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	<title>Archives des Friche - Journal Zebuline</title>
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		<title>Kader Attou à la Friche la Belle de Mai : Une « Smala » pour méditerraner</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Sep 2026 13:49:46 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Après treize années à la tête du Centre chorégraphique national de La Rochelle, « une belle maison, un bon navire », Kader Attou doit se demander « où poser les valises ». Marseille arrive en 2022 « comme une sorte d’évidence ». Lyonnais, issu d’une famille algérienne, le chorégraphe se souvient de la ville traversée [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Après treize années à la tête du Centre chorégraphique national de La Rochelle, « <em>une belle maison, un bon navire</em> », <strong>Kader Attou</strong> doit se demander « <em>où poser les valises</em> ». Marseille arrive en 2022 « <em>comme une sorte d’évidence</em> ». Lyonnais, issu d’une famille algérienne, le chorégraphe se souvient de la ville traversée dans l’enfance pour rejoindre l’Algérie : « <em>Marseille, c’était notre point de départ en bateau.</em> »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais poser ses valises n’empêche pas de continuer à bouger. Derrière le sens familier de la grande tribu, Attou retrouve l’histoire de l’Émir Abdelkader, originaire comme sa famille de la région de Mascara, et de sa célèbre capitale mouvante. Ce qui l’intéresse tient précisément dans ce mouvement : <em>Smala</em> sera « <em>un laboratoire mouvant, qui ne se figera pas</em> ».</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Un ciel de constellations</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis près de quarante ans, <strong>Kader Attou</strong> voyage, crée et transmet. Jordanie, Israël, Palestine, Grèce, Tunisie, Algérie : les rencontres s’accumulent jusqu’au moment où il éprouve le besoin de « <em>déplacer la notion de rencontre à un autre endroit</em> ». « <em>Il fallait faire rencontrer les artistes eux-mêmes.</em> »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Naît alors <em>Smala</em>, incubateur de talents nourri de laboratoires chorégraphiques au Maroc, en Tunisie, en Égypte, à Chypre, en Grèce puis en Algérie. Attou en donne une image : au commencement, un ciel vide ; chaque laboratoire vient peu à peu y dessiner une constellation. On y travaille techniques, répertoire, interprétation, mais surtout la circulation des gestes et des histoires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car « <em>nous ne sommes pas seulement une histoire, nous sommes une histoire multiple</em> ». Lui-même vient, raconte-t-il, d’apprendre l’existence d’une arrière-arrière-grand-mère turque – « <em>vous imaginez !</em> ». Et les corps gardent la trace de ces circulations : découvrant le kathak en Inde, il croit reconnaître du flamenco « <em>mais sans chaussures</em> ». Une intuition qui fait écho à l’histoire des populations romani, parties du Rajasthan avant de gagner l’Europe et l’Andalousie : les corps, eux aussi, portent la mémoire des déplacements.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On pourrait dire : <em>méditerraner</em>. L’anthropologue italienne <strong>Ambra Zambernardi</strong> a fait de ce verbe un objet de recherche ; <strong>Barbara Cassin</strong> s’en est également emparée. Faire de la Méditerranée moins une identité qu’un mouvement, une circulation, une rencontre : <em>Smala</em> en propose une traduction chorégraphique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Faire se rencontrer les rencontres</mark></strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright size-large is-resized"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="683" height="1024" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/Smala-ChypreA%C2%A9Damien-Bourletsis72.jpg?resize=683%2C1024&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-138184" style="aspect-ratio:0.6670015067805123;width:217px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/Smala-ChypreA%C2%A9Damien-Bourletsis72-scaled.jpg?resize=683%2C1024&amp;ssl=1 683w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/Smala-ChypreA%C2%A9Damien-Bourletsis72-scaled.jpg?resize=200%2C300&amp;ssl=1 200w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/Smala-ChypreA%C2%A9Damien-Bourletsis72-scaled.jpg?resize=768%2C1152&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/Smala-ChypreA%C2%A9Damien-Bourletsis72-scaled.jpg?resize=1024%2C1536&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/Smala-ChypreA%C2%A9Damien-Bourletsis72-scaled.jpg?resize=1365%2C2048&amp;ssl=1 1365w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/Smala-ChypreA%C2%A9Damien-Bourletsis72-scaled.jpg?resize=150%2C225&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/Smala-ChypreA%C2%A9Damien-Bourletsis72-scaled.jpg?resize=300%2C450&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/Smala-ChypreA%C2%A9Damien-Bourletsis72-scaled.jpg?resize=696%2C1044&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/Smala-ChypreA%C2%A9Damien-Bourletsis72-scaled.jpg?resize=1068%2C1602&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/Smala-ChypreA%C2%A9Damien-Bourletsis72-scaled.jpg?resize=1920%2C2880&amp;ssl=1 1920w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/Smala-ChypreA%C2%A9Damien-Bourletsis72-scaled.jpg?resize=280%2C420&amp;ssl=1 280w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/Smala-ChypreA%C2%A9Damien-Bourletsis72-scaled.jpg?w=1707&amp;ssl=1 1707w" sizes="(max-width: 683px) 100vw, 683px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Pour la première fois, les différentes constellations sont réunies physiquement à Marseille. Avec la chorégraphe <strong>Sophie Bulbuyan</strong>, <strong>Kader Attou</strong> reprend pendant une semaine les matériaux nés ailleurs pour provoquer de nouveaux points de rencontre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Vendredi, conversations, vidéos et cartes blanches permettront de découvrir les artistes. Samedi, une performance née de cette semaine de travail ouvrira sur un bal méditerranéen : DJ, musiciens et danseurs entraîneront à leur tour le public. La communauté déborde alors du plateau.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et l’étape marseillaise ne ferme rien. « <em>Les talents sont partout</em> », insiste Attou, alors même que vivre de la danse reste difficile dans certains des pays traversés et que ces projets sont de plus en plus complexes à financer. Reste donc à poursuivre les laboratoires, gagner de nouveaux territoires, puis faire naître de toutes ces constellations un véritable spectacle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">SUZANNE CANESSA</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Smala</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">18 et 19 septembre<br></mark>Friche la Belle de Mai, Marseille</pre>
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		<title>La Maison Forestière d’Anne Alvaro et François Cervantès : parler d’inceste et prendre soin </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Sep 2026 11:52:37 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La délicatesse d’écriture de François Cervantès, sur un sujet comme les violences intrafamiliales et l’inceste, peut laisser un sentiment ambigu. Le respect bienfaisant qu’il dégage pour son personnage, la victime, est évident, et rare dans ce moment qui exhibe et médiatise les plaies, et qui expose les victimes à un double traumatisme&#160;: celui de la [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">La délicatesse d’écriture de <strong>François Cervantès</strong>, sur un sujet comme les violences intrafamiliales et l’inceste, peut laisser un sentiment ambigu. Le respect bienfaisant qu’il dégage pour son personnage, la victime, est évident, et rare dans ce moment qui exhibe et médiatise les plaies, et qui expose les victimes à un double traumatisme&nbsp;: celui de la violence, celui de sa révélation.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais la mise à distance peut aussi être vue comme une atténuation, un dévoiement, une appropriation, qui peut aussi choquer les victimes qui ont besoin d’une accusation crue, d’une dénonciation radicale, qui ne se déroulerait pas face à un homme assis qui est de fait l’auteur, et le metteur en scène, des mots et des maux d’une autre. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car le parti pris de François Cervantès est de mettre en abyme théâtral la révélation de cette femme, directrice de théâtre, qui a été battue et violée par son père comme ses sœurs. Elles ont toutes failli en mourir, on les a séparées en les «&nbsp;plaçant&nbsp;». Et si les mains tendues, les livres, le théâtre, ont «&nbsp;sauvé&nbsp;» cette femme, il n’en est pas de même de ses sœurs.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">1 enfance sur 10</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Anne Alvaro</strong> entre progressivement dans le personnage. Se présente&nbsp;: Anne Alvaro, actrice, portant les mots de François, qui est là et répond «&nbsp;oui&nbsp;». Puis elle s’approche d’une servante – cette lampe de théâtre qui sert à éclairer les plateaux vides – et entre dans le rêve de son personnage – qui représente une personne vraie – pour dire ses mots, soit la transcription calme et sereine, que l’auteur en fait.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’un geste, quand elle évoque le moment où son père la fait venir dans son lit, Anne Alvaro ploie comme une liane. S’écroule, de biais. Au paroxysme du spectacle, sans même hurler, un peu plus fort, un peu plus raide, elle évoque la hache qu’elle arrache aux mains de son père qui allait décapiter sa sœur.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>La Maison forestière</em> prend le temps de remercier de leur délicatesse ceux qui tendent la mains accueillent, protègent. De souligner les vertus réparatrices du jeu, du théâtre, des fictions, de l’onirique. Le spectacle émeut et déclenche une immense compassion. Mais compatir signifie souffrir avec. Pour se débarrasser des réflexes incestueux qui ravagent 1 enfance sur 10 en France, il ne s’agit plus seulement de compatir, mais d’accorder pleinement crédit aux victimes directes qui savent aussi, aujourd’hui, prendre la parole.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">AGNÈS FRESCHEL</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>La Maison forestière</em> a été créé à la Friche Belle de Mai (Marseille) <br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">du 8 au 12 septembre.</mark></pre>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/la-maison-forestiere-danne-alvaro-et-francois-cervantes-parler-dinceste-et-prendre-soin/">La Maison Forestière d’Anne Alvaro et François Cervantès : parler d’inceste et prendre soin </a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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		<title>« Unworlding » : réinventer le monde à la Friche </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Voiry]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Sep 2026 14:42:27 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Une exposition portéé par The Racial Imaginary Institute, plateforme fondée par la poète Claudia Rankine et le photographe John Lucas, qui travaille sur les constructions raciales à travers l’art, la recherche et la pensée. « Unworlding » : dé-assembler un monde construit par des histoires de colonialisme, racisme, déplacement de populations, dépossession des territoires. Parmi la quinzaine d’artistes [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Une exposition portéé par <a href="https://www.theracialimaginary.org/"><strong>The Racial Imaginary</strong> <strong>Institute</strong></a>, plateforme fondée par la poète <strong>Claudia Rankine</strong> et le photographe <strong>John Lucas</strong>, qui travaille sur les constructions raciales à travers l’art, la recherche et la pensée. « Unworlding » : dé-assembler un monde construit par des histoires de colonialisme, racisme, déplacement de populations, dépossession des territoires. Parmi la quinzaine d’artistes présents, plusieurs, américain·e·s, sont en résidence à la Fondation Camargo à Cassis.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Défaire</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’un des exemples les plus littéraux de la notion de «&nbsp;défaire&nbsp;» se trouve sur une petite étagère blanche, où est exposé, par <strong>Sonya Clark</strong>, sous le titre <em>Unraveled</em> ce qu’il reste d’un drapeau confédéré (associé à la défense de l&rsquo;esclavage et à la suprématie blanche) détricoté&nbsp;: du coton dénoué, réduit à des fils, rassemblés en trois petits tas, rouge, blanc, bleu. Une œuvre non spectaculaire, qui a demandé patience, attention et travail partagé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Chez <strong>Adam Pendleton</strong>, c&rsquo;est l&rsquo;image d&rsquo;un monument qui est soumise à la déconstruction. <em>Notes on the Robert E. Lee Monument, Richmond VA (figure)</em> est une vidéo en noir et blanc (de 7 minutes) qui se focalise sur la statue équestre du général confédéré Robert E. Lee à Richmond, en Virginie. Un monument devenu le point central des manifestations de <strong>Black Lives Matter</strong> en 2020, à la suite du meurtre de George Floyd. Parcourue de flashes lumineux et d’obscurité, la caméra tourne autour de la statue clôturée, recouverte de graffitis et slogans (« ACAB », « I Can&rsquo;t Breathe »&#8230;), transformant la statue confédérée en symbole de résistance antiraciste.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="696" height="928" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/%C2%A9M.V.2.jpg?resize=696%2C928&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-138020" style="aspect-ratio:0.7500104075600517;width:424px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/%C2%A9M.V.2-scaled.jpg?resize=768%2C1024&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/%C2%A9M.V.2-scaled.jpg?resize=225%2C300&amp;ssl=1 225w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/%C2%A9M.V.2-scaled.jpg?resize=1152%2C1536&amp;ssl=1 1152w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/%C2%A9M.V.2-scaled.jpg?resize=1536%2C2048&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/%C2%A9M.V.2-scaled.jpg?resize=150%2C200&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/%C2%A9M.V.2-scaled.jpg?resize=300%2C400&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/%C2%A9M.V.2-scaled.jpg?resize=696%2C928&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/%C2%A9M.V.2-scaled.jpg?resize=1068%2C1424&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/%C2%A9M.V.2-scaled.jpg?w=1920&amp;ssl=1 1920w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/%C2%A9M.V.2-scaled.jpg?resize=315%2C420&amp;ssl=1 315w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/%C2%A9M.V.2-scaled.jpg?w=1392&amp;ssl=1 1392w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Notes on the Robert E. Lee Monument, Richmond VA</em> &#8211; Adam Pendleton © M.V.</figcaption></figure>
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<figure class="alignright size-large is-resized"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="696" height="928" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/%C2%A9M.V.1.jpg?resize=696%2C928&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-138018" style="width:297px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/%C2%A9M.V.1-scaled.jpg?resize=768%2C1024&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/%C2%A9M.V.1-scaled.jpg?resize=225%2C300&amp;ssl=1 225w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/%C2%A9M.V.1-scaled.jpg?resize=1152%2C1536&amp;ssl=1 1152w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/%C2%A9M.V.1-scaled.jpg?resize=1536%2C2048&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/%C2%A9M.V.1-scaled.jpg?resize=150%2C200&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/%C2%A9M.V.1-scaled.jpg?resize=300%2C400&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/%C2%A9M.V.1-scaled.jpg?resize=696%2C928&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/%C2%A9M.V.1-scaled.jpg?resize=1068%2C1424&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/%C2%A9M.V.1-scaled.jpg?w=1920&amp;ssl=1 1920w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/%C2%A9M.V.1-scaled.jpg?resize=315%2C420&amp;ssl=1 315w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/%C2%A9M.V.1-scaled.jpg?w=1392&amp;ssl=1 1392w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Salvage</em> &#8211; Rana Batrawi © M.V.</figcaption></figure>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Gaza</mark></strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph">Plusieurs œuvres font directement référence à Gaza&nbsp;: à l’entrée de l’exposition, <em>Salvage</em> de <strong>Rana Batrawi</strong> est une sculpture-installation de trois mètres d’envergure, réalisée à partir de gravats provenant de bâtiments détruits à Gaza lors de la guerre de 2021. Un tas gris dans lesquelles se trouvent des traces de vie&nbsp;: des photographies, une télévision qui grésille, un livre (<em>Men in the sun</em> de Ghassan Kanafani). Une mémoire, une identité et des émotions qui résistent au milieu des décombres.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Juste à côté, sous le titre <em>I love Gaza</em> de <strong>Shareef Sarhan</strong>, une installation constituée d’un ensemble de petits blocs de béton posés individuellement sur des socles, sérigraphiés, sur tous leurs côtés, d’images d’immeubles, transpercés de fers à béton sectionnés. Quelques mètres plus loin, trois photographies d’<strong>Amer Nasser&nbsp;</strong>: <em>En attendant le cessez-le-feu</em>, <em>En attendant le retour</em> et <em>En attendant la reconstruction</em>, documentant, dans une temporalité étrange, à la fois suspendue et suivant son cours, des signaux de vie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">MARC VOIRY</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Unworlding</em></strong><br>Jusqu’au <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">11 octobre</mark><br><a href="https://www.lafriche.org">Friche la Belle de Mai</a>, Marseille</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/arts-visuels">Art visuel</a> ici </p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Des bleus à l’âme</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Mar 2025 09:39:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Édito]]></category>
		<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À Marseille, les arts décoratifs déclinent leurs collections et leurs différents pigments bleus, sur le corps, la faïence, la peinture. Plus allégorique la Passion bleue à Toulon est celle de la mer, jusque dans ses tragédies. Et tandis qu’à la Friche on cherche à verdir la ville pour la rendre, par bribes, habitable, à Gap [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">À Marseille, les arts décoratifs déclinent leurs collections et leurs différents pigments bleus, sur le corps, la faïence, la peinture. Plus allégorique la <em>Passion bleue</em> à Toulon est celle de la mer, jusque dans ses tragédies. Et tandis qu’à la Friche on cherche à verdir la ville pour la rendre, par bribes, habitable, à Gap le Cercle de Midi avance que la ruralité a des modèles de production culturelle inédits. Un avenir en vert, un avenir en bleu&nbsp;?&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les couleurs n’ont de réalité physique que notre perception, notre regard qui saisit les fréquences lumineuses et en transmet le message, à décoder. Produit de notre cerveau, sujet de nos subjectivités, la couleur est difficilement dissociable de sa symbolique. Le vert, couleur écologique, s’affranchit peu à peu de la verdeur des pousses et de la naïveté de la jeunesse mais y reste, inconsciemment, associé. Le rouge, couleur du combat et de la vivacité, est aussi celui du sang, de la violence effrayante. Mais le bleu&nbsp;?&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Couleur de l’infini du ciel et de la mer se reflétant l’un l’autre, est aussi celui des uniformes et de la douleur, des bleus à l’âme, des mots bleus, du blues et du spleen. Et des petits garçons, construits sur une opposition binaire avec les petites filles en rose. Que les suffragettes anglaises refusèrent en adoptant le violet féministe comme une alliance, en elles, des deux genres.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Rainbow warrior</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Décrétée «&nbsp;couleur incontournable en 2024&nbsp;» par les magazines de mode et de déco d’intérieur, la résurgence de la couleur bleue aurait-elle à voir avec le retour de la droite, voire du masculinisme, sur la scène internationale&nbsp;? Les différentes nuances de bleu, surtout marine, s’affichent aujourd’hui comme un symbole d’apaisement&nbsp;face au mélange des genres, aux revendications féministes, au rainbow flag LGBTQI+, au rouge communiste, au vert écologiste, bref, à toutes les couleurs woke.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme une force sourde, imposant leur robustesse, les artistes aujourd’hui rappellent que le bleu est aussi la couleur que les coups laissent sur les corps. Stanislas Nordey incarne Henri Alleg qui imposa ses convictions communistes face à l’armée tortionnaire pendant la bataille d’Alger. Les <em>Suppliques</em> rappellent que l’horreur du Vél’d’Hiv était légale et perpétrée par 9 000 Français en uniforme aux ordres de l’État français. Que le bleu de la loi a quelquefois viré au brun.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cet azur sombre, celui du <em>Flamenco Azul</em> se revendique inclusif, mondial et populaire. Marseille ouvre le portail Mars Imperium et explore sans complaisance sa mémoire impériale,&nbsp; coloniale et post-coloniale. Et le <em>Dictionnaire des Marseillaises</em> convoque une autre histoire qui tarde à s’écrire dans l’espace public.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ouverture sur le monde d’un <em>Babel Minots</em> s’exerce dès le plus jeune âge&nbsp;: la joie bigarrée de la jeunesse, rebelle à l’uniforme qu’on veut lui imposer dans les écoles, reste étrangère à la couleur dominante de l’apaisement, tourne le dos au ciel qui s’assombrit. Dans sa diversité inclusive elle ouvre un autre chemin, vers un ciel strié d’un arc-en-ciel triomphant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">AGNES FRESCHEL</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/societe/politique-culturelle/"><em>Politique culturelle</em> ici</a> </p>
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		<title>Le festival Jest monte le son pour l’innovation</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Santucci]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 16 Nov 2024 08:38:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musiques]]></category>
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		<category><![CDATA[Aide aux Musiques Innovatrices]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un festival à taille humaine, qui offre une lumière bienvenue à des artistes souvent émergents, et toujours innovants. Voilà le propos du festival Jamais d’eux sans toi (Jest), dans la droite ligne du travail annuel qu’effectue son organisateur, l’Aide aux Musiques Innovatrices (A.M.I.). Comme depuis quatre ans, le parcours musical propose du 19 au 30 [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Un festival à taille humaine, qui offre une lumière bienvenue à des artistes souvent émergents, et toujours innovants. Voilà le propos du festival <strong><em>Jamais d’eux sans toi</em> (<em>Jest</em>)</strong>, dans la droite ligne du travail annuel qu’effectue son organisateur, l’<a href="https://www.amicentre.biz">Aide aux Musiques Innovatrices (A.M.I.)</a>. Comme depuis quatre ans, le parcours musical propose du 19 au 30 novembre une sélection d’artistes, souvent accompagnés par cette structure, dans plusieurs lieux de Marseille (Friche, Théâtre de l’Œuvre, Cité de la Musique…), et dans la diversité des genres et des propositions artistiques. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour son ouverture, le festival entre directement dans le concret. Ou dans la musique concrète, celle de <strong>Matthieu Fuentes</strong> qui présente son projet <em>So Wrong</em> le 19 novembre au Studio Mood de la Friche. Dans cette performance orchestrée, il compile les sonorités issues d’un vieux synthétiseur, des textes d’Antonin Artaud, d’une sonnette, de mobilier…&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le même soir, en partenariat avec le <a href="https://gmem.org">GMEM,</a> le festival invite à la rencontre et à la découverte avec <strong>Terrae Incognitae</strong>. Autour de <strong>Kamilya Jubran</strong> (ex-chanteuse du groupe palestinien Sabreen), se joignent <strong>Floy Krouchi</strong> et sa basse augmentée, ainsi que <strong>Youmna Saba</strong>, figure de la scène musicale alternative beyrouthine, qui donnera à entendre un oud au traitement spécial.  </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Avec soin </mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant deux semaines, les rendez-vous s’enchaînent à bon rythme. Comme cette soirée du 21 novembre combine musique, performance et exposition co-programmée avec l’Atelier des artistes en exil, qui accueille notamment la rappeuse syrienne <strong>Wadee</strong> et le peintre kurde <strong>Mahmood Peshawa</strong>. Ou le lendemain à la Cité de la Musique avec – entre autres – le duo <strong>Myrrh wa Saphira</strong> porté par les deux artistes transdisciplinaires Saphira et Sarah My, qui propose un projet mêlant art et soin, entre «&nbsp;<em>méditation ASMR, ambient éthéré et rêverie absurde&nbsp;</em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">NICOLAS SANTUCCI&nbsp;</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Jamais d’eux sans toi</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 19 au 30 novembre</mark><br>Divers lieux, Marseille<br><a href="http://lejest.fr">lejest.fr</a></pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez plus d&rsquo;articles <em><a href="https://journalzebuline.fr/category/musiques/">Musiques</a></em> ici </p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/le-festival-jest-monte-le-son-pour-linnovation/">Le festival Jest monte le son pour l’innovation</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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