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	<title>Archives des Festival de Chaillol - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Festival de Chaillol - Journal Zebuline</title>
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		<title>Chaillol, 30 ans d’histoires</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Jul 2026 07:49:59 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Tout commence en 1996 sur la place de Saint-Bonnet-en-Champsaur. Un concert, une poignée de musiciens, des moyens inexistants. Régis, bénévole rapporte les souvenirs de ceux qui étaient déjà là : « Tout le monde se demandait ce que ça allait donner. Et 30 ans après, c&#8217;est une scène conventionnée. » Odile, 73 ans, bénévole également, [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Tout commence en 1996 sur la place de Saint-Bonnet-en-Champsaur. Un concert, une poignée de musiciens, des moyens inexistants. Régis, bénévole rapporte les souvenirs de ceux qui étaient déjà là : « <em>Tout le monde se demandait ce que ça allait donner. Et 30 ans après, c&rsquo;est une scène conventionnée.</em> » Odile, 73 ans, bénévole également, se souvient d&rsquo;un concert « <em>jazzy à la façon du festival, c&rsquo;est-à-dire avec des influences diverses</em> ». Cette façon de mêler, croiser, ouvrir&nbsp;c’est la « <em>patte Chaillol</em> ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui a rendu cette aventure possible, c&rsquo;est d&rsquo;abord un homme : <strong>Michaël Dian</strong>, directeur de l&rsquo;Espace Culturel depuis les origines, dont la vision artistique et la capacité à tisser des liens avec les artistes, les territoires, les publics, les élus, ont permis de développer l’événement, saison après saison. C’est aussi une équipe «&nbsp;<em>qui a l’amour du partage&nbsp;</em>», témoigne Thierry, spectateur régulier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui distingue Chaillol, c&rsquo;est son ancrage à un territoire : le Champsaur-Valgaudemar, le Buëch-Dévoluy et Serre-Ponçon. Églises, châteaux, kiosques, écoles, ou alpages, le festival fait de ses contraintes des atouts : « <em>Aller dans les vallées, les petites communes, jouer dans des endroits improbables. C&rsquo;est génial</em> », s’enthousiasme Thierry. Jean-Marie Amar, ancien vice-président de la communauté de communes se félicite : « <em>C&rsquo;est du haut de gamme qu&rsquo;on voit d&rsquo;habitude dans des théâtres, à Marseille, à Paris. Et là, c&rsquo;est chez nous.</em> »</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Proximité</em>&nbsp;» est le mot qui revient dans toutes les bouches&nbsp;: avec les musiciens qu&rsquo;on croise à la sortie, verre à la main, avec les œuvres – Marielle, fidèle depuis 20 ans, se souvient avoir été émue aux larmes par une création de Georges Bœuf –, avec le public enfin, qui forme une communauté. Thierry le confirme : le festival « <em>n&rsquo;est pas snob</em> », il est « <em>ouvert à tous</em> ». Les tarifs le prouvent, l&rsquo;atmosphère le confirme. Dans un paysage festivalier fragmenté en «<em>&nbsp;esthétiques&nbsp;</em>», Chaillol a fait le choix de l&rsquo;éclectisme et de la création avec des commandes d&rsquo;œuvres désormais au cœur du projet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Thierry s’en félicite avec humour « <em>parfois, il faut se mettre en danger,</em> […] <em>se décrasser les oreilles</em> ». Pour son anniversaire le festival aurait pu imaginer un grand événement. Pas son style. La célébration prendra la forme d&rsquo;une édition riche mais classique avec, du 17 juillet au 8 août, une vingtaine de concerts dans une dizaine de lieux.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Découvrir le monde</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Top départ à Chaillol avec la scène ouverte, prélude convivial pour musiciens amateurs. Dès le lendemain, <strong>Baptiste Bailly</strong> et son trio proposent&nbsp;<em>Amour Courtois</em>, répertoire fondé sur les mélodies profanes du XIV<sup>e</sup> siècles réinventés en dialogue avec le jazz et les musiques du monde, portées par un baryton et un oud. Puis le même Baptiste Bailly reviendra seul pour&nbsp;<em>Suds</em>, récital d&rsquo;improvisation où Albéniz côtoie Bill Evans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’une des lignes de force de cette édition repose sur les croisements et les hybridations. <strong>Clément Janinet</strong> réunit violon, trompette, accordéon et nyckelharpa, instrument suédois à cordes frottées, pour&nbsp;<em>Garden of Silences</em>, traversée au carrefour du jazz et des musiques baroques. <strong>Julien Grassen Barbe</strong>, lui, relie avec&nbsp;<em>¡ Adios Toledo !</em>&nbsp;les traditions de l&rsquo;Inde et la liturgie judéo-portugaise du Sud-Ouest avec sitar, tablas, guitare et piano, de Bayonne à Jérusalem en passant par Calcutta. <strong>Diana Soh</strong>, compositrice singapourienne, imagine pour le <strong>Quatuor Présages</strong>&nbsp;<em>Sous notre peau</em>, où Hildegarde de Bingen côtoie Stravinsky et des chants bulgares. L’organiste <strong>Thibaut Duret</strong> à la Cathédrale de Gap fait dialoguer Liszt et une création de la coréenne Selim Jeon, commande de l&rsquo;Espace de Chaillol.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autre fil rouge : les voix du monde et ses mémoires qui résonnent en forêt d&rsquo;abord&nbsp;: la maison forestière du Sapet à La Bâtie-Neuve accueille un atelier d&rsquo;écriture avec <strong>Caroline Audibert</strong> suivi d&rsquo;un concert de <strong>Claire Menguy</strong>, violoncelle et voix mêlés. Puis avec <em>Les Transformations</em>, le <strong>Trio Nóta</strong> puise dans les chants de tradition orale pour retrouver ce temps où animaux, végétaux, fées et loups-garous habitaient le même monde. <strong>Christine Zayed</strong>, virtuose palestinienne du qanûn, dialogue avec <strong>Habib Meftah </strong>et <strong>Sylvain Barou</strong> entre maqâmât et improvisation. Et pour clore le festival, l&rsquo;ensemble <strong>Yamma</strong> et la voix de <strong>Talya G.A. Solan</strong> cheminent entre diwan yéménites, romances en ladino et nigunim hassidiques, transmettant l’héritage des diasporas juives de Méditerranée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y aura aussi les redécouvertes. <strong>Marie Vermeulin</strong> joue au Château de Montmaur&nbsp;<em>Das Jahr</em>&nbsp;de Fanny Mendelssohn. <strong>Mandy Lerouge</strong>, chanteuse originaire des Hautes-Alpes, investit la cour du château de Tallard avec les <strong>Fleurs Noires, </strong>dix musiciennes pour un hommage aux compositrices de folklores ou tango argentin</p>



<p class="wp-block-paragraph">Entre deux concerts, le <strong>Zythos Quintette </strong>joue en plein air au kiosque de Gap, et le Musée Départemental ouvre ses portes à la violoncelliste <strong>Mayu Shviro</strong> et au percussionniste <strong>Nur Bar Goren</strong>. On pourra aussi retrouver le duo dans un concert nourri de rencontres en Asie et au Moyen-Orient.</p>



<pre class="wp-block-verse">ANNE-MARIE THOMAZEAU<br><br><strong>Festival de Chaillol<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 16 juillet au 8 août</mark></strong></pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/musiques/"><em>Musiques</em> ici</a></p>
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		<title>Oser toujours plus haut !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Jul 2024 07:40:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Festival de Chaillol c’est d’abord la rencontre entre des lieux, des musiques et ceux qui les portent et les écoutent. Il ne s’agit pas de semer des séries de concerts ici ou là mais d’effectuer un réel travail en osmose avec les habitants, grâce à un jeu de résidences, de stages ouverts à tous, [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Le <strong><em>Festival de Chaillol</em></strong> c’est d’abord la rencontre entre des lieux, des musiques et ceux qui les portent et les écoutent. Il ne s’agit pas de semer des séries de concerts ici ou là mais d’effectuer un réel travail en osmose avec les habitants, grâce à un jeu de résidences, de stages ouverts à tous, d’écoute des sonorités de chaque lieu, de chaque dialecte particulier. Les gestes musicaux se retrouvent, se façonnent, se transmettent, dialoguent entre tradition et création. L’art se vit. Les «&nbsp;pas de côté&nbsp;» du festival ajoutent aux propositions musicales le «&nbsp;petit plus&nbsp;» qui donne aux participants l’occasion de vivre une expérience et non juste de consommer du spectacle.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En regard des représentations on pourra suivre une balade accompagnée par <strong>Corinne Stanzer</strong> avant le temps de musique avec <strong>Isabelle Courroy</strong>, une initiation à la méditation par l’expérimentation de la respiration consciente avec <strong>Claude Devaux-Pico</strong>. Savourer les rapprochements entre créations musicales et espaces du Musée muséum départemental des Hautes-Alpes à Gap, rencontrer les artistes lors des «&nbsp;conversations impromptues&nbsp;». Participer aux ateliers-découvertes de chant collectif auprès de <strong>Cécile Voltz</strong>, au stage instrumental de musique Klezmer avec <strong>David Brossier</strong>, de danse Klezmer avec <strong>Joanne Lehmann</strong> ou au stage de chant yiddish avec <strong>Laura Guitot</strong>. Ces pratiques communes scellent fortement l’ancrage du festival.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Oser l’inattendu </mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le titre de l’édition 2024 du festival, «&nbsp;Aujourd’hui Les Musiques&nbsp;», résonne comme une célébration de toutes les musiques du monde, qu’elles soient traditionnelles, classiques ou jazz et, selon les mots de <strong>Michaël Dian</strong>, directeur du Festival, «&nbsp;ose l’inattendu&nbsp;». Les géographies intimes se répondent&nbsp;: les reliefs de l’Afrique, sublimés par le sokou, instrument millénaire monocorde d’<strong>Adama Sidibé</strong>, sans doute le dernier professionnel aujourd’hui à savoir en jouer, répond au violon de <strong>Clément Janinet</strong>, sur les mélodies hypnotiques qu’arpentent clarinettes (<strong>Hugues Mayot</strong>), violoncelle (<strong>Clément Petit</strong>) et contrebasse (<strong>Joachim Florent</strong>). Ces entrelacements épousent le cours de la rivière Ourika qui part du Haut Atlas marocain et court vers la vallée qui mène à Marrakech. <strong>Clémence Mebsout</strong> et <strong>Valentin Hoffman</strong> composent, improvisent de leurs deux violoncelles, inspirés par une tradition musicale qui n’est pas la leur et fondent le <strong>Duo Ourika</strong>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est <em>À contre-courant</em> que le violoncelle de <strong>Noémie Boutin</strong> suit les mots d’<strong>Antoine Choplin </strong>dans son évocation de la remontée de l’Isère depuis sa confluence avec le Rhône aux rives du torrent de la Séveraissette, puis, sur une commande de l’Espace Culturel de Chaillol plongeront dans les œuvres de Misato Mochizuki, Kaija Saariaho et Jean-François Vrod à la «&nbsp;<em>lisière des tumultes</em>&nbsp;». Trois «&nbsp;Souffles&nbsp;» répondront aux vents des hauteurs, celui de <strong>Samuel Bricault</strong>, passionné d’anthropologie, et ses flûtes, traversière irlandaise, bansuri, tin whistle ; puis les flûtes kaval d’<strong>Isabelle Courroy </strong>qui pétrissent les sonorités avec une inventivité époustouflante, enfin, le galoubet-tambourin de <strong>Benjamin Melia</strong>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En réponse, le <strong>Duò Lavoà Lapò</strong> des deux chanteurs-percussionnistes <strong>Manu Théron</strong> et <strong>Damien Toumi</strong> réinvente le répertoire de l’Occitanie. Autre géniale spécialiste des musiques du monde, la chanteuse et multiinstrumentiste <strong>Éléonore Fourniau</strong> arpente avec son quintet <strong>Neynik </strong>les terres d’Anatolie, du Kurdistan, de Catalogne, de Bretagne, de Macédoine, de Turquie.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les instruments se plaisent aux dialogues improbables&nbsp;: la kora de <strong>Senny Camara</strong> bavarde avec le violon de <strong>Sylvain Rabourdin</strong> dans <em>Boolo</em>. On part au Portugal et plus loin encore, au Brésil grâce au guitariste <strong>Pierrick Hardy</strong> et <strong>Chloé Breillot</strong> qui chante la saudade, la poésie, la vie… Comment tout énumérer tant la programmation est riche&nbsp;! Les <em>Noces Yiddish</em> du <strong>Marine Goldwaser ensemble</strong> nous entraînent dans l’univers de la fête yiddish. Le trompettiste <strong>Hermon Mehari</strong> et le pianiste <strong>Alessandro Lanzoni</strong> exercent leur liberté dans un Arc Fiction intuitif et virtuose. Le <strong>Quintette Calypso</strong> tient un «&nbsp;<em>journal de bord</em>&nbsp;» où sont abordés Poulenc, Debussy, Jean Cras, Guy Ropartz et Aurélien Richard sur une co-commande du Festival Supernature et l’ECC. <strong>Lucile Dollat</strong> joue ses <em>Harmonies poétiques et romantiques </em>sur l’orgue Dunand de la Cathédrale de Gap. La soprano <strong>Juliette Raffin-Gay</strong> et la pianiste <strong>Louise Akili</strong> rêvent dans <em>Nature The Gentlest Mother</em>, autour des vers de la poétesse Emily Dickinson et les écrits mystiques de Sainte Thérèse d’Avila par le biais d’œuvres d’Albert Roussel, Lili Boulanger, Fabien Touchard (commande de l’E.C.C.), Mel Bonis, Pauline Viardot, Maurice Ravel et Aaron Copland. Bonheurs&nbsp;!&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">MARYVONNE COLOMBANI</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Festival de Chaillol</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">19 juillet au 11 août<br></mark>Divers lieux, Gapençais et Hautes-Alpes</pre>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/oser-toujours-plus-haut/">Oser toujours plus haut !</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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