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	<title>Archives des Féminisme - Journal Zebuline</title>
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		<title>[PRIMED] La promesse d&#8217;Imane</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 07 Dec 2025 06:22:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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<p><strong>Nadia Zouaoui</strong> a commencé à échanger avec <strong>Imane Chibane</strong> en 2015, après le meurtre de <strong>Razika Cherif</strong>&nbsp;dans la petite ville algérienne de Magra : un automobiliste furieux que Razika ait refusé ses avances, lui roule dessus à deux reprises. Le coupable n’est pas un déséquilibré, c’est même un très gentil garçon selon ses voisins. Il est le symptôme et le produit d’une société malade, le fils d’un pays qui n’aime pas les femmes, et les considère comme des mineures à vie. Imane a 20 ans. Et elle est en colère devant les violences et les injustices faites aux femmes. Telle empêchée d’entrer à l’université et de passer son examen pour une jupe trop courte, telle déboutée par la police complice de son harceleur, telle battue pour avoir fait un jogging avant la rupture du jeûne. Des manquements impunis, des brutalités excusées, une banalisation du harcèlement quotidien dans les transports en commun et l’espace public, qu’Imane, consciente du pouvoir des réseaux sociaux, décide de dénoncer systématiquement sur son blog. Architecte de formation, elle devient journaliste et militante. On la trouve morte en 2019 avec son fiancé et deux amies dans un appartement d’Alger, victimes tous quatre d’asphyxie par monoxyde de carbone. Elle a 26 ans.</p>



<p>Imane avait aimé le film de Nadia Zouaoui, <em>Le voyage de Nadia</em> (2006) co-réalisé avec <strong>Carmen Garcia</strong>, qui évoquait un mariage forcé, et un retour en Kabylie des années après pour voir si les choses avaient changé. Imane et Nadia s’étaient rapprochées et la cinéaste algéro-canadienne s’était engagée à documenter sa lutte.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>De guerre jamais lasse</strong></mark></p>



<p>Ce film cherche à honorer cette promesse à titre posthume, dans la continuité des combats pour les droits des femmes. Pour la faire exister à l’écran, Nadia a peu d’images d’Imane. Deux interviews télévisées. Quelques photos de la jeune femme, c’est tout… Le portrait se fera donc à travers la mémoire de ses amies et de sa cousine Asma sur le chemin de Bejaia où elles doivent se retrouver en souvenir d’Imane. Dans l’émotion, les larmes réprimées, la joie des retrouvailles et des bons souvenirs aussi. Il se complètera avec les témoignages de celles qu’Imane a marquées pour toujours. <strong>Ludmila Akkache</strong>, documentariste, activiste féministe, <strong>Nisma Tigrine</strong> enseignante de tamazight, une génération qui continue le combat. La restitution collective proposée ici ne se contente pas de reconstruire le passé. Elle ressuscite Imane dans le présent, l’associe au futur des luttes. Car tous les discours concordent&nbsp;: Imane vit en chacune, leur donne de la force quand elles doivent affronter dans leur quotidien le sexisme, les conduites machistes ou le découragement. Ludmila Akkache parle d’un «&nbsp;burn out féministe&nbsp;» quand elle se dit qu’elle répare des poupées cassées mais ne parvient pas à casser la machine qui les fabrique. Mais a-t-on le droit d’abdiquer&nbsp;? La présence d’Imane s’affirme à l’écran par la mise en scène de son blog. Nadia Zouaoui affiche ses pages, ses slogans, scénarise les faits divers collectés, montre des manifestations de femmes, et fait entendre les très beaux textes de la blogueuse, dont le dernier adressé à une fille future qu’elle ne connaîtra pas.</p>



<p>C’est un très beau mot «&nbsp;promesse&nbsp;» il recèle l’idée d’engagement, de fidélité, et parie sur l’avenir.</p>



<p>ELISE PADOVANI</p>
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		<title>Nous sommes sorti·e·s du silence</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 May 2025 10:07:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Édito]]></category>
		<category><![CDATA[Idées et rencontres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À l’hôtel de Caumont, à Aix, l’exposition Bestiaire magique de Niki de Saint Phalle ne mentionne nulle part l’inceste qu’elle a subi lorsqu’elle avait 11 ans. Un viol qu’elle a révélé en 1994, dans Mon Secret, qu’elle a écrit à la main et illustré. L’artiste des Nanas joyeuses, des fontaines animées et des bestiaires fantastiques [&#8230;]</p>
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<p><a href="https://www.caumont-centredart.com/fr">À l’hôtel de Caumont,</a> à Aix, l’exposition <a href="https://www.caumont-centredart.com/fr/tickets/67c9c61fb894c960f5f46ac6"><em>Bestiaire magique</em> de Niki de Saint Phalle </a>ne mentionne nulle part l’inceste qu’elle a subi lorsqu’elle avait 11 ans. Un viol qu’elle a révélé en 1994, dans <em>Mon Secret</em>, qu’elle a écrit à la main et illustré. L’artiste des <em>Nanas</em> joyeuses, des fontaines animées et des bestiaires fantastiques y explique que son œuvre est une tentative de réappropriation de son enfance, de son corps et de sa puissance. Écrit comme une lettre à sa fille, le livre a modifié profondément la perception que l’on avait de son œuvre. Comment peut-on aujourd’hui lui consacrer une exposition sans en faire, pour le moins, mention ? </p>



<p>Car la pionnière du Nouveau Réalisme, est surtout précurseure d’un art féministe. «&nbsp;<em>Le temps est venu d&rsquo;une nouvelle société matriarcale&nbsp;</em>» écrivait-elle dans les années 1970. Cinquante ans après, et après #Metoo, laisserons-nous l’histoire revenir désespérément en arrière ?&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Nous sommes visiblEs<br></mark></strong><br>Précurseure. Le mot, puisqu’il désigne celui qui ouvre le chemin, n’a pas de féminin en français académique, comme chef, professeur, médecin, recteur, colonel, metteur-en-scène, écrivain, maire. Si des femmes qui exercent ces fonctions les transforment en nom féminin avec quelques articles ou des jeux de suffixes (la maire, la prof, l’écrivaine, la rectrice), l’affaire se corse dès que la féminité&nbsp; se fond dans un groupe mixte&nbsp;: les femmes, alors, disparaissent, même quand elles sont majoritaires, puisque «&nbsp;<em>le masculin l’emporte sur le féminin&nbsp;</em>». Règle si profondément discriminatoire qu’on oublie qu’elle n’est pas immuable : jusqu’au XVIII<sup>e</sup> siècle, en français, le plus grand nombre prévalait (Roxane, Hector et Hermione sont tombées des nues) et en cas d’égalité la règle de proximité s’appliquait (Valère et Elvire sont amoureuses).&nbsp;</p>



<p>L’effacement graphique de la composante féminine d’un groupe mixte s’accompagne en français de l’absence caractéristique de certaines désignations qui permettent aux hommes une complexité sociale. Ainsi les garçons sont les fils de leurs parents, et les filles juste des filles. Et les hommes peuvent être des maris, alors que les femmes demeurent simplement des femmes. Elles sont ainsi naturellement réduites à leur fonction familiale, comme elles sont exclues des Droits de l’Homme et de la Fraternité.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Nous sommes inclus·e·s</mark></strong></p>



<p>L’écriture inclusive est un des moyens de rattraper aujourd’hui ces faiblesses de notre langue nationale et de laisser une trace écrite de la présence des femmes dans des métiers, des fonctions, des réalités qui les excluaient, et continuent souvent à les exclure.&nbsp;</p>



<p>Mais il est devenu dangereux d’ajouter des points médians, de féminiser les noms, de revenir à d’autres règles orthographiques, ou de pratiquer le néologisme comme l’ont toujours fait toutes les langues vivantes et productives. Et plus impensable encore de naviguer entre les genres, de pratiquer le iel ou d’écrire «&nbsp;il est belle&nbsp;». &nbsp;</p>



<p>Que Trump interdise le féminisme et les études de genre n’est pas étonnant, il a été élu après une violente campagne masculiniste. Que Zemmour s’en gausse, qu’importe. Mais que la Région Sud prescrive l’écriture inclusive dans les demandes de subventions et coupe à ce titre sa subvention à Kourtrajmé est pour le moins inattendu… Comment peut-on dans la même charte défendre la liberté de création et interdire l’écriture inclusive&nbsp;?</p>



<p>L’offensive réactionnaire contre les avancées de la langue a toute la violence des invisibilisations. Les femmes qu’on enferme, qu’on voile ou qu’on empêche de se voiler, celles qu’on sexualise à leur insu ou qui se garnissent, de leur plein gré, d’appendices ongulaires ou capillaires, peinent toujours à s’approprier leur image qui reste dessinée, décidée, écrite sans elles. Le masculin l’emporte&nbsp;: au-delà de l’écriture, la grammaire et la langue modèlent nos représentations.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Faisons parler les images</mark></strong></p>



<p>Gisèle Pélicot, en rendant public le procès de ses violeurs, a fait changer la honte de camp.&nbsp;</p>



<p>La fille du premier ministre, en témoignant pour que les victimes de Bétharram soient entendu·e·s&nbsp;, permettra sans doute d’ouvrir les portes trop closes des pensionnats catholiques.&nbsp;</p>



<p>Mare Nostum puis <a href="https://don.sosmediterranee.org/arya/~mon-don?ns_ira_cr_arg=IyMjIyMjIyMjIyMjIyMjIyMjIyMjIyMjIyMjIyMjIyMnc%2FiRRwaPvnq6JORjLmq4b4PNvV10ZntYCDqzfOoW0eOx9HFhZQIkQVF12megs3dGhjwOtgk7ScC6sT7nlL5WGJTrovkfOHFAaYWvULTZW6eJjWkOqxCXflmvk%2BCPyxjOnHeVL2xgdFi6IhO%2FIXMkZjVe8NhmilkFjcKWObAx5i2WjYxM%2FepoqnQBzVLolnaSjl1IHhSMkbzHZJonfmzTFQ3Kh5G2iLlYmXNjxNJlizLuGhJF3Q1U5fxu1AUBRfMvcakN6MCq5%2BfriB1uQTd9nf7Hvxa2ni2Ux1su5xZtuXQgewFn%2FZlx1zTPGvKlvSWVUdt1RAsEsihE44nMkSzwFu%2FqSIAuOqNnmN%2FbWneW4q670SSJomssUYgZb79Nq2ZLQ%2F2lyB%2FYwLxME9vuF61SNAztHoKwc%2Bi%2FQUzX7TB17A%3D%3D&amp;utm_source=google&amp;utm_medium=cpa&amp;utm_campaign=25GAD.&amp;gad_source=1&amp;gad_campaignid=22364930806&amp;gbraid=0AAAAACLVWNcVjoxbIUQJ2kGCZzpD3b0Gq&amp;gclid=CjwKCAjwuIbBBhBvEiwAsNypvZNtv6Bk-VWtOIommzwETiNLeZkQLYs547EpfPSBz5UEB-FJ-meB-RoC7PwQAvD_BwE&amp;_cv=1">SOS Méditerrané</a>e sont nés après l’image choc du naufrage au large de Lampedusa en 2013. </p>



<p>Filmé, diffusé. Puis oublié, faute de relais médiatique.</p>



<p>À Gaza, les journalistes et les images sont interdites.&nbsp;</p>



<p>La visibilité est un combat. Jusque dans l’écriture.</p>



<p>AGNÈS FRESCHEL</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/societe/"><em>Société</em> ici </a></p>
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		<title>« Her Story » : Leçons de féminisme à la chinoise</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Apr 2025 14:54:11 +0000</pubDate>
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<p>Ce n’est pas le lion de la Metro-Goldwyn-Mayer qui rugit au générique d’ouverture de <em>Her Story</em> de <strong>Yihui Shao</strong>. Ce sont les statues dorées des prolétaires, faucille et gerbe de blé en mains, dans le plus pur style du réalisme socialiste, qui montrent la voie vers un avenir radieux. On est en Chine, un pays millénaire qui a fait une révolution mais demeure traditionnellement et viscéralement patriarcal.</p>



<p>Le présent du XXI<sup>e</sup> siècle n’est toujours pas si radieux pour les femmes chinoises qui représentent plus de la moitié de la population active. Salaires inférieurs, « plafond de verre » pour leurs carrières, inégalités des taches domestiques dans les couples. Elles divorcent de plus en plus mais sont alors stigmatisées et considérées comme « <em>biens endommagés </em>» Dans ce contexte, un film qui brosse le portrait valorisant de femmes autonomes, met sur le tapis les tabous sociétaux et traite ces sujets sérieux sous la forme d’une comédie urbaine romantique, ne pouvait que rencontrer ce public. Premier au box office chinois, ce « <em>blockbuster féministe </em>» qu’on a pu rapprocher du <em>Barbie</em> de <strong>Greta Gerwig</strong>, est un phénomène.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Trois générations</mark></p>



<p>On est à Shanghai. Wang Tiemei (<strong>Song Jia</strong>), ancienne journaliste d’investigation, divorcée, a perdu son emploi. Elle trouve un nouveau job et déménage dans un immeuble ancien sans ascenseur avec sa fille de 12 ans, Moli (<strong>Mumei Zeng</strong>). Elle rencontre sa voisine Ye (<strong>Elaine Zhong</strong>), une jeune chanteuse dépressive et fleur bleue, amoureuse d’un ophtalmo peu clairvoyant sur ses propres sentiments. Tiemei, Ye et Moli se lient d’amitié, s’entraident, partagent leurs repas, leurs bricolages, leurs joies, leurs peines. L’ex-mari de Tiemei, père de Moli, «&nbsp;s’inscruste&nbsp;» alors qu’un musicien, ami de Ye, devient l’amant de Tiemei.</p>



<p>Trois générations de filles sont représentées ici, trois caractères aussi. Tiemei, en mère célibataire responsable, met la barre très haut visant à n’avoir besoin de personne. Ye, un peu fofolle et bohème, veut encore croire au couple romantique.&nbsp;Entre les deux, Moli cherche sa voie parmi les injonctions sociales, scolaires, maternelles et paternelles. Fera-t-elle de la batterie&nbsp;? De la boxe&nbsp;? Ou écrira-t-elle des romans&nbsp;?</p>



<p>Maladroits et patauds, un peu dépassés, pour séduire ces femmes émancipées, les personnages masculins ravalent leur machisme qui revient comme le naturel au triple galop&nbsp;: vasectomie remise aux calendes grecques, préjugés machistes, jalousie, et concours de virilité. Les scènes s’enchaînent, déclinant les sujets comme la menstruation, la maternité, l’éducation, l’amitié, la dépression. Plus vaguement, la liberté de la presse. Mais les plus jolis moments sont sans doute ceux où le discours n’est pas trop pesant et ne tourne pas à la leçon. Le jeu entre Ye et Moli, par exemple, où la fillette, les yeux fermés, devine l’origine des sons qu’elle entend, et transfigure par son imagination l’univers domestique.</p>



<p>Le titre original du film <em>Hao Dong Xi</em> signifie «&nbsp;une bonne chose&nbsp;». Et sans nul doute, ce film est une bonne chose pour des millions de Chinoises en quête de représentation ainsi que pour un public plus large, qui découvrira une Chine en phase avec cette lutte internationale des femmes pour l’égalité des droits.</p>



<p>ÉLISE PADOVANI</p>



<p><em>Her Story</em>, de <strong>Yihui Shao</strong></p>



<p>En salles le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">9 avril</mark></p>



<p></p>
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		<title>Nos armes tragiques</title>
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		<dc:creator><![CDATA[journalzebuline]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 Feb 2024 07:46:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les personnages de Nos armes&#160;sont déchirés entre enfermement et liberté, amitié et trahison, espoir et résignation, amour et manque. Le lecteur est immergé dans une tragédie moderne qui cavale, s’arrête, reprend son souffle, attend et nous embarque à nouveau dans un tumulte puissant. Le jeu sur les différentes temporalités et le mélange des voix permet [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Les personnages de <em>Nos armes</em>&nbsp;sont déchirés entre enfermement et liberté, amitié et trahison, espoir et résignation, amour et manque. Le lecteur est immergé dans une tragédie moderne qui cavale, s’arrête, reprend son souffle, attend et nous embarque à nouveau dans un tumulte puissant. Le jeu sur les différentes temporalités et le mélange des voix permet de capturer des histoires entières de vies, y compris les moments d’introspection et d’incertitude qui en sont les ressorts les plus puissants. Ce roman, à la fois noir et profondément lumineux, peint des figures de femmes réalistes et fortes, dans la lignée des romans d’Albertine Sarrazin et de Goliardia Sapienza. Ce sont des femmes qui désirent, jouissent, s’engagent, se battent et abandonnent aussi, agitées par une violence terrible qu’elles exercent parfois et subissent souvent.</p>



<p><strong>Zébuline&nbsp;: Que signifie militer&nbsp;pour vous aujourd’hui ?</strong></p>



<p>Marion Brunet&nbsp;: Je pense que le sens n’a pas changé. Les moyens sont peut-être différents aujourd’hui. Le militantisme c’est d’abord un rassemblement de gens qui se positionnent contre l’état des choses et du monde. Ils se rassemblent par affinités de convictions et parfois aussi par pure affinité. Au départ c’est souvent une histoire d’amitié ou d’amour.</p>



<p><strong>Est-ce que vous considérez que le roman est un outil pour militer&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p>J’ai du mal avec l’idée d’écrire un roman militant. Mes livres ont souvent plusieurs entrées. <em>Nos armes</em> parle d’amour, de solitude, de rédemption, de trahison, de séparation. Pour autant, il y a des effets secondaires au roman. Le choix des personnages, les histoires qu’ils traversent peuvent avoir un côté militant.</p>



<p><strong>Vos personnages ne font pas partie des classes sociales élevées de notre société. Pourquoi&nbsp;?</strong></p>



<p>Il y a des bourgeois qui militent mais ce n’est pas le même moteur. Quand on est dans une situation précaire, il y a plus de colère et moins de choses à perdre. La colère est plus vive avec un sentiment d’injustice plus fort.</p>



<p><strong>Par conséquent la chute pourrait être moins élevée. Pourtant on a la sensation d’une chute vertigineuse dans <em>Nos Armes</em>.</strong></p>



<p>Oui, mais ce n’est pas une chute sociale comme chez Zola. Déjà les personnages essaient de transformer le monde. Ils ne veulent pas monter socialement. Je crois que si c’est vertigineux, c’est parce qu’ils chutent du haut de leurs espoirs.&nbsp;</p>



<p><strong>L’univers carcéral est au cœur de ce dernier roman. Comment l’avez-vous approché&nbsp;?</strong></p>



<p>J’ai fait un atelier mixte avec une camarade illustratrice Lucile Gauthier aux Baumettes pendant quelques mois. J’avais déjà mon projet de roman. A la fin de l’atelier, j’ai demandé à certaines femmes de s’entretenir avec moi.</p>



<p><strong>Est-ce qu’un écrivain doit expérimenter une situation pour transmettre les émotions qui en découlent&nbsp;?</strong></p>



<p>Non. Je pense qu’on peut écrire sur la prison sans en avoir fait. À ce moment-là, j’étais à un moment de l’écriture où je sentais que j’avais besoin d’une certaine forme de légitimité. Je voulais me confronter au réel pour éviter de me tromper.</p>



<p><strong>Quel lien faites-vous entre colère et passage à l’acte par la violence&nbsp;?</strong></p>



<p>Le lien est énorme et direct. La colère entraîne le passage à l’acte. Certaines personnes ont choisi la lutte armée comme outil politique avec des stratégies et n’étaient pas forcément dans une colère chaude. Je voulais m’écarter de ces groupes. Je voulais créer des personnages dont les ressorts de l’action sont davantage psychiques qu’idéologiques.</p>



<p><strong>Quelle est la place de la lecture pour vous ?&nbsp;</strong></p>



<p>Elle n’a pas toujours les mêmes fonctions. Ça peut être le plaisir de l’imaginaire, l’évasion, l’apprentissage de la vie et de l’écriture, la découverte d’autres cultures. Tout cela mélangé fonctionne encore pour moi aujourd’hui. Le roman reste ma forme préférée. J’aime aussi le théâtre et je continue à lire de la poésie.&nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="547" height="800" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/02/MarionNOSARMES.jpeg?resize=547%2C800&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-122800" style="width:159px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/02/MarionNOSARMES.jpeg?w=547&amp;ssl=1 547w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/02/MarionNOSARMES.jpeg?resize=205%2C300&amp;ssl=1 205w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/02/MarionNOSARMES.jpeg?resize=150%2C219&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/02/MarionNOSARMES.jpeg?resize=300%2C439&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/02/MarionNOSARMES.jpeg?resize=287%2C420&amp;ssl=1 287w" sizes="(max-width: 547px) 100vw, 547px" /></figure>
</div>


<p><strong>Dans vos romans, les dialogues tiennent une place importante et sont très réalistes.&nbsp;</strong></p>



<p>Je trouve que les dialogues sont en prise avec l’histoire qu’on raconte. En tant qu’autrice, la langue est importante mais il ne faut jamais oublier de raconter une histoire. Il faut attraper l’autre. Le dialogue a cette fonction d’immersion directe. Les personnages parlent et sont là. On les entend rire et vivre.&nbsp;</p>



<p>Entretien réalisé par Julie Surugue</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Nos armes </em>de <strong>Marion Brunet</strong><br>Albin Michel, 20,90 €</pre>



<pre class="wp-block-verse">Marion Brunet elle est la lauréate 2025 du prestigieux prix suédois de la littérature jeunesse, le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Prix_comm%C3%A9moratif_Astrid-Lindgren">prix commémoratif Astrid-Lindgren</a></pre>



<p>Retrouvez nos articles <em><a href="https://journalzebuline.fr/category/litterature/">Littérature</a></em> ici </p>



<p></p>
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		<title>Together Festival : La solidarité au féminin</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Alice Rolland]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Mar 2023 17:39:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musiques]]></category>
		<category><![CDATA[Emeraldia Ayakashi]]></category>
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<p><strong>Zébuline. Pourquoi avoir créé Les Mixeuses solidaires il y a quatre ans ?&nbsp;</strong></p>



<p><strong>Sin’dee.</strong> DJ depuis une vingtaine d’années, productrice de musique depuis cinq ans, j’ai commencé à organiser des soirées dans les bars et les clubs, dont quelques dates avec un collectif mixte à L’Antirouille. En 2019, le 8 mars tombait un vendredi. J’avais très envie de proposer un plateau entièrement féminin à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes. Avec dans l’idée de reverser les cachets des artistes et un pourcentage du bar à une association qui œuvre pour les femmes en difficulté. J’ai monté ce projet avec Miss Airie, également DJ à Montpellier : on avait toutes les deux un bon réseau de copines qui mixaient. On a appelé tout le monde et le jour J, on s’est retrouvées une vingtaine de femmes artistes. La soirée a fait un gros <em>buzz</em>, alors on s’est dit&nbsp;: «&nbsp;pourquoi pas monter un collectif et continuer ?&nbsp;». C’est ce qu’on a fait.&nbsp;</p>



<p><strong>Qui sont les Mixeuses solidaires ?</strong></p>



<p>Nous sommes aujourd’hui une quinzaine d’artistes, âgées de 32 à 50 ans. Autant dire qu’on a toutes démarré notre carrière il y a un moment. La plupart des membres se trouvent à Montpellier, mais aussi à Béziers, à Nîmes et à Orange. Au niveau de nos univers musicaux, c’est très éclectique : électro, funk, kitsch, hip-hop, radio, EDM… On est une belle équipe, une bande de copines.</p>



<p><strong>À quelles associations sont reversés les fonds collectés ?&nbsp;</strong></p>



<p>On est toutes bénévoles, la plupart du temps on reverse la totalité de nos cachets et un pourcentage sur le bar. On a eu la chance de trouver de chouettes établissements à Montpellier qui jouent le jeu. Depuis notre création, on a notamment reversé des fonds au CHRS, un réseau de centres d’hébergement et de réinsertion sociale pour les femmes en difficulté. Mais aussi à SOS Méditerranée, Les Femmes invisibles, La bulle &#8211; douche nomade, ainsi qu’à une association de femmes ukrainiennes… On a aussi joué bénévolement pour les quarante ans du CIDFF [<em>Centre d’information sur les droits des femmes et des familles, ndlr</em>], un organisme qui aide les femmes en difficulté au niveau de l’hébergement comme du soutien juridique. Cette année, on va le faire au profit du Planning familial. Pas question de ne donner qu’à une seule association : on s’est rendues compte que les actions menées par notre collectif permettaient de mettre en lumière la diversité des structures venant en aide aux femmes.&nbsp;</p>



<p><strong>Du 8 au 12 mars, vous organisez la première édition <em>Together Festival</em>. Pourquoi cette envie ?</strong></p>



<p>On essayait d’organiser un événement chaque année, début mars. Et pour récolter plus d’argent, on a décidé de faire un festival sur plusieurs jours et dans plusieurs lieux. Le mercredi 8, c’est à La Panacée, avec une conférence sur les femmes iraniennes. Le jeudi 9, au rooftop de l’Arbre Blanc&nbsp;; le vendredi 10, au Circus. Le samedi 11, on fait un <em>before </em>au Kwest pour finir en mode <em>club</em> à L’Antirouille. Et le dimanche 12, au Avva Garden, pour clôturer le festival avec une troupe qui propose un spectacle sur le thème de la femme. C’est notre premier festival. On voulait que ça soit un événement hyper accessible et gratuit pour que tout le monde puisse venir. Peut-être que l’année prochaine on aura la chance de faire appel à des têtes d’affiche et que ça devienne un grand événement caritatif. Je serais ravie de pouvoir également diversifier la programmation et faire venir des groupes de musique et combiner le DJing [<em>ensemble des techniques utilisées par un DJ, ndlr</em>] à d’autres domaines artistiques, comme la danse. Pour l’instant, on se débrouille avec les moyens que l’on a. On est passionnées, on aime partager avec le public : pouvoir reverser de l’argent à des association, c’est la cerise sur le gâteau ! On va pouvoir fêter nos quatre ans dignement.</p>



<p></p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Les <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Mixeuses</mark> solidaires&nbsp;</strong>
Miss Airie, Sin’dee, Laura Vaï, Mellanie, Nikita, Emilie Dada, Maevol, Miss Dess, Manue G., Emeraldia Ayakashi, Zita Spagiari, Yuki, Miss Emy, La Greta, NJ Deejay.&nbsp;</pre>



<p></p>



<p><strong>Vous considérez-vous comme un collectif féministe ?&nbsp;</strong></p>



<p>Je ne sais vraiment pas comment répondre à cette question… Tout dépend ce que l’on met derrière le mot «&nbsp;féministe&nbsp;». Disons qu’on ne se revendique pas en tant que tel : on est un collectif de femmes qui aidons des femmes en récoltant des fonds grâce à notre passion, le DJing.</p>



<p><strong>Quelle est la place des femmes sur la scène DJ ?</strong></p>



<p>Quand j’ai commencé, c’était vraiment très compliqué d’être une femme DJ. Aujourd’hui, on est encore loin de la parité, il y a toujours très peu de femmes dans les grands festivals. Ça évolue tout doucement… C’est un combat ! Notre collectif est l’occasion de mettre les femmes DJ sur le devant de la scène à travers des plateaux 100% féminin. Malheureusement, c’est la même problématique dans tous les domaines artistiques pour les femmes…</p>



<p><strong>D’autres projets pour le collectif ?&nbsp;</strong></p>



<p>On souhaite ouvrir le collectif à d’autres artistes, des invitées<em>, </em>courant 2023-24. On aimerait aussi soutenir de jeunes musiciennes et leur permettre de se faire la main, se faire connaître, mais aussi d’être soutenues et d’avoir les bons conseils pour avancer. Le métier de DJ, c’est avant tout un réseau, c’est compliqué de se lancer si on ne connaît personne. Là, ça serait plus facile pour elles en nous rejoignant, tout en étant bénévole et en venant en aide aux femmes en difficulté. On aimerait aussi mettre en place des événements dans d’autres villes de France. On essaie d’y consacrer le maximum de notre temps libre, mais une bonne partie des filles du collectif travaillent en parallèle, et celles qui vivent du DJing doivent libérer des dates pour faire du bénévolat sur les événements des Mixeuses solidaires. Ce n’est pas simple. Cet été, on sera à nouveau présentes en tant que collectif au festival <em>Palmarosa</em> (au domaine de Grammont à Montpellier), on en est très contentes. À l’avenir, on aimerait organiser un événement <em>Les Mixeurs solidaires</em>… en intégrant des garçons !</p>



<p>ENTRETIEN RÉALISÉ PAR ALICE ROLLAND</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Au programme</strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">8 mars </mark>au café de La Panacée (19h-23h)&nbsp;<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">9 mars</mark> au rooftop de L’Arbre Blanc (19h-01h)<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">10 mars</mark> au Circus (19h-01h)<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">11 mars</mark> au Kay West (19h-01h) et à L’Antirouille (00h-06h)<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">12 mars</mark> à l’Avva Garden (18h-01h)</pre>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Together Festival</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 8 au 12 mars<br></mark>Divers lieux, Montpellier<br><a href="http://lesmixeusessolidaires.com">lesmixeusessolidaires.com</a></pre>



<p></p>
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		<title>Le féminisme à l’affiche </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Nov 2022 09:26:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[documentaire]]></category>
		<category><![CDATA[Féminisme]]></category>
		<category><![CDATA[Film]]></category>
		<category><![CDATA[Marie Perennès]]></category>
		<category><![CDATA[Simon Depardon]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Vous les avez tous·tes croisés sur les murs des villes, ces messages vigoureux, drôles, poétiques parfois, revendicatifs. Lettres noires peintes sur des papiers blancs, le plus souvent format A4, une lettre par feuille… Et ces mots nous interpellent, nous interrogent, servent de rappel des droits, des faits, empêchent l’oblitération oublieuse des comportements déplacés, des agressions [&#8230;]</p>
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<p>Vous les avez tous·tes croisés sur les murs des villes, ces messages vigoureux, drôles, poétiques parfois, revendicatifs. Lettres noires peintes sur des papiers blancs, le plus souvent format A4, une lettre par feuille… Et ces mots nous interpellent, nous interrogent, servent de rappel des droits, des faits, empêchent l’oblitération oublieuse des comportements déplacés, des agressions verbales et physiques, des viols, des féminicides. Le film documentaire réalisé par <strong>Marie Perennès</strong> et <strong>Simon Depardon</strong>, <em>Riposte féministe</em>, évoque à travers une galerie de portraits attachants ces collages féministes.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">« Je te crois »</mark></strong><br>On suit à Brest, au Havre, à Saint-Étienne, Compiègne, Paris, Marseille, Gignac, les femmes qui ont accepté, malgré les risques, de témoigner à visage découvert, selon un schéma identique : scène de fabrication des collages, les collages en ville (choix des supports, des lieux, des visibilités) et une conversation au café. Au fil des narrations se dessinent les grandes lignes de ces actions qui réagissent au début à l’atroce multiplicité des féminicides. Les voix des « colleuses » livrent avec liberté et naturel divers points de points de vue sur les méthodes de lutte violentes ou pacifistes à mener. Afin que cessent, non seulement les exactions perpétrées à l’encontre des femmes, mais aussi l’inégalité de la reconnaissance salariale de leur travail par rapport à celle de la gent masculine. </p>



<p>Participent à ces questionnements et ces combats la communauté LGBTQI+. Féministe, politique, antiraciste, le mouvement des colleuses permet une réappropriation de la rue, du paysage urbain, et redonne confiance. Ce ne sont pas les femmes qui sont à condamner si elles sont harcelées, agressées, mais bien ceux qui les agressent. La simple inscription «&nbsp;je te crois&nbsp;» a des vertus libératrices.&nbsp;</p>



<p>Trois représentantes du collectif marseillais des colleuses venaient se prêter au jeu des questions à la fin de la projection et rappelaient avec humour que le mouvement des «&nbsp;colleuses&nbsp;» est né à Marseille. Sa destinée est énorme, toute la France désormais ou presque connaît ses vivifiantes inscriptions et essaime aux USA, en Australie et dans bien d’autres pays et continents. Certes, les textes sont parfois arrachés (il est à noter d’ailleurs que cette manière de donner la parole aux murs ne les détériore pas), «&nbsp;<em>ils ont donc malgré tout attiré l’attention</em>&nbsp;», sourient les jeunes femmes avec un calme souverain. À Cannes, où elles ont été conviées à leur grande surprise, elles ont déployé une banderole énumérant les prénoms des femmes tuées depuis le début de l’année. Un signe fort sur les marches.</p>



<p>MARYVONNE COLOMBANI</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Riposte féministe</em></strong>, de Marie Perennès et Simon Depardon </pre>



<p></p>
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