle auprès des établissements scolaires pour plusieurs séances dans chaque établissement sur l’année. Nous sommes en lien avec le Rectorat pour le choix des établissements avec la volonté de toucher tous les publics dont les publics empêchés.</p>



<p><strong>Comment expliquez-vous la belle réussite de cette opération&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>F.P. et N.C.</strong> D’abord par les relations avec le territoire&nbsp;: Mucem, Drac, Conservatoire, CIPM. Puis le mélange des horizons, le brassage des genres et le travail sur le terrain à l’année. Et on ne reste pas dans l’actu, on parle aussi de livres moins récents et d’auteurs décédés comme cette année avec Calvino et Pessoa.</p>



<p><strong>Ces expériences ont-elles changé votre regard sur le rôle de la littérature auprès des publics&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>F.P. </strong>Cette expérience achève de me convaincre que le livre peut toucher au-delà d’un public d’érudits lorsqu’on l’accompagne de manière généreuse pour faire tomber la littérature de son piédestal. Et s’intéresser aux préoccupations quotidiennes, aux thèmes qui secouent notre société.&nbsp;</p>



<p>CHRIS BOURGUE</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Oh les beaux jours !</em></strong> <br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 24 au 29 mai<br></mark>Divers lieux, Marseille<br>06 13 76 77 05<br><a href="http://ohlesbeauxjours.fr">ohlesbeauxjours.fr </a></pre>
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