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	<title>Archives des Francesca Melandri - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Francesca Melandri - Journal Zebuline</title>
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		<title>Faire place aux histoires</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Apr 2026 10:25:12 +0000</pubDate>
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<p>Dès l’ouverture, à l’Institut culturel italien, la couleur est donnée. <strong>Claudio Milanesi</strong> rappelle qu’il faut désormais se rendre à l’évidence : du Nobel attribué à Annie Ernaux à l’ouverture du Prix Strega à la non-fiction, le genre n’est plus marginal. Il est en train de remodeler en profondeur notre rapport à la littérature. La suite du festival ne cessera de le confirmer.</p>



<p>À l’EJCAM le matin même, puis le lendemain à l’Hôtel d’Olivary, la question ukrainienne s’impose comme un point nodal du programme, notamment lors de la rencontre <em>Comprendre la situation en Ukraine</em> avec <strong>Constantin Sigov</strong> et <strong>Sergiy Kvit</strong>. Dans leur sillage, <strong>Tetyana Ogarkova </strong>et <strong>Anastasia Fomitchova</strong> ouvrent de nouvelles perspectives : écrire, ici, consiste à documenter la guerre, à maintenir des lignes de vérité dans un contexte saturé de récits concurrents.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Mémoire, langue et récits fragmentés</mark></strong></p>



<p>Invitée d’honneur, <strong>Helena Janeczek</strong> prolonge ce déplacement. Première femme lauréate du Prix Strega, elle a consacré une grande partie de son œuvre à raconter une histoire familiale traversée par la déportation et l’exil &#8211; des Juifs polonais passés par l’Allemagne puis l’Italie.<br>Pour elle, la fiction ne disparaît jamais : elle subsiste, y compris dans les récits les plus soucieux de coller à l’Histoire. La mémoire, avance-t-elle, consiste précisément à combler ses lacunes. Interviewée avec une émotion palpable par <strong>Federica Gianni</strong>, dont le travail de thèse a porté, entre autres, sur son œuvre, elle revient sur les identités fragmentées, les langues qui circulent et se répondent. Dans un italien étonnamment limpide pour les francophones, Helena Janeczek répond avec un plaidoyer pour les dialectes, qu’elle envisage comme un moteur paradoxal du multilinguisme et, peut-être, de l’entente entre les peuples. Du milanais au catalan, tant de similarités demeurent, argue-t-elle, évoquant <strong>Mar García Puig</strong>, invitée lors du festival dans une rencontre présentée par <strong>Ikram Chilah</strong>.</p>



<p>Avec <strong>Sylvie Tanette</strong>, le festival semble revenir à un terrain plus proche&nbsp;: le récit d’une fille d’immigrés italiens venus élire domicile à Marseille. Mais <em>Une vieille colère</em> (2024) marque pour l’autrice un basculement : pour la première fois, la romancière renonce à la fiction. À l’oral comme à l’écrit, elle impressionne par la netteté de sa pensée autant que par une forme de candeur. Notamment lorsqu’elle avoue ne comprendre souvent ce qu’elle a écrit qu’après coup. Ce terrain vague australien qui surgit dans son récit, elle ne réalise que bien plus tard qu’il reconstruit celui de son enfance phocéenne – le mot, dit-elle, a un sens, pour une génération qui a entremêlé le récit de ses origines à ceux des mythologies grecques et romaines. La non-fiction devient alors un moyen d’affronter ce qui résiste : une histoire familiale marquée par des zones troubles, par des vérités difficiles à regarder. La colère demeure, intacte, mais elle se double d’un humour sec, presque inattendu.</p>



<p>Le soir, <strong>François Beaune</strong> prolonge cette attention au réel dans une veillée où chacun est invité à partager une histoire vécue. Autour de vin et de victuailles, les récits circulent, se répondent, s’agrègent &#8211; comme une archive vivante en train de se constituer.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Hériter sans détour</mark></strong></p>



<p>Le lendemain, un dialogue rare se noue entre <strong>Vanessa Springora</strong> et <strong>Francesca Melandri</strong>, toutes deux réunies autour des liens entre mémoire intime et histoire collective. Leur point commun est frappant : en 2022, la guerre en Ukraine interrompt leurs projets d’écriture respectifs. Toutes deux se tournent alors vers leurs histoires familiales. Vanessa Springora évoque, dans la lignée d’Annie Ernaux, un désir d’« <em>archéologie de soi</em> », du côté paternel &#8211; où elle découvre des vérités qui ont nourri les récits instables de son père, jusqu’à l’ombre d’un grand-père engagé aux côtés de l’armée nazie. Francesca Melandri, de son côté, revient sur l’histoire d’un père impliqué dans la campagne italienne en Russie &#8211; c’est-à-dire, souligne-t-elle, sur le territoire de l’Ukraine actuelle, « <em>car personne ne le rappelle</em> ». Entre elles, une même exigence : ni expliquer, ni absoudre. Mais comprendre.Une idée commune s’impose : « <em>plus on écrit, plus on se rend compte que l’indicible existe.» </em>Ni justification, ni absolution. Plutôt un geste commun : comprendre sans simplifier, ouvrir des lignes de réflexion plutôt que clore les récits.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">La politique écrite au féminin</mark></strong></p>



<p>On est frappée, surtout, par la rareté d’un tel moment. Quand a-t-on vu, en littérature, des autrices ausculter ainsi leurs héritages politiques familiaux ? Quand les a-t-on entendues discuter, ensemble, de politique internationale avec une telle précision, et un tel souci de l’écoute ? Dans sa capacité à ne jamais réellement théoriser ce qu’il met en place, Effets Réels célèbre autant qu’il rend possible une manière singulière et précieuse de faire de la littérature. Une respiration &#8211; dont on espère qu’elle saura durer.</p>



<pre class="wp-block-verse">SUZANNE CANESSA<br>Le festival a eu lieu dans divers lieux à Aix et Marseille du <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">10 au 12 avri</mark>l et a été organisé par Ikram Chilah, Federica Gianni et Claudio Milanesi.</pre>
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		<title>Bien à Aix</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chloé Macaire]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Apr 2026 15:34:34 +0000</pubDate>
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<p>Ce samedi, en fin d’après-midi, la <strong><em>Biennale d’Aix</em></strong> revient en fanfare et surtout en mouvement dans l’espace public. Le coup d’envoi se fera en haut du cours Mirabeau à 17h30, avec <em>Élévations</em> du <strong>Collectif XY</strong>. Cette création <em>in situ </em>réunit une trentaine d’acrobates, accompagnés en live par la Compagnie du Lamparo. <strong>Manu Théron</strong>, fondateur de la compagnie, dirigera à cette occasion douze musicien·nes venu·es du pays invité de cette édition, l’Italie. Et le lendemain, rebelote avec une seconde représentation de ce spectacle collaboratif, même heure, même lieu. De quoi bien commencer cette première partie de <em>Biennale</em>, avec une programmation riche chaque week-end jusqu’au 14 juin (une seconde partie aura lieu à l’automne).</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Vernissages en pagaille </mark></strong></p>



<p>Ce week-end d’ouverture est aussi l’occasion de nombreux vernissages d’expositions programmées dans le cadre de la première partie de la Biennale. L’art contemporain est particulièrement représenté avec des artistes internationaux comme la plasticienne et vidéaste <strong>Ghita Skali</strong> qui présente au 3bisf sa première exposition monographique en France, <em>What Remains</em>, autour du rapport au deuil et à la mort (jusqu’au 19 septembre).</p>



<p>Dans <em>De la terre jaillit la lumière</em>, jusqu’au 24 mai au Pavillon Vendôme, l’artiste verrier new-yorkais <strong>Andrew Erdos </strong>interroge la relation des humains avec la nature, comme le fait le sculpteur <strong>Fabien Leaustic</strong> dans <em>La chute, histoire d’un châtiment silencieux ?</em>*, en s’inspirant du motif de la chute, présent dans la mythologie grecque comme dans le dogme chrétien (Chapelle des Andrettes).&nbsp;</p>



<p><strong>Aurélie Sicas</strong> explore pour sa part les représentations picturales de l’amour et l’affection partagées, en partant de la <em>Carte du Tendre</em> de Madeleine de Scudéry dans son exposition <em>Au cœur du Tendre </em>(Galerie Ramand, jusqu’au 13 juin). Enfin, les illustratrices <strong>Joëlle Jolivet </strong>et <strong>Katrin Stangl </strong>présente l’exposition <em>Voisinage/Nachbarschaft</em>*fruit d’un travail en tandem avec les étudiants de l’École Supérieure d’Art d’Aix-en-Provence et son homologue allemande l’Akademie der Bilden Den Künste Nürnberg autour de cette notion.&nbsp;</p>



<p><em><a href="https://www.bd-aix.com">Les Rencontres du 9<sup>e</sup>art</a> </em>commencent également ce week-end et prennent part à leur façon aux célébrations de l’art italien avec une exposition consacrée à un géant de la bande-dessinée, Hugo Pratt, et à son iconique Corto Maltese (La Manufacture)*.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="696" height="372" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/BIENNALEDAIX2026-WHAT-REMAINS-Ce-qui-reste-et-ce-quon-laisseA%C2%A9Ghita-Skali1-1.jpg?resize=696%2C372&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-135977" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/BIENNALEDAIX2026-WHAT-REMAINS-Ce-qui-reste-et-ce-quon-laisseA%C2%A9Ghita-Skali1-1.jpg?resize=1024%2C547&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/BIENNALEDAIX2026-WHAT-REMAINS-Ce-qui-reste-et-ce-quon-laisseA%C2%A9Ghita-Skali1-1.jpg?resize=300%2C160&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/BIENNALEDAIX2026-WHAT-REMAINS-Ce-qui-reste-et-ce-quon-laisseA%C2%A9Ghita-Skali1-1.jpg?resize=768%2C410&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/BIENNALEDAIX2026-WHAT-REMAINS-Ce-qui-reste-et-ce-quon-laisseA%C2%A9Ghita-Skali1-1.jpg?resize=1536%2C820&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/BIENNALEDAIX2026-WHAT-REMAINS-Ce-qui-reste-et-ce-quon-laisseA%C2%A9Ghita-Skali1-1.jpg?resize=150%2C80&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/BIENNALEDAIX2026-WHAT-REMAINS-Ce-qui-reste-et-ce-quon-laisseA%C2%A9Ghita-Skali1-1.jpg?resize=696%2C372&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/BIENNALEDAIX2026-WHAT-REMAINS-Ce-qui-reste-et-ce-quon-laisseA%C2%A9Ghita-Skali1-1.jpg?resize=1068%2C570&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/BIENNALEDAIX2026-WHAT-REMAINS-Ce-qui-reste-et-ce-quon-laisseA%C2%A9Ghita-Skali1-1.jpg?resize=1920%2C1025&amp;ssl=1 1920w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/BIENNALEDAIX2026-WHAT-REMAINS-Ce-qui-reste-et-ce-quon-laisseA%C2%A9Ghita-Skali1-1.jpg?resize=787%2C420&amp;ssl=1 787w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/BIENNALEDAIX2026-WHAT-REMAINS-Ce-qui-reste-et-ce-quon-laisseA%C2%A9Ghita-Skali1-1.jpg?w=2000&amp;ssl=1 2000w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/BIENNALEDAIX2026-WHAT-REMAINS-Ce-qui-reste-et-ce-quon-laisseA%C2%A9Ghita-Skali1-1.jpg?w=1392&amp;ssl=1 1392w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">BIENNALE d&rsquo;AIX 2026, WHAT REMAINS Ce qui reste et ce qu&rsquo;on laisse © Ghita Skali</figcaption></figure>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Un nouveau rendez-vous </mark></strong></p>



<p>La première édition d’<em>Effets Réel</em>, nouveau festival littéraire consacré à la non-fiction, se déroulera également ce week-end à Marseille et à Aix-en-Provence [voir p. 5]. Le volet aixois de sa programmation, donnée à l’Hôtel Olivary, est intégrée à celle de la <em>Biennale</em>, et l’Italie y est donc également mise à l’honneur.&nbsp;</p>



<p>La question de la guerre et de son héritage comme matière littéraire est centrale dans cette programmation, avec une place de choix réservée aux auteur·ices ukrainien·nes. Le samedi matin, une discussion autour de l’écriture comme acte de résistance réunira le philosophe <strong>Constantin Sigov</strong> et la journaliste <strong>Tetyana Orgokova</strong>, puis le président de l’université de Kiev <strong>Sergiy Kvit</strong>, et les autrices <strong>Anastasia Fomitchova</strong> et <strong>Francesca Melandri </strong>(respectivement ukrainienne et italienne) s’interrogeront sur la manière de penser et d’écrire l’Ukraine aujourd’hui.&nbsp;</p>



<p>Francesca Melandri est invitée à présenter son nouvel livre, <em>Les Pieds froids</em>, dans lequel elle part de l’expérience de son père en tant qu’officier de l’armée italienne pendant l’invasion en Russie (1941) pour développer un propos sur la guerre et son héritage mémoriel. Après sa présentation, elle participera à une discussion avec <strong>Vanessa Springora</strong> à propos des secrets de famille liés à la guerre comme matière littéraire. Plus tôt dans la journée, Springora aura présenté <em>Patronyme</em>, ouvrage publié l’année dernière et qui s’intéresse aux mêmes questions à partir du passé trouble de son grand-père pendant la Seconde Guerre Mondiale.&nbsp;</p>



<p>L’auteur <strong>Alessandro Perissinotto</strong> s’intéresse également à la violence fasciste, mais du point de vue de la répression politique. Sa performance <em>Raccommoder la mémoire</em>, adapté de son livre <em>La Guerra dei Traversa </em>(2024), mobilise les témoignages d’une famille italienne victime du massacre de Turin en décembre 1922, juste après l’accession au pouvoir de Mussolini.</p>



<p>CHLOÉ MACAIRE&nbsp;</p>



<p>*Ces expositions sont visibles jusqu’au 23 mai </p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em><a href="https://www.biennale-aix.fr">Biennale d’Aix </a>(première partie)</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 11 avril au 14 juin</mark></pre>



<p></p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Focus hongrois </strong><br>La <em>Biennale d’Aix </em>met également à l’honneur la Hongrie, avec laquelle la ville entretient un lien fort depuis que Vasarely a décidé d’y installé sa Fondation, et d’autant plus depuis jumelage avec Pécs, ville de naissance du plasticien, en 2011. Cette programmation hongroise est pensée en deux temps, dont le premier est consacré au cinéma avec des projections quotidiennes dans l’amphithéâtre de l’École supérieure d’art jusqu’au 3 mai. L’occasion de rendre hommage au réalisateur Belà Tarr, monstre sacré disparu en janvier, avec quatre projections de son chef d’œuvre <em>Les Harmonies Werckmeister </em>(2000). L’œuvre de la réalisatrice Márta Mészáros y est aussi centrale, avec des projections de versions restaurées d’<em>Adoption </em>(premier film réalisé par une femme à obtenir l’Ours d’Or à la Berlinale en 1975), <em>Neuf mois</em> (1976) et <em>Elles deux</em> (1977). Les films les plus récents programmés dans le cadre de ce cycle, <em>Corps et Âme </em>(Ours d’or 2017) et <em>Silent Friend </em>(sorti en avril 2026), tous deux réalisés par Ildikó Enyedi.<br>Le deuxième temps, aura lieu le 12 juin à la Fondation Vasarely et réunira arts visuels, architecture et DJ sets d’artistes français et hongrois pour célébrer les 50 ans de la Fondation. C.M.</pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/societe/politique-culturelle/"><em>Politique culturelle</em> ici </a></p>
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		<title>Écouter avant d’écrire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Apr 2026 07:45:39 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. Vous collectez et écrivez des histoires vraies depuis plus de dix ans, notamment autour de la Méditerranée. En quoi un festival comme Effets Réels fait-il écho à votre démarche, et comment s’inscrit la veillée que vous proposez dans ce travail ?François Beaune. Je passe beaucoup de temps à collecter des histoires, donc forcément, ça [&#8230;]</p>
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<p><strong>Zébuline. Vous collectez et écrivez des histoires vraies depuis plus de dix ans, notamment autour de la Méditerranée. En quoi un festival comme </strong><em><strong>Effets Réels</strong></em><strong> fait-il écho à votre démarche, et comment s’inscrit la veillée que vous proposez dans ce travail ?<br></strong><strong>François Beaune.</strong> Je passe beaucoup de temps à collecter des histoires, donc forcément, ça entre en résonance avec ce type de festival. La veillée, c’est quelque chose de très simple : on se retrouve, chacun vient avec une histoire, une anecdote marquante, et on la partage. Ce sont souvent des récits courts, avec un début et une fin – ce que Paul Auster appelait des histoires qui, paradoxalement, ressemblent plus à de la fiction que la vie elle-même. L’idée, c’est à la fois de les entendre, mais aussi de les mettre en commun, de constituer une sorte de mémoire collective. Et puis c’est un moment convivial : on mange, on boit, on s’écoute.</p>



<p><a></a> <strong>Le festival </strong><em><strong>Effets Réels</strong></em><strong> s’inscrit dans la </strong><em><strong>Biennale d’Aix</strong></em><strong>, met l’Italie à l’honneur. Quel regard portez-vous sur cette scène, et sur les formes de littérature du réel qui s’y développent aujourd’hui ?<br></strong>Il existe en Italie une tradition assez forte d’écrivains qui sont aussi journalistes, et qui travaillent à partir du réel. Mais ce n’est pas propre à ce pays : on retrouve aussi ça aux États-Unis avec le New Journalism. En France, on a peut-être été un peu en retard, notamment à cause d’une tradition héritée du Nouveau Roman, où le style primait sur le sujet. Mais ces dernières années, il y a eu un rattrapage, avec des maisons d’édition qui ont remis en avant ces écritures – et nous restons un pays très riche en traductions. Aujourd’hui, les grandes œuvres de non-fiction circulent davantage et trouvent leur place.</p>



<p><strong>Dans votre travail, l’écriture vient après l’écoute. Quel rôle donnez-vous aujourd’hui à la littérature de non-fiction ?<br></strong>Pour moi, il y a d’abord un geste très simple : se mettre à l’écoute. Aller voir comment vivent les gens, ce qu’ils ont à raconter. Être écrivain, ce n’est pas seulement partir de soi, c’est aussi se mettre au service des histoires des autres. Ensuite vient la question de la forme : comment raconter ces récits pour qu’ils puissent toucher un public plus large ? Il y a quelque chose de profondément politique là-dedans. Ce qui me gêne parfois dans une certaine littérature de fiction, c’est qu’elle cherche à traiter des grandes thématiques comme le feraient les sciences humaines, au lieu de partir des individus eux-mêmes. Or la littérature fonctionne d’abord avec des personnages, des voix singulières. Ce qui m’intéresse, c’est d’aller chercher des gens qui racontent quelque chose qu’on n’a jamais entendu, et de voir comment transmettre cela. Nous vivons dans une époque traversée par des conflits, des tensions très fortes. Dans ce contexte, prendre le temps d’écouter devient presque un acte nécessaire. La littérature peut servir à ça : non pas simplifier, mais rendre sensible la complexité des existences, et peut-être permettre de mieux comprendre comment on vit ensemble.</p>



<p>ENTRETIEN RÉALISÉ PAR SUZANNE CANESSA</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Au programme</strong><br>Le festival <em>Effets Réels</em> se tiendra à Marseille le 10 avril et à Aix-en-Provence les 11 et 12 avril. Il comptera parmi ses intervenant·e·s ATLAS, François Beaune, Anastasia Fomitchova, Mar García Puig, Helena Janeczek, Sergiy Kvit, Boris Le Roy, Francesca Melandri, Sara Menetti, Tetyana Ogarkova, Anna Pazos, Alessandro Perissinotto, María Sánchez, Constantin Sigov, Vanessa Springora, Sylvie Tanette, Filippo Tuena et Dominique Vittoz.</pre>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="696" height="592" data-id="135861" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/Anastasia_Fomitchova.jpg?resize=696%2C592&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-135861" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/Anastasia_Fomitchova.jpg?w=989&amp;ssl=1 989w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/Anastasia_Fomitchova.jpg?resize=300%2C255&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/Anastasia_Fomitchova.jpg?resize=768%2C653&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/Anastasia_Fomitchova.jpg?resize=150%2C128&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/Anastasia_Fomitchova.jpg?resize=696%2C592&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/Anastasia_Fomitchova.jpg?resize=494%2C420&amp;ssl=1 494w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">Anastasia Fomitchova<br>© X-DR</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="696" height="928" data-id="135862" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/Mar-Garcia-Puig.jpeg?resize=696%2C928&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-135862" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/Mar-Garcia-Puig.jpeg?resize=768%2C1024&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/Mar-Garcia-Puig.jpeg?resize=225%2C300&amp;ssl=1 225w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/Mar-Garcia-Puig.jpeg?resize=1152%2C1536&amp;ssl=1 1152w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/Mar-Garcia-Puig.jpeg?resize=150%2C200&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/Mar-Garcia-Puig.jpeg?resize=300%2C400&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/Mar-Garcia-Puig.jpeg?resize=696%2C928&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/Mar-Garcia-Puig.jpeg?resize=1068%2C1424&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/Mar-Garcia-Puig.jpeg?resize=315%2C420&amp;ssl=1 315w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/Mar-Garcia-Puig.jpeg?w=1440&amp;ssl=1 1440w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">Mar Garcia Puig<br>© X-DR</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="683" height="1024" data-id="135863" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/Vanessa-Springora%C2%A9OLIVIER-DION.jpg?resize=683%2C1024&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-135863" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/Vanessa-Springora%C2%A9OLIVIER-DION-scaled.jpg?resize=683%2C1024&amp;ssl=1 683w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/Vanessa-Springora%C2%A9OLIVIER-DION-scaled.jpg?resize=200%2C300&amp;ssl=1 200w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/Vanessa-Springora%C2%A9OLIVIER-DION-scaled.jpg?resize=768%2C1152&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/Vanessa-Springora%C2%A9OLIVIER-DION-scaled.jpg?resize=1024%2C1536&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/Vanessa-Springora%C2%A9OLIVIER-DION-scaled.jpg?resize=1365%2C2048&amp;ssl=1 1365w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/Vanessa-Springora%C2%A9OLIVIER-DION-scaled.jpg?resize=150%2C225&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/Vanessa-Springora%C2%A9OLIVIER-DION-scaled.jpg?resize=300%2C450&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/Vanessa-Springora%C2%A9OLIVIER-DION-scaled.jpg?resize=696%2C1044&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/Vanessa-Springora%C2%A9OLIVIER-DION-scaled.jpg?resize=1068%2C1602&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/Vanessa-Springora%C2%A9OLIVIER-DION-scaled.jpg?resize=1920%2C2880&amp;ssl=1 1920w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/Vanessa-Springora%C2%A9OLIVIER-DION-scaled.jpg?resize=280%2C420&amp;ssl=1 280w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/Vanessa-Springora%C2%A9OLIVIER-DION-scaled.jpg?w=1707&amp;ssl=1 1707w" sizes="auto, (max-width: 683px) 100vw, 683px" /><figcaption class="wp-element-caption">Vanessa Springora<br>© Olivier Dion</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="696" height="392" data-id="135864" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/JANECZEK_%C2%A9Yuma-Martellanz.jpg-1.webp?resize=696%2C392&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-135864" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/JANECZEK_%C2%A9Yuma-Martellanz.jpg-1.webp?resize=1024%2C576&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/JANECZEK_%C2%A9Yuma-Martellanz.jpg-1.webp?resize=300%2C169&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/JANECZEK_%C2%A9Yuma-Martellanz.jpg-1.webp?resize=768%2C432&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/JANECZEK_%C2%A9Yuma-Martellanz.jpg-1.webp?resize=1536%2C864&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/JANECZEK_%C2%A9Yuma-Martellanz.jpg-1.webp?resize=150%2C84&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/JANECZEK_%C2%A9Yuma-Martellanz.jpg-1.webp?resize=696%2C392&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/JANECZEK_%C2%A9Yuma-Martellanz.jpg-1.webp?resize=1068%2C601&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/JANECZEK_%C2%A9Yuma-Martellanz.jpg-1.webp?resize=747%2C420&amp;ssl=1 747w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/JANECZEK_%C2%A9Yuma-Martellanz.jpg-1.webp?w=1920&amp;ssl=1 1920w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/JANECZEK_%C2%A9Yuma-Martellanz.jpg-1.webp?w=1392&amp;ssl=1 1392w" sizes="auto, (max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">Helena Janeczek<br>© Yuma Martellanz</figcaption></figure>
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		<title>Au croisement des routes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Oct 2022 13:32:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Idées et rencontres]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Aix-en-Provence]]></category>
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<p>Effervescence à l’amphithéâtre de la Manufacture ce 13 octobre : la <em>Fête du Livre</em> aixoise fête ses quarante ans. <strong>Annie Terrier,</strong> à qui <em>Les Écritures Croisées</em> doivent tant, présente avec sa passion coutumière le programme de cette édition, le nouveau directeur de l’association, <strong>Jean-François Chougnet</strong> et rend hommage à toutes les structures qui soutiennent cette manifestation unique en son genre. Mieux que d’être une immense « foire » aux livres, à l’instar de tant d’autres, la <em>Fête du Livre</em> des <em>Écritures Croisées</em> rassemble durant trois belles journées un petit nombre d’auteurs dont il nous est donné d’appréhender l’œuvre en profondeur. Par ailleurs, les écrivains eux-mêmes soulignent en aparté combien le fait de vivre avec leurs comparses cette fête, partageant lieu de résidence, repas, conversations et tables rondes, créé des liens intellectuels et d’amitiés littéraires et humaines qui perdurent.</p>



<p>L’intitulé de cette quarantième édition, « La maison et le monde » (emprunté au titre du livre de Rabindranath Tagore publié en 1916 et au film de Satyajit Ray qui lui fit écho en 1984), sert de première entrée, avec <strong>Gérard Meudal</strong> en meneur de jeu pour aborder les œuvres des trois autrices conviées cette année : <strong>Francesca Melandri</strong>, <strong>Isabela Figueiredo</strong> et <strong>Maria Stepanova</strong>. Parallèlement aux œuvres littéraires, la fine écriture cinématographique de <strong>Satyajit Ray</strong> est mise à l’honneur par la programmation de l’Institut de l’Image qui diffuse quatre films du cinéaste indien tandis qu’une exposition est consacrée à un florilège de photographies d’<strong>Henri</strong> <strong>Cartier-Bresson</strong>, assorties de textes écrits particulièrement pour chacune d’entre elles par des auteurs, des photographes, des peintres… La relation forte entre ces deux magiciens de l’image est mise en évidence par la diffusion du court-métrage <em>Évocation</em> de Satyajit Ray à propos du photographe. Bouclant le trajet entre l’art du conteur et l’Inde, cette édition est dédiée à Salman Rushdie qui, invité cette année, avait dû décliner l’offre car déjà programmé pour une autre manifestation littéraire aux Etats-Unis, mais avait promis à Annie Terrier sa venue en 2023. Les terribles évènements de l’été compromettent la tenue de cette promesse…</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">La maison et le monde</mark></strong></p>



<p>«&nbsp;<em>Mon livre, </em>Carnet de mémoires coloniales<em>, est né au moment où l’on m’a interdit de vivre avec des Mozambicains</em>&nbsp;», explique Isabela Figueiredo, née en 1963 au Mozambique encore sous domination lusitanienne, de parents portugais. Cette interdiction est de celles qu’un enfant ne peut pas comprendre. Ce livre naît du besoin de comprendre l’Afrique, le regard des européens sur les Africains. «&nbsp;<em>Il ne s’agit pas d’un livre historique</em>, sourit l’autrice, <em>il s’attache surtout au langage, remarquablement traduit par Myriam Benarroch et Nathalie Meyroune (je me suis émue à l’entendre en français lors de la lecture qui a précédé cette rencontre). J’ai transmis les mots de mon père, raciste et colonial que j’ai pourtant tant aimé. Je n’ai pu écrire ce livre qu’après sa mort, mais aussi les mots des Mozambicains, et ceux de moi, petite fille, qui ressentait tout cela.</em>&nbsp;»</p>



<p>« <em>Le travail sur ses ancêtres est aussi un travail sur soi</em>, précise Maria Stepanova à propos de son dernier opus, <em>En mémoire de la mémoire</em> traduit du russe par Anne Coldefy-Faucard. <em>C’est d’ailleurs une curieuse entreprise que de retracer leur vie, ce ne sont pas des gens qui ont fait l’histoire mais qui l’ont subie. On dispose alors de peu de documents. Quand j’étais enfant, c’était encore en Union Soviétique, on vivait dans des appartements communautaires. Là où il y avait un seul propriétaire, les lieux ont été partagés en quatre et jusqu’à vingt parties avec commodités et cuisines communes. Soudain les processus intimes sont devenus collectifs. Dans ce cas, on n’est jamais vraiment à la maison et le monde extérieur commence aussi à la porte et à l’intérieur. Qu’est-ce qu’une maison alors ? Ce livre est une voie pour</em> <em>trouver un foyer, remonter le passé, affronter le nom de mes ancêtres. Au temps de l’Urss, parler de soi mettait en danger, comme aujourd’hui. Mon travail d’écrivain est d’apporter de la lumière sur cette obscurité.</em> »</p>



<p>Avec <em>Tout sauf moi</em> (traduction Danièle Valin), Francesca Melandri offre un troisième volet à sa trilogie «&nbsp;des pères&nbsp;» à la suite d’<em>Eva dort </em>et <em>Plus haut que la mer</em>. «&nbsp;La maison et le monde<em>&nbsp;pourrait être un bon titre pour ma trilogie</em> sourit-elle, <em>par sa recherche, son rapport à l’histoire à la politique qui tente de se situer au niveau le plus intime, frontal et émotionnel. C’est ma façon d’être au monde, de me placer dans la maison de mon moi. C’est nécessaire pour comprendre qui je suis et ce que sont les autres. Il y a une relation directe entre la manière dont nous sommes dans notre maison et dans le monde extérieur. La question se pose lorsqu’il n’y a pas de séparation claire entre le dedans et le dehors. Même si cette «&nbsp;frontière&nbsp;» est poreuse et transparente, elle est nécessaire.</em> <em>Dans mes livres, je cherche ce rapport entre ce dehors et ce dedans. C’est aussi une question de langage qui nous rappelle la fonction du traducteur&nbsp;: partir de la maison linguistique de l’auteur et la porter dans une autre langue, comme ouvrir la maison du livre et la porter dans le monde.</em>&nbsp;»</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Périphéries</mark></strong></p>



<p>«&nbsp;<em>Nous sommes tous périphériques, c’est la seule façon, aujourd’hui, d’être universel&nbsp;</em>» disait Carlos Fuentes lors de l’édition 2011 des <em>Écritures Croisées</em> qui lui était consacrée. Gérard Meudal reprenant la formule confronte les trois autrices de l’édition 2022 à cette formule qui questionne à plusieurs niveaux, et d’abord à la signification du terme «&nbsp;périphérie&nbsp;» et de l’expression «&nbsp;être périphérique&nbsp;». Francesca Melandri évoque dans les peuples l’universalité du thème de la majorité et de la minorité, l’Irlande pour le Royaume Uni, le Québec pour le Canada, le Pays basque pour l’Espagne, etc. «&nbsp;<em>Il y a bien ici une histoire de centre et de périphérie. La frontière est la peau des nations, elle nous sépare, protégeant nos institutions et tout le reste, mais aussi c’est l’organe qui nous ouvre au monde&nbsp;: les montagnes sont fermées par rapport aux plaines, mais c’est là où les cultures se mélangent</em>.&nbsp;» Isabela Figuereido sourit&nbsp;: «&nbsp;<em>je suis une native périphérique par mon lieu de naissance. Si le centre est le lieu canonique, s’instaure une différence entre un centre «&nbsp;parfait&nbsp;» et une périphérie en marge, incomplète alors que le centre serait sublime et infini. Le centre est un endroit narcissique par nature, mais j’ai besoin d’habiter en dehors de ce centre pour mieux le voir, l’appréhender, le comprendre. Née au Mozambique, j’imaginais le Portugal comme une terre promise, idéalisée, c’était le centre pour moi. Le centre pour résumer est une idée de l’absolu et pour l’atteindre il faut être à la périphérie.</em>&nbsp;»</p>



<p>Reprenant le sujet du langage, Maria Stepanova souligne le fait que «&nbsp;<em>lorsqu’un écrivain représente quelqu’un en littérature, ce dernier est lié à une culture, une ligne de pensée, c’est pourquoi les régimes autoritaires s’intéressent tant aux auteurs, aux journalistes, il ne s’agit pas forcément de réduire au silence, mais de changer les mots. Ainsi, aujourd’hui, en Russie, on ne parle plus de guerre mais d’opérations spéciales.</em>&nbsp;» Elle insiste sur la situation de la langue qui est différente si l’on observe l’Allemagne ou l’Italie&nbsp;: «&nbsp;<em>quand on passe d’une ville italienne à une autre les dialectes sont différents, de même en Suisse, c’est même un «&nbsp;sport&nbsp;» que de reconnaître l’origine de tel ou tel dialecte. Certains pays fonctionnent avec plusieurs dialectes qui fleurissent, sont utilisés, enseignés, alors qu’en Russie, il n’y a pas de dialectes, à la fin du XVIII<sup>ème</sup> siècle. L’État russe introduit une version parfaite de la langue russe (inventée dans le centre de la culture qu’est Saint-Pétersbourg) et cela ne s’est pas arrêté avec l’arrivée des Soviétiques au pouvoir. Cette unification à l’exclusion de toute autre langue procède d’une pensée hiérarchique partant toujours d’un centre. En Russie, il faut passer par Moscou pour devenir quelqu’un et en France, je crois que c’est la même chose avec Paris</em>&nbsp;», sourit l’autrice. La question se pose alors&nbsp;: est-ce qu’un pays avec un centre et ses périphéries pourrait aussi fonctionner avec plusieurs centres fluides&nbsp;? On pense alors en termes spatiaux.</p>



<p>Francesca Melandri reprend&nbsp;: «&nbsp;<em>comme écrivaine, la position marginale est extrêmement importante. Chacun de nous est le centre de sa vie, mais pour un écrivain, il faut un pas au-delà, même de deux millimètres. C’est dans cet espace de deux millimètres que se situe la distance nécessaire à l’écriture. La relation du placement entre celui qui écrit et ce qui est écrit est essentielle&nbsp;: s’il n’y a pas de distance, il n’y a pas de littérature, elle n’existe que lorsqu’existe une périphérie</em>&nbsp;».</p>



<p>MARYVONNE COLOMBANI</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Fête du Livre</em></strong>
Journées des 13 et 14 octobre
Amphithéâtre de la Manufacture, Aix-en-Provence</pre>
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