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	<title>Archives des Gaël Faye - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Gaël Faye - Journal Zebuline</title>
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		<title>Gahugu Gato : un roman mis en corps </title>
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		<dc:creator><![CDATA[journalzebuline]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Jul 2025 10:46:55 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>«&#160;C’est moi Gaby maman, c’est moi, je suis revenu, je ne pensais jamais te revoir&#160;». C’est par ces mots que Gabriel entame son récit. Il a 33 ans, vit en France et rêve tous les soirs à son pays de naissance qu’il a dû quitter suite aux massacres de 1994, alors qu’il est âgé d’une [&#8230;]</p>
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<p>«&nbsp;<em>C’est moi Gaby maman, c’est moi, je suis revenu, je ne pensais jamais te revoir&nbsp;</em>». C’est par ces mots que Gabriel entame son récit. Il a 33 ans, vit en France et rêve tous les soirs à son pays de naissance qu’il a dû quitter suite aux massacres de 1994, alors qu’il est âgé d’une dizaine d’années. La voix de <strong>Kaya Byinshii</strong>, accompagnée par <strong>Jean-Patient Akayezu</strong> à l’inanga (instrument de musique rwandais) et de <strong>Samuel Kamanzi</strong> à la guitare, rythme cet intense témoignage où se mêle géopolitique et rêves d’enfant.&nbsp;</p>



<p>Les costumes travaillés par le couturier Moses Turahirwa s’inspirent de l’art imimongo, art décoratif traditionnel constitué de motifs géométriques colorés ou en noir et blanc, un temps en péril suite au conflit. « <em>Nous voulions montrer comment les gens s’habillaient à l’époque, comment ils se coiffaient. Il s’agit de faire ré-émerger la mémoire d’un mode de vie et de lui rendre un espace de dignité</em>&nbsp;», explique l’opératrice culturelle rwandaise <strong>Dina Nibagwire</strong>.&nbsp;</p>



<p>Ce spectacle, créé pour être joué en itinérance dans les collines rwandaises, s’attache à une scénographie très épurée, mais épouse les décors évoqués par le roman, dans une harmonie joyeuse entre le public et la scène.&nbsp;</p>



<p>Joie des retrouvailles pour mieux parler des séparations, la pièce se clôt sur une image terrible, les dix comédiens au plateau, balai traditionnel en tiges de sorgho ou de coco, chassent le sol, comme pour évoquer l’horreur qui a sévi sur ce territoire. <strong>&nbsp; &nbsp;</strong></p>



<p>MICHÈLE GIQUIAUD</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Gahugu Gato </em>a étédonné du <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">17 au 22 juillet </mark>au <a href="https://festival-avignon.com/fr/edition-2025/programmation/gahugu-gato-351449">Cloître des Célestins</a>, Avignon</pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr"><em>Scènes</em> ici </a></p>
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		<title>Ces prix que nous gagnons</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 Nov 2024 09:42:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Édito]]></category>
		<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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		<category><![CDATA[Alana S.Portero]]></category>
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		<category><![CDATA[Edito]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Malgré le résultat des élections américaines et même si cela peut changer le monde, des chapes d’oppression ont été levées et des horizons, dégagés, apparaissent. À chaque pas dans la ville, chaque #metoo révélé, chaque roman effeuillé, chaque applaudissement de théâtre, nous le constatons&#160;: le monde a déjà changé.&#160; Le bouleversement culturel que nous vivons [&#8230;]</p>
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<p>Malgré le résultat des élections américaines et même si cela peut changer le monde, des chapes d’oppression ont été levées et des horizons, dégagés, apparaissent. À chaque pas dans la ville, chaque #metoo révélé, chaque roman effeuillé, chaque applaudissement de théâtre, nous le constatons&nbsp;: le monde a déjà changé.&nbsp;</p>



<p>Le bouleversement culturel que nous vivons est profond, même si les forces réactionnaires, puissantes, sont en marche pour endiguer la vague et protéger leurs acquis rancis et leurs terres stériles. Les monstres de Gramsci sont là, ceux qui surgissent dans le clair-obscur des transitions politiques, lorsque les idées ont germé puis fleuri mais que la moisson se fait attendre. Des zombis presque oubliés ressortent de leur naphtaline et censurent les universités américaines, les télés russes, les librairies algériennes. Confrontés à la fin d’une domination qui leur semblait naturelle les plus dangereux des vieux charognards s’éveillent et étrillent le monde de leurs actes terroristes, leurs massacres de civils et leurs urbicides.&nbsp;</p>



<p>Toute cette violence n’est plus un danger mais un fait, en actes, irréversible dans ses douleurs infligées aux humains et aux peuples. Mais les avancées des idées, les progrès civilisationnels, sont tout aussi irrévocables.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Récits d’opprimé.e.s</mark></strong></p>



<p>Kamel Daoud emporte le prix Goncourt, avec <em>Houris</em>, un roman qui met en question le régime algérien, sa loi du silence sur la décennie noire, sa main mise sur le corps des femmes, son rapport aliénant à la langue imposée. Un roman qui est pourtant un chant d’amour à l’Algérie, à ses combats et à ses souffrances, dans une langue française marquée à chaque pas, chaque syllabe, de la musicalité et de la force imagée de l’arabe poétique.&nbsp;</p>



<p>À l’heure où une loi réactionnaire brise l’égalité de droit des binationaux français, ce prix Goncourt franco-algérien se double d’un Renaudot attribué à Gaël Faye [<em><a href="https://journalzebuline.fr/retour-au-petit-pays/">lire notre article ici</a></em>], autre auteur binational, porteur de l’histoire du génocide Tutsi. </p>



<p>Plus inattendu encore, à Marseille, le premier prix du Salon du Livre métropolitain est attribué à Alana S.Portero, autrice espagnole trans, pour un roman magnifique, <em>La Mauvaise habitude</em>, paru en 2023. Sa langue flamboyante happe le lecteur de la première à la dernière ligne et emmène à la rencontre de femmes magnifiques, populaires et libres, et de queers qui ouvrent à tous·tes le chemin de la liberté, loin des assignations sociales et genrées.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Liberté sur les écrans, les scènes, les cimaises</mark></strong></p>



<p>Ces reconnaissances littéraires sont le fruit de programmations culturelles publiques qui affirment de plus en plus fort la force politique et subversive des arts. Ainsi, cette semaine, les <em>Artistes en exil </em>ouvrent leur expo collective <em>Censures</em>, la biennale numérique investit le virtuel comme un espace créateur d’imaginaire, <em>Africapt</em> projette <em>Bye Bye Tibériade </em>sur la Palestine&nbsp; et <em>Dahomey</em> sur la restitution des œuvres pillées par la colonisation française. Les racisés, les femmes artistes au [MAC], les queers, les exilés, se font entendre, et portent enfin, d’une voix faite de chacun de leurs chants parfois imparfaits, l’idée d’une culture plurielle, d’une histoire des libertés acquises et des luttes.&nbsp;</p>



<p>Ces voix multiples et complexes, lorsque les zombies réactionnaires seront retournés à leurs tombes, devront aussi se sortir des champs de mines où ils les ont laissés. Toute domination ne se maintient qu’en opposant et divisant les dominés&nbsp;: les femmes, les arabes, les juifs et les amazighs, tous les LGBTQI que le sigle suppose, tous les discriminé·e·s physiques et sociaux, devront à leur tour renoncer à dominer les plus fragiles qu’eux. Jusqu’à ce qu’enfin les derniers arrivés ne ferment plus la porte, et que l’humanité libérée circule.&nbsp;</p>



<p>Agnès Freschel</p>
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		<title>Retour au petit pays</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Aug 2024 07:45:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Tout commence par un mensonge, celui d’un collégien, fils d’une rwandaise et d’un français qui, en 1994, pour expliquer ses difficultés scolaires, prétexte «&#160;la guerre&#160;» en conseil de classe. Mensonge, vraiment&#160;? Ou première rébellion contre le silence familial, et la sidération historique&#160;face au génocide en cours&#160;? Le jacaranda est un arbre flamboyant, aux racines peu [&#8230;]</p>
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<p>Tout commence par un mensonge, celui d’un collégien, fils d’une rwandaise et d’un français qui, en 1994, pour expliquer ses difficultés scolaires, prétexte «&nbsp;la guerre&nbsp;» en conseil de classe. Mensonge, vraiment&nbsp;? Ou première rébellion contre le silence familial, et la sidération historique&nbsp;face au génocide en cours&nbsp;?</p>



<p>Le jacaranda est un arbre flamboyant, aux racines peu profondes mais aux ramures élevées, au corps précieux de palissandre. L’arbre chéri de Stella, petite rwandaise née après 94, et qui aidera Milan, adolescent noir en France et blanc à Kigali, à comprendre son histoire, jusqu’aux origines, au traumatisme.&nbsp;</p>



<p>Sans didactisme, au fil de la fiction, l’histoire du génocide apparaît. Le racisme et le fichage anthropométrique des Tutsis et des Hutus par les colons belges ; les pogromes successifs qui ont suivi l’indépendance, et provoqué des exils de masse&nbsp;; les massacres puis les actes génocidaires, racontés très précisément par les survivants&nbsp;; les procès, les cérémonies du souvenir, la cohabitation entre victimes et bourreaux, la lente sortie du traumatisme de ce pays qui transforme en 20 ans ses villes aux orphelinats improvisés et latrines puantes en cités modernes. Et la possibilité, peut-être, d’une résilience commune, face au calme d’un Grand lac.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Réconciliation, justice, mémoire</mark></strong></p>



<p>Gaël Faye, qui vit aujourd’hui à Kigali, ressemble à Milan (comme Kundera) autant que Gabriel de <em>Petit Pays </em>(son précédent roman)<em>, </em>qui racontait une enfance au Rwanda ; entre deux mondes. Il vit aujourd’hui à Kigali mais reste entre deux pays&nbsp;: très allusif sur la responsabilité de la France, il l’est aussi sur la guerre actuelle au Nord-Kivu. Gendre de Dafroza Gauthier, qui a poursuivi les génocidaires réfugiés en France et soutient Paul Kigame, réélu en août pour un 4<sup>e</sup> mandat de Président, le romancier s’inspire du réel pour inventer des personnages puissants. Des hommes, son&nbsp;«&nbsp;frère&nbsp;» Claude, survivant, Sartre, ambigu, Alfred, soldat du FPR qui continue le combat au Congo. Mais des femmes surtout, découvertes au-delà du silence de sa mère&nbsp;: Tante Eusébie qui ressemble à Dafroza Gauthier, sa fille Stella qui produit le travail de mémoire, Rosalie l’ancêtre qui se souvient du royaume ancien, Mamie qui oublie et se tait. Tout est écrit en phrases courtes, énergiques, où les dialogues secs et sans lyrisme laissent place, souvent, à des récits traumatiques qui ne s’attardent pas sur l’émotion. Qui n’en éclate que plus violemment.</p>



<p>AGNÈS FRESCHEL</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Jacaranda</em>, de <strong>Gaël Faye </strong><br>Grasset - 20,90 €<br>Sorti le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">15 août</mark></pre>
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		<title>Petit pays retisse la toile de l’histoire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Nov 2022 10:04:29 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Prix Goncourt des lycéens 2016, porté à l’écran par Éric Barbier en 2020, Petit pays, premier roman à succès de Gaël Faye s’ouvre désormais à la scène grâce au travail de Frédéric Fisbach. Gageure s’il en est, la reprise du livre n’est pas conçue comme une réécriture théâtrale, mais reprend le texte, le réorchestrant en [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Prix Goncourt des lycéens 2016, porté à l’écran par Éric Barbier en 2020, <em>Petit pays</em>, premier roman à succès de <strong>Gaël Faye</strong> s’ouvre désormais à la scène grâce au travail de <strong>Frédéric Fisbach</strong>. Gageure s’il en est, la reprise du livre n’est pas conçue comme une réécriture théâtrale, mais reprend le texte, le réorchestrant en une lecture chorale dans laquelle se lovent avec intelligence Lorry Hardel, Marie Payen, Nelson Rafaell Madel, Ibrahima Bah, Nawoile Said Moulidi et Anaïs Gournay. Reprenant le roman par la fin, Gaby, le narrateur, dont le père est français et la mère rwandaise réfugiée au Burundi, retrouve sa mère qui ne s’est jamais remise des horreurs vues et vécues lors de la guerre génocidaire. Elle lui raconte leur histoire familiale ainsi que celle du Rwanda à laquelle elle est intimement liée.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du relief&nbsp;<br></mark></strong>Trois écrans en fond de scène sur lesquels sont projetées des images de paysages, de rues, de villes, narrent au début et à la fin du spectacle les causes de la guerre rwandaise, ses origines et ses conséquences. Les découpages coloniaux, la naissance du racisme entre Hutus et Tutsies mise en place pour faire oublier les sujets économiques réels de luttes&nbsp;(manipulation politique menée par les théoriciens nazis et qu’analysait déjà Berthold Brecht dans sa pièce éditée en 1938 <em>Têtes rondes et têtes pointues</em>, soit diviser un même pays en deux peuples ennemis dont l’un sera désigné comme le responsable de tous les malheurs).&nbsp;</p>



<p>Sur un ample tapis tissé, ménageant des volumes symbolisant les reliefs du Burundi et du Rwanda, les mots circulent entre les comédiens qui incarnent tous les rôles, accordant à la mélodie des phrases la puissance d’une oralité qui se transmet. Ainsi les êtres disparus dont les rires ont peuplé les maisons émergent, échappant à l’anonymat et à l’oubli. La tragédie atroce est délimitée par un néon lumineux, tel une frontière, une crête de montagne, tandis qu’un enregistrement fait entendre aussi sur le plateau la voix de l’écrivain, «&nbsp;la nuit allait lâcher sa horde de hyènes et de lycaons&nbsp;». Destruction, mort, séparations, destins brisés, et pourtant sur scène, se dégage dans le jeu des acteurs, une force vivante qui apporte une inextinguible énergie, celle qui permet de reconstruire, de réfléchir, hymne à la paix et à l’humanité.</p>



<p>MARYVONNE COLOMBANI</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Petit pays</em> a été donné les <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">8, 9 et 10 novembre</mark> au Théâtre Liberté, Toulon</pre>
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